Livre Blanc de Catalogne Nord : 55 propositions et 55 municipalités pour la catalanité


Les principaux axes du « Livre Blanc de Catalogne Nord » sont la normalisation de la présence du catalan dans l'espace public; l'enseignement en catalan; l'organisation de fêtes populaires et traditionnelles; les liens avec le reste des Pays Catalans; etc...   Le « Livre Blanc de Catalogne Nord » a été élaboré par les Angelets de la Terra avec l'aide de professeurs de l'Université de Perpignan, spécialisés dans la toponymie, l'histoire et l'enseignement du catalan, mais aussi plusieurs acteurs de la vie culturelle, associative et économique de notre département (voir la liste ci-dessous).   Le « Livre Blanc de Catalogne Nord » développe 55 propositions concrètes pour la catalanité qui ont été soumises à toutes les municipalités nord-catalanes.   55 municipalités participent au « Livre Blanc de Catalogne Nord » en y présentant leurs actions et les projets en lien avec la catalanité. De nombreuses autres communes souhaitent aussi participer à ce projet. C'est pourquoi une deuxième édition est déjà prévue, afin de donner une place à toutes les communes de Catalogne Nord et de faire un premier bilan.   L'association culturelle, autogérée et indépendante des Angelets de la Terra était à l'origine un groupe de supporters de l'USAP et des Dragons Catalans, de 2001 à 2009. Elle coordonne depuis 2010 un collectif autogéré et autofinancé de centaines de musiciens. En 2018, elle a organisé 4 festivals « Concerts per la Llibertat » pour la liberté et la démocratie avec la participation de 40 groupes. En 2019, une cinquantaine de communes ont accueilli leur exposition collective de photojournalisme « Visca per la Llibertat ». En 2020, 23 listes aux municipales ont porté le « Label Cultural » des Angelets de la Terra dont elles ont signé la charte et 14 d'entre elles ont gagné ces élections. Aujourd'hui, le « Livre Blanc de Catalogne Nord » reprend et développe les trois points de la charte de ce « Label Cultural »: langue, culture, pays.   Des exemplaires du « Livre Blanc de la Catalogne Nord » seront offerts à toutes les municipalités, participantes ou pas de cette première édition, à partir de la mi-mai 2021. Ainsi, il sera possible pour tous les élus et les habitants de se procurer ce livre dans les mairies.   Ont participé à la réalisation du « Livre Blanc de Catalogne Nord »: Berenguera Sunyer (psychologue), Christian Troadec (maire de Carhaix), Coleta Planas (conseillère pédagogique de catalan retraitée et poétesse), Daniela Grau (professeur de catalan retraitée), Geneviève Labat (chef d'entreprise), Gildas Girodeau (écrivain), Jaume Gubianas (dessinateur), Joan Peytaví Deixona (professeur d'université spécialiste en toponymie), Joan Planes (co-fondateur des Angelets de la Terra), Michel Leiberich (professeur d'université retraité), Nicolas Marty (professeur d'université spécialiste d'histoire économique et sociale), Olivier Poisson (président de L'ASPHAR), Pierre Lissot (directeur de l'Office Public de la Langue Catalane), Priscilla Beauclair (graphiste et journaliste au Travailleur Catalan), Ramon Faura-Llavari (chef d'entreprise), Rémy Farré (président de l'Associació Catalana d'Estudiants), Richard Bantegny (caméraman, photographe), Rita Peix (docteure en Etudes catalanes et transfrontalières, formatrice pour l'enseignement bilingue)...

Qui sont les Catalans du Nord qui font perdurer les traditions et l'identité catalane?

Le 19 septembre 2021, lors de la Diada de la Catalanitat à Sant Hipòlit de la Salanca, j'ai échangé avec Michel Cassany, le président de l'association els Apis Catalans, originaire de Paris. Je l'ai félicité d'avoir organisé un tel événement regroupant de nombreuses associations, tant en faveur de la langue que des traditions catalanes. Une première! Il m'a parlé des six mois de travail pour organiser cette Diada dont j'espère qu'il y aura une deuxième édition.

 

J'ai ensuite discuté avec la « colla de Gegants de Tuïr », dont le président Pierre-Jean Vaux et l'un des porteurs de « gegants » sont originaires de Bourgogne. Un autre « geganter » avec qui j'ai parlé est lui originaire de Paris. Ils m'ont expliqué les difficultés à trouver des porteurs et que pour cette raison les « gegants » ne sortent parfois plus des mairies, dans de nombreuses communes. Les restrictions dues au Covid ont d'ailleurs empiré les choses. Cela m'a rappelé que l'équipe municipale de Talteüll (Tautavel) m'avait fait part de la même problématique concernant leurs « gegants ».

 

Puis, je suis allé saluer René Tarrius, président de la « Federació Sardanista del Rosselló », qui m'a aussi dit que plusieurs « foments sardanistes » ne reprendraient probablement pas leurs activités après deux ans de pandémie. Je l'ai informé que la municipalité de la Torre d'Elna (Latour-Bas-Elne) souhaite développer l'apprentissage de la sardane dans la commune car il y a une demande de la population mais qu'ils ne trouvent personne pour donner des cours.

 

Cet été, c'est un monsieur lui aussi originaire du "Nord de Salses" ou plutôt du Nord d'Òpol i Perellós qui a appris la sardane à ma fille. Lors de chaque « ballada de sardanes » sur la place centrale de Banyuls de la Marenda, il se charge d'apprendre cette danse à tous les novices.

 

Les traditions populaires sont un outil d'intégration et de lien social qui mettent en valeur la culture catalane et ce sont de plus en plus de personnes qui ne sont pas nées ici qui permettent à ces traditions de perdurer. Il me paraît important de le souligner et de rappeler que ces personnes sont autant des Catalans que ceux qui sont nés ici. S'il fallait faire une différence, elle devrait plus se faire en fonction de la participation bénévole des habitants à ces traditions, qu'en fonction d'un quelconque arbre généalogique ou d'un accent.

 

Je suis d'accord avec Lluís Puig, le ministre catalan en exil et député européen, qui était présent lors de cette Diada de la Catalanitat à Sant Hipòlit de la Salanca et qui m'a dit que ces "nouveaux catalans" doivent pouvoir s'approprier ces traditions et que s'ils ne faisaient pas les choses à l'identique de leurs prédécesseurs, ce n'était pas grave. L'important c'est cette transmission qui permettra à ces traditions de perdurer. La culture catalane s'enrichira de cette diversité.

 

Certains croient qu'ils ont une sorte de monopole de la catalanité et se permettent de donner des leçon aux autres, ce qui est contre-productif. Ce n'est pas en scandant en catalan que tous le monde doit parler catalan que la langue catalane retrouvera une place normale dans notre société. Il faut d'abord donner envie aux gens d'apprendre le catalan. Pour cela, il faut comprendre, aimer et respecter cette société nord-catalane dans toute sa diversité. Une société qui n'est pas la même que de l'autre côté de la frontière et qui n'a pas les mêmes problématiques. C'est ce que j'ai tenté d'expliquer, principalement en langue française, lorsqu'on m'a donné la parole sur la scène de la Diada de la Catalanitat.

 

Je rappellerai le slogan du Llibre Blanc de Catalunya Nord, édité par les Angelets de la Terra en mai 2021: « Sem 470.000! Entre tots; ho farem tot! / Nous sommes 470.000! Unis, nous irons loin! »

 

Il y a 470.000 habitants en Catalogne Nord et nos représentants politiques sont invités à se pencher sur les 55 propositions du Llibre Blanc, destinées à donner accès à tous à la culture et à la langue catalanes. Il y a d'ailleurs des propositions concernant la promotion de la sardane, des gegants et d'autres traditions ou fêtes populaires.

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