7e Rencontre sans frontières à Perpignan : Chambre de commerce transfrontalière basque, actions transfrontalières de la CCI de Perpignan et de l’Eurorégion


Dans cette vidéo interviennent le président des Angelets de la Terra (organisateurs de l'événement), puis dans la deuxième vidéo le vice-président, le directeur et le responsable transfrontalier de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales, la directrice de la Chambre de commerce de Bayonne Pays Basque, le responsable de la Chambre de commerce transfrontalière basque et le secrétaire général de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée présentent leurs actions transfrontalières. En juin 2026, la Chambre de commerce et d'industrie de Perpignan a accueilli la septième Rencontre Sans Frontières des municipalités, organisée par l'association Angelets de la Terra. Pour cette nouvelle édition, une évolution importante a été engagée : les entreprises ont été invitées à participer aux côtés des élus des deux versants des Pyrénées. Ce choix répond à une conviction forte de l'association : les liens économiques constituent le socle le plus solide d'une coopération transfrontalière durable. Si les frontières politiques ont longtemps séparé les territoires, elles ont également affaibli des relations économiques, humaines et institutionnelles qui existaient naturellement entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud. Aujourd'hui encore, ce potentiel reste largement sous-exploité, comme le confirment les représentants de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales. Cette ouverture aux entreprises marque ainsi une nouvelle étape dans les Rencontres Sans Frontières. L'objectif est de favoriser des échanges concrets entre les acteurs économiques et les collectivités afin de faire émerger des projets communs capables de renforcer le territoire catalan. Le contraste entre le Pays basque et la Catalogne Pour alimenter la réflexion, l'association Angelets de la Terra avait invité les représentants de la Chambre de commerce transfrontalière basque à présenter leur expérience. Leur intervention a permis de découvrir une organisation transfrontalière particulièrement structurée. Depuis plusieurs années, le Pays basque développe des coopérations permanentes entre entreprises, institutions publiques, établissements d'enseignement, acteurs du tourisme, du sport ou encore de la formation professionnelle. Cette dynamique repose sur des structures dédiées qui accompagnent les projets et facilitent les échanges au quotidien. À l'inverse, la Catalogne Nord ne dispose aujourd'hui que de très peu d'outils transfrontaliers d'envergure. L'hôpital transfrontalier de Cerdagne, situé à Puigcerdà, demeure l'exemple le plus emblématique. Malgré son caractère innovant, son fonctionnement reste confronté à des difficultés administratives et organisationnelles qui illustrent les obstacles encore présents. Pour les Angelets de la Terra, cette différence entre les deux territoires ne relève pas d'une fatalité géographique, mais traduit surtout un manque de volonté politique pour construire une véritable stratégie transfrontalière en Catalogne. Comprendre les méthodes pour mieux construire l'avenir Cette rencontre avait précisément pour objectif de comparer les approches développées de part et d'autre des Pyrénées. Les participants ont pu assister aux présentations de la Chambre de commerce transfrontalière basque, de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales ainsi que de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée, dont fait partie la Catalogne Nord. Les vidéos réalisées à l'occasion de cette journée permettent de revivre ces différentes interventions et de mieux comprendre les méthodes employées, les outils mis en place ainsi que les résultats obtenus. Elle offre également l'occasion de comparer deux réalités territoriales très différentes et de s'interroger sur les évolutions possibles en Catalogne. Une mobilisation encourageante Malgré une période estivale et des températures particulièrement élevées, cette septième Rencontre Sans Frontières a réuni une trentaine de municipalités et autant d'entreprises venues de Catalogne Nord et de Catalogne Sud. Cette participation confirme l'intérêt croissant suscité par cette démarche. Les échanges qui ont suivi les présentations ont été particulièrement riches. Les élus, chefs d'entreprise et représentants institutionnels ont partagé leurs expériences, identifié des besoins communs et exprimé leur volonté de développer des coopérations plus régulières. Un constat s'est progressivement dégagé au fil des débats : les entreprises sont demandeuses d'un accompagnement structuré pour développer leurs activités de part et d'autre de la frontière. Beaucoup estiment qu'une organisation comparable à celle mise en place au Pays basque constituerait un outil particulièrement utile pour soutenir leur développement. Donner une continuité aux échanges Au-delà d'une simple journée de rencontres, l'ambition des Angelets de la Terra est désormais de construire une dynamique durable. L'association souhaite poursuivre le rapprochement entre les collectivités territoriales et le monde économique afin de faire émerger des projets concrets et de créer un véritable réseau transfrontalier catalan. C'est dans cet esprit que sera organisée la huitième Rencontre Sans Frontières. Elle poursuivra cette nouvelle orientation en réunissant une nouvelle fois les représentants politiques et les entreprises autour d'un même objectif : renforcer les liens entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud et s'inspirer des réussites observées ailleurs, notamment au Pays basque, afin de construire une coopération transfrontalière plus ambitieuse, plus structurée et plus efficace au service du territoire.

Il y a 1635 actualités sur Angelets de la Terra

Festa Catalana à Òpol i Perellós, le 11 juillet 2026, avec Rumba Coumo
à - Òpol i Perellós ROSSELLÓ (11-07-2026)
Festa Catalana à Òpol i Perellós, le 11 juillet 2026, avec Rumba Coumo du Collectif Angelets de la Terra de musiciens de Catalogne Nord pour la langue catalane. La soirée s’annonce festive, avec musique et ambiance catalanes, dans un esprit convivial et populaire.
Fête Catalane à Banyuls de la Marenda du 9 au 12 juillet 2026
à - Banyuls de la Marenda - ROSSELLÓ (09-07-2026)
Le Foment fera vibrer Banyuls-sur-Mer aux couleurs de la Catalogne ! Du 9 au 12 juillet 2026, la traditionnelle Fête Catalane revient pour quatre jours de partage, de musique, de danse, de culture et de convivialité. Sardanes, havaneres, castellers, correfocs, bandas, marché artisanal, défilés, repas festifs et bien d’autres animations vous attendent dans une ambiance chaleureuse et authentiquement catalane. Venez danser, chanter, découvrir nos traditions et faire vivre ensemble l’âme de notre pays catalan ! Que vous soyez danseur confirmé, amateur de culture catalane ou simplement curieux, cette fête est la vôtre.
7e Rencontre sans frontières à Perpignan : Chambre de commerce transfrontalière basque, actions transfrontalières de la CCI de Perpignan et de l’Eurorégion
à - Perpinyà ROSSELLÓ (03-07-2026)
Dans cette vidéo interviennent le président des Angelets de la Terra (organisateurs de l'événement), puis dans la deuxième vidéo le vice-président, le directeur et le responsable transfrontalier de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales, la directrice de la Chambre de commerce de Bayonne Pays Basque, le responsable de la Chambre de commerce transfrontalière basque et le secrétaire général de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée présentent leurs actions transfrontalières. En juin 2026, la Chambre de commerce et d'industrie de Perpignan a accueilli la septième Rencontre Sans Frontières des municipalités, organisée par l'association Angelets de la Terra. Pour cette nouvelle édition, une évolution importante a été engagée : les entreprises ont été invitées à participer aux côtés des élus des deux versants des Pyrénées. Ce choix répond à une conviction forte de l'association : les liens économiques constituent le socle le plus solide d'une coopération transfrontalière durable. Si les frontières politiques ont longtemps séparé les territoires, elles ont également affaibli des relations économiques, humaines et institutionnelles qui existaient naturellement entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud. Aujourd'hui encore, ce potentiel reste largement sous-exploité, comme le confirment les représentants de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales. Cette ouverture aux entreprises marque ainsi une nouvelle étape dans les Rencontres Sans Frontières. L'objectif est de favoriser des échanges concrets entre les acteurs économiques et les collectivités afin de faire émerger des projets communs capables de renforcer le territoire catalan. Le contraste entre le Pays basque et la Catalogne Pour alimenter la réflexion, l'association Angelets de la Terra avait invité les représentants de la Chambre de commerce transfrontalière basque à présenter leur expérience. Leur intervention a permis de découvrir une organisation transfrontalière particulièrement structurée. Depuis plusieurs années, le Pays basque développe des coopérations permanentes entre entreprises, institutions publiques, établissements d'enseignement, acteurs du tourisme, du sport ou encore de la formation professionnelle. Cette dynamique repose sur des structures dédiées qui accompagnent les projets et facilitent les échanges au quotidien. À l'inverse, la Catalogne Nord ne dispose aujourd'hui que de très peu d'outils transfrontaliers d'envergure. L'hôpital transfrontalier de Cerdagne, situé à Puigcerdà, demeure l'exemple le plus emblématique. Malgré son caractère innovant, son fonctionnement reste confronté à des difficultés administratives et organisationnelles qui illustrent les obstacles encore présents. Pour les Angelets de la Terra, cette différence entre les deux territoires ne relève pas d'une fatalité géographique, mais traduit surtout un manque de volonté politique pour construire une véritable stratégie transfrontalière en Catalogne. Comprendre les méthodes pour mieux construire l'avenir Cette rencontre avait précisément pour objectif de comparer les approches développées de part et d'autre des Pyrénées. Les participants ont pu assister aux présentations de la Chambre de commerce transfrontalière basque, de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales ainsi que de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée, dont fait partie la Catalogne Nord. Les vidéos réalisées à l'occasion de cette journée permettent de revivre ces différentes interventions et de mieux comprendre les méthodes employées, les outils mis en place ainsi que les résultats obtenus. Elle offre également l'occasion de comparer deux réalités territoriales très différentes et de s'interroger sur les évolutions possibles en Catalogne. Une mobilisation encourageante Malgré une période estivale et des températures particulièrement élevées, cette septième Rencontre Sans Frontières a réuni une trentaine de municipalités et autant d'entreprises venues de Catalogne Nord et de Catalogne Sud. Cette participation confirme l'intérêt croissant suscité par cette démarche. Les échanges qui ont suivi les présentations ont été particulièrement riches. Les élus, chefs d'entreprise et représentants institutionnels ont partagé leurs expériences, identifié des besoins communs et exprimé leur volonté de développer des coopérations plus régulières. Un constat s'est progressivement dégagé au fil des débats : les entreprises sont demandeuses d'un accompagnement structuré pour développer leurs activités de part et d'autre de la frontière. Beaucoup estiment qu'une organisation comparable à celle mise en place au Pays basque constituerait un outil particulièrement utile pour soutenir leur développement. Donner une continuité aux échanges Au-delà d'une simple journée de rencontres, l'ambition des Angelets de la Terra est désormais de construire une dynamique durable. L'association souhaite poursuivre le rapprochement entre les collectivités territoriales et le monde économique afin de faire émerger des projets concrets et de créer un véritable réseau transfrontalier catalan. C'est dans cet esprit que sera organisée la huitième Rencontre Sans Frontières. Elle poursuivra cette nouvelle orientation en réunissant une nouvelle fois les représentants politiques et les entreprises autour d'un même objectif : renforcer les liens entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud et s'inspirer des réussites observées ailleurs, notamment au Pays basque, afin de construire une coopération transfrontalière plus ambitieuse, plus structurée et plus efficace au service du territoire.
Ramon Faura célébré à Rodès dans une grande exposition hommage
à - Rodès CONFLENT (02-07-2026)
Vernissage de l'exposition de peinture de Ramon Faura à Rodès (Conflent), le samedi 11 juillet 2026 à 18 h, Galerie Camille Descossy. Du 11 au 26 juillet 2026, la Galerie Camille Descossy à Rodès rendra hommage au peintre catalan Ramon Faura à travers une exposition consacrée à son œuvre. Le vernissage aura lieu le samedi 11 juillet à 18 h, offrant un moment privilégié de rencontre autour d'une quarantaine de peintures de l'artiste, en présence de sa famille et de ses amis. L'exposition sera ensuite ouverte tous les jours de 14 h à 19 h. Cette exposition s'inscrit dans une continuité artistique et humaine. Installé à Saint-Cyprien à la fin des années 1960, Ramon Faura a exposé aux côtés de deux peintres étroitement liés à Rodès, où une grande partie de leur œuvre a été créée. Au début des années 2000, ses toiles étaient présentées à Perpignan avec celles du peintre écossais John Goudie Lynch. Quelques années auparavant, il avait également exposé à Barcelone avec le peintre irlandais Brian Parsons. Aujourd'hui, la Galerie Camille Descossy prolonge cette histoire commune en réunissant de manière permanente des œuvres de ces trois artistes, offrant ainsi un dialogue entre leurs univers picturaux. Il convient également de saluer l'engagement du conseil municipal de Rodès, et en particulier celui de son maire, Marc Bianchini, en faveur de la création picturale et des artistes de Catalogne Nord. L'acquisition de cette maison de maître située au cœur du village et sa transformation en galerie d'art constituent un choix fort en faveur de la valorisation du patrimoine artistique du territoire. La Ville de Saint-Cyprien avait déjà rendu hommage à Ramon Faura à la fin de l'année 2024. L'exposition de Rodès présente toutefois de nombreuses œuvres inédites qui n'avaient pas été exposées à cette occasion. Les visiteurs ayant découvert la première exposition pourront ainsi porter un nouveau regard sur le parcours et la peinture de l'artiste. Ces deux expositions constituent les premières étapes d'un projet plus vaste : la création d'une exposition permanente consacrée à Ramon Faura au sein du Fòrum Faura – Centre Cultural de Catalunya Nord, actuellement en cours d'aménagement dans un mas à Rivesaltes, dont l'ouverture est prévue à l'été 2027.
Qui va valider ou pas le futur nom du département des Pyrénées-Orientales?
(02-07-2026)
La France est une démocratie représentative. Les citoyens élisent leurs représentants, qui siègent à l'Assemblée nationale et au Sénat pour voter les lois. Pourtant, certaines décisions essentielles échappent aux élus. En 2021, la loi Molac en est une illustration. Adoptée par une large majorité des parlementaires, elle ouvrait notamment la possibilité de développer l'enseignement immersif des langues régionales dans les écoles publiques. Saisi après son adoption, le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition, estimant qu'elle était contraire à la Constitution. Ainsi, neuf membres non élus, désignés par le président de la République, le président de l'Assemblée nationale et le président du Sénat, ont pu empêcher l'application d'une mesure pourtant votée par les représentants du peuple. Le changement de nom du département des Pyrénées-Orientales suivra une autre procédure, mais soulève une interrogation comparable. Si le Conseil départemental adopte un nouveau nom, celui-ci devra être validé par décret, après examen du Conseil d'État. Officiellement, cette institution contrôle uniquement la conformité juridique de la décision. Mais, dans les faits, son avis est déterminant. Si elle estime que le nom proposé pose une difficulté juridique, le Gouvernement peut renoncer au changement. Cette situation alimente un débat plus large sur le fonctionnement de nos institutions. Les membres du Conseil d'État et du Conseil constitutionnel ne sont pas élus. Ce sont principalement d'anciens hauts fonctionnaires, magistrats ou responsables politiques, dont la carrière s'est déroulée au sommet de l'État, c'est-à-dire à Paris. Ils exercent une mission essentielle de contrôle juridique, mais disposent également d'un pouvoir considérable sur des décisions pourtant issues d'élus locaux ou nationaux. Pour certains, ce système constitue une garantie indispensable de l'État de droit, protégeant la Constitution et les libertés fondamentales. Pour d'autres, il traduit une forte centralisation du pouvoir, où des institutions composées de personnalités non élues peuvent limiter ou empêcher des décisions approuvées par les représentants des citoyens, qu'il s'agisse de la loi Molac ou, demain peut-être, du changement de nom des Pyrénées-Orientales. Si le nom choisi par les Catalans était rejeté, ces derniers devraient se mobiliser pour faire entendre leur voix et défendre la décision démocratiquement adoptée par leurs représentants.
Nouveau nom du département: aux origines de notre territoire
(15-06-2026)
Pour bien comprendre, remontons le temps. Avant l’an 800, le Saint-Empire romain germanique de religion chrétienne est entouré de peuples païens. L’empereur Charlemagne craint d’être débordé. Dans les lieux où ses ennemis peuvent s’infiltrer, il met en place des régions commandées par un militaire. La région la plus au nord est le Danemark, inquiétée par les Vikings ; la région la plus au sud, menacée par le monde musulman des arabes, est le territoire qui deviendra la Catalogne. Ainsi, vers l’an 805, Charlemagne crée ici 14 zones – les Comtés – commandées par un Comte : Barcelone, Andorre, Cerdagne, Conflent, Roussillon, Urgell, Girone, etc. Ils forment la Marche d’Espagne. Anecdote : l’hymne actuel de l’Andorre commence par « El gran Carlemany, mon pare, dels alarbs em deslliurà… », c'est-à-dire « Le grand Charlemagne, mon père, nous délivra des Arabes… ». Ainsi, nous réalisons que les mots Roussillon, Cerdagne et Conflent remontent très loin dans le temps. La construction du Royaume de France De son côté, le petit royaume des Francs, centré autour de la région parisienne actuelle, ambitionne de fonder un empire. A force de guerres féroces, les rois francs s’emparent des royaumes et des comtés voisins. Ils ont dû instaurer chaque fois un gouvernement autoritaire pour contenir ces régions vaincues qui ne rêvent que d’une chose : retrouver leur indépendance. Pour cela, les rois francs nomment un Intendant dans chaque région conquise, Intendant qui a pratiquement pleins pouvoirs. Dans ce royaume des Francs qui s’agrandit régulièrement, il n’y a aucune unité linguistique ni aucune unité politique. Certaines régions ont des mini-gouvernements, d’autres non. C’est ainsi que Raymond, le comte de Toulouse, choisit son suzerain en 1213 : non pas le roi des Francs, mais Pierre 1er comte de Barcelone et roi d’Aragon. L’épisode des cathares sera fatal à l’indépendance du comté de Toulouse. Il faut attendre le XIII° siècle pour qu’apparaisse le nom de « Royaume de France ». Le regard d’Alexandre Sanguinetti Ecoutons un fin connaisseur, Alexandre Sanguinetti (1913-1980), qui a été ministre sous le Président Pompidou, député UDR de droite : « C’est la centralisation qui a permis de faire la France malgré les Français ou dans l’indifférence des Français… ce n’est pas un hasard si sept siècles de monarchie, d’empire ou de république ont été centralisateurs : c’est que la France n’est pas une construction naturelle. C’est une construction politique voulue pour laquelle le pouvoir central n’a jamais désarmé. Sans centralisation, il ne peut y avoir de France. Il peut y avoir une Allemagne, il peut y avoir une Italie, parce qu’il y a une civilisation allemande, une civilisation italienne. Mais en France, il y a plusieurs civilisations. Et cela n’a pas disparu, vous pouvez en croire un député de Toulouse ». La création des départements Quand éclate la révolution française, un mouvement se durcit : il est farouchement opposé à l’Eglise et aux « cultures régionales ». On veut en finir avec les 32 Intendants du royaume de France ; on va encore resserrer davantage le pouvoir central avec la création des départements ; ce sera le 26 février 1790. À cette époque, le royaume de France comprend 83 départements. Leurs noms doivent rompre avec les anciennes provinces, on impose donc des noms de fleuves, de rivières ou de montagnes. C’est après son coup d'Etat du 9 novembre 1799, que Bonaparte ressuscite les Intendants sous la forme des Préfets. Le cas des Pyrénées-Orientales Ainsi les départements ont morcelé les régions de même culture, tout cela pour briser le sentiment régional. A titre d’exemple : aux deux extrémités de Pyrénées ces sont les Basses-Pyrénées, nom jugé péjoratif qui est modifié en 1969 et qui devient Pyrénées Atlantiques ; à l’autre bout, les Pyrénées Orientales. Quel nouveau nom pour notre département ? Aujourd’hui, pour donner un nouveau nom au département, nous avons le choix : soit la continuité (donner un nom d’origine géographique), soit la bonification par une touche humaine. Certes nous avons d’autres options comme « Catalogne du Nord », ou « Pays Catalan ». Rappelons que dès le départ le conseil département a repoussé le terme Pays Catalan ; donc inutile de se battre pour une cause perdue d’avance. Alors, pour certains le nom devrait être Pyrénées Méditerranée (mais nous restons encore dans le domaine géographique, donc rien de changé), pour d’autres le nom devrait être Pyrénées Catalanes. Et déjà notre cœur vibre avec le mot « Catalanes ». Et nous restons dans l’air du temps. A la télévision, à la radio, dans la presse, dans la vie quotidienne, le mot catalan est partout utilisé ; tous les jours le journal l’Indépendant publie des dizaines de reportages avec des drapeaux catalans aux mains d’enfants, de femmes et d’hommes. Alors, oui, ce n’est pas demander la lune que de vouloir un nouveau nom qui arbore le mot « catalan », c’est tout simplement une affaire de respect. Il fait partie de notre culture millénaire. Une occasion à ne pas manquer Aujourd’hui, nous avons une chance inouïe ! Si nous la laissons passer, combien de décennies faudra-t-il attendre pour une autre opportunité ? Elancez-vous et votez pour « Pyrénées Catalanes ». Els Angelets de la TerraRibesaltes
Comme l’USAP, la Catalogne Nord doit se donner l’ambition d’un nouveau projet
(13-06-2026)
Les mots de Laurent Labit, entraineur de l’USAP, en cette fin de saison résonnent bien au-delà du rugby. Lorsqu’il déclare : « Je vois qu’ici, il y a des choses à faire, il y a des gens qui poussent derrière nous. Je ne connais pas beaucoup d’endroits où, à ce moment de la saison, avec tout ce qu’on a connu, des équipes jouent devant des stades pleins avec une ambiance incroyable », il décrit un état d’esprit profondément enraciné dans ce bout de la Catalogne, au nord des Albères. Nos décideurs locaux devraient s’inspirer de cette vision positive pour proposer un projet pour le département. Pour cela, il faudrait qu’eux-mêmes y croient sincèrement. L’engouement qui entoure l’USAP n’est pas celui d’un simple public de consommateurs de spectacle sportif. Derrière l’équipe, il y a un peuple qui se reconnaît dans son histoire, dans ses combats, dans ses difficultés et dans sa capacité à ne jamais renoncer. L’USAP est devenue, au fil des générations, l’un des rares espaces où les Catalans du Nord peuvent encore se voir comme une communauté partageant une même mémoire et un même destin. Depuis le Traité des Pyrénées de 1659, notre territoire a connu de nombreuses épreuves. Coupée du reste de la Catalogne, la Catalogne Nord a subi les conséquences de son éloignement des grands centres de décision. Les crises économiques se sont succédé, les emplois industriels ont quasiment disparu, la pauvreté s’est installée dans de nombreuses familles et, depuis des décennies, les jeunes générations ont été contraintes de partir pour trouver ailleurs les perspectives qu’elles ne trouvaient pas ici. Depuis des siècles, ce sont des forces vives, des talents, des entrepreneurs, des étudiants qui s’exilent vers d’autres horizons. C’est tout un symbole que l’USAP et les Dragons Catalans donnent une chance aux jeunes de jouer au plus haut niveau sans devoir s’exiler. Malgré les difficultés accumulées au fil du temps de ce territoire sinistré et invisibilisé, quelque chose demeure. Cette capacité à croire encore en l’avenir. Cette conviction que le territoire vaut mieux que l’image de périphérie oubliée à laquelle on voudrait parfois le réduire. Cette volonté de construire, transmettre et créer. C’est précisément ce que révèle l’ambiance du stade Aimé Giral. Malgré les saisons difficiles, malgré les incertitudes sportives, les tribunes restent pleines. Les supporters continuent de chanter et d’y croire. Ils continuent de pousser derrière leur équipe parce qu’ils savent que le rugby n’est qu’une partie d’une histoire plus grande : celle d’un peuple catalan qui refuse de baisser les bras. Lorsque Laurent Labit affirme : « On espère tous avoir une issue positive pour repartir sur un nouveau projet en Top 14 », cette phrase pourrait être reprise par l’ensemble des Catalans du Nord. Nous aussi devons espérer une issue positive pour notre territoire. Nous aussi devons préparer un nouveau projet. Ce projet commence peut-être par une affirmation plus claire de notre identité collective. Le nom actuel de « Pyrénées-Orientales » est une dénomination administrative qui ne dit rien de l’histoire, de la culture ni de la réalité humaine de ce territoire. À l’inverse, le nom de « Pyrénées Catalanes » affirmerait clairement ce que nous sommes et ce qui nous relie à l’ensemble de l’espace catalan. Changer de nom ne résoudrait pas à lui seul les difficultés économiques et sociales. Mais il permettrait d’ouvrir une nouvelle page, de redonner confiance et visibilité à un territoire qui doit cesser de se percevoir comme une périphérie pour redevenir un espace de projets. Cette nouvelle étape pourrait s’appuyer sur le développement de véritables coopérations transfrontalières. Une chambre de commerce transfrontalière réunissant les acteurs économiques du nord et du sud de la Catalogne permettrait de mieux valoriser les complémentarités existantes. Les Angelets de la Terra ont invité la chambre de commerce transfrontalière basque et la CCI de Bayonne pour présenter leur projet le samedi 27 juin, à 9 heures, à la CCI de Perpignan, dans le cadre de la 7e Trobada sense Fronteres. Dans un second temps, la création d’une communauté de communes transfrontalière pourrait aussi donner une traduction institutionnelle à une réalité géographique, culturelle et économique qui existe déjà de part et d’autre de la frontière. Voilà une vision de futur ambitieuse pour un territoire. Les Catalans doivent débattre et trouver le meilleur chemin, mais ils ne faut pas rester les bras croiser. Les Basques ont montré depuis longtemps que de telles coopérations étaient possibles. Eux aussi vivent une réalité frontalière comparable à la nôtre. Eux aussi ont compris que la frontière politique ne devait pas empêcher la construction de projets communs au service du développement du territoire transfrontalier. Le peuple catalan du nord possède aussi une force qu’il faut savoir réveiller. L’enthousiasme qui accompagne l’USAP en est la preuve chaque week-end. Derrière les chants, les drapeaux et les tribunes pleines se trouve une idée simple : malgré les difficultés, malgré les échecs, malgré l’adversité, l’avenir n’est jamais écrit d’avance. Comme l’équipe de l’USAP, la Catalogne Nord doit croire en sa capacité à rebondir. Comme l’USAP, elle doit s’appuyer sur ceux qui poussent derrière elle. Et comme l’USAP, elle doit se donner l’ambition d’un nouveau projet. Parce qu’au fond, la leçon que nous donnent les supporters catalans n’est pas seulement sportive : elle est politique, économique et culturelle. Elle nous rappelle qu’un peuple qui continue de croire en lui-même possède déjà la première condition de son renouveau.
Votons Pyrénées Catalanes !
(09-06-2026)
Si les habitants de notre département se divisent entre plusieurs appellations faisant référence à notre identité catalane, ceux qui souhaitent que notre spécificité culturelle demeure invisible auront une nouvelle fois gain de cause. Ce n'est pas la première fois que l'occasion se présente. En 1970, le changement de nom du département des Pyrénées-Orientales était envisagé. À l'époque, 85 % des habitants y étaient favorables. Pourtant, les divisions et les désaccords sur le choix du nom ont conduit au statu quo. Plus de cinquante ans ont passé. Les Angelets de la Terra souhaitent aujourd'hui que cette situation évolue enfin. Ne reproduisons pas les erreurs du passé. Notre démarche n'a rien de partisan. Nous ne voulons pas entrer dans les polémiques ni dans les affrontements entre clans politiques. Nous souhaitons soutenir un nom capable de rassembler largement, d'obtenir l'aval du Conseil d'État et de devenir une réalité concrète. Nous sommes fiers d'être catalans, que nos familles soient enracinées ici depuis des générations ou que nous ayons choisi cette terre pour y vivre et y construire notre avenir. Cette identité commune, vectrice de cohésion sociale, mérite d'être reconnue et visible dans toute la France et au-delà. C'est pourquoi nous faisons le choix de Pyrénées Catalanes : un nom simple, fédérateur, conforme à notre histoire et à notre réalité culturelle. Votons Pyrénées Catalanes.
Molig (Conflent) adhère au Livre Blanc de Catalogne Nord coordonné par les Angelets de la Terra
à - Molig - CONFLENT (27-04-2026)
"Depuis de nombreuses années la commune de Molitg, avec le concours de son Comité des fêtes et ses associations met un point d’honneur à valoriser l’identité catalane : plaques de rues en catalan / organisation de la Sant Joan, Festa Major / inscription « Casa de la Vila » sur façade dela Mairie. Nous avons la volonté de renforcer nos engagements et accentuer nos traditions en souhaitant mettre en place la Sant Jordi, Goigs Dels Ous, initiation à la sardane, mise en place d’un article en catalan sur le bulletin municipal, Tio de Nadal lors de notre marché de Noël. Nous souscrivons pleinement au Llibre Blanc des Angelets de la Terra et rejoignons avec un grand enthousiasme les 115 communes de Catalogne Nord engagées dans cette noble cause." Daniel MAROUBY (maire)Grégory FILELLA (premier adjoint)
Les Angelets de la Terra participent à une émission de radio sur les élections municipales avec des représentants d’Occitanie, Corse, Pays Basque et Bretagne, comme le député Paul Molac
(09-03-2026)
<iframe src="https://player.podcastics.com/extended/2887/406599?ref=https://www.podcastics.com/podcast/episode/quala-placa-per-las-lengas-e-culturas-minorizadas-per-las-eleccions-municipalas-406599/&s=704" frameborder="0" height="200" width="100%" style="border-radius: 10px;"></iframe> Les 15 et 22 mars prochains, 34968 communes vont être amenées à élire des conseillers municipaux. Eux mêmes éliront pour 7 ans des maires. En Corse, en Bretagne, au Pays Basque, en Catalunya, en Occitanie… Quel rôle tiennent les municipalités, les agglomérations et les métropoles dans la sociabilisation des langues dites “régionales” ? Pour répondre à cette question, les équipes de Radio Occitania et Radio Nissa Pantai ont rassemblées, à l’initiative de Domenge Salgon, militant occitan, représentant nîmois du Partit Occitan et de Régions et Peuples Solidaires, 8 grands témoins :  Paul Molac : Député Régions et Peuples Solidaires (Groupe LIOT). Enseignant et militant culturel breton surtout connu pour être l’auteur de la loi portant son nom et relative aux langues et cultures minoritaires de l’Etat français. Saveriu Luciani : Professeur de langue corse, il fut également Conseiller Exécutif au sein de la Communauté de Corse qui a, à son actif, de belles réalisations quant à l’enseignement du Corse au sein de l’Education Nationale. Ramon Faura-Labat : militant culturel catalan de l’association Angelets de la Terra qui nous présente « le Livre blanc de Catalogne Nord » (document rassemblant 55 propositions concrètes permettant aux municipalités de développer une véritable politique en faveur de la langue, de la culture et des traditions catalanes). Peio Serbielle : Chanteur, poète et militant basque. Il est aussi le porteur du projet Haizeak (diffusion de la langue et de la musique basques auprès des entreprises, collectivités, administrations, …)  Patric Lapierre :  Cévenol, ex enseignant et psychologue scolaire ; militant culturel depuis plus de 15 ans, il préside aux destinées de la MARPOC, association organisatrice de l’UOE qui fêtera ses 50 ans cette année. Suivant la voie tracée par Robert Lafont, cet évènement s’efforce d’apporter un point de vue occitan sur les divers sujets d’actualité touchant les territoires occitanophones Cristòu Daurore : Fondateur de la webradio “Nissa Pantai” qui commente en direct et en occitan les matchs du “Gym” (l’OGC Nice) quand ce dernier joue à domicile. Il a aussi lancé “Lo Nissart”, monnaie locale nissarde qui soutient les actions de nombreuses associations. Il oeuvre aussi à la création d’une Calandreta (école immersive en occitan) à Nice. Ciril Joanin : Musicien, membre de Nissa Pantai, enseignant d’occitan nissart à des adultes et des lycéens. Il est par ailleurs candidat sur la liste “Nice Front Populaire” et partage avec nous ce que sa liste propose en termes de mise en avant de la langue et la culture occitane à “Nissa la Bella”. Denis Lanoy : candidat sur la liste « Nîmes en Commun », metteur en scène et fondateur du Triptyk théâtre et de la Maison Théâtre des littératures à voix hautes. Il nous présente les propositions de sa liste en faveur du développement de la langue et de la culture occitane.
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