Una llengua sense fronteres : 258 municipalités catalanes du Nord et du Sud remettent leurs motions au Parlement de Catalogne


L’acte solennel de la campagne « Une langue sans frontières » s’est déroulé le vendredi 30 janvier 2026 au Parlement de Catalogne, où 50 municipalités, représentées par une centaine de maires et de conseillers municipaux, ont remis officiellement les motions approuvées à ce jour par 258 municipalités de Catalogne Nord et de Catalogne Sud. Les Angelets de la Terra, association culturelle autofinancée de Catalogne Nord, ont organisé cet événement qui marque une étape historique dans la reconstruction des liens naturels entre les territoires catalans, dans le cadre européen.Jamais autant d’élus des deux côtés de la frontière ne s’étaient retrouvés pour un acte politique dans l’hémicycle, redevenu symboliquement le Parlement de tous les Catalans.   Un acte politique historique Le maire d’Eus (Conflent) a remis les motions approuvées par 108 municipalités de Catalogne Nord, sur les 198 que compte le département (les 28 autres étant occitanes).Il a confié sont souhait de voir un jour « la Catalogne réunifiée », tout en rappelant, avec le Président Rull, la nécessité de « demander l’impossible pour rendre possible ce qui peut l’être », citant l’exemple de l’hôpital transfrontalier de Puigcerdà, devenu réalité grâce à la persévérance de quelques élus. Le maire de Bàscara, qui a remis les motions de Catalogne Sud au président du Parlement, a également insisté sur l’importance de développer les échanges humains et culturels entre les habitants du Nord et du Sud de l’Albère (et non les Albères). En soulignant que ces territoires sont unis par une même langue, le catalan, qui doit redevenir un pont naturel et quotidien.   Une invitation à toutes les municipalités et aux entreprises catalanes Depuis le Parlement, les Angelets de la Terra ont invité toutes les municipalités catalanes, du nord comme du sud, à continuer d’approuver la motion : Pour soutenir la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne, Et pour affirmer une volonté commune de développer les relations entre Catalogne Nord et Catalogne Sud, au-delà des divisions issues de l’histoire. Les Angelets de la Terra remercient chaleureusement le président Josep Rull pour son accueil et soulignent le caractère fondateur de cette rencontre. « Il s’agit du début d’une nouvelle dynamique sans frontières, collective et durable », souligne Ramon Faura, coordinateur du projet.   Les organisateurs donnent rendez-vous aux élus, aux institutions et aux entreprises pour la 7e Trobada sense Fronteres de municipis catalans, qui aura lieu au printemps à la Chambre de commerce et d’industrie des Pyrénées-Orientales, à Perpignan. À cette occasion, les Angelets inviteront également la Chambre de commerce transfrontalière du Pays Basque, fondée en 2010, dans l’espoir que les Catalans suivent cet exemple et développent une coopération économique cohérente avec la réalité du territoire et où chacun devra y trouver un bénéfice. « Si les Basques l’ont fait de l’autre côté des Pyrénées, alors qu’ils ont eux aussi une législation et une fiscalités, pourquoi pas les Catalans », argumente Ramon Faura, également chef d’entreprise. « Il est temps de soigner les cicatrices de l’histoire que sont les frontières et d’écrire une nouvelle page pour construire un avenir commun catalan, fort, avec une amélioration de la qualité de vie des citoyens européens et catalans ».

Ne me parlez plus de relations transfrontalières !

Veut-on effacer la frontière physique et les frontières psychologiques pour voir à nouveau des liens se tisser entre Catalans de chaque côté de cette frontière qui nous a séparé? Doit-on dans ce cas continuer à parler de relations transfrontalières pour définir ces liens?

 

Finalement, les États imposent leur sémantique. Nous la reprenons sans la remettre en question car cela nous apporte des subventions européennes pour des "projets transfrontaliers", et les dossiers sont filtrées par Paris et les capitales régionales. Les projets mis en place perdent donc souvent de leur substance pour entrer dans le cadre imposé par d'autres, par les Etats ou l'Europe des États, ce qui revient au même. 

 

Bien entendu, il faut continuer à utiliser ces subventions. D'autant que parfois elles apportent des choses positives pour le territoire comme l'hôpital "transfrontalier" de Puigcerdà ou le pont reliant Costoja et Maçanet de Cabrenys,... Il ne s'agit donc pas uniquement de faciliter des revenus pour ceux qui montent ces "projets transfrontalières" par opportunisme et sans aucune vision de développement sur le long terme.

C'est la proposition des Malgré tout, les Angelets de la Terra proposent aux mairies du Nord et du Sud de la Catalogne de développer des échanges et des projets communs sans intermédiaires et en sortant du cadre "transfrontalier".

 

La sémantique est essentielle car le sens des mots peut désenclaver ou renforcer l'enclavement de la Catalogne Nord, malgré sa situation géographique privilégiée.

 

Le dictionnaire Larousse nous donne le sens du mot transfrontalier:

1- Qui concerne le franchissement d'une frontière, les relations entre pays de part et d'autre d'une frontière.

2- Qui concerne les espaces proches d'une frontière entre des États voisins.

 

Ce terme semble donc inadapté lorsqu'il s'agit de liens entre catalans. Le terme transfrontalier nous amène à considérer que ce sont des français qui rencontrent des espagnols, lorsque des habitants du Roussillon rencontrent ceux de l'Empordà. Il est évident que c'est aussi notre réalité...

 

Pourtant, parler de transfrontalier est une façon étatique de voir les choses. Est-ce-que cela nous aide à tisser des liens satisfaisants, à nous développer économiquement et culturellement? Un diagnostic rapide nous permet de considérer que ce n'est pas le cas.

 

Il y a une vingtaine d'années, un maire du Pays Basque m'a dit: "Les liens avec les basques du Sud se sont toujours faits naturellement, sans prendre en compte la frontière. Nous n'avons pas eu besoin de subventions transfrontalières pour cela."

 

Ne sommes-nous pas aussi des catalans du Nord et du Sud? Pourquoi y-a-t-il si peu d'échanges et de connaissances mutuelles? Pourquoi Toulouse, Montpellier où même Paris nous semblent plus proches que Figueres, Girona ou Barcelona? A cause de la frontière! Alors pourquoi la revendiquer?

 

Nous devons imaginer notre propre façon de recoudre et soigner les blessures de l'histoire que sont les frontières. La catalanité est notre richesse. C'est un facteur de cohésion sociale. Elle est notre lien à tous, catalans du Nord ou du Sud, d'origine ou d'adoption. L'identité, la langue et la culture catalanes composent cette catalanité et cela n'est pas incompatible avec d'autres identités que nous portons tous en nous.

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