7e Rencontre sans frontières à Perpignan : Chambre de commerce transfrontalière basque, actions transfrontalières de la CCI de Perpignan et de l’Eurorégion


Dans cette vidéo interviennent le président des Angelets de la Terra (organisateurs de l'événement), puis dans la deuxième vidéo le vice-président, le directeur et le responsable transfrontalier de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales, la directrice de la Chambre de commerce de Bayonne Pays Basque, le responsable de la Chambre de commerce transfrontalière basque et le secrétaire général de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée présentent leurs actions transfrontalières. En juin 2026, la Chambre de commerce et d'industrie de Perpignan a accueilli la septième Rencontre Sans Frontières des municipalités, organisée par l'association Angelets de la Terra. Pour cette nouvelle édition, une évolution importante a été engagée : les entreprises ont été invitées à participer aux côtés des élus des deux versants des Pyrénées. Ce choix répond à une conviction forte de l'association : les liens économiques constituent le socle le plus solide d'une coopération transfrontalière durable. Si les frontières politiques ont longtemps séparé les territoires, elles ont également affaibli des relations économiques, humaines et institutionnelles qui existaient naturellement entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud. Aujourd'hui encore, ce potentiel reste largement sous-exploité, comme le confirment les représentants de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales. Cette ouverture aux entreprises marque ainsi une nouvelle étape dans les Rencontres Sans Frontières. L'objectif est de favoriser des échanges concrets entre les acteurs économiques et les collectivités afin de faire émerger des projets communs capables de renforcer le territoire catalan. Le contraste entre le Pays basque et la Catalogne Pour alimenter la réflexion, l'association Angelets de la Terra avait invité les représentants de la Chambre de commerce transfrontalière basque à présenter leur expérience. Leur intervention a permis de découvrir une organisation transfrontalière particulièrement structurée. Depuis plusieurs années, le Pays basque développe des coopérations permanentes entre entreprises, institutions publiques, établissements d'enseignement, acteurs du tourisme, du sport ou encore de la formation professionnelle. Cette dynamique repose sur des structures dédiées qui accompagnent les projets et facilitent les échanges au quotidien. À l'inverse, la Catalogne Nord ne dispose aujourd'hui que de très peu d'outils transfrontaliers d'envergure. L'hôpital transfrontalier de Cerdagne, situé à Puigcerdà, demeure l'exemple le plus emblématique. Malgré son caractère innovant, son fonctionnement reste confronté à des difficultés administratives et organisationnelles qui illustrent les obstacles encore présents. Pour les Angelets de la Terra, cette différence entre les deux territoires ne relève pas d'une fatalité géographique, mais traduit surtout un manque de volonté politique pour construire une véritable stratégie transfrontalière en Catalogne. Comprendre les méthodes pour mieux construire l'avenir Cette rencontre avait précisément pour objectif de comparer les approches développées de part et d'autre des Pyrénées. Les participants ont pu assister aux présentations de la Chambre de commerce transfrontalière basque, de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales ainsi que de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée, dont fait partie la Catalogne Nord. Les vidéos réalisées à l'occasion de cette journée permettent de revivre ces différentes interventions et de mieux comprendre les méthodes employées, les outils mis en place ainsi que les résultats obtenus. Elle offre également l'occasion de comparer deux réalités territoriales très différentes et de s'interroger sur les évolutions possibles en Catalogne. Une mobilisation encourageante Malgré une période estivale et des températures particulièrement élevées, cette septième Rencontre Sans Frontières a réuni une trentaine de municipalités et autant d'entreprises venues de Catalogne Nord et de Catalogne Sud. Cette participation confirme l'intérêt croissant suscité par cette démarche. Les échanges qui ont suivi les présentations ont été particulièrement riches. Les élus, chefs d'entreprise et représentants institutionnels ont partagé leurs expériences, identifié des besoins communs et exprimé leur volonté de développer des coopérations plus régulières. Un constat s'est progressivement dégagé au fil des débats : les entreprises sont demandeuses d'un accompagnement structuré pour développer leurs activités de part et d'autre de la frontière. Beaucoup estiment qu'une organisation comparable à celle mise en place au Pays basque constituerait un outil particulièrement utile pour soutenir leur développement. Donner une continuité aux échanges Au-delà d'une simple journée de rencontres, l'ambition des Angelets de la Terra est désormais de construire une dynamique durable. L'association souhaite poursuivre le rapprochement entre les collectivités territoriales et le monde économique afin de faire émerger des projets concrets et de créer un véritable réseau transfrontalier catalan. C'est dans cet esprit que sera organisée la huitième Rencontre Sans Frontières. Elle poursuivra cette nouvelle orientation en réunissant une nouvelle fois les représentants politiques et les entreprises autour d'un même objectif : renforcer les liens entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud et s'inspirer des réussites observées ailleurs, notamment au Pays basque, afin de construire une coopération transfrontalière plus ambitieuse, plus structurée et plus efficace au service du territoire.

15 joueurs du Barça parlent catalan dans le vestiaire : plus qu'un club, une langue

Le catalan dans le vestiaire du Barça : plus qu'une langue, une fierté

  • Lamine Yamal, le joyau catalan qui parle parfaitement le catalan

À seulement 17 ans, Lamine Yamal n’est pas seulement considéré comme le meilleur joueur du monde actuellement, il est aussi un modèle linguistique. Lorsque les journalistes s’adressent à lui en catalan, il leur répond naturellement dans cette langue. Né en Catalogne, où le système éducatif est entièrement en catalan de la maternelle jusqu’à l’université, Yamal incarne une nouvelle génération de footballeurs pour qui le catalan fait partie intégrante de leur identité.

L’Arabie Saoudite a proposé 400 millions d’euros pour le recruter, mais ce qui fait vraiment briller cette "perle", ce n’est pas seulement son talent, c’est aussi le fait qu’il parle et valorise publiquement le catalan. À l’inverse, Lionel Messi, bien qu’ayant grandi à la Masia, n’a jamais appris ni utilisé la langue du pays qui l’avait accueilli.

  • 14 joueurs du Barça actuel parlent catalan

L’équipe masculine actuelle du FC Barcelone compte 14 joueurs qui parlent ou utilisent régulièrement le catalan : Lamine Yamal, Pau Cubarsí, Alejandro Baldé, Eric García, Marc Casadó, Dani Olmo, Fermín López, Marc-André ter Stegen, Ferran Torres, Pau Víctor, Marc Bernal, Héctor Fort, Gerard Martín, Sergi Domínguez.

L’un d’eux, Fermín López, originaire d’Andalousie, a choisi d’apprendre le catalan comme geste de respect et d’attachement envers le club et ses supporters. Cet engagement rappelle celui de plusieurs joueurs basques des années 90 comme Txiki Begiristain, Julio Salinas ou Bakero, et plus tard Iniesta ou Sylvinho, qui s’étaient intégrés linguistiquement à la vie du club.

  • Le Barça et son identité : "Més que un club" veut aussi dire une langue

Le slogan historique du Barça n’est pas seulement sportif, il est aussi culturel et social. Représenter la Catalogne, c’est aussi représenter sa langue. En pleine situation d’urgence linguistique, la normalisation du catalan dans les espaces de communication sportive est essentielle. Des joueurs comme Fermín López, Ansu Fati, Ter Stegen, Jules Koundé ou Ronald Araujo ont fait des pas importants dans cette direction.

Et cela ne concerne pas uniquement le football masculin : au Barça féminin, le catalan est très présent. Certaines joueuses internationales, comme Ana-Maria Crnogorčević, demandaient même à être interviewées en catalan, bien qu’elles ne soient pas catalanes d’origine.

  • Et l’USAP ? Une occasion manquée ?

À Perpignan, l’USAP est une autre grande entité qui représente la Catalogne Nord. Il y a quelques années, Enzo Forletta parlait catalan et symbolisait cette identité partagée. Mais aujourd’hui, combien de joueurs de l’USAP parlent catalan ou l’utilisent publiquement ? Aujourd’hui, même le site web de l’USAP n’est plus disponible en catalan.

Comment un club peut-il représenter la Catalogne sans valoriser sa langue ? Il est temps que l’USAP, à l’image du Barça, assume fièrement la langue catalane comme une part indissociable de son ADN.

 

Le catalan au Barça n’est pas seulement une langue de communication interne, c’est un symbole d’appartenance, de respect et de représentation d’un peuple.
À une époque où de nombreuses langues minorisées luttent pour leur survie, voir les jeunes étoiles du football mondial comme Lamine Yamal parler catalan naturellement est un exemple puissant, qu’il faut valoriser et imiter.

Merci, président Joan Laporta !

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