7e Rencontre sans frontières à Perpignan : Chambre de commerce transfrontalière basque, actions transfrontalières de la CCI de Perpignan et de l’Eurorégion


Dans cette vidéo interviennent le président des Angelets de la Terra (organisateurs de l'événement), puis dans la deuxième vidéo le vice-président, le directeur et le responsable transfrontalier de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales, la directrice de la Chambre de commerce de Bayonne Pays Basque, le responsable de la Chambre de commerce transfrontalière basque et le secrétaire général de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée présentent leurs actions transfrontalières. En juin 2026, la Chambre de commerce et d'industrie de Perpignan a accueilli la septième Rencontre Sans Frontières des municipalités, organisée par l'association Angelets de la Terra. Pour cette nouvelle édition, une évolution importante a été engagée : les entreprises ont été invitées à participer aux côtés des élus des deux versants des Pyrénées. Ce choix répond à une conviction forte de l'association : les liens économiques constituent le socle le plus solide d'une coopération transfrontalière durable. Si les frontières politiques ont longtemps séparé les territoires, elles ont également affaibli des relations économiques, humaines et institutionnelles qui existaient naturellement entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud. Aujourd'hui encore, ce potentiel reste largement sous-exploité, comme le confirment les représentants de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales. Cette ouverture aux entreprises marque ainsi une nouvelle étape dans les Rencontres Sans Frontières. L'objectif est de favoriser des échanges concrets entre les acteurs économiques et les collectivités afin de faire émerger des projets communs capables de renforcer le territoire catalan. Le contraste entre le Pays basque et la Catalogne Pour alimenter la réflexion, l'association Angelets de la Terra avait invité les représentants de la Chambre de commerce transfrontalière basque à présenter leur expérience. Leur intervention a permis de découvrir une organisation transfrontalière particulièrement structurée. Depuis plusieurs années, le Pays basque développe des coopérations permanentes entre entreprises, institutions publiques, établissements d'enseignement, acteurs du tourisme, du sport ou encore de la formation professionnelle. Cette dynamique repose sur des structures dédiées qui accompagnent les projets et facilitent les échanges au quotidien. À l'inverse, la Catalogne Nord ne dispose aujourd'hui que de très peu d'outils transfrontaliers d'envergure. L'hôpital transfrontalier de Cerdagne, situé à Puigcerdà, demeure l'exemple le plus emblématique. Malgré son caractère innovant, son fonctionnement reste confronté à des difficultés administratives et organisationnelles qui illustrent les obstacles encore présents. Pour les Angelets de la Terra, cette différence entre les deux territoires ne relève pas d'une fatalité géographique, mais traduit surtout un manque de volonté politique pour construire une véritable stratégie transfrontalière en Catalogne. Comprendre les méthodes pour mieux construire l'avenir Cette rencontre avait précisément pour objectif de comparer les approches développées de part et d'autre des Pyrénées. Les participants ont pu assister aux présentations de la Chambre de commerce transfrontalière basque, de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales ainsi que de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée, dont fait partie la Catalogne Nord. Les vidéos réalisées à l'occasion de cette journée permettent de revivre ces différentes interventions et de mieux comprendre les méthodes employées, les outils mis en place ainsi que les résultats obtenus. Elle offre également l'occasion de comparer deux réalités territoriales très différentes et de s'interroger sur les évolutions possibles en Catalogne. Une mobilisation encourageante Malgré une période estivale et des températures particulièrement élevées, cette septième Rencontre Sans Frontières a réuni une trentaine de municipalités et autant d'entreprises venues de Catalogne Nord et de Catalogne Sud. Cette participation confirme l'intérêt croissant suscité par cette démarche. Les échanges qui ont suivi les présentations ont été particulièrement riches. Les élus, chefs d'entreprise et représentants institutionnels ont partagé leurs expériences, identifié des besoins communs et exprimé leur volonté de développer des coopérations plus régulières. Un constat s'est progressivement dégagé au fil des débats : les entreprises sont demandeuses d'un accompagnement structuré pour développer leurs activités de part et d'autre de la frontière. Beaucoup estiment qu'une organisation comparable à celle mise en place au Pays basque constituerait un outil particulièrement utile pour soutenir leur développement. Donner une continuité aux échanges Au-delà d'une simple journée de rencontres, l'ambition des Angelets de la Terra est désormais de construire une dynamique durable. L'association souhaite poursuivre le rapprochement entre les collectivités territoriales et le monde économique afin de faire émerger des projets concrets et de créer un véritable réseau transfrontalier catalan. C'est dans cet esprit que sera organisée la huitième Rencontre Sans Frontières. Elle poursuivra cette nouvelle orientation en réunissant une nouvelle fois les représentants politiques et les entreprises autour d'un même objectif : renforcer les liens entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud et s'inspirer des réussites observées ailleurs, notamment au Pays basque, afin de construire une coopération transfrontalière plus ambitieuse, plus structurée et plus efficace au service du territoire.

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Comme l’USAP, la Catalogne Nord doit se donner l’ambition d’un nouveau projet
(13-06-2026)
Les mots de Laurent Labit, entraineur de l’USAP, en cette fin de saison résonnent bien au-delà du rugby. Lorsqu’il déclare : « Je vois qu’ici, il y a des choses à faire, il y a des gens qui poussent derrière nous. Je ne connais pas beaucoup d’endroits où, à ce moment de la saison, avec tout ce qu’on a connu, des équipes jouent devant des stades pleins avec une ambiance incroyable », il décrit un état d’esprit profondément enraciné dans ce bout de la Catalogne, au nord des Albères. Nos décideurs locaux devraient s’inspirer de cette vision positive pour proposer un projet pour le département. Pour cela, il faudrait qu’eux-mêmes y croient sincèrement. L’engouement qui entoure l’USAP n’est pas celui d’un simple public de consommateurs de spectacle sportif. Derrière l’équipe, il y a un peuple qui se reconnaît dans son histoire, dans ses combats, dans ses difficultés et dans sa capacité à ne jamais renoncer. L’USAP est devenue, au fil des générations, l’un des rares espaces où les Catalans du Nord peuvent encore se voir comme une communauté partageant une même mémoire et un même destin. Depuis le Traité des Pyrénées de 1659, notre territoire a connu de nombreuses épreuves. Coupée du reste de la Catalogne, la Catalogne Nord a subi les conséquences de son éloignement des grands centres de décision. Les crises économiques se sont succédé, les emplois industriels ont quasiment disparu, la pauvreté s’est installée dans de nombreuses familles et, depuis des décennies, les jeunes générations ont été contraintes de partir pour trouver ailleurs les perspectives qu’elles ne trouvaient pas ici. Depuis des siècles, ce sont des forces vives, des talents, des entrepreneurs, des étudiants qui s’exilent vers d’autres horizons. C’est tout un symbole que l’USAP et les Dragons Catalans donnent une chance aux jeunes de jouer au plus haut niveau sans devoir s’exiler. Malgré les difficultés accumulées au fil du temps de ce territoire sinistré et invisibilisé, quelque chose demeure. Cette capacité à croire encore en l’avenir. Cette conviction que le territoire vaut mieux que l’image de périphérie oubliée à laquelle on voudrait parfois le réduire. Cette volonté de construire, transmettre et créer. C’est précisément ce que révèle l’ambiance du stade Aimé Giral. Malgré les saisons difficiles, malgré les incertitudes sportives, les tribunes restent pleines. Les supporters continuent de chanter et d’y croire. Ils continuent de pousser derrière leur équipe parce qu’ils savent que le rugby n’est qu’une partie d’une histoire plus grande : celle d’un peuple catalan qui refuse de baisser les bras. Lorsque Laurent Labit affirme : « On espère tous avoir une issue positive pour repartir sur un nouveau projet en Top 14 », cette phrase pourrait être reprise par l’ensemble des Catalans du Nord. Nous aussi devons espérer une issue positive pour notre territoire. Nous aussi devons préparer un nouveau projet. Ce projet commence peut-être par une affirmation plus claire de notre identité collective. Le nom actuel de « Pyrénées-Orientales » est une dénomination administrative qui ne dit rien de l’histoire, de la culture ni de la réalité humaine de ce territoire. À l’inverse, le nom de « Pyrénées Catalanes » affirmerait clairement ce que nous sommes et ce qui nous relie à l’ensemble de l’espace catalan. Changer de nom ne résoudrait pas à lui seul les difficultés économiques et sociales. Mais il permettrait d’ouvrir une nouvelle page, de redonner confiance et visibilité à un territoire qui doit cesser de se percevoir comme une périphérie pour redevenir un espace de projets. Cette nouvelle étape pourrait s’appuyer sur le développement de véritables coopérations transfrontalières. Une chambre de commerce transfrontalière réunissant les acteurs économiques du nord et du sud de la Catalogne permettrait de mieux valoriser les complémentarités existantes. Les Angelets de la Terra ont invité la chambre de commerce transfrontalière basque et la CCI de Bayonne pour présenter leur projet le samedi 27 juin, à 9 heures, à la CCI de Perpignan, dans le cadre de la 7e Trobada sense Fronteres. Dans un second temps, la création d’une communauté de communes transfrontalière pourrait aussi donner une traduction institutionnelle à une réalité géographique, culturelle et économique qui existe déjà de part et d’autre de la frontière. Voilà une vision de futur ambitieuse pour un territoire. Les Catalans doivent débattre et trouver le meilleur chemin, mais ils ne faut pas rester les bras croiser. Les Basques ont montré depuis longtemps que de telles coopérations étaient possibles. Eux aussi vivent une réalité frontalière comparable à la nôtre. Eux aussi ont compris que la frontière politique ne devait pas empêcher la construction de projets communs au service du développement du territoire transfrontalier. Le peuple catalan du nord possède aussi une force qu’il faut savoir réveiller. L’enthousiasme qui accompagne l’USAP en est la preuve chaque week-end. Derrière les chants, les drapeaux et les tribunes pleines se trouve une idée simple : malgré les difficultés, malgré les échecs, malgré l’adversité, l’avenir n’est jamais écrit d’avance. Comme l’équipe de l’USAP, la Catalogne Nord doit croire en sa capacité à rebondir. Comme l’USAP, elle doit s’appuyer sur ceux qui poussent derrière elle. Et comme l’USAP, elle doit se donner l’ambition d’un nouveau projet. Parce qu’au fond, la leçon que nous donnent les supporters catalans n’est pas seulement sportive : elle est politique, économique et culturelle. Elle nous rappelle qu’un peuple qui continue de croire en lui-même possède déjà la première condition de son renouveau.
Votons Pyrénées Catalanes !
(09-06-2026)
Si les habitants de notre département se divisent entre plusieurs appellations faisant référence à notre identité catalane, ceux qui souhaitent que notre spécificité culturelle demeure invisible auront une nouvelle fois gain de cause. Ce n'est pas la première fois que l'occasion se présente. En 1970, le changement de nom du département des Pyrénées-Orientales était envisagé. À l'époque, 85 % des habitants y étaient favorables. Pourtant, les divisions et les désaccords sur le choix du nom ont conduit au statu quo. Plus de cinquante ans ont passé. Les Angelets de la Terra souhaitent aujourd'hui que cette situation évolue enfin. Ne reproduisons pas les erreurs du passé. Notre démarche n'a rien de partisan. Nous ne voulons pas entrer dans les polémiques ni dans les affrontements entre clans politiques. Nous souhaitons soutenir un nom capable de rassembler largement, d'obtenir l'aval du Conseil d'État et de devenir une réalité concrète. Nous sommes fiers d'être catalans, que nos familles soient enracinées ici depuis des générations ou que nous ayons choisi cette terre pour y vivre et y construire notre avenir. Cette identité commune, vectrice de cohésion sociale, mérite d'être reconnue et visible dans toute la France et au-delà. C'est pourquoi nous faisons le choix de Pyrénées Catalanes : un nom simple, fédérateur, conforme à notre histoire et à notre réalité culturelle. Votons Pyrénées Catalanes.
Molig (Conflent) adhère au Livre Blanc de Catalogne Nord coordonné par les Angelets de la Terra
à - Molig - CONFLENT (27-04-2026)
"Depuis de nombreuses années la commune de Molitg, avec le concours de son Comité des fêtes et ses associations met un point d’honneur à valoriser l’identité catalane : plaques de rues en catalan / organisation de la Sant Joan, Festa Major / inscription « Casa de la Vila » sur façade dela Mairie. Nous avons la volonté de renforcer nos engagements et accentuer nos traditions en souhaitant mettre en place la Sant Jordi, Goigs Dels Ous, initiation à la sardane, mise en place d’un article en catalan sur le bulletin municipal, Tio de Nadal lors de notre marché de Noël. Nous souscrivons pleinement au Llibre Blanc des Angelets de la Terra et rejoignons avec un grand enthousiasme les 115 communes de Catalogne Nord engagées dans cette noble cause." Daniel MAROUBY (maire)Grégory FILELLA (premier adjoint)
Les Angelets de la Terra participent à une émission de radio sur les élections municipales avec des représentants d’Occitanie, Corse, Pays Basque et Bretagne, comme le député Paul Molac
(09-03-2026)
<iframe src="https://player.podcastics.com/extended/2887/406599?ref=https://www.podcastics.com/podcast/episode/quala-placa-per-las-lengas-e-culturas-minorizadas-per-las-eleccions-municipalas-406599/&s=704" frameborder="0" height="200" width="100%" style="border-radius: 10px;"></iframe> Les 15 et 22 mars prochains, 34968 communes vont être amenées à élire des conseillers municipaux. Eux mêmes éliront pour 7 ans des maires. En Corse, en Bretagne, au Pays Basque, en Catalunya, en Occitanie… Quel rôle tiennent les municipalités, les agglomérations et les métropoles dans la sociabilisation des langues dites “régionales” ? Pour répondre à cette question, les équipes de Radio Occitania et Radio Nissa Pantai ont rassemblées, à l’initiative de Domenge Salgon, militant occitan, représentant nîmois du Partit Occitan et de Régions et Peuples Solidaires, 8 grands témoins :  Paul Molac : Député Régions et Peuples Solidaires (Groupe LIOT). Enseignant et militant culturel breton surtout connu pour être l’auteur de la loi portant son nom et relative aux langues et cultures minoritaires de l’Etat français. Saveriu Luciani : Professeur de langue corse, il fut également Conseiller Exécutif au sein de la Communauté de Corse qui a, à son actif, de belles réalisations quant à l’enseignement du Corse au sein de l’Education Nationale. Ramon Faura-Labat : militant culturel catalan de l’association Angelets de la Terra qui nous présente « le Livre blanc de Catalogne Nord » (document rassemblant 55 propositions concrètes permettant aux municipalités de développer une véritable politique en faveur de la langue, de la culture et des traditions catalanes). Peio Serbielle : Chanteur, poète et militant basque. Il est aussi le porteur du projet Haizeak (diffusion de la langue et de la musique basques auprès des entreprises, collectivités, administrations, …)  Patric Lapierre :  Cévenol, ex enseignant et psychologue scolaire ; militant culturel depuis plus de 15 ans, il préside aux destinées de la MARPOC, association organisatrice de l’UOE qui fêtera ses 50 ans cette année. Suivant la voie tracée par Robert Lafont, cet évènement s’efforce d’apporter un point de vue occitan sur les divers sujets d’actualité touchant les territoires occitanophones Cristòu Daurore : Fondateur de la webradio “Nissa Pantai” qui commente en direct et en occitan les matchs du “Gym” (l’OGC Nice) quand ce dernier joue à domicile. Il a aussi lancé “Lo Nissart”, monnaie locale nissarde qui soutient les actions de nombreuses associations. Il oeuvre aussi à la création d’une Calandreta (école immersive en occitan) à Nice. Ciril Joanin : Musicien, membre de Nissa Pantai, enseignant d’occitan nissart à des adultes et des lycéens. Il est par ailleurs candidat sur la liste “Nice Front Populaire” et partage avec nous ce que sa liste propose en termes de mise en avant de la langue et la culture occitane à “Nissa la Bella”. Denis Lanoy : candidat sur la liste « Nîmes en Commun », metteur en scène et fondateur du Triptyk théâtre et de la Maison Théâtre des littératures à voix hautes. Il nous présente les propositions de sa liste en faveur du développement de la langue et de la culture occitane.
Àger affirme son soutien au catalan et à la Catalogne Nord en approuvant à l'unanimité la motion des Angelets de la Terra
(20-02-2026)
Le 29 janvier 2026, la mairie d’Àger a approuvé la motion présentée par les Angelets de la Terra, réaffirmant son engagement pour la défense commune de la langue catalane et pour le renforcement des liens institutionnels entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud, dans le cadre de la campagne « Une langue sans frontières ». Cette décision s’inscrit dans le cadre de la campagne menée par les Angelets de la Terra en 2025, grâce à laquelle plus de 265 communes de Catalogne Nord et Sud ont déjà adopté cette motion. Àger est une commune de la comarque de la Noguera, dans la province de Lleida. Située au pied de la serra del Montsec — à proximité du célèbre congost de Mont-rebei — elle se trouve à environ 30 km au nord-est de Balaguer, la capitale comarcale.Le village compte environ 550 habitants (estimation récente) et s’étend sur près de 160 km², alternant espaces naturels protégés, zones agricoles et paysages rocheux emblématiques du Montsec. Vous pouvez encore adopter cette motion si vous êtes élu, ou interpeller vos élus pour qu’ils la votent.
Forques adopte la motion en faveur du catalan comme langue officielle de l’Union européenne
(19-02-2026)
Le 22 janvier 2026, le conseil municipal de Forques (Rosselló) a adopté la motion présentée par les Angelets de la Terra en soutien à la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la campagne menée par les Angelets de la Terra en 2025, grâce à laquelle plus de 265 communes de Catalogne Nord et Sud ont déjà adopté cette motion. Le texte rappelle que le catalan est parlé par plus de 10 millions de personnes en Europe, qu’il est langue officielle en Andorre, co-officielle dans plusieurs territoires espagnols, et qu’il est reconnu et protégé par la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. La motion invite également le gouvernement de la République française à soutenir cette demande de reconnaissance officielle du catalan auprès des institutions européennes, afin de renforcer la diversité culturelle et la dignité des locuteurs catalans. Vous pouvez encore adopter cette motion si vous êtes élu, ou interpeller vos élus pour qu’ils la votent.
Costoja adopte à l’unanimité la motion en faveur du catalan comme langue officielle de l’Union européenne
à - Costoja VALLESPIR (19-02-2026)
Le 9 février 2026, le conseil municipal de Costoja (Vallespir), Coustouges en français, a adopté à l’unanimité la motion présentée par les Angelets de la Terra en soutien à la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la campagne menée par les Angelets de la Terra en 2025, grâce à laquelle plus de 265 communes de Catalogne Nord et Sud ont déjà adopté cette motion. Le texte rappelle que le catalan est parlé par plus de 10 millions de personnes en Europe, qu’il est langue officielle en Andorre, co-officielle dans plusieurs territoires espagnols, et qu’il est reconnu et protégé par la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. La motion invite également le gouvernement de la République française à soutenir cette demande de reconnaissance officielle du catalan auprès des institutions européennes, afin de renforcer la diversité culturelle et la dignité des locuteurs catalans. Vous pouvez encore adopter cette motion si vous êtes élu, ou interpeller vos élus pour qu’ils la votent.
Arrêté municipal du maire d'Els Masos en faveur du catalan comme langue officielle de l’Union européenne
à - Masos (Els) CONFLENT (19-02-2026)
Le 29 janvier 2026, le maire d’Els Masos (Conflent) apporte son soutien par arrêté municipal à la motion présentée par les Angelets de la Terra en soutien à la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la campagne menée par les Angelets de la Terra en 2025, grâce à laquelle plus de 265 communes de Catalogne Nord et Sud ont déjà adopté cette motion. Le texte rappelle que le catalan est parlé par plus de 10 millions de personnes en Europe, qu’il est langue officielle en Andorre, co-officielle dans plusieurs territoires espagnols, et qu’il est reconnu et protégé par la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. La motion invite également le gouvernement de la République française à soutenir cette demande de reconnaissance officielle du catalan auprès des institutions européennes, afin de renforcer la diversité culturelle et la dignité des locuteurs catalans. Vous pouvez encore adopter cette motion si vous êtes élu, ou interpeller vos élus pour qu’ils la votent.
Catalogne Nord et Catalogne Sud : deux réalités différentes depuis 1659
(05-02-2026)
Lorsque l’on parle de langue et de catalanité en Catalogne Nord et en Catalogne Sud, on parle de deux réalités distinctes. Depuis 1659, on ne peut pas regarder ces deux situations avec les mêmes lunettes si l’on veut éviter les malentendus, ou même les conflits. Récemment, quelqu’un nous disait que chaque fois qu’il traverse la frontière, on lui parle en castillan en Catalogne Nord : dans les campings, dans les lieux touristiques, où même la signalisation en catalan est absente. C’est une réalité incontestable, mais que les Nord-Catalans ressentent trop souvent comme un reproche venant du sud de l’Albera. Il faut tenir compte de notre histoire et du contexte dans lequel nous vivons, des deux côtés. La France n’est pas non plus le paradis qu’on vous a vendu. En Catalogne Nord, la langue catalane est interdite par la loi depuis 326 ans. La majorité de la population actuelle — plus de 50 % — n’est pas née ici, et parmi ceux qui y sont nés, peu ont des racines catalanes familiales. L’éducation en catalan est minimale : seulement 6 % des élèves suivent un enseignement bilingue, et 1 % une immersion, et cela depuis très peu d’années. Avant 1976 et la création de la Bressola, il y avait 0 % de catalan à l’école. On frappait même les élèves qui parlaient catalan ! Aujourd’hui, le castillan est enseigné comme première ou seconde langue étrangère dans tous les établissements. Et le catalan est, lui aussi, considéré comme une langue étrangère. Les médias ? Quinze minutes de catalan sur la troisième chaîne de télévision, et c’est tout.L’administration ? Interdiction de parler catalan, même lors des conseils municipaux.Les partis politiques ? Tous parisiens, comme les télévisions et comme le cadre légal qui étouffe notre langue. En revanche, lorsque nous allons en Catalogne Sud, nous trouvons une réalité apparemment opposée : éducation en catalan, médias publics en catalan, administration propre qui reconnaît la langue, partis catalanistes, institutions qui la promeuvent… Et pourtant, les gens communiquent majoritairement en castillan, sauf dans les zones moins peuplées où le catalan reste plus normalisé. Et cela aussi nous surprend. Nous pourrions considérer cela comme un « non-sens », comme ce même interlocuteur l’écrit à propos de la Catalogne Nord. Nous pourrions penser la même chose que les Sud-Catalans face à ce qu’ils voient en traversant l’Albera. La question, alors, est : que faisons-nous ? Nous donnons-nous des leçons ? Nous jugeons-nous mutuellement sans comprendre la situation de chacun ? La réponse devrait être claire : non ! Depuis la Catalogne Sud, on demande souvent aux Nord-Catalans une cohérence presque impossible à atteindre lorsque nous ne disposons pas des outils dont vous bénéficiez. Outils que vous tenez souvent pour acquis, tout en vous plaignant — à juste titre — de ne pas en avoir suffisamment. Mettez-vous un peu à notre place. C’est pourquoi, lorsque vous venez en Catalogne Nord, il est important de retirer les lunettes sud-catalanes et de faire l’effort de comprendre une réalité et des problématiques qui ne sont pas les vôtres. Vous devez faire la même chose lorsque vous allez au Pays valencien ou aux Îles Baléares. On ne peut pas exiger la même chose de populations qui ont subi 326 ans d’interdictions et d’assimilation, sans école, sans médias, sans administration catalane, dans un territoire sinistré, asphyxié économiquement et avec une population majoritairement venue d’ailleurs. Vous avez vous aussi ce défi avec l’immigration castillanophone, certes. Mais nous, nous n’avons aucun « outil catalan » pour intégrer ces gens. Venir au Nord pour donner des leçons, venir avec des préjugés ou exiger une catalanité qui ne peut pas s’exprimer dans les mêmes conditions, est injuste. Et surtout, c’est contre-productif : si nous nous traitons ainsi entre Catalans, nous renforçons la frontière qu’on nous a imposée. Et nous y perdons tous. Ce dont nous avons besoin, c’est de respect mutuel, de complicité et de conscience que la catalanité du Nord a une forme propre, adaptée à un contexte d’une extrême dureté. Elle mérite d’être valorisée, non méprisée. Le mépris, nous vient déjà de Paris, comme il vous vient de Madrid. Vous avez aussi vos contradictions et défis, que nous voyons aussi quand nous descendons. Ce n’est qu’en nous écoutant et en nous comprenant que nous pourrons reconstruire, réellement, ce que la frontière a brisé. Visca Catalunya (tota) !
Le conseil municipal de Rivesaltes approuve à l'unanimité la motion des Angelets de la Terra
à - Ribesaltes ROSSELLÓ (05-02-2026)
Lors du dernier conseil municipal de Rivesaltes avant les élections municipales de mars 2026, le conseil municipal a approuvé exceptionnellement à main levée et à l'unanimité la motion des Angelets de la Terra en faveur de la reconnaissance officielle de la langue catalane par l'Union Européenne et le renforcement des liens entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud. Rivesaltes devient ainsi la 265e municipalité catalane a approuver la motion des Angeles de la Terra. Cet acte politique d'affirmation de la catalanité de la ville de Rivesaltes et doublement symbolique: Il s'agit du dernier conseil municipal du maire André Bascou, élu depuis 43 ans, et de Joseph Sirach, 2e adjoint, qui est le rapporteur de la motion, son dernier point présenté en conseil municipal lui aussi après 43 de mandature. Il s'agit également d'une reconnaissance à l'action menée par les Angelets de la Terra, alors que l'association culturelle vient de créer le Centre Culturel de Catalogne Nord dans un mas de la commune de Rivesaltes, où nous donnons déjà des cours de Catalans depuis le début de l'année à une trentaine de personnes et où nous avons déjà organisé la Trobada sense Fronteres de municipalités catalanes, à laquelle ont participé une quarantaine de mairies et Laurent Gauze, adjoint à l'urbanisme de la ville de Rivesaltes.
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