Una llengua sense fronteres : 274 municipalités catalanes du Nord et du Sud remettent leurs motions au Parlement de Catalogne


L’acte solennel de la campagne « Une langue sans frontières » s’est déroulé le vendredi 30 janvier 2026 au Parlement de Catalogne, où 50 municipalités, représentées par une centaine de maires et de conseillers municipaux, ont remis officiellement les motions approuvées à ce jour par 274 municipalités de Catalogne Nord et de Catalogne Sud. Les Angelets de la Terra, association culturelle autofinancée de Catalogne Nord, ont organisé cet événement qui marque une étape historique dans la reconstruction des liens naturels entre les territoires catalans, dans le cadre européen.Jamais autant d’élus des deux côtés de la frontière ne s’étaient retrouvés pour un acte politique dans l’hémicycle, redevenu symboliquement le Parlement de tous les Catalans. Un acte politique historique Le maire d’Eus (Conflent) a remis les motions approuvées par 108 municipalités de Catalogne Nord, sur les 198 que compte le département (les 28 autres étant occitanes).Il a confié sont souhait de voir un jour « la Catalogne réunifiée », tout en rappelant, avec le Président Rull, la nécessité de « demander l’impossible pour rendre possible ce qui peut l’être », citant l’exemple de l’hôpital transfrontalier de Puigcerdà, devenu réalité grâce à la persévérance de quelques élus. Le maire de Bàscara, qui a remis les motions de Catalogne Sud au président du Parlement, a également insisté sur l’importance de développer les échanges humains et culturels entre les habitants du Nord et du Sud de l’Albère (et non les Albères). En soulignant que ces territoires sont unis par une même langue, le catalan, qui doit redevenir un pont naturel et quotidien.   Une invitation à toutes les municipalités et aux entreprises catalanes Depuis le Parlement, les Angelets de la Terra ont invité toutes les municipalités catalanes, du nord comme du sud, à continuer d’approuver la motion : Pour soutenir la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne, Et pour affirmer une volonté commune de développer les relations entre Catalogne Nord et Catalogne Sud, au-delà des divisions issues de l’histoire. Les Angelets de la Terra remercient chaleureusement le président Josep Rull pour son accueil et soulignent le caractère fondateur de cette rencontre. « Il s’agit du début d’une nouvelle dynamique sans frontières, collective et durable », souligne Ramon Faura, coordinateur du projet.   Les organisateurs donnent rendez-vous aux élus, aux institutions et aux entreprises pour la 7e Trobada sense Fronteres de municipis catalans, qui aura lieu au printemps à la Chambre de commerce et d’industrie des Pyrénées-Orientales, à Perpignan. À cette occasion, les Angelets inviteront également la Chambre de commerce transfrontalière du Pays Basque, fondée en 2010, dans l’espoir que les Catalans suivent cet exemple et développent une coopération économique cohérente avec la réalité du territoire et où chacun devra y trouver un bénéfice. « Si les Basques l’ont fait de l’autre côté des Pyrénées, alors qu’ils ont eux aussi une législation et une fiscalités, pourquoi pas les Catalans », argumente Ramon Faura, également chef d’entreprise. « Il est temps de soigner les cicatrices de l’histoire que sont les frontières et d’écrire une nouvelle page pour construire un avenir commun catalan, fort, avec une amélioration de la qualité de vie des citoyens européens et catalans ».
Cycle de conférences au Centre Culturel de Catalogne Nord à Rivesaltes
à - Ribesaltes ROSSELLÓ
L’association Angelets de la Terra organise un cycle de six conférences consacrées à l’histoire, à la culture et à la société de la Catalogne Nord, réparties entre mai et juin 2026 (une conférence en mai et cinq en juin). Programme : 18 mai 2026 : Joan Villanove « L’art du compromis chez les Catalans : de la Trêve de Dieu à la Generalitat de Catalunya » 1er juin 2026 : Yves Escape « Histoire de la Catalogne : des origines au traité des Pyrénées » 8 juin 2026 : Joan Planes « Histoire d’un nom : de Catalogne Nord aux Pyrénées-Orientales » 15 juin 2026 : Laurent Fonquernie « Le vêtement populaire en Catalogne Nord au XIXe siècle » 22 juin 2026 : Lluís Dagues « Histoire sociolinguistique de la Catalogne Nord de 1945 à aujourd’hui » 29 juin 2026 : Denis Corratger « Ceux qui ont façonné le département : l’aventure du nouveau dictionnaire des biographies roussillonnaises » Si ce cycle confirme son succès — avec une moyenne d’environ quarante participants lors des trois premières conférences (mai avec Joan Villanove, juin avec Yves Escape et Joan Planes) — cette dynamique sera prolongée après l’été 2026. Notre objectif est de faire émerger une forme d’université populaire du temps libre en Catalogne Nord, en complément des autres activités qui seront développées dans ce lieu. La catalanité, la convivialité et la création artistique y occuperont une place centrale. Nous rappelons que les travaux du Centre Culturel de Catalogne Nord à Rivesaltes s’achèveront à l’été 2027. Nous restons ouverts à toute proposition permettant d’animer ce futur espace partagé de 1 150 m² de bâtiments et 1,5 hectare de parc.
Una llengua sense fronteres : 274 mairies approuvent les motions en faveur de l’officialisation du catalan dans l’UE et des liens entre la Catalogne Nord et Sud
La campagne "Una llengua sense frontera" menée actuellement par les Angelets de la Terra a permis de proposer aux mairies de l’ensemble de la Catalogne des motions en faveur de la reconnaissance officielle du catalan au sein de l’Union européenne, ainsi que de l’affirmation de la solidarité entre les Catalans du Nord. Cette campagne a pour objectif d’affirmer la langue catalane commune, mais aussi de rappeler les liens naturels et historiques qui unissent les Catalans, malgré la frontière issue du Traité des Pyrénées de 1659. Il s’agit d’une démarche unitaire et transversale, permettant de dépasser les clivages politiques. Les élus municipaux se sont rassemblés autour d’objectifs partagés : la sauvegarde de la langue catalane et le renforcement des liens entre Catalans au-delà de la frontière. De nombreux conseils municipaux ont adopté ces motions à l’unanimité, réunissant majorités et oppositions autour d’une cause commune. Cette campagne s’inscrit dans la continuité des Trobades sense Fronteres de Municipis Catalans et du Livre Blanc de Catalogne Nord, organisés par les Angelets de la Terra, ainsi que des manifestations, festivals et expositions menés en collaboration avec les municipalités à la suite du 1er octobre 2017. L’objectif des motions votées en conseil municipal est de rappeler que l’unité culturelle et linguistique demeure un outil essentiel de cohésion et de développement face aux défis à venir. «Les frontières sont les cicatrices de l’histoire, et les Angelets de la Terra œuvrent pour soigner les traumatismes qu’elles ont engendrées. Nous avons imaginé la campagne “Une langue sans frontières” parce que le catalan est un outil puissant pour recoudre les blessures et réunir à nouveau le peuple que la frontière a séparé», Ramon Faura, président des Angelets de la Terra. 1 – Motions des mairies de Catalogne Nord pour la reconnaissance officielle du catalan par l’Union européenne En Catalogne Nord, l’année 2025 a été marquée par une mobilisation institutionnelle sans précédent. Sous l’impulsion des Angelets de la Terra, de nombreuses communes nord-catalanes ont adopté une motion de soutien à la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne. Cette campagne qui a débuté en juin 2025 est toujours en cours. Les communautés de communes Roussillon-Conflent, Aspres et Pyrénées Catalanes ont ouvert la voie en approuvant à l’unanimité la motion proposée par les Angelets de la Terra. Cette motion appelle le gouvernement français à soutenir la reconnaissance officielle du catalan au niveau européen. Elle rappelle que cette langue est parlée par plus de 10 millions de personnes en Europe, qu’elle est langue officielle en Andorre, officielle dans plusieurs territoires de l’État espagnol, et reconnue par la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Elle souligne également que le gouvernement espagnol a formellement demandé à l’Union européenne d’accorder un statut officiel au catalan, une démarche qui contribuerait au renforcement de la diversité culturelle européenne et à la reconnaissance de la dignité des locuteurs catalanophones. 2- Motions des mairies de Catalogne Sud en soutien aux mairies de Catalogne Nord À la fin de l’été 2025, les Angelets de la Terra ont élargi leur campagne de motions aux municipalités de Catalogne Sud, afin de donner continuité et résonance à la mobilisation engagée au nord. L’objectif est de partager la lutte pour la langue commune, renforcer les liens dans une Europe sans frontières. La motion de soutien, approuvée par de nombreuses municipalités sud-catalanes, exprime la solidarité envers les Catalans du nord dans leur appel au gouvernement français pour qu’il défende la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne.  Elle manifeste aussi la gratitude des citoyens du sud envers la Catalogne Nord, qui avait montré un large soutien populaire et institutionnel en réponse à la répression qui suivit le référendum du 1er octobre 2017. Liste des mairies de Catalogne qui ont voté cette motion : Alt Camp Alió Milà (El) Montferri Riba (La) Rodonyà Rourell (El) Alt Penedès Granada (La) Alta Cerdanya Bolquera Èguet Eina Er Estavar Font-romeu, Odelló i Vià Guingueta d’Ix (La) Naüja Vallcebollera Alta Ribagorça Vall de Boí Alt Empordà Bàscara Biure Cabanelles Cadaqués Cantallops Darnius Espolla Figueres L'Armentera Lladó Llançà Navata Palau de Santa Eulàlia Port de la Selva (El) Sant Miquel de Fluvià Sant Climent Sescebes Sant Pere Pescador Saus, Camallera i Llampaies Vila-sacra Vilafant Vilabertran Alt Urgell Organyà Ribera de l'Urgellet Anoia Bruc (El) Calaf Copons Òdena Veciana Baix Camp Borges del Camp Vinyols i els Arcs Baix Ebre Aldea (L’) Ametlla de Mar Roquetes Baix Empordà Begur Bellcaire d’Empordà Corçà Colomers Foixà Pals Sant Feliu de Guíxols Tallada d'Empordà Vall-Llobrega Baix Penedès Banyeres del Penedès Sant Jaume dels Domenys Baixa Cerdanya Alp Bellver de Cerdanya Das Fontanals de Cerdanya Ger Lles de Cerdanya Montellà i Martinet Prats i Sansor Puigcerdà Bages Aguilar de Segarra Calders Manresa Mura Rajadell Berguedà Berga Borredà Guardiola de Berguedà Nou de Berguedà (La) Olvan Pobla de Lillet Puig-reig Gósol Capcir Angles (Els) Formiguera Font-rabiosa Matamala Puigbalador Real Conca de Barberà Espluga de Francolí Conflent Aiguatèbia i Talau Cabanassa (La) Castell Caudiers de Conflent Censà Cornellà de Conflent Eus Finestret Fontpedrosa Glorianes Llaguna (La) Masos (Els) Mont-Louis Nyer Oleta i Èvol Orellà Pi Planès Ralleu Rià i Cirac Rodès Sant Pere dels Forcats Sautó Vallestàvia Vernet Vilafranca de Conflent Fenolleda Bellestar Fenollet Montalbà Garrigues Cogul (El) Garrotxa Argelaguer Preses (Les) Riudaura Sant Jaume de Llierca Tortellà Gironès Bescanó Bordils Campllong Canet d'Adri Juià Sant Gregori Sant Julià de Ramis Lluçanès Lluçà Prats de Lluçanès Sant Martí d'Albars Maresme Canet de Mar Arenys de Mar Sant Cebrià de Vallalta Moianès Castellcir Collsuspina Santa Maria d’Oló Montsià Godall Noguera Avellanes i Santa Linya (Les) Àger Albesa  Bellcaire d’Urgell Tiurana Osona Balenyà Espinelves Manlleu Montesquiu Orís Sant Julià de Vilatorta Sant Vicenç de Torelló Santa Maria de Besora Seva Sora Tavertet Vic Viladrau Pallars Jussà Salàs de Pallars Torre de Capdella Pallars Sobirà Esterri de Cardós Pla de l'Estany Sant Miquel de Campmajor Vilademuls Pla d'Urgell Fondarella Palau d'Anglesola Vilanova de Bellpuig Priorat Masroig Ulldemolins Ripollès Campdevànol Molló Planoles Queralbs Sant Joan de les Abadesses Ribera d’Ebre Ascó Flix Móra d'Ebre Palma d'Ebre Rosselló Alenyà Argelers Bages Banyuls dels Aspres Barcarès (El) Brullà Bula d’Amunt Bulaternera Calmelles Cameles Cànoes Casafabra Cases de Pena Castellnou dels Aspres Cervera de la Marenda Clairà Corbera Corbera-les-Cabanes Cornellà de la Ribera Cornellà del Bercol Espirà de l'Aglí Estagell Forques Illa Llauró Millars Montoriol Nefiac Oms Òpol i Perellós Paçà Palau-del-Vidre Pesillà de la Ribera Portvendres Prunet i Bellpuig Queixàs Ribesaltes Salelles Salses Sant Andreu Sant Cebrià de Rosselló Sant Feliu d'Amunt Sant Feliu d'Avall Sant Genís de Fontanes Sant Joan la Cella Sant Marçal Sant Miquel de Llotes Sant Nazari de Rosselló Santa Coloma de Tuïr Soler (El) Sureda Talteüll Terrats Toluges Torderes Torre del Bisbe Trasserra Trullars Tuïr Vilamulaca Segarra Sanaüja Segrià Massalcoreig Vilanova de la Barca Selva (La) Arbúcies Osor Riells i Viabrea Sant Hilari Sacalm Sant Julià del Llor i Bonmatí Santa Coloma de Farners Sils Susqueda Vilobí, Salitja i Sant Dalmai Solsonès Lladurs Llobera Pinell de Solsonès Sant Llorenç de Morunys Tarragonès Pobla de Montornès Terra Alta Prat de Comte Urgell Fuliola (La) Preixana Vilagrassa Vallès Occidental Matadepera Rellinars Vallès Oriental Cardedeu Garriga (La) Bigues i Riells del Fai Sant Antoni de Vilamajor Santa Maria de Palautordera Vallespir Arles Banys i Paladà Ceret Costoja Morellàs i les Illes Sant Joan de Pladecorts Tec (El) Cette campagne conjointe entre le nord et le sud constitue bien plus qu’un geste symbolique : c’est un acte de fraternité et de cohérence historique. Elle rappelle que la langue catalane unit ceux que la frontière sépare, et qu’en l’affirmant comme langue de coopération et de développement, les municipalités catalanes posent les bases d’un avenir partagé, plus fort et plus positif.   La campagne de motions n’est pas terminée. Pour recevoir le modèle de motion et pouvoir la voter en conseil municipal contactez-nous à info@angeletsdelaterra.com
Livre blanc sur l’enseignement du catalan en Catalogne Nord, avec pour horizon un territoire pleinement bilingue
La publication du Livre blanc de l’enseignement du catalan par l’association Angelets de la Terra représente un tournant dans la réflexion collective sur l’avenir de la langue catalane dans le département des Pyrénées-Orientales. Ce document, conçu comme un outil de diagnostic et d’action, répond à un double besoin : d’une part, mettre en évidence la précarité de la situation actuelle de l’enseignement du catalan ; d’autre part, offrir aux responsables politiques et aux acteurs éducatifs un ensemble de propositions concrètes permettant un changement de paradigme. Le texte a été très bien accueilli par les élus locaux, qui y ont reconnu à la fois le sérieux du diagnostic et l’urgence de rattraper un retard qui place la Catalogne Nord bien derrière d’autres territoires de France où les langues régionales ont connu un développement significatif dans le système public. Ce Livre blanc est la continuation logique d’un processus commencé en 2021 avec la première édition du Livre blanc de Catalogne Nord, qui regroupait 55 communes, puis renforcé en 2022 avec une deuxième édition rassemblant 115 municipalités sur les 198 communes catalanes du département. Ces deux documents abordaient la politique culturelle catalane dans son ensemble, en proposant 55 mesures que les municipalités pouvaient mettre en œuvre en faveur de la langue, de la culture, du patrimoine et de la coopération transfrontalière. Le Livre blanc de l’enseignement du catalan de 2025 est également la continuité du mouvement institutionnel généré par les motions en faveur de la reconnaissance officielle du catalan dans l’Union européenne et par la demande adressée au gouvernement français de la soutenir, motions rédigées par les Angelets de la Terra et approuvées par de nombreuses municipalités de Catalogne Nord. Avec cette nouvelle publication, les Angelets approfondissent un domaine fondamental jusqu’ici peu structuré : la transmission scolaire du catalan, élément clé pour assurer la vitalité et l’avenir de la langue dans notre territoire.   Un diagnostic alarmant : une offre éducative insuffisante et dépassée Le point de départ du Livre blanc est un diagnostic clair et documenté : l’enseignement du catalan en Catalogne Nord ne répond pas aux demandes de la population et ne respecte pas les standards de développement observés dans d’autres régions de France disposant d’une langue propre. Ce retard est particulièrement visible lorsqu’on le compare à des situations comme celles du Pays basque ou de la Corse, où les politiques linguistiques ont fait des progrès notables grâce à un engagement ferme en faveur du modèle bilingue. Selon les données du Conseil académique des langues régionales pour l’année scolaire 2024-2025 :• Seuls 6 % des élèves du département suivent un parcours bilingue ou immersif.• Moins de 1 % des lycéens poursuivent un enseignement bilingue.• Il n’existe aucun lycée avec une filière immersive, après que le projet de centre immersif à Perpignan a été bloqué par la municipalité. Ces chiffres placent la Catalogne Nord en queue de classement national en matière d’enseignement des langues régionales. À l’inverse, au Pays basque, plus de la moitié des élèves suivent un enseignement bilingue ou immersif, grâce à une structure consolidée et à un large consensus institutionnel. En Corse, le Pianu Lingua 2020-2030 vise la généralisation progressive du bilinguisme dans le système public, et le nombre de sections bilingues a déjà augmenté de manière significative. Le contraste est flagrant : tandis que d’autres territoires dotés de langues propres ont pris des décisions politiques structurelles et fourni aux établissements scolaires les moyens nécessaires, la Catalogne Nord reste dépendante d’initiatives fragmentées et d’une volonté institutionnelle insuffisante.   Un décalage injustifiable face à une forte demande populaire L’un des points centraux du Livre blanc est l’affirmation que le problème ne provient pas d’un manque de soutien social. Dès 2015, une enquête montrait que 76 % de la population des Pyrénées-Orientales était favorable à l’enseignement systématique du catalan à l’école. Cette tendance ne s’est pas affaiblie : les familles souhaitent toujours un enseignement bilingue qui offre à leurs enfants des compétences linguistiques adaptées à un territoire naturellement bilingue et à un espace économique transfrontalier où le catalan constitue un atout. La contradiction entre demande et offre est donc profonde : tandis que la population réclame davantage de catalan à l’école, l’administration éducative maintient un modèle qui limite drastiquement l’accès à un apprentissage de qualité. Beaucoup de familles se retrouvent ainsi contraintes de se déplacer vers d’autres communes, voire d’inscrire leurs enfants dans des écoles immersives privées où l’usage social et scolaire du catalan est plus intensif, comme les écoles de la Bressola. Ce phénomène, générateur d’inégalités d’accès, révèle l’absence d’un modèle public structuré.   Les fondements juridiques existent : seule manque la volonté politique Le Livre blanc souligne que le cadre juridique français n’empêche pas le développement de l’enseignement bilingue. Au contraire :• La loi Molac (2021) garantit le droit des élèves à apprendre une langue régionale.• La circulaire de 2017 définit le modèle de parité horaire pour les sections bilingues.• La Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, bien que partiellement ratifiée par la France, reconnaît la nécessité de protéger et de promouvoir ces langues. Le problème n’est donc pas d’ordre légal, mais relève des décisions administratives et politiques. Les territoires qui ont progressé l’ont fait grâce à des engagements forts entre collectivités territoriales, départements, régions et académies. La Catalogne Nord a besoin de cette même coordination et de cette même volonté.   L’objectif : un territoire bilingue en 2040 Le Livre blanc propose un horizon ambitieux mais réaliste : faire de la Catalogne Nord un territoire pleinement bilingue d’ici 2040. Cet objectif repose sur trois piliers principaux : 4.1. Généralisation des sections bilingues dans toutes les écoles Il s’agit que, dans un délai raisonnable, toutes les communes du département disposent d’au moins une filière bilingue publique à parité horaire. Ce modèle, expérimenté en Bretagne, en Occitanie, en Corse et au Pays basque, a démontré sa solidité pédagogique et son efficacité sociale. 4.2. Continuité éducative jusqu’au baccalauréat Beaucoup d’élèves qui commencent le bilinguisme en maternelle ne peuvent pas le poursuivre au collège ou au lycée, faute d’offre. Le Livre blanc demande une véritable continuité jusqu’à la fin du secondaire, condition indispensable pour former des citoyens réellement bilingues. 4.3. Création de centres ou de filières immersives Là où la demande est majoritaire, la création de filières immersives publiques est proposée, spécialement dans les zones urbaines à population diverse. Ce modèle a produit d'excellents résultats académiques dans d’autres territoires.   Le rôle essentiel des municipalités Les Angelets de la Terra insistent sur le rôle déterminant des communes, qui sont les seules habilitées à demander l’ouverture de sections bilingues. Le Livre blanc clarifie un point souvent méconnu : une filière bilingue ne génère aucun coût direct pour la municipalité, car :• les enseignants sont fournis et rémunérés par l’Éducation nationale,• le matériel pédagogique de base est également pris en charge,• et le fonctionnement ordinaire de l’école reste inchangé. De plus, lorsqu’une école du village ne propose pas d’enseignement bilingue et que les familles scolarisent leurs enfants dans une commune voisine qui en dispose, la municipalité dépourvue d’offre doit payer le forfait scolaire. D’un point de vue économique, pédagogique et territorial, l’ouverture d’une section bilingue constitue donc une décision bénéfique. Le Livre blanc propose aux communes :• la procédure administrative complète pour demander une filière bilingue,• des modèles de courriers,• des recommandations de communication à destination des familles,• et des informations statistiques pour appuyer la demande. Ce document s’inscrit dans la continuité de la motion présentée en juin 2025 pour la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne, approuvée par près de la moitié des municipalités du département. L’engagement linguistique municipal fait ainsi partie d’une dynamique plus large.   Les bénéfices du bilinguisme : un investissement pour l’avenir Le Livre blanc compile de nombreuses études démontrant les avantages du bilinguisme dans plusieurs domaines. 6.1. Bénéfices cognitifs Les enfants bilingues développent davantage :• l’attention sélective,• la mémoire de travail,• la flexibilité cognitive,• la capacité de résolution de problèmes. Ces bénéfices ne sont pas propres au catalan, mais inhérents au bilinguisme. 6.2. Bénéfices culturels et sociaux Le bilinguisme renforce le sentiment d’appartenance au territoire tout en facilitant l’intégration des familles nouvellement arrivées, qui découvrent une langue et une culture locales ouvertes et inclusives. 6.3. Bénéfices économiques La Catalogne Nord se situe au cœur d’un espace économique transfrontalier dynamique : Gérone, Figueres et Barcelone sont des pôles d’activité majeurs. Le catalan constitue un atout professionnel réel dans des secteurs tels que le commerce, le tourisme, les transports, la recherche médicale, la culture ou les technologies.   Un outil de travail pour les élus, les familles et les établissements Le Livre blanc n’est pas seulement un diagnostic ; c’est surtout un instrument pratique destiné à tous les acteurs concernés. Il inclut :• un guide pas à pas pour ouvrir une section bilingue,• un rappel des textes légaux en vigueur,• une synthèse des recherches pédagogiques sur le bilinguisme,• des données détaillées par commune,• des recommandations sur la présentation du projet aux familles,• et une explication claire du fonctionnement de la parité horaire. Cette dimension pratique explique en grande partie pourquoi le document a été largement salué par les élus du département.   Le catalan : une langue européenne à défendre Le Livre blanc place la situation nord-catalane dans une perspective européenne. Le catalan est une langue officielle ou coofficielle dans plusieurs territoires et fait partie de la diversité linguistique reconnue en Europe. Son enseignement en Catalogne Nord contribue à :• renforcer la cohésion culturelle entre les deux versants des Pyrénées,• préserver un patrimoine européen,• et faciliter la coopération économique transfrontalière. Promouvoir l’enseignement du catalan en France revient, d’une certaine manière, à contribuer à la pluralité culturelle de l’Europe.   Une opportunité historique pour transformer l’avenir de la langue catalane en Catalogne Nord La Catalogne Nord se trouve face à une opportunité exceptionnelle pour avancer vers un modèle éducatif moderne, bilingue et inclusif. Le Livre blanc de l’enseignement du catalan offre les outils nécessaires pour transformer un diagnostic préoccupant en action collective. L’avenir de la langue catalane ne dépend pas uniquement des institutions ou de l’administration : il est d’abord éducatif. L’ambition d’atteindre en 2040 un territoire pleinement bilingue est tout à fait réaliste si la volonté politique, l’engagement municipal et la mobilisation de la communauté éducative sont au rendez-vous. Le Livre blanc démontre que ce chemin est possible, nécessaire et urgent. Il nous faut former des enseignants et demander aux chefs d’établissement de placer le catalan au cœur du projet éducatif. Jusqu’à présent, la langue a souvent été reléguée à un rôle secondaire ; il est temps d’en faire un élément structurant de l’enseignement et du territoire.
Centre Culturel de Catalogne Nord à Ribesaltes - Fòrum Faura : un projet fédérateur, lieu de création et de rencontres
à - Ribesaltes ROSSELLÓ
Un projet fédérateur, lieu de créations et de rencontres, ouvert à tous. Depuis octobre 2025, au nord de Perpignan, un projet de centre culturel catalan ambitieux et fédérateur à vu le jour à Rivesaltes dans un grand mas, à proximité de la sortie n°41 de l'autoroute et de l'aéroport. À l’initiative de la famille FAURA et de l’association Angelets de la Terra, ce lieu incarne une catalanité vivante, ouverte et moderne. Il s’agit d’un espace partagé, dédié à l’exposition permanente des œuvres de l’artiste peintre Ramon FAURA-LLAVARI (1945-2022) et aux projets d’associations, artistes et citoyens désireux de faire vivre une culture catalane ouverte sur le monde. Ce centre culturel, pensé comme un village, sera un lieu unique, une pépinière d’initiatives, où toutes les bonnes volontés pourront développer des projets en lien avec la catalanité : culture, langue, arts, musique, théâtre, patrimoine, gastronomie,... Un programme d’activités sera édité tous les six mois, mêlant convivialité, festivités et réflexions. Les visiteurs pourront aussi venir simplement profiter de la grande cour intérieure, lire un livre à l’ombre des platanes majestueux, écouter de la musique… comme sur la place d'un village qui a conservé son âme. Un centre ouvert, indépendant et collaboratif Le Centre Culturel de Rivesaltes offrira un cadre idéal pour le développement de projets culturels, artistiques et associatifs. Pensé comme un outil au service du territoire et de ses habitants, il permettra à toutes les structures souhaitant y œuvrer pour la catalanité d’agir en toute indépendance, tout en bénéficiant d’un accompagnement logistique de qualité : mise à disposition de locaux et des équipements, soutien à la communication, coordination globale par les Angelets de la Terra,... Ce centre ne sera pas un organisateur de spectacles en tant que tel, mais il accueillera celles et ceux qui souhaitent y créer des événements, en leur proposant un espace adapté, un accompagnement sur mesure et en leur demandant une participation, en fonction des moyens de chacun.   Une catalanité moderne, inclusive et connectée Depuis plus de 25 ans, les Angelets de la Terra œuvrent pour la diffusion de la culture catalane avec des actions marquantes : penya de l’USAP, revue bilingue, festivals, hommages à Joan Pau Giné, expositions photo, mobilisations pour les prisonniers politiques catalans, édition du Llibre Blanc de Catalunya Nord auquel ont participé 60% des mairies, rencontres biannuelles entre les mairies de Catalogne Nord et Sud, ou encore la coordination d’un collectif de plus de 100 musiciens nord-catalans chantant en catalan. Le centre de Ribesaltes sera le prolongement de la dynamique générée par les Angelets de la Terra, avec pour objectif de : Renforcer les liens entre Catalans au nord et au sud des Pyrénées Valoriser l’histoire et les traditions catalanes Encourager la création artistique en catalan Mettre en avant d’autres cultures minorisées ou nations sans État (Bretons, Occitans, Kabyles, Mapuches, Tibétains…) Une programmation annuelle riche et accessible à tous Le centre s’articulera autour de quatre axes majeurs : Valoriser l’œuvre du peintre Ramon Faura-Llavari (1945-2022) Une exposition permanente sera installée dans un espace muséal dédié. Cet artiste, ayant vécu à Barcelone, Perpignan, Tautavel et Saint-Cyprien, a exposé dans toute l’Europe, vendu plus d’un millier de toiles et exposé notamment avec Salvador Dalí. Son œuvre est la raison d’être du centre culturel et servira de fil rouge au projet. Proposer une programmation culturelle variée Musique, théâtre, danse, arts visuels, cinéma, littérature... Le centre sera un lieu vivant où se dérouleront spectacles, expositions, conférences, ateliers, projections et résidences d’artistes. Le centre proposera aussi un studio d’enregistrement, des scènes ouvertes, un espace de projection, et des résidences de musiciens et artistes de tous les Pays Catalans. Partager les lieux avec associations, commerçants, professionnels et citoyens Un espace de coworking sera ouvert aux associations locales, artistes, étudiants, indépendants, commerçants du territoire,… Les salles du centre pourront être utilisées par diverses structures pour des réunions, événements ou ateliers. La cours intérieure pourra être utilisé pour y organiser des représentations, des marchés de producteurs,… Le projet du centre culturel sera amené à être en perpétuelle construction, en fonction des propositions et des rencontres. Créer des échanges culturels avec les Pays Catalans et au-delà Grâce au réseau développé par les Angelets de la Terra depuis 2001, le centre sera un carrefour culturel entre Catalogne Nord et Sud, mais aussi un point de rencontre et d’échanges avec d’autres cultures minorisées et nations sans État. Des infrastructures polyvalentes Avec plus de 1100 m² de bâtiments et environ d’1,5 hectare de terrain, le Centre Culturel à pour objectif  d’offrir avec la participation d’acteurs locaux: Un musée (Museu Faura) et des espaces d’exposition permanente et temporaire Une salle polyvalente de 248 m² pour concerts, spectacles, projections, etc. Un espace coworking et bibliothèque, avec de la documentation en catalan et français Des ateliers pour les arts plastiques, la danse, la musique et le théâtre Des cours de catalan Un espace Penyes USAP / Dragons / Barça pour la retransmission des matchs Un jardin partagé, un espace enfants, une scène extérieure et un coin lecture Des salles de conférences, espace multimédia et des outils technologiques Des équipements adaptés PMR Etc... classe de catalan, de danses traditionnelles, création musicale en catalan, exposition temporaires, radio et télé en catalan sur Internet, espace de travail et de réunions partagés, jardin botanique et jardin partagé, fabrication de l'huile d'olive du mas, marché de producteurs locaux, librairie et maison d'édition, création de la fédération des associations catalanes dans le mas, correfoc, castellers, penyes de l'USAP, des Dragons Catalans, du FC Barcelona et des clubs sportifs catalans en général, mise en avant des autres cultures de nations sans état comme les occitans, les bretons, les kabyles, les mapuches, les tibétains... Un centre qui place la convivialité au cœur de son projet Le centre mettra un point d’honneur à accueillir toutes les générations : enfants, familles, seniors, catalans d’origine ou « nouveaux catalans », catalanophones ou personnes ne sachant pas parler catalan. Il sera un lieu de transmission et d’échange intergénérationnel, où chacun pourra trouver sa place. Les principes fondateurs du projet : Ouverture, inclusion et respect de la diversité Partage, coopération et intelligence collective Tradition et innovation Écologie et durabilité Neutralité, laïcité et solidarité Fête et convivialité   Un incubateur d’idées innovantes pour dynamiser la catalanité Ce centre culturel se veut bien plus qu’un simple lieu associatif ou un musée. C’est un projet de société, un foyer d’énergies créatives, et un moteur pour la catalanité du XXIe siècle. Que vous soyez artiste, bénévole, enseignant, chef d’entreprise, artisan, ou simplement curieux : ce centre a besoin de vous pour grandir. Rejoignez-nous pour faire vivre, transmettre et réinventer la culture catalane !
Rencontres sans frontières des municipalités catalanes : renforcer les liens pour retrouver l’unité d’un peuple
✔ 15 comarques: Alt Empordà, Baix Empordà, Capcir, Cerdanya, Conflent, Garrotxa, Lluçanès, Maresme, Pla de l'Estany, Rosselló, Selva, Urgell, Vallespir, Vallès Oriental, Gironès✔ 75 mairies participent à ces Trobades sense fronteres: 40 mairies ont confirmé leur présence à la quatrième rencontre. Soyez parmi eux !✔ 37 mairies de Catalogne Sud: Arbúcies, Argelaguer, Bàscara, Bordils, Campllong, Campdevànol, Cabanelles, Cabanes, Canet de Mar, Cantallops, Capmany, Castelló d'Empúries, Cornellà del Terri, Darnius, Espolla, La Fuliola, Gombrèn, Les Preses, Lladó, Llançà, Malla, Manlleu, Mieres, Montesquiu, Olot, Ordis, Osor, Riudaura, Riudellots de la Selva, Roses, Sant Cebrià de Vallalta, Sant Climent Sescebes, Sant Hilari Sacalm, Sant Julià de Ramis, Sant Martí d'Albars, Sant Quirze de Besora,Santa Coloma de Farners, Sarrià de Ter, Torroella de Fluvià, Verges, Vilablareix.✔ 38 mairies de Catalogne Nord: Alenyà, Argelers, Cases de Pena, Cànoes, Ceret, Cervera de la Marenda, Clairà, Corbera, Cornellà del Bercol, Èguet, Espirà de l'Aglí, Estavar, Eus, Finestret, Fontpedrosa, Font-rabiosa, La Guingueta d'Ix, La Menera, Morellàs i les Illes, Òpol i Perellós, Palau-del-Vidre, Perpinyà, Pesillà de la Ribera, Portvendres, Reiners, Sant Andreu de Sureda, Sant Cebrià de Rosselló, Sant Feliu d'Amunt, Sant Feliu d'Avall, Sant Genís de Fontanes, Sant Llorenç de la Salanca, Sant Nazari de Rosselló, El Soler, Sureda, Toluges, La Torre del Bisbe, Tuïr, Vilafranca de Conflent.✔ 1 Communauté de communes: Pyrénées Catalanes (Capcir-Alta Cerdagne) Les "Trobades sense Fronteres dels Municipis Catalans" sont des rencontres organisées entre des municipalités catalanes de part et d'autre des Pyrénées, impliquant des villages du Principat de Catalogne et de la Catalogne Nord. L'objectif de ces rencontres est de "supprimer les frontières mentales" et de travailler sur des projets communs pour établir une relation fluide entre les catalans du Nord et du Sud. Ces événements visent à rétablir les liens culturels et linguistiques entre les communautés catalanes des deux côtés de la frontière franco-espagnole. Les Angelets de la Terra sont une association culturelle, créée en 2001 à Perpignan, qui promeut la langue et les liens avec le reste du pays. Au départ, elle était un club de supporters de l’USAP, puis un collectif de musiciens avec 275 chansons enregistrées en catalan et maintenant un collectif de communes."Nous pensons que cela nous aidera à renforcer les liens et à effacer une frontière mentale qui bloque les dynamiques communes. Si nous voulons normaliser des relations qui devraient être naturelles, comme elles l’ont été pendant des siècles, nous devons organiser des rencontres catalano-catalanes pas franco-espagnoles", expliquent les Angelets de la Terra. Les maires et conseillers présents ont signé une charte commune, exprimant la volonté de renforcer les liens et de poursuivre ces rencontres. Ce document incite les mairies à désigner une personne chargée de développer les échanges entre le nord et le sud, d’inviter des élus des communes amies lors des célébrations officielles, d’organiser des sorties pour renforcer les liens et de promouvoir la langue, la culture, l’histoire et l’identité communes avec des projets visant à effacer la frontière mentale. Pour amorcer les échanges, des speed meetings organisés lors de chaque Trobada permettent à chaque mairie de créer des liens avec trois autres mairies de l’autre côté de la frontière. Les représentants des communes participent également à des tables rondes sur différents thèmes : économie, échanges culturels, enseignement de la langue catalane et histoire commune. L’objectif est de débattre et de définir les besoins, les outils et le rôle de chaque commune pour développer des projets d’intérêt commun dépassant les jumelages classiques. Des représentations musicales en catalan des musiciens du collectifs des Angelets de la Terra animent chaque Trobada avec des chanteurs comme Joan Ortiz, Maxime Cayuela, qui a conquis toute la Catalogne avec son interprétation de Tant com me quedarà dans The Voice kids, ainsi que Julien Leone, qui a triomphé dans l’émission Eufòria sur TV3 et le groupe Llamp te frigui. Programmes des Rencontres sans frontières des municipalités catalanes 10h00 > Petit-déjeuner / signature de la charte / accréditations / début des entretiens de tous les participants (vidéos) Musique avec le Collectif Angelets de la Terra Photo de groupe avec tous les participants et organisateurs 10h40 > Discours de bienvenue du maire de Campllong et des Angelets de la Terra Durée : 15 minutes 11h00 > Tour de table pour expliquer les échanges réalisés depuis la première Rencontre sans frontières 11h30 > Tables rondes pour débattre des échanges : scolaires, sportifs, culturels, économiques,... 12h00 > Réunions rapides (« speed meeting ») entre mairies (4 réunions de 10 minutes par mairie) 13h00 > Collation et musique avec le Collectif Angelets de la Terra  14h30 > Clôture de la rencontre Les Angelets de la Terra estiment qu'il est nécessaire de renforcer les liens entre la Catalogne du Nord et celle du Sud. Nous pensons que le niveau communal est le plus adapté pour relever ce défi. Pour l'instant, peu de communes catalanes sont jumelées, malgré la grande vague de solidarité des communes de Catalogne du Nord survenue après le 1er octobre 2017.   Lors de chaque Trobada les élus présents sont interviewvés et ces vidéos sont diffusées sur les réseaux sociaux: Il n'est pas impératif de savoir parler le catalan pour participer, car les organisateurs sont là pour aider à fluidifier les échanges si besoin. De nombreuses mairies ont déjà participé à ces rencontres, qui ont débuté en décembre 2023. Le projet que les Angelets de la Terra veulent promouvoir vise à renforcer les liens avec tous les Pays Catalans, pour des projets culturels, sportifs, scolaires, économiques, touristiques, etc. Le champ de la coopération commencera au niveau municipal, dans le but de l'élargir à toute la société civile, pour gommer les frontières. L'analyse des besoins et des réalités de chaque territoire nous amène à conclure qu'il est souhaitable d'imaginer de nouvelles modalités d'échanges. Il ne s'agit pas de considérer les jumelages entre communes catalanes, même si elles se trouvent en France et en Espagne, comme des jumelages avec des communes étrangères. Les Angelets de la Terra ont organisé la première «Trobada sense fronteres de municipis catalans» (rencontre sans frontière des municipalités catalanes), le samedi 9 décembre 2023, à Sant Cebrià de Rosselló (Saint-Cyprien). A cette occasion, les élus représentant la cinquantaine de mairies de Catalogne et de Catalogne Nord participantes ont signé une charte commune et ont échangé sur des possibilités de collaborations. En 2022, l'association culturelle des Angelets de la Terra a réalisé un sondage auprès des municipalités de Catalogne Nord qui a mis en évidence leur souhait de généraliser les échanges avec le reste de la Catalogne. 39,3% ont répondu oui à la question: "Effectuez-vous des échanges avec une ou plusieurs communes du reste des Pays Catalans?" et 72,7% ont répondu oui à la question: "Souhaitez-vous l'organisation d'événements pour faciliter les rencontres entre les élus de Catalogne du Nord et du Sud?". En conséquence les Angelets de la Terra ont créé un collectif de municipalités sud-catalanes pour le mettre en lien avec les 120 municipalités nord-catalanes qu'ils ont réuni autour du «Llibre Blanc de Catalunya Nord» et ses 55 propositions en faveur de la langue, de la culture et des traditions catalanes. La première rencontre entre municipalités de Catalogne Nord et Sud A été organisée avec la mairie de Sant Cebrià de Rosselló. Cette rencontre a débuté à 10 heures par l'accueil institutionnel de la centaine de participants et une prestation musicale de Joan Ortiz. La centaine d'élus présents ont été invités à signer la charte commune: «Carta dels municipis catalans sense fronteres» (Charte des municipalités catalanes sans frontières). Ensuite, ils ont participé à un speed meeting de 6 réunions de 10 minutes pour chaque mairie, organisées autour de problématiques communes tel que la situation géographique (mer, plaine, montagne), la taille, les activités économiques (agriculture, tourisme,...).   Ce fut le moment le plus bénéfique de la journée car tous les participants ont pu se rendre compte, lors d'échanges studieux et conviviaux, à quel point leurs homologues, du Sud et du Nord de la frontière, étaient motivés à l'idée de créer une dynamique commune. À 13 heures, les participants ont pris une collation avant une prestation musicale de Julio Leone et Llamp te Frigui, membres du Collectif Angelets de la Terra de musiciens pour la langue catalane. Le but de cette première rencontre a permis aux élus de prendre contacte, la pluspart d'entre eux ne s'étaient jamais rentrés, alors qu'au maximum une heure de trajet en voiture les sépare. Les Angelets de la Terra proposent d'organiser deux « trobades sense fronteres » chaque année, dans des communes aux couleurs politiques différentes et de chaque côté de la frontière. Plusieurs maires de Catalogne du Sud ont déjà proposé d'accueillir la prochaine rencontre. La multiplication de ces rencontres générera une envie de développer des projets communs autour de la culture, l'enseignement, le sport, les associations en tout genre, l'entreprenariat et tout ce qui permet d'impliquer la population. Les Angelets de la Terra feront un suivi de ces échanges et souhaitent que toutes les mairies se joignent à cette dynamique apolitique et transversale. Ils ont invité toutes les institutions du Nord et du Sud à l'organisation des prochaines éditions, afin de pérenniser cet événement. En signant la charte les municipalités s'engage à: 1- Voter en Conseil Municipal notre participation au projet des «Municipalités sans frontières» destiné à renforcer les liens entre la Catalogne du Nord et du Sud. 2- Désigner une personne chargée de développer des échanges Nord-Sud, mais aussi de favoriser leur continuité en cas de changement d'équipe municipale. 3- Participer aux «Rencontres sans frontières» qui ont pour objectif de rendre visible et de généraliser les liens entre communes catalanes. 4- Inviter régulièrement des élus des municipalités amies et les faire intervenir lors des célébrations officielles. 5- Organiser des sorties pour que les habitants participent aux fêtes de ces communes et créent des liens. 6- Aider les enseignants, les sportifs, les commerçants et les associations à renforcer les liens avec leurs homologues. 7- Programmer des artistes venant de l'autre côté de la frontière à condition qu'il y ait réciprocité et que le catalan soit présent dans leurs créations. 8- Promouvoir la langue, la culture, l'histoire et l'identité communes avec des projets partagés destinés à effacer la fontière mentale. 9- Utiliser en priorité la langue catalane dans le cadre de ces échanges afin d'en améliorer l'usage. 10- Placer cette charte signée dans un endroit visible de notre mairie afin que les visiteurs puissent prendre connaissance de ce projet.
Pour le Pays Catalan, les Pyrénées Catalanes et la Catalogne Nord : changeons le nom du département, retrouvons notre identité
La grande consultation par voie de presse et numérique lancée par la président régionale, Carole Delga, au moment du choix du nouveau nom de la grande région Occitanie, en 2016, est restée en travers de la gorge de beaucoup de Nord-Catalans et a surtout suscité polémique et division. La présidente du Conseil Départemental annonçait dans la presse, fin janvier 2022, vouloir éviter le même scénario entre Pays Catalan et Fenouillèdes. Pas de problème, la solution est toute trouvée: on met Fenouillèdes en sous-titre. Contrairement à ce qui a été fait pour la région Occitanie, dont le sous-titre est Pyrénées-Méditerranée.   La présidente du Conseil départemental veut s'appuyer sur "un certain nombre d'associations et de structures à consulter" et va faire plancher un cabinet spécialisé dès ce printemps. Celui-ci proposera un nom qui sera ensuite soumis à l'avis des Nord-Catalans, sous forme d'un référendum. Pas de problème, on acceptera le nom qui inclura "Catalan", "Catalanes" ou "Catalogne" et qui affirmera l'identité de ce territoire. On ne va pas se chamailler comme en 1970. A l'époque, 85% de la population voulait changer le nom du département, mais chaque catalan revendique un nom différent. Finalement, l'Etat, profitant de ces divisions, a tranché et rien n'a été changé, l'existence des Nord-Catalans a continué à être niée officiellement sur la carte de France. Aujourd'hui, il est probable qu'on nous invoque d'autres excuses pour en arriver à un résultat similaire. C'est la raison pour laquelle les Angelets de la Terra mène une campagne en faveur d'un nom affirmant la catalanité du département. Nous ne voulons pas de "Pyrénées-Méditerranée" pour désigner ce territoire, comme les bruits de couloir nous le laisse entendre!    Un nouveau nom, c'est une nouvelle page qui s'ouvre, un débat sur le futur de notre territoire et le foisonnement de projets innovants pour le redresser. Peu importe que ce soit Catalogne Nord, Pays Catalan ou Pyrénées Catalanes. Nous n'avons pas la force d'imposer quoi que ce soit et cela fait trop longtemps que nous attendons au milieu du désert. Tout sauf Pyrénées-Méditerranée qui n'a aucune valeur ajoutée par rapport à Pyrénées-Orientales. Affirmons enfin cette identité millénaire dont nous devons être fier. Une identité que nous devons mieux valoriser et partager, comme le font avec succès les Bretons, les Occitans, les Basques, les Alsaciens et les Corses.   L'objectif des Angelets de la Terra est d'amener le débat dans l'espace public, de ne pas laisser le monopole aux cabinets "spécialisés" et aux associations "officielles", afin que toute la population (catalans d'origine ou nouveaux catalans) soit impliquée dans un choix si important. Un choix qui doit amener à un consensus, une prise de conscience collective, une dynamique commune pour notre territoire et ses 470.000 habitants. Pour les Angelets de la Terra, il est évident que la catalanité ouverte et moderne revendiquée par ce nouveau nom se propagera dans tous les secteurs et renforcera le lien social qui est nécessaire pour construire un futur meilleur et un mieux vivre ensemble.   Rappelons que lors de la consultation populaire concernant le choix du nom de la nouvelle région Occitanie l'avait emporté au niveau de toute la région, mais les résultats dans le département étaient sans équivoque: Pays Catalan était largement en tête. Suite à cette consultation, 10.000 Catalans ont manifesté dans les rues de Perpignan, puis 90% des municipalités ont installé des panneaux « Pays Catalan » à leurs entrées. Que faut-il de plus pour comprendre la volonté des habitants du département? Si le nom proposé par le Conseil Départemental ne prend pas en compte cette demande, ce sera un second dénie de l'existence des Catalans en France. Il faut discuter du nom le plus approprié entre Catalogne Nord, Pays Catalan et Pyrénées Catalanes, mais si l'on doit être censurés parcequ'on revendique notre catalanité, que ce soit par le Conseil d'Etat, pas par nos représentants départementaux.   Dans un premier temps, nous proposons à tous ceux qui le souhaitent d'entrer en contact avec nous à info@angeletsdelaterra.com, afin de récupérer nos affiches A2 (42x59 cm) illustrant cet article et de les coller dans les commerces, les mairies, etc. Il faut agir aujourd'hui et se faire entendre. Nous avons bien vu avec le nom Occitanie que les manifestations après que la décision ait été prise, ne servent à rien. C'est maintenant qu'il faut manifester et nous appelons les assiciations, les maires et les autres élus à le faire au plus tôt.   Nous rappelons que les objectifs des Angelets de la Terra pour les trois prochaines années sont:   - Changement du nom du département pour un nom affirmant son identité catalane; - Création d'un lycée pour la Bressola qui permettra enfin la continuité de l'enseignement en immersion (porté aussi par Arrels) de la maternelle à l'université; - Augmentation du budget de l'Office Public de la Langue Catalane (OPLC) qui doit passer à 4 Millions D'€uros pour se rapprocher de celui des Basques et des Bretons, en s'inspirant de leurs domaines d'actions; - Changement du maire de Perpignan qui a affirmé sa ferme opposition à la Bressola et donc à la normalisation de la langue catalane.
Livre blanc de Catalogne Nord et Label Culturel : 116 mairies et 55 propositions pour revitaliser la culture populaire
Les principaux axes du « Livre Blanc de Catalogne Nord » sont la normalisation de la présence du catalan dans l'espace public; l'enseignement en catalan; l'organisation de fêtes populaires et traditionnelles; les liens avec le reste des Pays Catalans; etc...   Le « Livre Blanc de Catalogne Nord » a été élaboré par les Angelets de la Terra avec l'aide de professeurs de l'Université de Perpignan, spécialisés dans la toponymie, l'histoire et l'enseignement du catalan, mais aussi plusieurs acteurs de la vie culturelle, associative et économique de notre département (voir la liste ci-dessous).   Le « Livre Blanc de Catalogne Nord » développe 55 propositions concrètes pour la catalanitéqui ont été soumises à toutes les municipalités nord-catalanes.   Les Angelets de la Terra considèrent que la culture catalane, indissociable de la langue, est un vecteur essentiel de la cohésion sociale en Catalogne Nord et que son avenir dépend en grande partie des actions communales. C'est pourquoi ils ont édité, en 2021, le « Livre Blanc de Catalogne Nord » après avoir créé, lors des élections municipales de 2020, le « Label Culturel Angelets de la Terra » pour tous les candidats qui souhaitaient mener une politique culturelle en catalan, festive et inclusive.   > Télécharger le « Llibre Blanc de Catalunya Nord » en cliquant ici <   Cesc vingt dernières années, face à l'uniformisation et la mondialisation, il y a une prise de conscience de l'importance de faciliter à tous, catalans d'origine ou d'adoption, un accès à la langue et à la culture catalanes. Il y a une demande croissante des populations de retrouver leurs racines ou celles du territoire où elles se sont installées. On retrouve ce phénomène en Catalogne et ailleurs. Les municipalités, au plus près de la population, ont un rôle essentiel dans la transmission et la promotion de ce que nous appelons la « catalanité ».   Les Angelets de la Terra, forts de vingt années d'expérience pour promouvoir une culture catalane ouverte et inclusive, apportent leur soutien aux municipalités qui le souhaitent. En 2020, ils ont proposé aux candidats aux municipales de signer la charte de leur Label Culturel, afin de valoriser leur volonté de mener une politique culturelle en faveur de la « catalanité ». Cette charte comporte trois axes: la normalisation de la langue dans l'espace public et l'enseignement, la promotion de la culture et des traditions, les liens transfrontaliers avec les municipalités sud-catalanes. Début 2021, après les élections, les Angelets de la Terra ont développé ces trois axes en répertoriant tous les moyens d’action des municipalités et en faisant 55 propositions concrètes publiées dans le Livre Blanc de Catalogne Nord.   Une politique linguistique et culturelle en faveur de la catalanité   La politique culturelle en faveur de la catalanité telle qu'elle a été menée jusqu'à présent en Catalogne Nord montre que pour être efficace elle ne peut se limiter à un vague souhait, accompagné de quelques mesures symboliques. Pour obtenir des résultats, il faut se donner des outils et des objectifs qui ont été développés dans le « Livre blanc de Catalogne Nord », en se basant sur les trois axes principaux de la charte du Label Cultural: langue, culture et pays. Nous n'avons plus de temps à perdre car la situation de la langue et de la culture catalanes est critique. Chaque petit pas sera une victoire.   Les éléments mentionnés dans la charte du Label Cultural des Angelets de la Terra et développés dans le Livre Blanc de Catalogne Nord ont souvent plus de force lorsqu'ils sont affirmés dans un plan culturel adopté lors d'une délibération de principe du conseil municipal. Le rôle de cette délibération doit aussi être emblématique : reconnaître l'identité catalane de chaque commune, mais aussi fixer des objectifs réalisables, en fonction des moyens humains et financiers, puis mener des actions concrètes.   Le Livre Blanc de Catalogne Nord oriente vers un bilinguisme généralisé catalan-français, une richesse locale et transfrontalière qu'il est impératif de valoriser. Pour ne pas perdre définitivement cette richesse, il faut généraliser en Catalogne Nord l'enseignement du catalan à l'école et en dehors, la signalétique bilingue et les échanges avec la Catalogne Sud. L'introduction de la langue dans l'espace public doit être encadrée et réfléchie car il ne s'agit pas de faire une faute d'orthographe à chaque mot ou de donner l'impression d'exclure ceux qui ne maîtrisent pas encore la langue catalane.   La question de la politique culturelle est encore plus complexe que celle de la langue: elle se limite souvent à du marketing, de l'animation touristique ou une simple carte postale, bien éloignée de ce qu'est réellement la richesse d'une culture avec plus de 1000 ans d'histoire. Un politique culturelle doit poser la question de la réappropriation pour tous de l'histoire et de l'identité, afin de renforcer la cohésion sociale.   Le rôle des communes dans la diffusion et l'enseignement de la langue catalane   80% des parents sont favorables à l'enseignement du catalan selon une enquête menée en 2018 par le Conseil Départemental, l'Université de Perpignan et la Generalitat de Catalunya. Or, seulement 9% des élèves peuvent l'apprendre en bilingue ou immersif C, faute de moyens pour les accueillir. Comment proposer une offre adaptée à cette forte demande frustrée depuis des décennies?   Si l’enseignement ne relève pas de la compétence de la commune, celle-ci peut faire beaucoup pour favoriser l’enseignement bilingue paritaire: informer les parents sur l’intérêt de cet enseignement, demander des classes bilingues à l'Éducation nationale, à défaut solliciter l’enseignement associatif comme la Bressola, organiser des regroupements pédagogiques intercommunaux, engager des aides maternelles catalanophones et former ceux qui sont déjà sous contrat, favoriser l’affichage et le matériel bilingue dans l’école et proposer des activités périscolaires, ainsi que des animations culturelles en langue catalane.   Il faut que l’environnement des classes bilingues ou d'immersion soit lui-même bilingue et ceci relève en grande partie de la commune qui peut favoriser la présence du catalan dans l'espace public. L’objectif du bilinguisme ne doit pas être limité aux enfants mais assumés par les adultes qui les entourent.   L’éducation commence avant l’école. Les crèches en langue catalane sont une clé importante du succès. Les communes peuvent jouer un rôle direct dans l’ouverture de crèches en langue catalane et française, en donnant l’accès à des locaux pour ces structures, en apportant un soutien financier et en accompagnant les parents dans les démarches administratives.   Des jeunes et moins jeunes de toutes origines ont envie de s’approprier la langue du territoire où ils ont choisi de s'installer. Il y a là une attente importante à laquelle les communes peuvent répondre en organisant des cours de catalan pour les adultes.   Toutes les communes consacrent des budgets souvent significatifs à la culture. Il serait bon de faire une évaluation de la place de la culture catalane dans ces dépenses: mise en valeur de l’histoire, du patrimoine, des traditions locales, soutien aux artistes et productions culturelles locales, promotion des œuvres en langue catalane. Par des appels d’offre ciblés, il appartient aux communes de susciter des projets mettant en valeur la langue et la culture catalanes, de favoriser la création artistique.   Dans les bibliothèques ou médiathèques municipales, l'offre de documents en catalan peut souvent être améliorée. Il faut mettre en valeur ces ressources en invitant les écoles à des lectures et en y organisant des groupes de conversation en catalan.   Autres leviers pour renforcer la catalanité de nos communes   Au niveau de chaque communauté de communes devrait être recruté au moins un animateur catalanophone, spécialement chargé des actions favorisant la diffusion de la langue et de la culture catalanes. Il faut aussi que les communes fassent remonter leurs besoins à l'Office Public de la Langue Catalane (OPLC) afin que des budgets conséquents soient débloqués, comme c'est le cas au Pays Basque ou en Bretagne.   Toutes les communes ont des partenariats divers. Sans renoncer aux autres, les liens avec des communes de Catalogne Sud devraient être particulièrement valorisés pour faciliter la pratique de la langue commune, en développant des liens économiques, sportifs, culturels et entre les écoliers. Actuellement, seulement 10% des communes nord-catalanes ont des liens avec des communes sud-catalanes en raison de la frontière, véritable cicatrice de l'histoire. Les Angelets de la Terra en appellent à une généralisation de ces échanges.   Chaque commune de Catalogne Nord devrait essayer de développer les ateliers ou associations suivantes en le proposant à la population et en se faisant parrainer par les communes du Nord ou du Sud qui ont déjà avancé sur ces sujets: groupe de conversation en catalan, foment de sardana, colla gegantera, correfoc, balls de bastons, équipe de llaguts de rems pour les communes de la côte, etc.   Chaque commune de Catalogne Nord devrait favoriser l'organisation d'activités pour les dates clés liées à la culture catalane en impliquant les association, les commerçants, les écoles et le reste de la population: Goig dels Ous (març), Sant Jordi (avril), Sant Joan (juin), castanyada i vi nou (octobre), Tio de nadal (décembre), festa major (fête patronale), etc. 115 municipis participen al Llibre Blanc de Catalunya Nord 115 municipalités participent au Livre Blanc de Catalogne Nord   Rosselló (subcomarques : Aspres, Corberes, Albera, amb la Marenda, Plana del Rosselló, Riberal del Tet i Salanca). Vallespir (subcomarques : Alt Vallespir, Vallespir Mitjà, Baix Vallespir). Conflent (subcomarques : Alt Conflent, Conflent Mitjà, Baix Conflent, Garrotxes, part de l'Altiplà de Sornià). Capcir Cerdanya (subcomarca Alta Cerdanya)   CAPCIR (6 municipis / 7) Angles, els (Les Angles) Font-rabiosa (Fontrabiouse)  Formiguera (Formiguères) Matamala (Matemale) Portè (Porté-Puymorens)  Real (Réal)    CERDANYA (9 municipis / 27) Ur Angostrina i Vilanova de les Escaldes (Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes) Bolquera (Bolquère) Èguet (Égat)  Er (Err) Estavar Font-romeu, Odelló i Vià (Font-Romeu-Odeillo-Via) Sant Pere dels Forcats (Saint-Pierre-dels-Forcats) Vallcebollera (Valcebollère)   CONFLENT (28 municipis / 53) La Llaguna (La Llagonne) Ralleu (Railleu) Saorra (Sahorre) Toès i Entrevalls (Thuès-Entre-Valls) Aiguatèbia i Talau (Ayguatébia-Talau) Arboçols (Arboussols) Campome (Campôme) Castell de Vernet (Casteil) Censà (Sansa) Clarà i Villerac (Clara-Villerach) Codalet Conat Espirà de Conflent (Espira-de-Conflent) Eus Fillols Finestret Fontpedrosa (Fontpédrouse) Masos, els (Los Masos) Mosset  Molig (Molitg-les-Bains) Nyer Oleta (Olette) Orellà (Oreilla)  Pi de Conflent (Py) Rià i Cirac (Ria-Sirach) Rodès Tarerac (Tarerach) Vernet (Vernet-les-Bains) Vilafranca de Conflent (Villefranche-de-Conflent)   ROSSELLÓ (63 municipis / 92) Prunet i Bellpuig (Prunet-et-Belpuig) La Roca d’Albera (Laroque-des-Albères) Palau del Vidre (Palau-del-Vidre) Santa Maria la Mar (Sainte-Marie-la-Mer) Alenyà (Alenya) Argelers (Argelès-sur-Mer) Bages de Rosselló (Bages) Banyuls de la Marenda (Banyuls-sur-Mer) Banyuls dels Aspres (Banyuls-dels-Aspres) Barcarès, el (Le Barcarès) Brullà (Brouilla)  Cabestany  Calmella (Calmeilles) Cànoes (Canohès) Casafabre (Casefabre) Cases de Pena, les (Cases-de-Pène) Cervera de la Marenda (Cerbère) Clairà (Claira) Corbera (Corbère) Corbera de les Cabanes (Corbère-les-Cabanes) Cornellà de la Ribera (Corneilla-la-Rivière)  Cornellà del Bercol (Corneilla-del-Vercol) Cotlliure (Collioure) Espirà de l'Aglí (Espira-de-l'Agly)  Estagell (Estagel)  Illa (Ille-sur-Têt)   Llauró (Llauro) Millars (Millas)  Montescot  Nefiac (Néfiach)  Oms Òpol i Perellós (Opoul-Périllos)  Paretstortes (Peyrestortes) Pesillà de la Ribera (Pézilla-la-Rivière) Pià (Pia) Pontellà (Ponteilla)  Portvendes (Port-Vendres) Queixàs (Caixas) Salelles (Saleilles)  Sant Andreu de Sureda (Saint-André)  Sant Cebrià de Rosselló (Saint-Cyprien)  Sant Feliu d'Amunt (Saint-Feliu d'Amont) Sant Feliu d'Avall (Saint-Feliu-d'Avall) Sant Genís de Fontanes (Saint-Génis-des-Fontaines)  Sant Hipòlit de la Salanca (Saint-Hippolyte)  Sant Joan la Cella (Saint-Jean-Lasseille)  Sant Llorenç de la Salanca (Saint-Laurent-de-la-Salanque)   Sant Marçal (Saint-Marsal) Sant Miquel de Llotes (Saint-Michel-de-Llotes) Sant Nazari de Rosselló (Saint-Nazaire) Soler, el (Le Soler) Sureda (Sorède)  Talteüll (Tautavel)  Toluges (Toulouges)   Torre del Bisbe o Torre d'Elna, la (Latour-Bas-Elne)   Torrelles de la Salanca (Toreilles)  Trullars (Trouillas) Tuïr (Thuir)  Vilallonga dels Monts (Villelongue-dels-Monts) Vilamulaca (Villemolaque)  Vilanova de Raò (Villeneuve-de-la-Raho)  Vilanova de la Ribera (Villeneuve-la-Rivière)  Vingrau   VALLESPIR (9 municipis / 21) Arles (Arles-sur-Tech) Banys d’Arles i Palaldà, els (Amélie-les-Bains-Palalda)  Costoja (Coustouges) Menera, la (Lamanère) Montboló (Montbolo) Morellàs i les Illes (Maureillas-las-Illas) Reiners (Reynès)  Sant Joan de Pladecorts (Saint-Jean-Pla-de-Corts) Serrallonga (Serralongue)
Collectif de musiciens de Catalogne Nord pour la langue catalane : 280 enregistrements, 14 albums et de nombreux concert
Depuis 2010, les Angelets de la Terra ont impulsé en Catalogne Nord un renouveau de la musique actuelle d'expression catalane (rock, reggae, électro, pop, punk, rumba...). Plus d'une centaine d'artistes de toutes origines (majoritairement des professionnels) ont chanté en catalan dans notre collectif alors que la majorité d'entre eux ne parle pas catalan. Cette invitation leur a permis d'exprimer leur attachement à l'identité du territoire où ils vivent en développant un répertoire en catalan qu'ils ont mélangé à leur répertoire en français, anglais, espagnol ou autres langues. Cette diversité est une richesse.   - 14 disques édités dont un « best of » distribué avec la Revue Enderrock; - plus de 280 chansons en catalan enregistrées; - de nombreux concerts et festivals dans tous les Pays Catalans; -  "Concerts per la Llibertat" en soutien aux prisoniers et exilés politiques catalans avec 39 groupes du collectif.   Liste non exhaustive de musiciens nord-Catalans du collectif Angelets de la Terra que vous pouvez écouter sur le site des Angelets:   … qui peuvent faire un concert en totalité ou en partie en catalan Buenasuerte, Balbino Medellin, Eric el Català, Gerard Jacquet, Julio Léone, Joan Ortiz, Llamp te Frigui, Muriel Perpigna, Farré & Trichot, ...   … qui ont quelques chansons en catalan dans leur répertoire Al Chemist, Annabelle Scholly Lotz, Blue Sol, Chris the Cat, Gaëlle Balat, La Reskape, Norha, Titi Robin & Roberto Saadna, Romain Lucas, Rumba Coumo, Stéphanie Lignon,  ...   Les municipalités qui souhaitent promouvoir notre langue peuvent organiser régulièrement des concerts en catalan et favoriser ainsi la vitalité et la création artistique en catalan. Les municipalités donneraient la priorité aux artistes nord-catalans, tout en favorisant des échanges avec des artistes de tous les Pays-Catalans. Elles peuvent aussi demander à tous les groupes qu'elles programment d'intégrer du catalan dans leur répertoire, afin de les motiver à utiliser le catalan. De nombreux artistes nord-catalans ont participé au Collectif Angelets de la Terra de musiciens de Catalogne Nord pour la langue catalan même s'ils ne parlent pas catalan ou n'ont pas l'accent (comme cela est le cas pour la plupart des artistes français qui chantent en anglais...). Enfin, la mairie peut encourager les organisateurs de festivités sur la commune à avoir la même démarche en faveur de la promotion de la langue catalane.   Quelques vidéos de concerts du Collectif Angelets de la Terra de musiciens de Catalogne Nord pour la langue catalane: Els Angelets de la Terra vam publicar 14 discos que inclouen un "best of" distribuït amb la revista Enderrock, els 4 discos homenatge Giné i 9 recopilatoris (8 + 1 occità-català) :   -  Recopilatori n°1 : « Col·lectiu Joan Pau Giné » amb 16 cançons de 12 formacions musicals. Publicat pels Angelets de la Terra i presentat l’11 de setembre de 2010 (Diada de Catalunya). -  Recopilatori n°2 : « Col·lectiu Joan Pau Giné » amb 21 cançons de 21 formacions musicals. Publicat pels Angelets de la Terra i presentat el 7 de novembre 2010 (Diada de Catalunya Nord). - Recopilatori n°3 : « Homenatge a Jordi Barre », amb 21 cançons de 21 formacions musicals. Publicat pels Angelets de la Terra i presentat a la premsa el 25 de febrer de 2012. La primera cançó del disc és un duo d'en Jordi amb en Cali. Altres grups fan versions de cançons d'en Jordi: La Berne amb Canta Perpinyà; Stéphanie Lignon i d'en Pascal Bizern ens transporten amb Crec i Tan com me quedarà; Llamp te Frigui dona un toc rock a la cançó Els hi fotrem; Norha ens proposa una fusió amb tenores per Torna venir Vicens; Al Chemist van interpretar Parlem català i Davy Kilembé canta Soc de Perpinyà. - Recopilatori n°4 : « Col·lectiu Joan Pau Giné », amb 22 cançons de 22 formacions musicals. Publicat pels Angelets de la Terra en abril de 2012 per la Sant Jordi. - Recopilatori « Best Of Col·lectiu Joan Pau Giné » : Editat i regalat amb un numero de la revista Enderrock al setembre de 2012. - Recopilatoris de 4 discos : Homenatge a Joan Pau Giné pels 20 anys de la seva mort, « Canten Giné » publicat a l’abril de 2014 pels Angelets de la Terra amb « Adiu, ça va » i el consell Departamental de Catalunya Nord. Director artístic : Ramon Faura (de gener a desembre 2013). - Recopilatori n°5 : « Catalunya Occitània Songs », amb 23 cançons i 23 formacions musicals. Publicat pels Angelets de la Terra i presentat a la premsa el 21 d’abril de 2014 per la Sant Jordi. - Recopilatori n°6 : « Col·lectiu Angelets de la Terra de músics de Catalunya Nord per la llengua », amb 21 cançons de 21 formacions musicals. Publicat pels Angelets de la Terra i presentat a la premsa el 5 de gener de 2016. - Recopilatori n°7 : « Col·lectiu Angelets de la Terra de músics de Catalunya Nord per la llengua » amb 20 cançons de 20 formacions musicals. Publicat pels Angelets de la Terra i presentat al gener de 2017. - Recopilatori n°8 : « Col·lectiu Angelets de la Terra de músics de Catalunya Nord per la llengua ». Publicat pels Angelets de la Terra i presentat el 25 de juny de 2017 durant un concert de Balbino Medellin amb Marina Rossell, organitzat pels Angelets de la Terra i l’Institut Font Nova, al teatre municipal de Perpinyà. En aquest vuitè recopilatori, Llamp te Frigui ha musicat un text de Ramon Faura "Angelets" per retre homenatge als herois, revoltats del Vallespir. - Recopilatori n°9 : « Col·lectiu Angelets de la Terra en suport als presos, exiliats i represaliats polítics catalans ». Publicat pels Angelets de la Terra i presentat l'octubre de 2018. En aquest recopilatori surten els grups que participaran en els cinc festivals de música, quatre manifestacions festives i reivindicatives, com les cinquanta exposicions amb projeccions, debats i música solidàries organitzades pels Angelets de la Terra entre 2018 i 2019.   Vet aquí el balanç del Col·lectiu Angelets de la Terra després de vuit  anys de projectes i trobades: 14 discos (9 discos recopilatoris dels músics de Catalunya Nord, 4 discos en homenatge a Joan Pau Giné amb músics de tots els Països Catalans i un "best of" en la revista Enderrock); participació de quasi 200 formacions musicals (aproximadament 500 músics de tots els Països Catalans); edició del documental « Col.lectiu Joan Pau Giné 2010 » realitzat per Richard Bantegny i Ramon Faura; concerts arreu dels Països Catalans; alguns reportatges amb TV3 (La Sonora), França 3 (Viure al País), França 5 (Echappées Belles); Coup de Cœur Charles Cros pour "Canten Giné"; Premi d'Actuació Cívica de la Fundació Lluís Carulla al fundador del Col·lectiu, Ramon Faura; …   > Recopilatori n°1 MUSICIANS OF NORTH CATALONIA Editat el 11 de setembre de 2010   1 Samir & Lili Baba – L’Estaca (Lluís Llach)             5’13 2 Llamp te Frigui – L’Allioli (Joan Pau Giné) 3’58 3 Cantamu in Puisia (Nanou Planes) – Somni (Coleta Planas) 4’22 4 Joan Pere (Le Bihan) – Endevinalla 1’39 5 Lili Baba – Toca la guitarra 2’37 6 Blues de Picolat – La Noia del Mississipi            3’25 7 R-Can & Tekameli – Cante 3’15 8 Bea – Perpinyà 2’13 9 Llamp te Frigui – Les Minyones de Tuïr 4’55 10 Nicolas Batlle – Aquest matí 3’00 11 100 Grammes de Têtes – Xica Jamaïca 3’48 12 Blues de Picolat – País Bonic 3’37 13 Joan Pere (Le Bihan) – Fulles mortes 4’51 14 Bea – Oda a Giné 3’54 15 Kajal de la Vila – Taxi boig (Joan Pau Giné) 3’30 16 Alexandre Guerrero – L’emigrant 3’07 Agraïments : Benjamin Borne pel mastering , Samir Mouhoubi per la gravació de les cançons 1, 3, 4, 5, 10, 13 i 15 en el menjador d’en Rammon Faura.   > Recopilatori n°2 MÙSICS ROSSELLÓ Editat el 7 de novembre de 2010   1 Aude & Samir – Els segadors (himne de Catalunya) 3’50 2 Llamp te Frigui – Eskalibad Boys (Didier Borg) 3’13 3 Benquebufa – Adiu, ça va ? (Joan Pau Giné) 4’52 4 Sabor de Perpinyà – Cantem una rumba 4’10 5 Joan Ortiz – Dolça princesa 3’18 6 AOC – La nit mai s’acaba 3’32 7 Guillem Rotg – Somni vodoo 3’34 8 P18 Live Machine (T. Darnal ex Mano Negra) – Guantanamera 4’08 9 Rodney Gemmell – Amor meu 2’46 10 Alex Andujar & Les August – La lluna 3’40 11 Lili Baba & Nanou Planes – El petit tren grog 3’38 12 Florent Berthomieu – Pena 2’42 13 Andy Ritchie – El vi 2’18 14 Zompa – Zompa 4’09 15 Chris The Cat – Snail Boy 3’03                                              16 100 Grammes de Tête – Santa Espina 2’49 17 Les Petites Laines – Isabel 5’12 18 Barrio Jaleo – Polítics assassins 3’20 19 Jean-Luc Durozier – Amb la lluna 3’50 20 Benquebufa – Bona nit cargol (Joan Pau Giné) 4’05 21 Sabine & Samir – Afegits 5’02 Agraïments : Gerard Jacquet, Coleta Planas, Christian Martinez per la traducció de la cançó 15, Idali Vera, Benjamin Borne pel mastering, Samir Mouhoubi per la gravació de les cançons 1, 4, 5, 9, 11, 12, 13, 15, 19 i 21 en el menjador d’en Rammon Faura.   > Recopilatori n°3 HOMENATGE A JORDI BARRE Editat 2011    1 Cali & Jordi Barre – Quan el dia per fi tornarà 4’21 2 Benquebufa – Bages (Joan Pau Giné) 4’05 3 La Berne – Canta Perpinyà (Jordi Barre) 3’16 4 Julio Leone – Venim del Nord 2’19 5 Stéphanie Lignon – Crec (Jordi Barre) 3’08 6 Olive Deus – Ah què és bonic ; Quan ve l’estiu 3’44 7 Pascal Bizern – Tan com me quedarà (Jordi Barre 5’29 8 Kanélé – M’en vaig a peu (Joan Manuel Serrat) 3’03 9 Llamp te Frigui – Els hi fotrem (Jordi Barre) 3’39 10 Norha – Torna venir Vicens (Jordi Barre) 2’45 11 Eskalibad’Boys – Vine amb jo 2’33 12 Chris the Cat – Al vent (Raimon) 3’12 13 Summertime (Anne-Erell Tor) – Mireu el nostre mar 2’44 14 Al Chemist – Parlem català (Jordi Barre) 3’37 15 Xavier Panades – El cuc (Joan Pau Giné) 3’18 16 Disada – On és l’amor ? 4’58 17 Joan Ortiz – Ay mentides 3’35 18 Davy Kilembé – Sóc de Perpinyà (Jordi Barre) 5’39 19 Rumberos Catalans – Han arribat 2’28 20 Abdou Belfquih – Quartets per al rei dels reis 5’20 21 Nathalie Cadet – L’àguila negra (Barbara) 4’56 Agraïments : famílies Giné i Barre, Jep Gouzy per traducció (20), Benjamin Borne per la gravació de les cançons 3, 4, 5, 6, 9, 16 i 20), Gerard Jacquet, Franck Sala i Ramon Faura.   > Recopilatori n°4 Editat en 2012   1 Gerard Jacquet – La plana 2’52 2 Blue Sol – Ara 2’57 3 Berkeley Wright – Un parpanyol (Gerard Jacquet) 4’19 4 Byos (Yolanda Hernandiz) – Un cantic a la senyera (E. Garcia) 3’11 5 Buenasuerte – Compare (Alex Lucas) 5’51 6 Kali Maalem – Com he fet sempre (Mai way) 3’13 7 Romain Lucas – Ollada (Alex Lucas) 5’18 8 Céline Fernandez – Salut a Pesillà (Pau Berga, Franck Sala) 3’23 9 Jako – L’estomp de bosco 2’54 10 La Tchave – Mestissa ron mùsica 1’57 11 Wookie de Llet (B. Sala) – Bressol de tots els blaus (Lluís Llach) 3’16 12 Romane Flachot & Andy Richie – La crisa (Joan Pau Giné) 2’10 13 Raimond le Troubadour – Cecilia (Yves Rouquette) 4’11 14 Summertime (Anne-Erell Tor) – La balada de Lucas 3’40 15 Vodoo (Guillem Rotg) – Arbre de lluna (Père Figueres) 3’15 16 Stéphanie Lignon – Dona 3’21 17 Llamp te Frigui – Què ens queda ? 3’38 18 Benquebufa – Pensa-te (Joan Pau Giné)       3’34 19 Brenn Korz’h (S.Wright) – Mai és lliure 2’55 20 Zompa – Balada impopular 4’49 21 Höly Ghöst – Deixa’m dir una cosa (Sopa de Cabra) 3’36 22 Skamping Car (Alex Andujar) – Terra d’aquí 4’13 Agraïments : Renada Laura Porte per la traducció de la cançó 16, família Giné, Benjamin Borne pel mastering, Gerard Jacquet per la traducció de la cançó 9, Pierre Mugnier-Wright Shede Prod, Franck Sala i Ramon Faura.   > Recopilatori n°5 CATALUNYA OCCITANIA SONGS 1 Editat el 21 d’abril de 2014   1 Joan Pau Verdier (Perigord) – Filh de lop 4’20 2 Gerard Jacquet (Rosselló) -  Una mala concurrència 3’18 3 Igor (Perigord) – Toca maneta 4’48 4 Llamp te Frigui (Rosselló) – Papà Sardà 3’04    5 Talabast (Perigord) – Los Caulhets 4’06 6 Muriel Falzon (Rosselló) – Venim del Nord venim del Sud (Llach) 2’52 7 Peiraguda (Perigord) – Sèm e serèm 3’56 8 Donallop (Illes Balears) – Jo és la mar (Joan Pau Giné) 2’58 9 Almacita (Perigord) – Camina 3’20 10 Albert Bertomeu (País Valencià) – Bruixes de l’amor (JP. Giné) 3’09 11 La Torna (Perigord) – La marçolada (M.Chapduelh) 2’21 12 Soham (Occitània) – L’amic Jordi (J-Pierre Lacombe-Massot) 4’46 13 Les Bizbilles (Perigord) – Vaqui 2’56 14 Samuel Arba (Sardenya) – Avui plou (Joan Pau Giné) 3’22 15 Terre d’Avril (Perigord) – Lo darrier somni (C. L-Diaz, T.Parsat) 4’51 16 Donadagua (Rosselló) – El teu amor (Dusminguets) 3’23 17 Enllà (Rosselló) – Abril 74 (Lluís Llach) 2’25 18 Céline Figueras (Rosselló) – I només amb l’amor (J.Brel)        3’21 19 Lluís Vicent  (País Valencià) – Cant per l’amiga (Joan Pau Giné) 3’45 20 Yannick Palomino (Rosselló) – Sóc català del Nord 3’04 21 Les Batteurs Rient (Perigord) – Los sacrifias 3’22 22 Sono Loco (Perigord) – Dangerosa 4’04 23 Neva (Rosselló) – Catalunya 3’43   > Recopilatori n°6 MÚSICS DE CATALUNYA NORD PER LA LLENGUA Editat el 5 de gener de 2016   1 Balbino Medelin – I si canto trist (Lluís Llach) 3’28 2 Llamp te Frigui & Gerard Jacquet – Electrificat (G.Jacquet) 2’44 3 Ghetto Studio – Gatalans (Julio Leone) 4’34 4 Jimmy Vila – Passa 3’05 5 AJT – Els segadors 4’21 6 Blues de Picolat – La maleta (K.Moore/C.Sarrat) 4’41 7 La Reskape – Tots anem a sortir (C.Canal/J.N.Trac) 3’55 8 Un Air de Fête – Il.lusions (Joan Pau Giné) 2’47 9 Buenasuerte & Cobla Tres Vents – Ventilador (Alex Lucas) 5’16 10 Delphine Bassols – Què és una vida? 4’13 11 Joan Ortiz – És la terra 3’34 12 Pascaline – Els contrebandistes 3’03 13 Lisa – Boig per tu (Sau) 3’02 14 Padya – Jo vinc d’un silenci (Raimon) 2’37 15 Eric Ragu – Declaro 3’15 16 Gipsy Nur Project – Cor segellat (Núria Jaouen) 5’17 17 Pepper N’Soul – Hard Time 3’39 18 Brain Market – Nina una nit 2’49 19 Norha – La gent puta (Joan Pau Giné) 4’51 20 Stéphanie Lignon – Renunciar (Joan Pau Giné) 2’02  21 Sergi López & Bulma – Perpinyejar (Joan Pau Giné) 4’35                        Gravació i mescla : Ivàn Lorenzana, associació cultural Crearte (16) ; Producció : La Horde – Label Sauvages modernes (1) ; Arranjaments : Jean-Frédéric Ciaravolo (12) ; Agraïments : Franck Sala i Ramon Faura.   > Recopilatori n°7 MÚSICS DE CATALUNYA NORD PER LA LLENGUA Editat al gener de 2017   1-      Llamp te Frigui – Corrandes d’eili (Père Quart) 3’40 2-      Virginie Turquin – No em planyo de res 2’25 3-      Annabelle Scholly Lotz – Cançó per a les dones (Guillem d’Efak) 4’45 4-      Ghetto Studio – Salta, salta 2’43 5-      AJT – Voldria5’35 6-      Univers-Sales – Pensant en veu alta 3’39 7-      La Reskape – És un país 3’53 8-      Christine – Aquell infant 3’26 9-      Buenasuerte – M’en vaig a peu (JM.Serrat) 4’17 10-   Sylvie Rodriguez – Passatge obligat (S.Rodriguez, S.Lignon) 3’58 11-   Vincent Vila – Cap idea 4’31 12-   Nayah Mestres – Pren el temps de viure (J.Tocabens) 4’38 13-   Blues de Picolat – Bye bye 3’54 14-   Trio Sensible – Tan com me quedarà (Jordi Barre) 4’42 15-   Els Missatgers – Abril 74 (Lluís Llach) 3’21 16-   Rumba Coumo – De Perpinyà a Barcelona 3’24 17-   The Lost Station – Llibertat 3’36 18-   Goulamas’k – Skatalunya 5’34 19-   Dégradin Amélia – El cant dels ocells 3’14 20-   Jean-Baptiste Sparr Trescases – Els hi fotrem (Jordi Barre) 3’46   > Homenatge a Joan Pau Giné pels 20 anys de la seva mort « Canten Giné » Editat a l’abril de 2014 amb Adiu, ça va. Director artístic : Ramon Faura (de gener a desembre 2013) Les versions d'en Giné es poden escoltar a deezer   CD1 (Canten Giné) 02 Verdcel - La marinada 5:41 (altre video) 03 Meritxell Gené – Espieu 3:48 04 Patch - Hi pensem 3:28 05 Strombers – Nina 4:25 06 Ghetto Studio – Camins 2:12 07 Relk - El meu país 3:47 08 Norha - La gent puta 4:45 09 Clara Andrés - Taxi Boig 3:24 10 9son - La lletra 3:34 11 Albert Jordà - Records de vida 3:55 12 Es Reboster - Dones que sun estimat 2:58 13 Enric Cabra - Avui plou 3:42 14 Els Papalagi - Diguem-ho 4:05 15 Sergi López i Bulma – Perpinyejar 4:32 16 Llamp te Frigui - M'agrada pas 2:42 17 Rumb al Bar - La rata panera 3:31 18 Gerard Jacquet i Marina Rosell - L'allioli 3:32 19 Òwix - Un simple militant 2:57 20 Sam Destral - Afer de gustos 2:19 21 Carles Dénia - Les Bruixes de l'amor 4:06 22 Marta Rius - Fulla de tardor 3:13   CD2 (Canten Giné) 01 Projecte Mut - El món rodó 3:43 02 Stéphanie Lignon – Renunciar 2:00 03 Dídac Rocher - Cant per l'amiga 3:30 04 La Carrau - Cançó descolorada 3:27 07 Aires Formenterencs - El meu país II 2:58 06 La Senyoreta Descalça - El cuc 3:27 08 Montse Castellà – Mercedès 4:29 10 Titot i David Rossell - El temps de les cireres 3:09 09 Buenasuerte – Bages 4:25 11 Atzukak - El 10 de maig 3:44 12 Bonobos – Drapeus 3:29 13 Els Delai - Els homes de la por 2:48 14 Josep Tero - Ho farem 3:39 15 Cesc i Montse - Pensa-te 2:24 16 Claudia Crabuzza - Si voleu fer guerra 4:06 17 Jordi Montañez - Els dies 3:12 18 Oriol Vilella - Les darreres noves 3:48 19 Smoking Soul's - L'home de cent anys 2:58 20 Corrandes son corrandes - Pallagostins de l'estiu 2:18 21 Pere Vilanova - Vetllada 4:16 22 Malva de Runa - Darrer camí 3:59   CD3 (Canten Giné) 01 Rosa Luxemburg - Hi ha los 2:50 02 Andreu Valor - Parla-me, diguis-me coses 4:26 03 Gent del Desert - Les velles barques 2:46 04 Claudio Gabriel Sanna - La, la la, la 3:38 05 Marta Elka - Argelers 4:03 (altre video) 06 Josep Romeu - Demanem la paraula 2:41 08 Carles Belda - El xirment 2:47 09 Lilo - Un dia tindrem fred 3:05 10 Maitips - Adiu, ça va 2:58 11 Xavier Baró - Montparnasse 5:04 12 Blues de Picolat - Strip Tease 3:04 13 Dekrèpits - Hi ha merda a mar 4:07 14 Narcís Perich - D'un banda a l'altra del rideu 4:30 16 Serge Lladó - El grec 2:50 17 Albert Bertomeu - Sant Marc 3:36 18 Micu - Qüestió d'amor 3:13 19 Llunàtiques - Els mestres educats 3:15 20 Ull de vellut – Catalana 3:17 21 Benquebufa - Je chante 4:18 22 Ai Carai! - Mare gata 2:51 23 Romane Flachot i Andy - La crisa 2:08   CD4 (Canten Giné) 01 El Diluvi – Peret 3:13 02 Peret Reyes - L'adam 3:34 03 Pascal Bizern – Diumenge 2:18 04 Joan Ortiz - Un pais nou 4:22 05 Flying Frogs - Recital Circus 1:13 06 Un air de fête - Les il.lusions 3:40 08 Igor - La caputxeta roja 3:55 09 La caixa de gel - La televisio 4:18 10 Yacine i the Oriental Groove - Cremat l'home 1:40 11 Antoni Nicolau – Padrina 3:49 12 L'Exèrcit d'Islàndia – Desig 3:35 13 Anton Abad - Bona nit cargol 2:08 15 Atz'Art - L'home del bosc 3:57 16 Dealan - Darrer Cami 4:04 17 Hugo Mas i Caçacérvols - Hi pensem 4:10 18 Inuk - La gent puta 1:31 21 Sr. Mit - Les velles barques 2:52 22 Riu - Diguem-ho 3:45 24 Xavier Panades - El cuc 3:18   (dessin illustrant cet article de Jaume Gubianas Escudé)
Les Angelets de la Terra du XXIᵉ siècle sèment la catalanité depuis un quart de siècle
Els Angelets de la Terra est une association de Catalogne Nord fondée en 2001 pour promouvoir la langue et la culture catalanes et les liens avec la Catalogne. A l'origine un club de rugby de l'USAP, ils ont publié 39 magazines bilingues, contribué à la création de clubs USAP, formé un collectif de musiciens et organisé des activités culturelles, notamment un soutien aux droits des Catalans du sud avec des manifestations et des festivals. En 2020, ils ont lancé le Livre blanc de la Catalogne du Nord avec 55 propositions culturelles, et en 2023 ils ont lancé les Rencontres sans frontières des communes catalanes. L’été 2025, els Angelets lancent la campagne "Une langue sans frontières", en proposant à toutes les municipalités catalanes d’approuver une motion exprimant leur volonté de défendre la langue commune et de renforcer les liens Nord-Sud. À l’occasion de la campagne des élections municipales en Catalogne Nord, ils publient le Livre Blanc de l’enseignement catalan, en soulignant la nécessité de généraliser l’enseignement bilingue dans les villes et villages, de la maternelle au lycée.  2026 sera l'année des travaux du Centre Culturel de Catalogne Nord que les Angelets créent à Ribesaltes. De 2001 à 2009, les Angelets de la Terra ont aidé à créer des penyes de l'USAP (groupes de supporters) dans tous les Pays Catalans, afin de participer à effacer les frontières physique et psychologique entre les territoires où les gens parlent catalan. Tout d'abord penya officielle de l'USAP, les Angelets deviennent aussi une penya des Dragons Catalans car ces deux clubs de rugby sont des symboles importants de la catalanité en Catalogne Nord.   Depuis 2006, les Angelets organisent de nombreux évènements culturels pour promouvoir la langue et la culture populaire catalanes au travers de festivals, concerts, correfoc, lectures de poésies, cinéma, théâtre, expositions, débats, randonnées,...   Voici les principaux projets des Angelets de la Terra:   - Revista Angelets de la Terra (2001-2009): 39 exemplaires de 16 pages en couleur, en catalan et en français, sur les Pays Catalans.   - Sant Jordi Jove (2006-2008): concours de dessin des classes de l'APLEC, une émission de radio en direct, un concert sur le Quai Vauban de Perpignan.   - Nit de Poesia (2006-...): soirée poétique et musicale avec des poètes de tous les Pays Catalans dans différents lieux de Perpignan et communes.   - Descobrir Catalunya (2006-2011): déplacements en bus et excursions pour faire découvrir aux citadins les fêtes traditionnelles comme la Trobada del Canigó ou la Festa de l'Os.   - Català a la SNCF (2006-2007): campagne pour demander une signalétique en catalan et français dans les gares de Catalogne Nord, avec le soutien de la Plataforma per la Llengua.   - Setmana per la Llengua (2007-2012): un festival avec des soirées à thèmes, destiné à montrer la diversité de la création artistique en catalan dans le cinéma, la musique, la poésie et le théâtre. Organisé la première année à l'Université de Perpignan en collaboration avec dix associations d'étudiants africains, puis dans différentes communes.   - Cine'Cat (2007-2011): en collaboration avec le Cinéma Castillet, nous avons présenté une quinzaine de films et les deux documentaires que nous avons réalisés    - Els Cremats de la Tet (2007-2008): la "colla de diables" des Angelets qui a organisé ou participé à une dizaine de correfocs.   - Col·lectiu de músics de Catalunya Nord per la Llengua (2010-...) : collectif destiné à favoriser la création de musique actuelle en catalan; participation de plus de 100 groupes de tous styles musicaux (reggae, jazz, rock, électro,...); 14 disques édités dont un « best of » distribué avec la Revue Enderrock; plus de 200 morceaux enregistrés; des dizaines de concerts dans tous les Pays Catalans.   - Homenatge a Joan Pau Giné (2013-2014): les Angelets ont coordonné 90 groupes de tous les Pays Catalans qui ont fait des versions de toutes les chansons de Giné.   - Label Culturel pour les mairies de Catalogne Nord (2020-...): en faveur des échanges transfrontaliers, de la culture et des traditions catalanes.   - etc.   En 2018 et 2019, nous avons été l'une des pièces maîtresse du mouvement populaire en solidarité avec les prisonniers et exilés politiques Sud-Catalans. Une cinquantaine de maires de toute la France, principalement de Catalogne Nord, ont accueilli "Visca per la Llibertat" l'exposition de photojournalisme des Angelets (43 photographes et 242 photos), la projection d'un documentaire et les débats sur le référendum d'autodétermination en Catalogne, les quatre festivals "Concerts per la Llibertat" (39 groupes de notre collectif avec des invités Sud-Catalans et Occitans) et la "Trobada per la Llibertat" avec 20 poètes de Catalogne Nord et Sud. Le 19 octobre 2019, nous avons organisé la grande « Manifestation pour la liberté et la démocratie » à Perpinyà, en présence d'une quarantaine de maires et adjoints, de conseillers régionaux et départementaux, des deux sénateurs et de 2000 personnes (selon L'Indépendant). De nombreuses associations et personnalités ont participé à cette manifestation unitaire: Ligue des Droits de l'Homme; Penyes de l'USAP, des Dragons Catalans et du FC Barcelona; Maire de Perpinyà et président de la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée Métropole; Collectif des 100 maires solidaires de Catalunya Nord; Vice-président du Conseil Départemental Nicolas Garcia; vice-président du Conseil Régional Guy Esclopé; Fédération Sardaniste du Roussillon; Association de la Flamme des Pays Catalans; etc.   Début 2020, les Angelets de la Terra ont souhaité se centrer davantage sur les problématiques de Catalogne Nord et amplifier leur collaboration avec les élus locaux, en proposant à tous les candidats aux municipales de porter le « Label Culturel des Angelets de la Terra » et de signer leur charte.   En avril 2021, les Angelets ont rédigé 55 propositions concrètes afin de donner des outils aux municipalités souhaitant développer les trois axes de la charte: - Normalisation de la présence du catalan dans l'enseignement et l'espace public; - Promotion de la culture, de l'histoire et des traditions populaires catalanes; - Amplification des échanges économiques, culturels, sportifs, scolaires et associatifs avec le reste des Pays Catalans.   En mai 2021, 55 municipalités de Catalogne Nord ont adhèré à une partie ou à la totalité de ces propositions et collaborent à la rédaction du « Livre Blanc de Catalogne Nord » où elles ont énoncé leurs projets et actions. El juny de 2022, els Angelets vam editar la segona edició del Llibre Blanc de Catalunya Nord, aquesta vegada amb la participació de 115 municipis dels 198 municipis catalans. Hem constatat que aquest compromís a implementar almenys una de les 55 propostes del Llibre Blanc ha afavorit un replantejament de les polítiques municipals en favor de la cultura catalana, amb exemples com la multiplicació de les Festa Major i les Festes Catalanes. Aquesta segona edició del Llibre Blanc va incloure també una enquesta realitzada per l’associació a totes les alcaldies per conèixer la seva posició sobre cadascuna de les 55 propostes. Es va revelar que una immensa majoria de les comunes volen desenvolupar intercanvis amb municipis de Catalunya Sud, mentre que només una petita part manté actualment vincles actius amb el sud. Trobades sense Fronteres Els Angelets vam entrevistar diversos càrrecs electes per comprendre les raons de la manca d’enllaç entre el nord i el sud de Catalunya. Va emergir que el marc dels agermanaments és massa feixuc administrativament, que els vincles es perden quan hi ha canvis de govern municipal i que limitar els intercanvis a un únic municipi no és satisfactori. Sovint és possible desenvolupar intercanvis esportius amb un municipi, escolars amb un altre i culturals amb un tercer. A partir d’aquest diagnòstic vam organitzar la primera Trobada sense Fronteres a Sant Cebrià de Rosselló (Saint-Cyprien) el desembre de 2023, amb la participació d’una quarantena de municipis de Catalunya Nord i Sud. Allà es va establir una carta, signada per tots els participants, que defineix el tipus de relacions que volem impulsar entre els municipis. Es va decidir celebrar dues trobades anuals, una al nord i una al sud. La segona trobada va tenir lloc a Bàscara (Empordà), la tercera a Tuïr (Rosselló), la quarta a Campllong (Gironès) i la cinquena al Centre Cultural de Catalunya Nord creat pels Angelets a Ribesaltes. Una centena de municipis han participat en aquestes trobades, amb representants de tots els corrents polítics. La llengua dels intercanvis és el català, ja que hem considerat que una de les causes del fracàs de les polítiques transfrontereres subvencionades els darrers 30 anys és que han estat plantejades com a trobades franco-espanyoles. Les Trobades sense Fronteres són, en canvi, trobades catalano-catalanes i es desenvolupen naturalment en català. A Catalunya Nord, alguns electes parlen poc català i d’altres encara no el parlen, com és el cas dels batlles de Vilafranca de Conflent, Clairà o de la batllessa de Vilamulaca. Tot i així, tots comparteixen la voluntat de defensar la llengua i la cultura catalanes. L’estiu de 2025, els Angelets vam proposar a tots els municipis de Catalunya Nord i Sud una moció demanant el reconeixement oficial del català per part de la Unió Europea i reafirmant la voluntat de reforçar els vincles entre Nord i Sud. El desembre de 2025, aproximadament 200 municipis ja l’havien aprovat. La moció serà presentada el 30 de gener al Parlament de Catalunya, en presència del president del Parlament, en una trobada que equivaldrà a la 6a Trobada sense Fronteres. Està igualment en estudi organitzar una trobada sense fronteres a la Cambra de Comerç i Indústria de Perpinyà, amb la participació de les cambres de comerç de Catalunya Sud i de tots els municipis que ja participen a les Trobades. El tema de la 7a Trobada sense Fronteres serà els intercanvis econòmics, i per això ja s’han iniciat contactes amb les cambres de comerç del País Basc per convidar-les i perquè puguin presentar la seva cambra de comerç transfronterera, creada el 2010.   Col·laboradors dels Angelets de la Terra a Catalunya Nord (2001-2020)   Universitat de Perpinyà, Casa de la Generalitat a Perpinyà, Ligue des Droits de l'Homme, La Ligue 66, Le Portail à Roulettes (Salses), L'Anthropo (Perpinyà), La Fabrica (Illa), Cinéma Castillet, Col·lectiu Joves del Rosselló, Casa Musical, Centro Espagnol, Regidoria Catalana de Perpinyà, Le 35 Quai Vauban, Le Théâtre des Hautes Rives, Le Théâtre de la Complicité, Le Théâtre de L'Echappée, Le Théâtre Primavera, La Bressola, Porta dels Països Catalans, Ida y Vuelta, Federació per la Llengua, Centre Cultural Català del Vallespir, Angelets del Vallespir, Radio Zigomar, France Bleu Roussillon, Arrels, APLEC, Perpignan TV, Federació Sardanista del Rosselló, Agissons Pays Catalan, Associació de la Flama dels Països Catalans, Comité international des feux de la Saint-Jean, Actions Pays Catalan, Penya Bronca 2003, Penya de l'Aspre, A 100 Mètres du Centre du Monde, L'Archipel Contre Attaque, Penyes Blaugranes de Catalunya Nord, Penya dels Trabucaires amb la USAP, Penya dels Dragons del Riberal, Penya Catalans Endavant, Terre de Pierres, Els amics del castell d'Òpol, Bureau des Etudiants, Associations Africaines de l'UPVD, Renaissance de Vernet Salanque, Prats Endavant,...   Col·laboradors dels Angelets de la Terra en els Països Catalans (2001-2020)   Casal Jaume Primer de Vila-real, Col·lectiu Ovidi Montllor (País Valencià), Generalitat de Catalunya, Enderrock, Plataforma per la Llengua, Òmnium Cultural, Tradicionarius (Gràcia, Barcelona), Via Fora (Gràcia, Barcelona), El Forn (Girona), Tercera Via (Santa Perpetua de Mogoda), Universitat Nova Història (Montblanc), CAL, Vilaweb, Consell Nacional de la Joventut de Catalunya, Assemblea Nacional Catalana, Associació Catalana pels Drets Civils, Consell per la República, Institut Català de les Empreses Culturals, Associació de Sales de Concerts de Catalunya, Fira Mediterrània, Associació de Productors i Editors de Catalunya, Direcció General de Promoció i Cooperació Cultural de la Generalitat de Catalunya, Associació de Representants, Promotors i Managers de Catalunya, Associació Professional de Músics de Catalunya, Correllengua, APPEC, Unió de Músics de Catalunya, Associació de Músics i Intèrprets en Llengua Catalana, Xarxa Vives d'Universitats,...   Col·laboradors dels Angelets de la Terra en altres nacions sense estat (2001-2020)   -Bretagne: Festival du Livre en Bretagne (Carhaix), Ai'ta, ... - Occitània: Calandreta, Casal Català de Montpeller, Casal Català de Tolosa, La Carmagnole (Montpeller), La Tor deu Borrèu (Pau), ... - Euskadi, Pays Basque: Demo, Mediabask, Kalostrape, Ostatua, ...
Qui est Ramon FAURA i LABAT, coordinateur des projets de l'association des Angelets de la Terra?
Ramon Jordi Joseph Faura i Labat (né à Perpignan en 1979) est une personnalité de la vie culturelle et militante en Catalogne Nord. En 2001, après avoir appris le catalan lors d'une année ERASMUS à Girona, il fonde l’association Angelets de la Terra, devenue une référence pour la diffusion et la dynamisation de la culture catalane dans le Roussillon et le reste de la Catalogne Nord. Sous sa direction, l’association a organisé de nombreux concerts, expositions, festivals et campagnes de sensibilisation pour la normalisation du catalan. Il a également développé plusieurs réseaux avec l'objectif de recatalaniser la Catalogne Nord: réseau des penyes de l'USAP en Catalogne Sud; collectifs de musiciens, de poètes et de photographes; réseau de municipalités catalanes du nord et du sud, visant à renforcer la coopération, à effacer les frontières et donner une visibilité à la réalité nordcatalane au-delà des frontières administratives. Il écrit des articles, en particulier dans la revue bilingue des Angelets de la Terra (2001-2009), participe à des débats dans tous les Pays Catalans, en Corse, Bretagne, Pays Basque, Alsace, Occitanie et Savoie. Plus récemment, il a lancé la création d’un centre culturel catalan à Rivesaltes, comprenant une exposition permanente dédiée à son père, le peintre Ramon Faura Llavari, et à la mémoire de la résistance antifasciste représentée par ses grand-pères Joseph Labat et Ramon Faura Obac. Ce centre culturel accueillera toutes les associations désireuses de promouvoir la culture, la langue et l'identité catalane. Qui est son père, l’artiste peintre Ramon Faura Llavari ? Ramon Faura Llavari (Barcelone, 1945 – Lloret de Mar, 2022) fut un touche à tout principalement connu pour sa peinture, mais aussi pour son travail comme chef d'entreprise. Il a étudié à l’école de la Massana à Barcelone et dans l'atelier de Joan Miró. Opposant à la dictature franquiste, il s'est installé en Catalogne Nord en 1968, d'où il faisait passer des tracts qu'il amenait clandestinement dans les "pisos lliures" de Barcelone. À Perpignan, il a développé une œuvre très personnelle, marquée par le surréalisme et l’expressionnisme, avec des références fréquentes à la nature humaine. Il a exposé régulièrement dans des galeries en Catalogne, France, Espagne, Italie, Allemagne et dans les Pays de l'Est. Après sa mort, son œuvre continue d’être reconnue, notamment à travers l’exposition permanente initiée par sa femme et son fils, mais aussi par des ventes de ses toiles dans les salles des ventes de Paris et Londres. Qui est son grand-père maternel, le paysan et résistant Joseph Labat ? Joseph Labat (Lys, Béarn, 1915 – 2009) était un paysan qui s'était engagé en tant que chef de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Son petit-fils a découvert ses faits d'armes dans les livres d'histoire car il n'en parlait jamais. Issu d’une famille paysanne, il grandit dans la vallée d'Ossau et devint une figure de la lutte contre l’occupation nazie en Béarn. Il fut membre actif des Francs-Tireurs et Partisans (FTP), l’un des mouvements les plus actifs de la Résistance, organisé par le Parti communiste français. Il coordonna des actions de sabotage, de collecte d’informations et d’aide aux fugitifs, mettant régulièremet sa vie en jeu. Son parcours a été relaté dans des ouvrages historiques et sa figure symbolise le lien entre la lutte pour la liberté et la transmission des valeurs pour son petit-fils Ramon Jordi Joseph Faura i Labat. Qui est son grand-père paternel, l'industriel et commandant de l'armée républicaine Ramon Faura i Obac La famille Obac, du côté du grand-père Ramon Faura i Obac (1900-1992), est une lignée catalane ancienne et prestigieuse, dont l’histoire remonte  au IXe siècle. Un ancêtre a reçu des terres près de Barcelone en récompense de ses exploits militaires à l’époque de Charlemagne. Cette propriété, exploitée par la famille pendant des siècles, est aujourd’hui connue sous le nom de Parc Natural de l’Obac. La grande maison familiale, la Casa Nova de l’Obac, qui est aujourd'hui un musée, a longtemps été le centre de la vie familiale, servant à la fois de résidence et de refuge lors des épidémies ou des périodes troublées. La famille Obac a joué un rôle notable dans la gestion forestière et industrielle de la région, la grand-mère de Ramon Faura-LLavari ayant été la dernière gestionnaire du domaine. Ramon Faura i Obac fut commandant dans l’armée républicaine durant la Guerre civile espagnole, il fut responsable des usines d’armement de la Generalitat de Catalogne, un poste stratégique dans la lutte contre les forces franquistes. Son engagement et ses responsabilités témoignent du rôle central de la famille dans l’histoire politique et industrielle de la Catalogne du XXe siècle. Chronologie Ramon Jordi Faura i Labat (Perpignan, 1979), militant pour la langue et la culture catalanes en Catalogne Nord au travers de l'association "Angelets de la Terra" qu'il a créée en 2001. Fils d'un Catalan de La Selva et d'une Occitane du Béarn. En 2000, il fait un Erasmus à l'Université de Gérone pour apprendre le catalan. Il a également étudié aux universités de Perpignan, Tolosa et Utrecht (Pays-Bas).A vingt et un ans, il co-dirigeait la plus ancienne entreprise de France (Prats Dumas, Dordogne, 1309), où il travaille toujours vingt ans plus tard.En 2001, il crée l'association culturelle des Angelets de la Terra qui sera, dans un premier temps, un groupe de supporters de l'USAP, puis des Dragons Catalans, équipes de rugby à XV et XIII de Perpignan. Il a contribué à la création d'une vingtaine de groupes de supporters à travers les Pays Catalans et a publié 39 numéros du magazine « Angelets de la Terra », en catalan et en français, jusqu'en 2009 (quand il a eu un grave accident de voiture).En 2004, dans le cadre de la "Nit de Sant Jordi" organisée par Òmnium Cultural, Ramon a reçu le Prix du journalisme pour son reportage publié en catalan dans le mensuel valencien El Temps : « L'USAP, outil de recatalanisation ».La même année, il se présente comme indépendant aux élections départementales et obtient 4% des suffrages. En 2008, il obtiendra le meilleur résultat pour une candidature catalaniste en Catalogne Nord avec 8%.En 2006, il commence à organiser des événements culturels et festifs avec les Angelets de la Terra (Hommage à Joan Pau Giné, Sant Jordi Jove, Descobrir Catalunya, Diada de Catalunya Nord, Nits de la Poesia, Cine'Cat, ...). En 2010, création du Collectif Angelets de la Terra de musiciens pour la langue à la suite de la quatrième édition de la Semaine de la Langue que les Angelets organisent jusqu'en 2012.En 2017, Ramon a reçu le Prix d'Action Civique de la Fondation Carulla.En 2018 et 2019, les Angelets organisent des concerts, des manifestations et des expositions en solidarité avec les prisonniers politiques, en collaboration avec 50 communes de l'Etat français. En 2020, les Angelets décerneront leur « Label Culturel des Anges de la Terre » à 23 listes candidates aux élections municipales en Catalogne Nord (13 seront victorieuses). En 2021, les Angelets publient le « Llibre Blanc de Catalunya Nord » (Livre Blanc de Catalogne Nord) avec 55 propositions pour le catalan auquel participent 55 mairies de Catalogne Nord. En 2022, ils publient une deuxième édition avec la participation de 115 mairies sur les 198 mairies catalanes en France. En 2023, les Angelets organisent la première "Trobada sense Fronteres de municipis catalans" (rencontre sans frontière des municipalités catalanes". Une activité qui comptait cinq édition en 2025 et une centaine de mairies participantes. En 2025, les Angelets ont proposé aux mairies de Catalogne Nord et Sud de voter une motion afin de revendiquer la défense de la langue commune et la solidarité mutuelle. Origines familiales L'histoire et les origines d'un individu influencent le développement de sa pensée et sa trajectoire. Par conséquent, il peut être intéressant de mieux connaître Ramon Faura à travers la présentation personnelle qui suit. Fils d'une restauratrice occitane béarnaise. Le grand-père maternel de Ramon a été emprisonné avec André Malraux pour avoir saboté des installations de l'Allemagne nazie et organisé des réunions de résistants dans sa ferme. Fils d'un peintre, élève de Joan Miró à l'école de la Massana à Barcelone, originaire de la Serra de l'Obac où sa famille vit depuis le IXe siècle, avec des ancêtres aux commandes des Segadors de Terrassa. Le grand-père paternel de Ramon participait à la production d'armes pour le gouvernement de Catalogne pendant la Guerre Civile. Ses parents se sont rencontrés à Bordeaux, dans le restaurant de sa mère, qui figurait dans le guide "Gault et Millau". Ils sont allés vivre au Mas d'en Simon qui était entièrement en ruine et l'ont restauré. C'est ici que Ramon et son frère Marc ont fait leurs premiers pas, au milieu des vignes et des amandiers, au pied du château de Queribus, dans la commune de Tautavel. La famille déménage ensuite successivement à Fourques, au Soler, à Saint Cyprien, Perpignan et Saint-Estève. Il a étudié à l'université avec l'envie de tout essayer, notamment les échanges européens à Gérone et Utrecht près d'Amsterdam. Un sentiment national catalan Ramon en est arrivé à l'hypothèse que l'éveil de sa catalanité a commencé lorsqu'il s'est rendu compte que, bien qu'étant catalan, il ne pouvait pas communiquer avec ses grands-parents et ses proches en catalan. Une frustration de ne pas parler leur langue dont souffrent de nombreux Catalans du Nord.A cinq ans, il hissait déjà haut les couleurs catalanes, lors d'une manifestation au Coll de Manrella (Agullana, La Vajol), en hommage au président Lluís Companys arrêté par la milice française et remis à la dictature de Franco par les nazis, puis fusillé à Barcelone. Le cours pour adultes de Saint-Cyprien, où il se rendait avec ses parents et son frère, était ennuyeux pour un garçon de 7 ou 8 ans, mais il lui semblait déjà important d'y participer chaque semaine. La classe catalane du regretté dessinateur Jordi Dunyach, à l'école d'Elna, s'est arrêtée au bout de quelques mois. Ramon a compris qu'il ne lui serait pas facile de récupérer sa langue catalane. Finalement, il a dû attendre la troisième année d'université, en 2001.Il a pu faire un Erasmus à Gérone, avec l'aide du professeur Miquel Leiberich car l'Université de Perpignan ne facilite pas les choses, et apprendre sa langue. L'apprentissage a été très rapide, car il avait la langue dans l'oreille et le cœur comme beaucoup de Catalans du Nord. Après trois mois de travail intensif, il donnait une conférence seul, devant une classe de Catalans du Sud pour leur expliquer sa Catalogne Nord. Parler et écrire en catalan lui a permis de mieux comprendre son environnement et le monde. Malgré tout, être catalan continue d'être un combat et un apprentissage, jour après jour.En fait, nous avons tous une histoire et un arbre généalogique, mais le plus important est l'histoire que nous écrivons et notre militance pour les générations futures. Retrouver son identité catalane n'est facile pour personne, surtout en France. Bizarrement, ce sont les catalanistes eux-mêmes qui vous compliquent la tâche. Quand on veut faire du catalanisme sans demander la permission à ceux qui voudraient en avoir le monopole et qui ont le soutien des institutions, c'est encore plus difficile. Ramon les appelle les « catalanistes alimentaires » ​​et ne voit aucun intérêt à emprunter le même chemin, surtout quand il voit que leurs actions ne sont pas efficaces. Selon lui, le catalan appartient à tout le monde et chacun peut participer à sa manière à cette société nord-catalane en reconstruction, sans avoir à entrer dans un moule. Histoire de mon grand-père, JOSEPH LABAT (1915-2009) : cadre de la résistance en Béarn Je viens de recevoir le livre « Résistances - Nay-en-Béarn » d’André Narritsens (édité en novembre 2015) où quelques pages sont dédiées à mon grand-père, JOSEPH LABAT (1915-2009), paysan, militant communiste d’avant guerre et l’un des principaux cadres de la résistance dans sa zone. Il faisait parti des Francs-tireurs et partisans (FTP) mouvement de résistance intérieure française créé à la fin de 1941 par la direction du Parti communiste français. Voici quelques extraits de ce livre qui font référence à mon grand-père :   - « Septembre 1943, la dislocation du groupe FTP marque la fin du premier « maquis ». Demeurent cependant sur place des militants autour desquels une activité politique va se poursuivre et, très bientôt, se construire une structure de lutte armée autour de Marcel Betbeder, Gabriel Borde, Henri Colin, Olivier Domenjeolles, JOSEP LABAT, André Lafourcade, Casimir Lagouare, Jean-Baptiste Lagouare, Jean-Marie Sarrès, Joseph Sarrès, Werner Waldeyer. Par-delà l’action propagandiste qui reprend peu à peu, d’autres signaux doivent être donnés qui, aussi symboliques qu’ils soient, indiquent clairement que l’action se poursuit. C’est sous ce prisme que doit être compris le sabotage effectué solitairement par  JOSEPH LABAT, le 6 décembre 1943, contre une presse à fourrage à Pau. L’affaire fait quelque bruit ainsi qu’en témoigne l’importance accordée au sabotage par le Préfet, la police et les professionnels. » (p.182)   - « Le parachutage doit avoir lieu le 28 avril 1944 dans un vaste champs, près du village de Pardies-Pietat. L’opération se déroule sans problème particulier, hormis un retard de deux heures. Une vingtaine d’hommes (quinze FTP armés et cinq membres de Franc-Tireur et de Combat) sont présents ainsi qu’un technicien de l’AS venu des Landes. Les FTP assurent la sécurité sous la responsabilité de JOSEPH LABAT et participent au ramassage des containers. » (p.184)   - « Le lendemain les FTP sont informés que le dépôt risque d’être découvert. Dans la nuit du 2 mai, ils embarquent les containers dans un camion de l’entreprise Minvielle-et-Cabane, et se dirigent vers le village de Lys où JOSEPH LABAT a préparé de nouvelles caches. Le matériel réceptionné permet d’armer environ cent-vingt hommes. Il compte trois FM, deux bazookas, des mitraillettes sten, des fusils à canon court, des révolvers à barillet, des grenades à main et aussi un important matériel de sabotage. Une fois les notices en anglais décryptées, JOSEPH LABAT et Maurice assurent la première instruction. » (p.185)   - « Dans la nuit du 24 au 25 mai, à Nay, le Pont de fer est sévèrement détruit : l’opération a été réalisée par Maxime Boyrie, Louis Laborde et l’équipe de Lys dirigée par JOSEPH LABAT (50 kilos de plastic ont été utilisés). » (p.187)   - « La décision d’implanter une base rurale a suscité quelques débats. JOSEPH LABAT et le groupe FTP de Lys considèrent en effet qu’il faut poursuivre l’action à partir des principes de mobilité et de clandestinité antérieurs mais il est décidé de créer un centre opérationnel dans la ferme Pédy. » (p.189)   Le 12 juin 1944, le commandant Maurice, Joseph Labat, paysan de Lys et Marcel Betbeder de Mirepeix descendent à Nay avec leurs maquisards FTP pour appliquer la ligne donnée aux organisations de Résistance : s’affirmer, contrôler le territoire, préparer l’après Libération et le jugement des collaborateurs. Ils investissent la ville. Mais, en fin d’après-midi, une colonne allemande d’une soixantaine de soldats intervient. Au cours de l’accrochage, Maxime Boyrie et Jean Seignères tombent sous les balles de la colonne ennemie forte de soixante hommes environ. Puis Henriette Lascourrèges, Jeanne Lauga, Marie Mendez, ouvrières, et Pierre Cazaban, Charles Serville et Eugène Lacoste tombent sous les balles de l’armée d’occupation ou sont fusillés. Depuis la Libération, Nay fête chaque année cet épisode de la Libération.   - « Il est décidé à Lys de réalisé une action le 12 juin 1944 à Nay. Un jeune cycliste, Etienne Cazajous, a prévenu les FTP que des officiers allemands à la tête d’un convoi de plusieurs camions (trois, semble-t-il) sont en train de consulter une carte routière au carrefour des Quatre chemins. Cinq minutes après, une voiture bariolée de jaune surgit, suivie de trois camions. Théo Martin, vise la voiture et tire une demie-rafale mais le FM s’enraye. Les Allemands sautent des camions, s’aplatissent et commencent à tirer. Ils disposent d’une grande puissance de feu : des mitrailleuses et des mortiers sont fixés sur les camions et il semble qu’ils sont utilisés. Au bruit de ces premiers tirs, JOSEPH LABAT, Louis Le Bris, André Lafourcade et un quatrième FTP non identifié, en route pour effectuer un sabotage de la voie ferrée tente d’apporter un soutien au groupe des quatre. Ils lâchent quelques rafale de Mitraillettes avenue de l’école supérieure et Louis Le Bris est blessé (deux doigts sectionnés) après avoir lancé une grenade, JOSEPH LABAT décroche en zigzagant le long du cours Pasteur. Par chance les tirs allemands ne l’atteignent pas. Ses camarades fuient pas les jardins. Ce combat de Nay a fait 8 morts et 3 blessés. Les représailles allemandes seront très violentes. » (p.211)   - « Le groupe Vernet ayant participé à l’accrochage du pont d’Assat, s’est dirigé vers Lys et a sollicité Marie Labat, la femme de JOSEPH LABAT pour entreposer ses armes dans la ferme. Un refus a été opposé et conseil donné de camoufler les armes dans un champ de blé. Ce qui est fait. » (p.226)   - « Le 10 juillet 1944, le pont SNCF d’Aressy saute et quatre jours plus tard, JOSEPH LABAT et Jean-Baptiste Lagouare détruisent six pylônes à Arudy. Pour ces deux dernières opérations, en raison de la pénurie d’explosif on a dû recourir à la dynamite ou un dispositif à base de poudre noire/mèche. » (p.237)   - « Le 15 juillet, la voie ferrée de Toulouse-Bayonne, est sévèrement plastiquée : entre Montaut et la halte de Dufau, douze rails sont cassés, deux pylônes coupés et une caténaire affaissée. La circulation des trains est interrompue. Mais les partisans ont eu chaud : à l’opération terminée, des camions allemands surgissent. Y a-t-il eu dénonciation ? JOSEPH LABAT en est persuadé. » (p. 238)   - « Les arrestation de Lys (20 juillet 1944) : L’opération conduite dans le village se complète aux alentours de midi, d’une autre qui vise la ferme de JOSEPH LABAT où six personnes s’apprêtent à prendre leur repas. Trois d’entre elles (Henri Colin, son fils Riquet et André Lafourcade), résistants de vieille date planqués depuis quelques jours dans la ferme Bidot, son venus aider à la moisson du blé. Les deux autres, un jeune FTP nayais, Laurette, et un membre du groupe Franc-Tireur - que nous appellerons X - qui agit avec les FTP depuis le 12 juin, stationnent aussi dans la ferme. Peu avant que la soupe ne soit servie, on frappe à la porte. Le visiteur n’est autre que René Sarrat un ami d’un voisin de JOSEPH LABAT rencontré dans l’armée de l’Armistice, passé l’avant-veille à la ferme. Sarrat explique qu’il pense avoir, lors de sa visite, égaré son portefeuilles. Après quelques gestes de recherche, il quitte les lieux. La porte s’ouvre alors violemment laissant le passage à un officier et à des soldats allemands qui neutralisent les présents puis leur attachent les mains derrière le dos. L’officier déclare : « vous nous avez tué trois camarades ». Profitant de la confusion, Laurette parvient à s’enfuir. Au total cinq personnes sont donc arrêtées (H. Colin, R. Colin, JOSEPH LABAT, A Lafourcade et X) et bientôt transportés en camion jusqu’à Lourdes. JOSEPH LABAT y est torturé deux jours durant puis, envoyé à Tarbes où les tortures reprennent. X est présent lors des séances de torture. Frappé au nerf de bœuf, il manque de suffoquer suite aux cinq ou six séances d’étouffement auxquelles on le soumet. Deux questions sont inlassablement répétées « qui sont vos chefs, où sont-ils ? ». JOSEPH LABAT ne lâche que des broutilles. Renonçant à obtenir d’avantage, les Allemands qui détiennent une liste de jeunes du village de Lys et entendent les appréhender embarquent cependant JOSEPH LABAT vers son village natal en compagnie de X. Ils sont conduits vers des lieux où la résistance FTP est supposée posséder des caches. Mais les fouilles auxquelles les Allemands se livrent ne donnent rien. » (p.241, 242) « Trahison et tragédie (20 juillet-17 août 1944) : Après les arrestations de Lys, JOSEPH LABAT a été très surpris par la quantité de choses connues des Allemands. Ses soupçons se présisent bientôt lorsque, de retour d’une expédition vers les caches d’armes supposées des FTP, X demande à être « déposé [à Pontacq] », autrement dit relâché. Une trahison est en train de se révéler : X a parlé et compte sur la disparition de JOSEPH LABAT pour que son comportement reste inconnu. Plus tard, de retour à Nay, il déclarera que, convoqué à un interrogatoire, il a trompé la surveillance de son gardien et s’est évadé en sautant un mur. En tout cas, pour l’heure, il disparaît et ne refera surface qu’à la Libération. Dans un contexte où JOSEPH LABAT est aussi revenu, celui-ci accuse X de trahison et les anciens dirigeants FTP décident de mettre celui-ci à l’écart jusqu’à ce que les évènements de juillet 1944 soient complètement éclaircis, ce qui ne peut être réalisé, X ayant souscrit un engagement dans le régiment de Bigorre. A l’automne 1945, en chemin pour l’Allemagne, il se tue à Sainte dans un accident de moto. Les arrestations de Lys préludent également à une tragédie qui se déroulera le 17 août. En effet, après leur incarcération à Lourdes puis à Tarbes, A. Lafourcade, H. et R. Colin ont été transférés à la prison de Caffarelli à Toulouse. JOSEPH LABAT, pour ce qui le concerne, est incarcéré à la prison Saint-Michel où il se retrouve bientôt dans la même cellule qu’ANDÉ MALRAUX qui a décrit dans « Antimémoires » (1972) les conditions dans lesquelles leur libération de cette prison s’est déroulée avec l'aide des résistants. Dans l’après-midi du 17 août A. Lafourcade et les Colin ont rendez-vous avec la mort avec 54 autres prisonniers extraits de divers lieux. Aux alentours de 17h30, arrachés à leur cellule puis poussés dans des camions bâchés. Amenés dans une grange, les soldats ont brûlés vif ceux qui n’était pas mort sous les rafales de mitraillettes. Pour atténuer les cris, les Allemands chantaient. Mais qui a donc constitué la liste des suppliciés, quels critères ont présidés à la sélection ? Quatre internés de la prison Saint-Michel échappèrent au massacre, dont JOSEPH LABAT. » (p.244)
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