7e Rencontre sans frontières à Perpignan : Chambre de commerce transfrontalière basque, actions transfrontalières de la CCI de Perpignan et de l’Eurorégion


Dans cette vidéo interviennent le président des Angelets de la Terra (organisateurs de l'événement), puis dans la deuxième vidéo le vice-président, le directeur et le responsable transfrontalier de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales, la directrice de la Chambre de commerce de Bayonne Pays Basque, le responsable de la Chambre de commerce transfrontalière basque et le secrétaire général de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée présentent leurs actions transfrontalières. En juin 2026, la Chambre de commerce et d'industrie de Perpignan a accueilli la septième Rencontre Sans Frontières des municipalités, organisée par l'association Angelets de la Terra. Pour cette nouvelle édition, une évolution importante a été engagée : les entreprises ont été invitées à participer aux côtés des élus des deux versants des Pyrénées. Ce choix répond à une conviction forte de l'association : les liens économiques constituent le socle le plus solide d'une coopération transfrontalière durable. Si les frontières politiques ont longtemps séparé les territoires, elles ont également affaibli des relations économiques, humaines et institutionnelles qui existaient naturellement entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud. Aujourd'hui encore, ce potentiel reste largement sous-exploité, comme le confirment les représentants de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales. Cette ouverture aux entreprises marque ainsi une nouvelle étape dans les Rencontres Sans Frontières. L'objectif est de favoriser des échanges concrets entre les acteurs économiques et les collectivités afin de faire émerger des projets communs capables de renforcer le territoire catalan. Le contraste entre le Pays basque et la Catalogne Pour alimenter la réflexion, l'association Angelets de la Terra avait invité les représentants de la Chambre de commerce transfrontalière basque à présenter leur expérience. Leur intervention a permis de découvrir une organisation transfrontalière particulièrement structurée. Depuis plusieurs années, le Pays basque développe des coopérations permanentes entre entreprises, institutions publiques, établissements d'enseignement, acteurs du tourisme, du sport ou encore de la formation professionnelle. Cette dynamique repose sur des structures dédiées qui accompagnent les projets et facilitent les échanges au quotidien. À l'inverse, la Catalogne Nord ne dispose aujourd'hui que de très peu d'outils transfrontaliers d'envergure. L'hôpital transfrontalier de Cerdagne, situé à Puigcerdà, demeure l'exemple le plus emblématique. Malgré son caractère innovant, son fonctionnement reste confronté à des difficultés administratives et organisationnelles qui illustrent les obstacles encore présents. Pour les Angelets de la Terra, cette différence entre les deux territoires ne relève pas d'une fatalité géographique, mais traduit surtout un manque de volonté politique pour construire une véritable stratégie transfrontalière en Catalogne. Comprendre les méthodes pour mieux construire l'avenir Cette rencontre avait précisément pour objectif de comparer les approches développées de part et d'autre des Pyrénées. Les participants ont pu assister aux présentations de la Chambre de commerce transfrontalière basque, de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales ainsi que de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée, dont fait partie la Catalogne Nord. Les vidéos réalisées à l'occasion de cette journée permettent de revivre ces différentes interventions et de mieux comprendre les méthodes employées, les outils mis en place ainsi que les résultats obtenus. Elle offre également l'occasion de comparer deux réalités territoriales très différentes et de s'interroger sur les évolutions possibles en Catalogne. Une mobilisation encourageante Malgré une période estivale et des températures particulièrement élevées, cette septième Rencontre Sans Frontières a réuni une trentaine de municipalités et autant d'entreprises venues de Catalogne Nord et de Catalogne Sud. Cette participation confirme l'intérêt croissant suscité par cette démarche. Les échanges qui ont suivi les présentations ont été particulièrement riches. Les élus, chefs d'entreprise et représentants institutionnels ont partagé leurs expériences, identifié des besoins communs et exprimé leur volonté de développer des coopérations plus régulières. Un constat s'est progressivement dégagé au fil des débats : les entreprises sont demandeuses d'un accompagnement structuré pour développer leurs activités de part et d'autre de la frontière. Beaucoup estiment qu'une organisation comparable à celle mise en place au Pays basque constituerait un outil particulièrement utile pour soutenir leur développement. Donner une continuité aux échanges Au-delà d'une simple journée de rencontres, l'ambition des Angelets de la Terra est désormais de construire une dynamique durable. L'association souhaite poursuivre le rapprochement entre les collectivités territoriales et le monde économique afin de faire émerger des projets concrets et de créer un véritable réseau transfrontalier catalan. C'est dans cet esprit que sera organisée la huitième Rencontre Sans Frontières. Elle poursuivra cette nouvelle orientation en réunissant une nouvelle fois les représentants politiques et les entreprises autour d'un même objectif : renforcer les liens entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud et s'inspirer des réussites observées ailleurs, notamment au Pays basque, afin de construire une coopération transfrontalière plus ambitieuse, plus structurée et plus efficace au service du territoire.

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Article sur les Angelets de la Terra de Martí Marfà Castan pour le magazine Enderrock (février 2012)
à - Barcelona - CATALUNYA SUD - Barcelonès (25-02-2012)
Chroniques nordiques : Un souffle de fraîcheur au Nord (article de Martí Marfà Castan pour le magazine Enerrock, février 2012) A Perpignan, dans le catalanisme le plus militant il régne un certain pessimisme endémique et une tristesse apparente. Il est vrai que le paysage social et historique de l'endroit ne donne sans doute pas beaucoup d'euphorie. Ce qu'on appelle la Catalogne Nord, dès que les Pyrénées sont la frontière, a été oubliée à Paris comme à Barcelone, elle a dû endurer l'aspect le plus rugueux de la liberté, de l'égalité, de la fraternité, et a exercé de vestibule périodique d'exils et de "retirades" diverses. Ce qui était autrefois la deuxième ville catalane est devenu un no man's land plongé dans une dépression économique et sociale chronique. Vu sous cet angle, le fardeau de la défaite permanente pèse et semble inéluctable pour tomber dans les vices les plus néfastes du "resistencialisme" ou dans un provincialisme folklorique de "sardana" dominical ; ou les deux cas à la fois. L'insistance "tramuntana" du Roussillon peut vous retenir chez vous des jours et des jours ; et à rester trop longtemps enfermé à la maison, on finit par se renfermé.Mais il serait injuste d'homogénéiser la description, comme la France et tous les États modernes ont tenté de le faire avec leur population. Dans le Roussillon et les départements voisins, il y a aussi d'autres souffles, ou du moins il y a des gens qui affrontent la tramuntana de façon plus détendue. Joana Serra, la jeune libraire de la légendaire Llibreria Catalana, en est un bon exemple dans le domaine de la langue écrite. Tout comme le sont DJ Raph Dumas ou la nouvelle Cobla Lafaille et leurs expériences musicales respectives qui bousculent et réactualisent la tradition "sardanistique" bien enkysté de la région. Ramon (ou Raymond) Faura, militant polyvalent et infaticable à l'origine du Collectif Joan-Pau Giné, est celui qui attaque avec force. Sous l'égide de l'association Angelets de la Terra, un ancien groupe de supporters de l'USAP, l'association rassemble différents artistes et groupes de la zone qui utilisent le catalan dans une partie ou la totalité de leur répertoire musical. Il y a quelques jours à peine, un documentaire était présenté au cinéma Castillet de Perpignan sur le collectif, qui sortira ce 25 février son troisième album collectif. Le travail de Faura - qui n'est paradoxalement pas un musicien - consiste non seulement à donner à ces groupes un projet et une diffusion partagés projet, mais il a souvent été celui qui les a convaincus de la nécessité, de l'utilité et surtout de l'actualité de chanter dans la langue des grands-parents et des gitans.Faura fait partie de ceux qui pensent que le catalan et la catalanité en Catalogne Nord doivent sortir des musées, du costume traditionnel de la "pubilla", de la signalétique de certaines rues, des marques touristiques... c'est-à-dire du « bastion folklorique » (comme le dit le valencien Joan Fuster). Et il s'engage personnellement pour investir la langue des valeurs, des sens et des usages actuels ; ici, à travers la musique, la musique d'aujourd'hui, la musique que les jeunes (et moins jeunes) écoutent, dansent, jouent et chantent. C'est pourquoi dans les trois compilations éditées par le Collectif Joan-Pau Giné on retrouve les styles les plus divers : hip-hop, chanson d'auteur, ska, electro, rock, folk, rumba, pop... Il y avait des artistes qui, avant que le persistant Faura aille les rencontrer, ignoraient presque l'existence du catalan, mais qui maintenant voient une valeur ajoutée possible pour leur création musicale. Des initiatives comme celle-ci, ainsi que d'autres que l'on découvre dans ce coin du monde quand on gratte un peu, montrent que la normalisation, la récupération ou la promotion de la langue passe essentiellement par la pratique, plutôt que par le manifeste. La valeur sociale d'une langue - comme toute autre pratique culturelle - est liée à son usage ; et son usage - en général - est inséparable de ses usages, au sens d'utilité, d'être utile et de l'être aujourd'hui. La musique est potentiellement un domaine très riche pour redécouvrir ou régénérer ses usages et usages au sens réel. Faura et le Collectif Joan-Pau Giné en attestent, tout en diffusant la scène culturelle de Catalogne Nord, à laquelle il convient une bonne dose de fraîcheur et d'idées nouvelles. Le troisième album compilation du Collectif Joan Pau Giné sera présenté aujourd'hui, samedi 25 février, dans les locaux de l'Association EX-PO (Carrer del Palau dels Reis à Majorque, 28 bis, quartier Sant Mateu, Perpignan).
Le Collectif Angelets de la Terra au cinéma Castilllet (février 2012)
à - Perpinyà ROSSELLÓ (09-02-2012)
(article de la Semaine du Roussillon) Une soirée spéciale, le jeudi 9 février 2012, pour présenter la première période du collectif de musiciens de Catalogne Nord pour la langue catalane, créé en 2010. L’objectif de ce collectif est d’ouvrir de nouveaux horizons aux musiciens du département et à la chanson en catalan. La soirée débutera par un concert avec Pascal Bizern, Chris the Cat, Joan Ortiz et Ben Gross. Puis, les Angelets de la Terra présenteront un documentaire réalisé par Richard Bantegny et Raymond Faura (sous-titré en catalan et en français) où les musiciens interviewés racontent leur itinéraire et les raisons pour les lesquelles ils ont décidé d’adhérer au projet du collectif Joan Pau Giné. Ces interviews illustreront les images des concerts de présentation du collectif en Catalogne Nord et Sud. La soirée se terminera avec un débat et un apéritif convivial en présence des artistes. Le collectif, soutenu par Gérard Jacquet (animateur radio, chanteur…), compte une quarantaine de groupes résidents en Catalogne Nord qui chantent une partie ou la totalité de leur répertoire en catalan. On peut parler d’un véritable mouvement de renouveau artistique dans ce petit bout des Pays Catalans où la culture locale était souvent réduite au folklore. L’adhésion massive des artistes locaux de tous styles musicaux (rock, rap, reggae, électro, opéra…) et de toutes origines, la majorité n’étant pas nés à Perpignan, met en avant le souhait d’intégration et d’enracinement des « Nouveaux Catalans ». Aujourd’hui, comme le souligne Ramon Faura, coordinateur du collectif, « la question n’est plus qui est membre du collectif, mais plutôt qui ne l’est pas encore ». En valorisant la langue autochtone, les artistes veulent revendiquer une particularité et un héritage qu’ils ont pris sans demander la permission car peu de personnes semblaient en capacité de leur léguer. Le résultat est surprenant par sa diversité de propositions et son originalité. Venez le découvrir au cinéma Castillet de Perpignan, le jeudi 9 février, à 19h (tarif: 4,5 euros). Il y aura un débat, un apéritif et un mini concert avec les musiciens du collectif.
Les Angelets de la Terra dans magazine de voyage "Échappées Belles" sur France 5 (novembre 2011)
à - Salses ROSSELLÓ (12-11-2011)
Le magazine de voyage "Échappées Belles" de France 5 a réalisé une émission spéciale "Pyrénées-Orientales, terre catalane" dans laquelle sont détaillés les tradition culinaires et folkloriques du territoire. Enric Balaguer, qui travaillait à la Casa de la Generalitat de Perpignan, à orienté l'équipe d'Échappées Belles vers le collectif de musiciens des Angelets de la Terra. Nous avons donc organisé un concert au Portail à Roulettes de Salses avec plusieurs groupes du collectif. Le fait que notre projet soit autour de la création artistique en langue catalane a enrichi l'émission qui est passé d'un contenu folklorique à un contenu plus politique mettant en évidence la situation linguistique de la Catalogne.
Reportage Viure al País - France 3 : concert Col.lectiu Angelets de la Terra à l'Anthropo (octobre 2011)
à - Perpinyà ROSSELLÓ (10-10-2011)
Les musiciens de Catalogne Nord se sont regroupés pour valoriser la langue séculaire de leur pays. Ce projet a intéressé les journalistes de France Télévision qui souhaitent montrer le travail réalisé par ces Catalans du Nord. Le collectif Joan Pau Giné symbolise la diversité nord-catalane avec des musiciens d'origine anglaise, berbère, napolitaine, ivoirienne, occitane et haïtienne, unis par la chanson en catalan. Deux reportages ont été réalisé pour présenter ce projet porté par l'association culturelle des Angelets de la Terra. L'émission «Echappées Belles (France 5) a filmé le concert de Llamp te Frigui (folk, rock) et Zompa (ska) au Portail à Roulettes de Salses. Viure al País (France 3) a réalisé ce reportage sur le collectif -ici vous pouvez en visionner un court extrait-, le lundi 10 octobre 2011, à l'Asso EX-PO (Anthropo), lors d'un concert avec Benquebufa (rock), Chris the Cat (blues), Joan Ortiz (folk), Norha (électro), Rodney (cantautor) et Llamp te Frigui.
Concert du Collectif Angelets de la Terra à Granollers
à - Granollers CATALUNYA SUD (08-10-2011)
Le Collectif Joan Pau Giné invité au CCA - Cycle de Chansons et d'Auteurs de Granollers organisé par le Casal Popular l'Esquerda. Conférence-débat avec le Collectif Joan Pau Giné à 19h à la Casa de Cultura. Après une conférence où nous connaîtrons le projet du collectif, nous recevrons deux groupes du collectif : Llamp Te Frigui et Ben Gross. Dans le but de redynamiser la création musicale en langue catalane en Catalogne Nord, le Collectif Joan Pau Giné voit le jour en 2010 (Collectif Angelets de la Terra depuis 2014).
Concert Collectif Angelets de la Terra à la Festa de la Diversitat de Sabadell (avril 2011)
à - Sabadell CATALUNYA SUD (28-04-2011)
Découvrez la musique de Catalogne Nord (article dans Directe.cat) Ce mois d'avril 2011, il y aura deux occasions au Principauté de découvrir les nouvelles propositions musicales de la Catalogne Nord. Coïncidant avec la Sant Jordi, le samedi 23 avril, à 22h, dans la salle Cam Bernades de Santa Perpètua de Mogoda, co-organisé par la plateforme Tercera Via, aura lieu un concert du collectif : Ben Gross (auteur-compositeur-interprète ), Joan Orti (folk) et Zompa (ska). Quelques jours plus tard, du 28 au 30 avril, dans le cadre du Festa de la Diversitat de Sabadell, Nanou Planes (auteur-compositrice-interprète), Lili Baba (métissé), Llamp te Frigui (folk-rock) et Samir (oriental). La musique est l'un des domaines où l'unité de la langue catalane est la plus évidente. Il ne laisse ni place ni espace aux discours mal illustrés des "blavers" et renforce chez les habitants des Pays Catalans la certitude de faire partie d'un espace culturel et communicatif commun. Aucun artiste catalan de Salses à Guardamar et de Fraga à Maó ne renoncerait à ce marché partagé par 13,5 millions de personnes. Ainsi, la circulation des propositions musicales en langue catalane entre les différents territoires des Pays Catalans se fait naturellement malgré les situations d'insularité, d'oubli médiatique et d'entraves politiques. Seulement dans le cas de la Catalogne du Nord, la frontière administrative qui la sépare du reste du pays s'est révélée être un obstacle majeur à la diffusion de ses artistes. Les propositions des comtés du nord qui ont atteint le sud l'ont fait au compte-gouttes et étalées dans le temps. Dans les années 70, la réplique du mouvement Nova Cançó avec des figures telles que Jordi Barre, Pere Figueres, Toni Montañé et Teresa Rebull est devenue connue, et déjà dans les années 90, les gens entendaient des noms comme Blues de Picolat, les rumbers Tekameli ou Gérard Jacquet, qui sillonne toute la Principauté en 1999 avec une tournée à trois avec Roger Mas et Canimas, puis une maison de disques à Barcelone. Avant tout, Pascal Comelade a été le plus grand représentant de la musique du nord de la Catalogne, puisqu'il a pris son envol en Principauté à la suite d'une œuvre comme L'Argot du Bruit (1998) où il a collaboré avec une figure internationale comme PJ Harvey, ainsi que le guitariste Toti Soler et le poète Enric Casasses. Récemment, DJ Raph Dumas a fait son apparition, avec un disque de musique instrumentale, où il combine des morceaux traditionnels tels que "Canigó Mountains" avec des versions de White Stripes, passées au crible de la musique cobla et de l'électronique, et qu'il a déjà inauguré une collaboration avec le barcelonais Guillamino que l'on a pu voir il y a quelques semaines à l'Aplec Modernista del Barcelonès. Conscients de cette faible pénétration de la musique made in the north, et dans le but de pallier cette situation d'ignorance, les musiciens eux-mêmes ont décidé de s'allier. En 2010, naît le groupe Joan Pau Giné qui, bien que prenant le nom de l'auteur-compositeur-interprète originaire de Bages de Rosselló, décédé en 1993, rassemble toute la diversité musicale du territoire, avec une trentaine de membres représentant des manifestations aussi variées que l'opéra ou le hardcore, en passant par la chanson, le rock, le blues, la rumba ou la musique électronique. Le projet a été conçu non seulement pour accueillir les créateurs de l'expression catalane, mais aussi pour tous les artistes locaux qui se sentent catalans, mettant ainsi en valeur la diversité linguistique et les origines nationales de ses membres. Le Collectif Joan Pau Giné comprend des musiciens d'Italie, d'Algérie, de Bretagne, d'Angleterre et d'Haïti, dont certains ont été encouragés à enregistrer pour la première fois en catalan, comme le berbère Samir Mouhoubi et les rumbers Sabor de Perpinyà.
Concert Collectif Angelets de la Terra dans la salle Cam Bernades de Santa Perpètua de Mogoda (avril 2011)
à - Santa Perpètua de Mogoda CATALUNYA SUD (23-04-2011)
Découvrez la musique de Catalogne Nord (article dans Directe.cat) Ce mois d'avril 2011, il y aura deux occasions au Principauté de découvrir les nouvelles propositions musicales de la Catalogne Nord. Coïncidant avec la Sant Jordi, le samedi 23 avril, à 22h, dans la salle Cam Bernades de Santa Perpètua de Mogoda, co-organisé par la plateforme Tercera Via, aura lieu un concert du collectif : Ben Gross (auteur-compositeur-interprète ), Joan Orti (folk) et Zompa (ska). Quelques jours plus tard, du 28 au 30 avril, dans le cadre du "Festival de la Diversitat" à Sabadell, Nanou Planes (auteur-compositrice-interprète), Lili Baba (métissé), Llamp te Frigui (folk-rock) et Samir (oriental). La musique est l'un des domaines où l'unité de la langue catalane est la plus évidente. Il ne laisse ni place ni espace aux discours mal illustrés des "blavers" et renforce chez les habitants des Pays Catalans la certitude de faire partie d'un espace culturel et communicatif commun. Aucun artiste catalan de Salses à Guardamar et de Fraga à Maó ne renoncerait à ce marché partagé par 13,5 millions de personnes. Ainsi, la circulation des propositions musicales en langue catalane entre les différents territoires des Pays Catalans se fait naturellement malgré les situations d'insularité, d'oubli médiatique et d'entraves politiques. Seulement dans le cas de la Catalogne du Nord, la frontière administrative qui la sépare du reste du pays s'est révélée être un obstacle majeur à la diffusion de ses artistes. Les propositions des comtés du nord qui ont atteint le sud l'ont fait au compte-gouttes et étalées dans le temps. Dans les années 70, la réplique du mouvement Nova Cançó avec des figures telles que Jordi Barre, Pere Figueres, Toni Montañé et Teresa Rebull est devenue connue, et déjà dans les années 90, les gens entendaient des noms comme Blues de Picolat, les rumbers Tekameli ou Gérard Jacquet, qui sillonne toute la Principauté en 1999 avec une tournée à trois avec Roger Mas et Canimas, puis une maison de disques à Barcelone. Avant tout, Pascal Comelade a été le plus grand représentant de la musique du nord de la Catalogne, puisqu'il a pris son envol en Principauté à la suite d'une œuvre comme L'Argot du Bruit (1998) où il a collaboré avec une figure internationale comme PJ Harvey, ainsi que le guitariste Toti Soler et le poète Enric Casasses. Récemment, DJ Raph Dumas a fait son apparition, avec un disque de musique instrumentale, où il combine des morceaux traditionnels tels que "Canigó Mountains" avec des versions de White Stripes, passées au crible de la musique cobla et de l'électronique, et qu'il a déjà inauguré une collaboration avec le barcelonais Guillamino que l'on a pu voir il y a quelques semaines à l'Aplec Modernista del Barcelonès. Conscients de cette faible pénétration de la musique made in the north, et dans le but de pallier cette situation d'ignorance, les musiciens eux-mêmes ont décidé de s'allier. En 2010, naît le groupe Joan Pau Giné qui, bien que prenant le nom de l'auteur-compositeur-interprète originaire de Bages de Rosselló, décédé en 1993, rassemble toute la diversité musicale du territoire, avec une trentaine de membres représentant des manifestations aussi variées que l'opéra ou le hardcore, en passant par la chanson, le rock, le blues, la rumba ou la musique électronique. Le projet a été conçu non seulement pour accueillir les créateurs de l'expression catalane, mais aussi pour tous les artistes locaux qui se sentent catalans, mettant ainsi en valeur la diversité linguistique et les origines nationales de ses membres. Le Collectif Joan Pau Giné comprend des musiciens d'Italie, d'Algérie, de Bretagne, d'Angleterre et d'Haïti, dont certains ont été encouragés à enregistrer pour la première fois en catalan, comme le berbère Samir Mouhoubi et les rumbers Sabor de Perpinyà.
Premier festival du collectif de musiciens pour la langue des Angelets de la Terra à Ille-sur-Têt les 18 et 19 février 2011
à - Illa ROSSELLÓ (18-02-2011)
Le Collectif Joan Pau Giné (qui deviendra le Collectif Angelets de la Terra, en 2014) de musiciens pour la langue catalane en Catalogne Nord a été présenté à La Fabrica d'Ille-sur-Têt. Une quinzaine de groupes ont présenté leur répertoire en catalan, dans le cadre de la 5ème édition de la Setmana per la Llengua, organisée dans plusieurs communes de Catalogne Nord par les Angelets de la Terra, du 12 au 19 février 2011. En Catalogne Nord, l'évolution de la musique en catalan semblait s'être arrêtée depuis le boum Nova Cançó, dans les années 70-80. Malgré le constat d'une situation de "mort clinique" d'une chanson catalane folklorisée, dévalorisée par le grand public et les organisateurs de concerts, quelques musiciens ont décidé de créer un collectif. A la suite de la Setmana per la Llengua 2010 et de la réflexion autour de la création artistique en catalan initiée par les Angelets de la Terra, il semblait nécessaire de se mobiliser. Ce collectif veut promouvoir la langue et s'inspirer des groupes festifs du reste des Pays Catalans qui se sont également organisés en collectifs. Le nom de "Col.lectiu Joan Pau Giné" a pour objectif de s'inscrire dans la continuité du message humaniste et universel de l'auteur-compositeur-interprète de Bages, trop peu valorisé même par ceux qui se revendiquent les détenteurs de la catalanité. En quelques mois, le projet est un succès et s'ouvre peu à peu à tous les musiciens nord-catalans. La plupart du temps, ces chanteurs ne parlaient pas et n'osaient pas chanter en catalan mais, comme tous les Catalans du Nord, ils avaient la «catalanité» en eux, chacun à sa façon. La proposition du Collectif a été l'étincelle pour raviver le désir de revendiquer leur différence, comme une valeur ajoutée. Maintenant, les musiciebs du collectif veulent faire passer leur message dans le monde entier pour crier haut et fort que la langue et l'identité de ce territoire ne sont pas mortes. Au moment de ce festival à Ille-sur-Têt, il y a déjà déjà une trentaine de groupes qui composent le collectif. Des groupes habitués à se produire sur des scènes locales et au-delà de l'Albère et des Corbières: Llamp te Frigui, AOC, Béa, Tekameli, P18 Live Machine, Samir, Lili Baba, Ben Gross , Blues de Picolat, 100 grammes de Têtes, Sabor de Perpinyà, etc. Il est important de souligner la diversité linguistique et le métissage culturel de ce collectif. Il porte une culture catalane ouverte sur le monde, avec des musiciens de Sicile, Kabylie, Campanie, Bretagne, Angleterre, Haïti, etc. La diversité musicale est aussi une originalité de ce collectif. Reggae, salsa, opéra, ska, a cappella, blues, rap, hardcore, rumba catalane, groupes électro latino, etc. sont les différents styles de ces groupes alors que souvent, en Catalogne Nord, on limite la musique en catalan à la sardane et aux havaneres. Ce projet musical festif et de qualité présenté par le collectif montre que les nouveaux arrivants, les "afegits" (ajoutés), permettent à notre culture d'évoluer et de se renouveler, comme c'est le cas pour toutes les cultures vivantes. Samir Mouhoubi a enregistré la moitié des chansons des deux premiers disques collectifs chez Ramon Faura -coordinateur de la Setmana per la Llengua et président des Angelets de la Terra - à deux pas de la Place Catalogne de Perpinyà. Samir est Kabyle et il s'est identifié aux revendications des Catalans. C'est pour cette raison qu'il a voulu interpréter "L'Estaca" (disque 1), en kabyle et en catalan, ainsi que "Els Segadors" (disque 2). Il faut souligner que Sabor de Perpinyà, groupe de salsa composé de gitans de Saint-Jacques à Perpinyà, a enregistré pour la première fois une chanson en catalan (leur langue maternelle), alors que la Casa Musicale ne les avaient jamais motivés à le faire. Dans l'attente d'une réelle volonté politique en faveur de la langue catalane, les Angelets de la Terra se substituent donc aux "professionnels de la culture locale" pour qui local ne rime pas encore avec catalan. Tom Darnal, membre du Collectif, ancien claviériste et graphiste de la Mano Negra, s'intéressait à la langue catalane par le biais de sa fille élève de la Bressola. Chris the Cat, d'origine occitane, dont la fille est également à la Bressola, s'est lancé dans la chanson en catalan aidé par Christian Martinez, directeur du collège Comte Guifré. La transmission s'est donc parfois inversée, des enfant vers les parents, dans ce petit territoire oublié par les Français qui nous considèrent souvent comme des espagnols ou presque et par des Catalans du Sud qui nous définissent parfois comme des « gavatxos », terme péjoratif pour désigner les français. Nous verrons si nos musiciens ont plus de reconnaissances, en réussissant à affirmer qui nous sommes, dans toute notre complexité de frontaliers mais sans complexes.
5ème Setmana per la Llengua: Nit de Poesia au théâtre Primavera de Perpignan (février 2011)
à - Perpinyà ROSSELLÓ (12-02-2011)
Les Angelets de la Terra ont invité des poètes de Catalogne Nord et du reste des Pays Catalans à participer à cette 6ème Nit de Poesia: Marie rose Torner, Renada Laura Portet, Catalina Girona, Andry Antonovskiy, Francesc Gelonch, Coleta Planas, Pere Manzanares, Andreu Galant, Nanou Planes, Abdou Belfquih, ... La scène des Nits de Poesia est ouverte à tous les poètes et à toutes les langues (arabe, kabyle, français, ukrainien, catalan, …). On y découvre la beauté de ces langues qui nous entourent car même si souvent nous ne les connaissons pas, l’émotion que nous transmettent les poètes et la sonorité des mots nous permettent d’en deviner le sens profond. Depuis 2007, les Angelets de la Terra organisent des soirées poétiques dans différents endroits de Catalogne Nord, nous voulons faire connaître les poètes de tous les Pays Catalans, favoriser la rencontre avec les poètes de Catalogne Nord et avec le public nord-catalan dans sa diversité. Ces Nits de Poesia génèrent la rencontre entre les langues et les cultures présentes sur le territoire catalan, pour vous offrir des moments magiques qui vous ferons apprécier la beauté des mots et la diversité. "La Setmana per la Llengua (semaine pour la langue) met en lumière une catalanité ouverte et tournée vers l'universel" La Setmana per la Llengua valorise la création artistique d'expression catalane à travers la poésie, le théâtre, le cinéma et la musique. Son objectif est également de promouvoir les artistes, fidéliser le public et apporter la "touche catalane" à tous les espaces culturels de Catalogne Nord (pas uniquement les Casals et autres lieux réservés). Ce festival a été créé en 2007 pour les Anges de la Terra et les associations africaines de l'Université de Perpignan. -Comment s'est passé cette cinquième édition de la Setmana per la Llengua?Une année de plus, nous avons vu notre public grandir, se mélanger et se diversifier, tant au niveau de l'âge et que des origines. L'extension du cercle de nos collaborateurs nous permettra de travailler avec de nouveaux lieux comme le Théâtre Primavera du Haut-Vernet ou La Fabrica d'Ille-sur-Têt. Nous sommes particulièrement fiers d'avoir présenté des poètes du monde entier, promu le plus ancien groupe de théâtre en catalan de Catalogne Nord, rempli une salle de cinéma avec un film en catalan (sans sous-titres) et créé un collectif de musicien d'ici pour revitaliser la chanson en catalan. Ce succès, obtenu sans aucune aide institutionnelle, a interpelé tous les médias, comme TV3 et France 3, qui ont diffusé des reportages. - Le théâtre catalan a-t-il un débouché en Catalogne Nord?Le théâtre comique en catalan était très présent dans nos villages du siècle dernier. Aujourd'hui, la proposition artistique doit être adaptée à un public non habitué au catalan. C'est ce que fait la compagnie Font Freda.  
Concert et projection du documentaire de la Setmana per la Llengua au cinéma Castillet (novembre 2010)
à - Perpinyà ROSSELLÓ (16-11-2010)
"Benvinguts a Catalunya Nord": concert et projection organisés par les Angelets de la Terra au cinéma Castillet, en centre ville de Perpinyà, le 16 Novembre 2010. Concert avec Samir Mouhoubi, Aude, Nanou Planas, Ben Gross "Benquebufa" et Aurélie Nogues "Lili Baba". Première présentation des musiciens du Col.lectiu Joan Pau Giné, créé l'été 2010, qui deviendra en 2014 le Col.lectiu Angelets de la Terra. Projection du documentaire filmé lors de la Setmana per la Llengua, du 1 au 8 mai 2010. Un documentaire sur la création artistique en catalan avec des interviews de l'acteur Sergi Lopez, du musicien Gerard Jacquet, etc. Documentaire « Benvinguts a Catalunya Nord » Depuis 10 ans, l’association culturelle des Angelets de la Terra fait souffler un vent nouveau en Catalogne Nord. Elle défend des valeurs d’ouverture et de métissage autour d’une « catalanité » festive et tournée vers l’avenir. Vous pourez découvrir et participer à ce projet lors de deux soirées spéciales organisées au Cinéma Castillet et à l’Espace Gavroche d’Elne, les 16 et 19 novembre. Les Angelets y présenteront le documentaire « Benvinguts a Catalunya Nord » qui sera suivi d’un débat et d’un mini-concert. Le documentaire « Benvinguts a Catalunya Nord » (1h10, réalisé par Alex Gaultier, sous-titré en français i en català) vous fera découvrir l’univers des Angelets au travers des spectacles proposés lors de la 4ème édition de leur festival « Setmana per la Llengua » (www.setmana-llengua.com) et des interviews de Gérard Jacquet (animateur sur Radio France Roussillon, poète, conteur et musicien), Sergi Lopez (acteur catalan qui a reçu le César du meilleur acteur pour son rôle dans “Harry un ami qui vous veut du bien”), Joan Daniel Bezsonoff (écrivain roussillonnais d’expression catalane), Joan Pere Le Bihan (directeur général de la Bressola et cantautor), Miquel Mayol (ex-député européen et président de la Porta des Pays Catalans), etc… La Setmana per la Llengua est une manifestation culturelle, populaire et festive organisée, depuis 2007, par l’association des Angelets de la Terra. Elle met en avant la création artistique d’expression catalane au travers du théâtre, de la poésie, du cinéma et de la musique. Elle a pour objectif de faire découvrir une culture catalane ouverte et actuelle, aux catalans d’adoption ou d’origine et à ceux qui ne maîtrisent pas la langue catalane. Cette année, elle a eu lieu à Elne, Perpignan, Rivesaltes et Salses, du 1 au 8 mai. Elle a permis la rencontre entre différents musiciens nord-catalans d’origines catalane, sicilienne, kabyle et anglaise qui ont décidé de créer le « col.lectiu Joan-Pau Giné » (www.musics-rossello.com), afin de promouvoir la chanson en catalan. Ce collectif valorise la diversité culturelle, musicale et linguistique de la Catalogne Nord, qui sont parmis ses principales richesses. « Chaque langue est un trésor de l’humanité et la chance est de pouvoir entendre parler kabyle, arabe, catalan, napolitain,… », comme le souligne Sergi Lopez dans le documentaire « Benvinguts a Catalunya Nord ». Le collectif met en évidence que les « nouveaux catalans » permettent à notre culture d’évoluer et de se renouveler, grâce au métissage qu’ils génèrent, comme c’est le cas depuis mille ans d’histoire de la Catalogne. « Aujourd’hui, plus de la moitié des gens qui vivent dans les Pyrénées-Orientales sont nés ailleurs. Beaucoup de ces nouveaux venus s’intéressent à la langue, à la culture et à l’histoire de ce pays. Il faut leur donner la main pour leur permettre de monter dans le train. Il y a beaucoup de personnes prêtes. Ce n’est pas le moment de les exclure en revendiquant une exclusivité et en ayant une attitude autoritaire », nous explique Gérard Jacquet dans le documentaire « Benvinguts a Catalunya Nord ». C’est cette transmission que les Angelets s’évertuent à amplifier avec l’aide des artistes de notre département. « Benvinguts a Catalunya Nord » permet, à ceux qui n’ont pas assisté à toute la Setmana per la Llengua, de saisir le sens profond de cette manifestation et de s’en inspirer pour permettre aux nouvelles générations d’aimer leurs racines. Aujourd’hui, Ramon Faura, qui a imaginé se projet, rêverait de voir, tout au long de l’année, cette activité se dérouler en Roussillon, en Vallespir, Conflent et Cerdagne. L’appel est lancé aux institutionnels et aux associatifs qui souhaiteraient prendre le relais. Les deux soirées « Benvinguts a Catalunya Nord » seront organisées au Cinéma Castillet, le mardi 16 novembre, à 19h10, et à l’Espace Gavroche d’Elne, le vendredi 19 novembre, à 21h. Elles seront ponctuées par la projection du documentaire de la Setmana per la Llengua, puis il y aura un débat sur la situation de la langue catalane (avec Gerard Jacquet et les autres acteurs du documentaire) et, pour finir, un apéro musical avec Samir, Nanou, Lili Baba, Joan Ortiz et Benquebufa. L’entrée est à 4,50 euros.
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