Una llengua sense fronteres : 274 municipalités catalanes du Nord et du Sud remettent leurs motions au Parlement de Catalogne


L’acte solennel de la campagne « Une langue sans frontières » s’est déroulé le vendredi 30 janvier 2026 au Parlement de Catalogne, où 50 municipalités, représentées par une centaine de maires et de conseillers municipaux, ont remis officiellement les motions approuvées à ce jour par 274 municipalités de Catalogne Nord et de Catalogne Sud. Les Angelets de la Terra, association culturelle autofinancée de Catalogne Nord, ont organisé cet événement qui marque une étape historique dans la reconstruction des liens naturels entre les territoires catalans, dans le cadre européen.Jamais autant d’élus des deux côtés de la frontière ne s’étaient retrouvés pour un acte politique dans l’hémicycle, redevenu symboliquement le Parlement de tous les Catalans. Un acte politique historique Le maire d’Eus (Conflent) a remis les motions approuvées par 108 municipalités de Catalogne Nord, sur les 198 que compte le département (les 28 autres étant occitanes).Il a confié sont souhait de voir un jour « la Catalogne réunifiée », tout en rappelant, avec le Président Rull, la nécessité de « demander l’impossible pour rendre possible ce qui peut l’être », citant l’exemple de l’hôpital transfrontalier de Puigcerdà, devenu réalité grâce à la persévérance de quelques élus. Le maire de Bàscara, qui a remis les motions de Catalogne Sud au président du Parlement, a également insisté sur l’importance de développer les échanges humains et culturels entre les habitants du Nord et du Sud de l’Albère (et non les Albères). En soulignant que ces territoires sont unis par une même langue, le catalan, qui doit redevenir un pont naturel et quotidien.   Une invitation à toutes les municipalités et aux entreprises catalanes Depuis le Parlement, les Angelets de la Terra ont invité toutes les municipalités catalanes, du nord comme du sud, à continuer d’approuver la motion : Pour soutenir la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne, Et pour affirmer une volonté commune de développer les relations entre Catalogne Nord et Catalogne Sud, au-delà des divisions issues de l’histoire. Les Angelets de la Terra remercient chaleureusement le président Josep Rull pour son accueil et soulignent le caractère fondateur de cette rencontre. « Il s’agit du début d’une nouvelle dynamique sans frontières, collective et durable », souligne Ramon Faura, coordinateur du projet.   Les organisateurs donnent rendez-vous aux élus, aux institutions et aux entreprises pour la 7e Trobada sense Fronteres de municipis catalans, qui aura lieu au printemps à la Chambre de commerce et d’industrie des Pyrénées-Orientales, à Perpignan. À cette occasion, les Angelets inviteront également la Chambre de commerce transfrontalière du Pays Basque, fondée en 2010, dans l’espoir que les Catalans suivent cet exemple et développent une coopération économique cohérente avec la réalité du territoire et où chacun devra y trouver un bénéfice. « Si les Basques l’ont fait de l’autre côté des Pyrénées, alors qu’ils ont eux aussi une législation et une fiscalités, pourquoi pas les Catalans », argumente Ramon Faura, également chef d’entreprise. « Il est temps de soigner les cicatrices de l’histoire que sont les frontières et d’écrire une nouvelle page pour construire un avenir commun catalan, fort, avec une amélioration de la qualité de vie des citoyens européens et catalans ».

Catalan à la SNCF

Les Anges de la Terre ont organisé une action devant la gare SNCF de Perpignan le samedi 22 avril 2006.
Ils ont distribué des tracts en catalan et en français (voir images jointes) et ils ont déployé une banderole appelant au bilinguisme à la SNCF. Cette manifestation a été menée en collaboration avec le groupe Ai'ta en Bretagne et l'association Démo du Pays Basque Nord, qui œuvre depuis six ans pour réclamer la présence du basque dans l'administration. Gorka Torre, le président de Démo était présent devant la gare de Perpinyà avec les Angelets.

 

Communiqué des Angelets de la Terra:

Depuis l'interdiction de l'usage et de l'enseignement du catalan par le roi de France en 1700, la situation n'a pas beaucoup changé dans le Nord de la Catalogne. L'Etat français refuse catégoriquement d'officialiser les langues présentes sur son territoire (corse, breton, basque, occitan, catalan, etc.) et de les préserver dans le cadre de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. L'article 2 de la constitution française a également été modifié pour imposer le français comme langue unique de la république. Les dirigeants disent que cette manœuvre visait à protéger le français de l'anglais. Enfin, on voit que la culture anglaise est présente partout alors que la culture catalane est réduite à un niveau folklorique et n'est enseignée qu'à une petite minorité des élèves nord-catalans, malgré le fait qu'il y ait plus de 60% des parents qui aimeraient que leurs enfants apprennent le catalan.

Il n'est pas nécessaire d'aller bien loin pour trouver des exemples de ce génocide linguistique orchestré depuis environ 300 ans. A la gare de Perpignan, « gare internationale » gérée par la SNCF (équivalent de la RENFE en France) et « centre du monde » selon Dalì, on rencontre ce déni de notre peuple et de notre langue à la lecture de la signalétique en anglais, franàçais et castillan/espagnol … mais pas en catalan. Aussi, si nous regardons les guichets automatiques, nous pouvons choisir 15 langues sauf la langue autochtone, sauf le catalan. Enfin, ils indiquent les langues parlées par le personnel aux guichets et même si les Angelets connaissent un personnel qui le parle, il n'est pas indiqué s'ils parlent catalan.

A Iparralde (Pays Basque nord) l'association Demo a obtenu la mise en place d'une signalétique en basque et en français dans les gares SNCF, grâce à des actions d'envergure qui ont eu beaucoup d'échos dans la presse et au soutien des politiques d'outre-Pyrénées. C'est en s'inspirant des basques que les Angelets de la Terra, association culturelle perpignanaise, ont lancé la campagne « Le catalan à la SNCF » en éditant des autocollants, en collaboration avec la Plataforma per la Llengua.

 

Nous demandons que les dépliants des horaires des trains, l'accueil des usagers, les annonces au mégaphone et la signalisation dans les gares soient également en catalan. Pour l'heure, les Angelets ont rencontré à l'Hôtel de région de Montpellier M. Jean-Claude Gayssot, ancien ministre et actuel conseiller régional chargé des transports qui s'est déclaré incompétent. Nous n'avons pas eu de réponse du président de région.

 

Avec l'arrivée du TGV qui reliera la Catalogne Nord à la Catalogne Sud et placera Barcelone à seulement 45 minutes de Perpignan, on ne peut admettre que la langue catalane ne soit pas présente dans les gares de Catalogne Nord.

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