Una llengua sense fronteres : 262 municipalités catalanes du Nord et du Sud remettent leurs motions au Parlement de Catalogne


L’acte solennel de la campagne « Une langue sans frontières » s’est déroulé le vendredi 30 janvier 2026 au Parlement de Catalogne, où 50 municipalités, représentées par une centaine de maires et de conseillers municipaux, ont remis officiellement les motions approuvées à ce jour par 263 municipalités de Catalogne Nord et de Catalogne Sud. Les Angelets de la Terra, association culturelle autofinancée de Catalogne Nord, ont organisé cet événement qui marque une étape historique dans la reconstruction des liens naturels entre les territoires catalans, dans le cadre européen.Jamais autant d’élus des deux côtés de la frontière ne s’étaient retrouvés pour un acte politique dans l’hémicycle, redevenu symboliquement le Parlement de tous les Catalans. Un acte politique historique Le maire d’Eus (Conflent) a remis les motions approuvées par 108 municipalités de Catalogne Nord, sur les 198 que compte le département (les 28 autres étant occitanes).Il a confié sont souhait de voir un jour « la Catalogne réunifiée », tout en rappelant, avec le Président Rull, la nécessité de « demander l’impossible pour rendre possible ce qui peut l’être », citant l’exemple de l’hôpital transfrontalier de Puigcerdà, devenu réalité grâce à la persévérance de quelques élus. Le maire de Bàscara, qui a remis les motions de Catalogne Sud au président du Parlement, a également insisté sur l’importance de développer les échanges humains et culturels entre les habitants du Nord et du Sud de l’Albère (et non les Albères). En soulignant que ces territoires sont unis par une même langue, le catalan, qui doit redevenir un pont naturel et quotidien.   Une invitation à toutes les municipalités et aux entreprises catalanes Depuis le Parlement, les Angelets de la Terra ont invité toutes les municipalités catalanes, du nord comme du sud, à continuer d’approuver la motion : Pour soutenir la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne, Et pour affirmer une volonté commune de développer les relations entre Catalogne Nord et Catalogne Sud, au-delà des divisions issues de l’histoire. Les Angelets de la Terra remercient chaleureusement le président Josep Rull pour son accueil et soulignent le caractère fondateur de cette rencontre. « Il s’agit du début d’une nouvelle dynamique sans frontières, collective et durable », souligne Ramon Faura, coordinateur du projet.   Les organisateurs donnent rendez-vous aux élus, aux institutions et aux entreprises pour la 7e Trobada sense Fronteres de municipis catalans, qui aura lieu au printemps à la Chambre de commerce et d’industrie des Pyrénées-Orientales, à Perpignan. À cette occasion, les Angelets inviteront également la Chambre de commerce transfrontalière du Pays Basque, fondée en 2010, dans l’espoir que les Catalans suivent cet exemple et développent une coopération économique cohérente avec la réalité du territoire et où chacun devra y trouver un bénéfice. « Si les Basques l’ont fait de l’autre côté des Pyrénées, alors qu’ils ont eux aussi une législation et une fiscalités, pourquoi pas les Catalans », argumente Ramon Faura, également chef d’entreprise. « Il est temps de soigner les cicatrices de l’histoire que sont les frontières et d’écrire une nouvelle page pour construire un avenir commun catalan, fort, avec une amélioration de la qualité de vie des citoyens européens et catalans ».

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Catalogne Nord et Catalogne Sud : deux réalités différentes depuis 1659
(05-02-2026)
Lorsque l’on parle de langue et de catalanité en Catalogne Nord et en Catalogne Sud, on parle de deux réalités distinctes. Depuis 1659, on ne peut pas regarder ces deux situations avec les mêmes lunettes si l’on veut éviter les malentendus, ou même les conflits. Récemment, quelqu’un nous disait que chaque fois qu’il traverse la frontière, on lui parle en castillan en Catalogne Nord : dans les campings, dans les lieux touristiques, où même la signalisation en catalan est absente. C’est une réalité incontestable, mais que les Nord-Catalans ressentent trop souvent comme un reproche venant du sud de l’Albera. Il faut tenir compte de notre histoire et du contexte dans lequel nous vivons, des deux côtés. La France n’est pas non plus le paradis qu’on vous a vendu. En Catalogne Nord, la langue catalane est interdite par la loi depuis 326 ans. La majorité de la population actuelle — plus de 50 % — n’est pas née ici, et parmi ceux qui y sont nés, peu ont des racines catalanes familiales. L’éducation en catalan est minimale : seulement 6 % des élèves suivent un enseignement bilingue, et 1 % une immersion, et cela depuis très peu d’années. Avant 1976 et la création de la Bressola, il y avait 0 % de catalan à l’école. On frappait même les élèves qui parlaient catalan ! Aujourd’hui, le castillan est enseigné comme première ou seconde langue étrangère dans tous les établissements. Et le catalan est, lui aussi, considéré comme une langue étrangère. Les médias ? Quinze minutes de catalan sur la troisième chaîne de télévision, et c’est tout.L’administration ? Interdiction de parler catalan, même lors des conseils municipaux.Les partis politiques ? Tous parisiens, comme les télévisions et comme le cadre légal qui étouffe notre langue. En revanche, lorsque nous allons en Catalogne Sud, nous trouvons une réalité apparemment opposée : éducation en catalan, médias publics en catalan, administration propre qui reconnaît la langue, partis catalanistes, institutions qui la promeuvent… Et pourtant, les gens communiquent majoritairement en castillan, sauf dans les zones moins peuplées où le catalan reste plus normalisé. Et cela aussi nous surprend. Nous pourrions considérer cela comme un « non-sens », comme ce même interlocuteur l’écrit à propos de la Catalogne Nord. Nous pourrions penser la même chose que les Sud-Catalans face à ce qu’ils voient en traversant l’Albera. La question, alors, est : que faisons-nous ? Nous donnons-nous des leçons ? Nous jugeons-nous mutuellement sans comprendre la situation de chacun ? La réponse devrait être claire : non ! Depuis la Catalogne Sud, on demande souvent aux Nord-Catalans une cohérence presque impossible à atteindre lorsque nous ne disposons pas des outils dont vous bénéficiez. Outils que vous tenez souvent pour acquis, tout en vous plaignant — à juste titre — de ne pas en avoir suffisamment. Mettez-vous un peu à notre place. C’est pourquoi, lorsque vous venez en Catalogne Nord, il est important de retirer les lunettes sud-catalanes et de faire l’effort de comprendre une réalité et des problématiques qui ne sont pas les vôtres. Vous devez faire la même chose lorsque vous allez au Pays valencien ou aux Îles Baléares. On ne peut pas exiger la même chose de populations qui ont subi 326 ans d’interdictions et d’assimilation, sans école, sans médias, sans administration catalane, dans un territoire sinistré, asphyxié économiquement et avec une population majoritairement venue d’ailleurs. Vous avez vous aussi ce défi avec l’immigration castillanophone, certes. Mais nous, nous n’avons aucun « outil catalan » pour intégrer ces gens. Venir au Nord pour donner des leçons, venir avec des préjugés ou exiger une catalanité qui ne peut pas s’exprimer dans les mêmes conditions, est injuste. Et surtout, c’est contre-productif : si nous nous traitons ainsi entre Catalans, nous renforçons la frontière qu’on nous a imposée. Et nous y perdons tous. Ce dont nous avons besoin, c’est de respect mutuel, de complicité et de conscience que la catalanité du Nord a une forme propre, adaptée à un contexte d’une extrême dureté. Elle mérite d’être valorisée, non méprisée. Le mépris, nous vient déjà de Paris, comme il vous vient de Madrid. Vous avez aussi vos contradictions et défis, que nous voyons aussi quand nous descendons. Ce n’est qu’en nous écoutant et en nous comprenant que nous pourrons reconstruire, réellement, ce que la frontière a brisé. Visca Catalunya (tota) !
Vers un catalanisme 2.0 rassembleur et sans frontières
(03-02-2026)
Le catalanisme ne se limite pas à la défense d’une langue ou d’une identité : c’est aussi la construction, à travers elles, d’une communauté de destin la plus large possible autour de ce qui nous rassemble. C’est chercher à favoriser le bien-être de toutes les personnes ayant un lien affectif avec la Catalogne, en les réunissant autour d’un projet commun. C’est expliquer clairement en quoi consiste ce projet et pourquoi il est essentiel de le fonder sur le partage d’une identité, d’une culture et d’une langue séculaires, ancrées dans un territoire qui dépasse les frontières étatiques et s’inscrit dans une Europe transfrontalière — comme chez les Basques ou les Alsaciens. Le catalanisme est donc un projet politique à part entière, un outil de cohésion sociale utile et nécessaire. Pour pouvoir l’expliquer, il faut d’abord l’avoir compris, analysé et pensé avec lucidité et pragmatisme. Le chemin est complexe, d’autant qu’il n’est pas simple de s’épanouir en tant que Catalan dans deux États qui n’ont jamais pleinement respecté cette identité et l’ont même souvent réprimée. Aujourd’hui encore, une partie de la propagande espagnole cherche à accréditer l’idée que les Catalans maltraiteraient les Espagnols et leur langue, alimentant ainsi l’incompréhension et parfois la haine. En Catalogne Nord, certains doivent comprendre que la langue catalane est indissociable de l’identité et de la culture. Même si l’on a grandi dans un contexte où le catalan a été affaibli, il n’est jamais trop tard pour retrouver cette identité dans sa totalité et refuser d’être réduit à un simple « folklore de carte postale pour touristes », même si cela demande des efforts. C’est un processus individuel exigeant, mais profondément gratifiant et structurant. Cela passe par la reconstruction de liens personnels ou collectifs avec la Catalogne Sud. Il est anormal que, pour un Roussillonnais, Girona ou Barcelona paraissent plus éloignées que Paris. Les politiques publiques doivent favoriser ce processus. En Catalogne Sud, il est tout aussi essentiel de comprendre qu’une Catalogne qui se veut plus qu’une simple région administrative espagnole ne peut se permettre d’exclure la Catalogne Nord en dénigrant les Nord-Catalans sous prétexte qu’ils ont perdu la langue, et avec elle une part importante de leur identité. La Catalogne Nord n’est pas une terre vide ou une terre promise : des Catalans y vivent déjà, même s’ils ne ressemblent pas exactement aux Catalans du Sud. Ne pas reconnaître mutuellement notre catalanité dans sa diversité est destructeur. C'est reproduire entre Catalans ce que les uns et les autres subissons depuis des années. C’est contraire à l’idée même d’une communauté ouverte, solidaire, consciente de son histoire et capable de dépasser les frontières des États-nations. Cela empêche de se retrouver, donc de créer à nouveau des ponts et d’avancer ensemble. Et pour cela, il n'est pas nécessaire d'attendre l’indépendance de la Catalogne Sud : seule est nécessaire la volonté de se rencontrer, de se comprendre et de développer des projets communs. Regardons ce que créent les basques ou les Alsaciens: équivalent de communautés de communes transfrontalières, chambre de commerce transfrontalières, écoles transfrontalières... Nous devons aprendre à nous connaître et effacer la frontière mentale : de nombreux Catalans du Sud oublient ou méconnaissent le fait que les Nord-Catalans ont subi une réalité sociolinguistique et économique très différente depuis plus de trois siècles et demi, et inversement. Dans un premier temps, la langue y a été affaiblie non par rejet interne, mais par des politiques d’assimilation profondes menées sur plusieurs générations. Le résultat n’est pas une perte volontaire : c’est une blessure dûe à l'histore. Et l’on ne guérit pas une blessure en la niant ou en la transformant en reproche. Cela demande du temps. Comme on peut le constater, plus de trente ans après le traité de Schengen, nous avons pour seul projet transfrontalier d’envergure l’hôpital de Puigcerdà. Il faut s'activer maintenant en s'inspirant de ce qu'on construit d'autres territoires sans États, équivalents à la Catalogne. Si le catalanisme veut devenir un projet politique solide et crédible, il doit intégrer le respect mutuel et la compréhension des parcours différenciés de chaque côté de la frontière. On ne peut pas défendre la Catalogne sans défendre tous les Catalans — du Nord comme du Sud, catalanophones comme non catalanophones, d’origine comme nouveaux Catalans. Ce qui compte, c’est la volonté de participer à une communauté culturelle et politique commune, de reconstruire ensemble ce qui a été fragmenté. Cela ne signifie pas s’opposer à la France ou à l’Espagne, ni rompre les liens avec le reste de l’Europe ; bien au contraire, c’est une ouverture vers le continent, un nécessaire décloisonnement — en particulier pour les Nord-Catalans, constamment oubliés par l’État français, et pour les Sud-Catalans, qui aimeraient être davantage qu’une simple région d’Espagne. L’avenir du catalanisme, et donc de la Catalogne, dépend de cette capacité à rassembler plutôt qu’à diviser. Nous devons dépasser les caricatures : le Nord-Catalan qui aurait « renoncé » à la langue, ou le Sud-Catalan « donneur de leçons ». Ces représentations ne servent ni la langue, ni l’identité, ni le peuple catalan dans son ensemble. L’enjeu est plus profond : comprendre que la langue catalane n’est pas seulement un moyen de communication, mais l’un des principaux vecteurs d’un projet collectif. Elle porte une manière de comprendre le monde, une forme de solidarité, un rapport au territoire. Contrairement à ce qu’on vous a fait croire: « être Catalan, c’est être citoyen du monde » tout autant que les autres identités. Chacun peut d'ailleurs revendiquer plusieurs identités: celle de sa mère, de son père, celle de l'endroit où on est né, de l'endroit où on s'est installé, etc. En revanche, renier sa propre identité — celle de ses ancêtres ou de ceux qui ont façonné ce territoire depuis mille ans — c’est se retrouver bloqué dans le temps et l’espace, laisser un vide intérieur. Défendre le droit des Tibétains, des Palestiniens ou des Kurdes à exister en tant que peuple et refuser se droit aux Catalans c'est de l'incohérence, voir de la mauvaise foi absolue. Les Nord-Catalans peuvent aujourd’hui retrouver cette dimension de citoyenneté catalane (qui peut s'ajouter à la citoyenneté française) en assumant leur histoire et en construisant un catalanisme plus inclusif, plus généreux, plus ambitieux que celui qui a trop longtemps été confisqué par un microcosme — ce que certains appellent, parfois avec raison, la « secte catalaniste ». Nous n’analyserons pas ici les dégâts causés par ceux que l’on pourrait qualifier de « catalanistes alimentaires », qui ont défendent un monopole du catalanisme au service d’intérêts personnels. Un renouveau est toutefois visible, avec les Angelets de la Terra et les nombreux artistes, élus et acteurs économiques qui soutiennent et participent aux projets qu'ils proposent. Les Angelets n’ont rien inventé : ils sont simplement l’étincelle qui fissure des digues mises en place par ces mêmes catalanistes, parfois de façon inconsciente. Le catalanisme doit être expliqué non comme une nostalgie ou un héritage poussiéreux, mais comme une voie d’avenir. Un modèle où l’identité culturelle et linguistique devient un outil pour construire des projets qui amélioreront la vie de la communauté, renforceront les liens sociaux, dynamiseront l’éducation, l’économie, la création artistique, la participation citoyenne, et effaceront les frontières cicatrices de l'histoire — cicatrices de l’histoire — dans une Europe plus démocratiques, des peuples et des régions solidaires, que nous devons construire ensemble plutôt que de revenir en arrière, en se fermant sur soi-même. Il ne s’agit pas de copier le Sud ni de remplacer Paris par Barcelona. Il s’agit de s’émanciper, de se prendre en main et de construire un projet ambitieux et transfrontalier. Construire ensemble une Catalogne qui reconnaît toutes ses composantes, c’est affirmer que tout le monde est pris en compte : Catalans du Nord ou du Sud, d’origine ou d’adoption, catalanophones ou désirant apprendre la langue et la défendre. C’est faire du catalanisme un projet attractif pour notre jeunesse : un projet où l’identité n’est pas un mur, mais un pont — une porte des Pays Catalans ouverte vers l’Occitanie culturelle et vers toutes les autres identités de France, d’Espagne et d’Europe qui constituent notre patrimoine commun. C’est notre richesse et notre force pour résister et exister dans un monde de plus en plus uniformisé, de plus en plus exposé aux conflits. Avoir des racines — ou s’en construire — c’est être plus solide, plus ancré individuellement et collectivement. Et c’est exactement ce dont ont besoin les générations futures: avoir des repères pour se construire sur quelque chose. Faire table rase de ce que nous ont transmis nos parents et grands-parents est un danger pour l'avenir. 
Una llengua sense fronteres : 262 municipalités catalanes du Nord et du Sud remettent leurs motions au Parlement de Catalogne
à - Barcelona - CATALUNYA SUD - Barcelonès (31-01-2026)
L’acte solennel de la campagne « Une langue sans frontières » s’est déroulé le vendredi 30 janvier 2026 au Parlement de Catalogne, où 50 municipalités, représentées par une centaine de maires et de conseillers municipaux, ont remis officiellement les motions approuvées à ce jour par 263 municipalités de Catalogne Nord et de Catalogne Sud. Les Angelets de la Terra, association culturelle autofinancée de Catalogne Nord, ont organisé cet événement qui marque une étape historique dans la reconstruction des liens naturels entre les territoires catalans, dans le cadre européen.Jamais autant d’élus des deux côtés de la frontière ne s’étaient retrouvés pour un acte politique dans l’hémicycle, redevenu symboliquement le Parlement de tous les Catalans. Un acte politique historique Le maire d’Eus (Conflent) a remis les motions approuvées par 108 municipalités de Catalogne Nord, sur les 198 que compte le département (les 28 autres étant occitanes).Il a confié sont souhait de voir un jour « la Catalogne réunifiée », tout en rappelant, avec le Président Rull, la nécessité de « demander l’impossible pour rendre possible ce qui peut l’être », citant l’exemple de l’hôpital transfrontalier de Puigcerdà, devenu réalité grâce à la persévérance de quelques élus. Le maire de Bàscara, qui a remis les motions de Catalogne Sud au président du Parlement, a également insisté sur l’importance de développer les échanges humains et culturels entre les habitants du Nord et du Sud de l’Albère (et non les Albères). En soulignant que ces territoires sont unis par une même langue, le catalan, qui doit redevenir un pont naturel et quotidien.   Une invitation à toutes les municipalités et aux entreprises catalanes Depuis le Parlement, les Angelets de la Terra ont invité toutes les municipalités catalanes, du nord comme du sud, à continuer d’approuver la motion : Pour soutenir la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne, Et pour affirmer une volonté commune de développer les relations entre Catalogne Nord et Catalogne Sud, au-delà des divisions issues de l’histoire. Les Angelets de la Terra remercient chaleureusement le président Josep Rull pour son accueil et soulignent le caractère fondateur de cette rencontre. « Il s’agit du début d’une nouvelle dynamique sans frontières, collective et durable », souligne Ramon Faura, coordinateur du projet.   Les organisateurs donnent rendez-vous aux élus, aux institutions et aux entreprises pour la 7e Trobada sense Fronteres de municipis catalans, qui aura lieu au printemps à la Chambre de commerce et d’industrie des Pyrénées-Orientales, à Perpignan. À cette occasion, les Angelets inviteront également la Chambre de commerce transfrontalière du Pays Basque, fondée en 2010, dans l’espoir que les Catalans suivent cet exemple et développent une coopération économique cohérente avec la réalité du territoire et où chacun devra y trouver un bénéfice. « Si les Basques l’ont fait de l’autre côté des Pyrénées, alors qu’ils ont eux aussi une législation et une fiscalités, pourquoi pas les Catalans », argumente Ramon Faura, également chef d’entreprise. « Il est temps de soigner les cicatrices de l’histoire que sont les frontières et d’écrire une nouvelle page pour construire un avenir commun catalan, fort, avec une amélioration de la qualité de vie des citoyens européens et catalans ».
Une langue sans frontières : recoudre les blessures de l’histoire entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud
(29-01-2026)
Regardez sur Wikipédia : le Pays basque Nord et Sud y sont identifiés comme un seul et même pays, sans tenir compte de la frontière franco-espagnole, contrairement à la Catalogne, représentée dans le cadre exclusivement espagnol, sans aucune mention de la Catalogne Nord. Nous pensons que ce n’est pas un hasard et que cela reflète des problèmes plus profonds qu’il nous faudrait essayer de résoudre. Nous pourrions faire des thérapies de groupe ou des électrochocs, mais nous préférons mener des projets et faire de la pédagogie, avec une vision politique à long terme. Si nous sommes ici aujourd’hui, ce n’est pas un hasard. Cet acte s’inscrit dans la continuité d’un ensemble d’actions que nous menons depuis l’an 2000 et qui culminent aujourd’hui au Parlement de Catalogne. Depuis la Catalogne Nord, les Angelets de la Terra observons ce que font les Alsaciens, les Bretons, les Corses, les Occitans, les Savoyards, les Flamands et, plus récemment, nous regardons aussi vers les Basques, avec qui nous partageons de nombreux points communs. Nous affirmons que nous devrions les imiter dans la création d’une chambre de commerce transfrontalière et d’une communauté de communes transfrontalière qui pourrait aller de Perpignan à Gérone. Pour y parvenir, nous avons besoin de l’implication des élus et des institutions du Sud de l’Albera. Nous avons besoin de vous ! Pour relever ces deux défis, les Angelets de la Terra proposons deux axes : Renforcer nos Trobades sense Fronteres de municipalités catalanes avec le soutien de la Generalitat de Catalunya et, plus précisément, de la Casa de la Generalitat à Perpignan. Sur cette base, nous pouvons semer la graine d’une future communauté de communes transfrontalière dans le cadre européen, à plus long terme. Nous avons convenu d’organiser la 7e Trobada sense Fronteres à la Chambre de commerce de Perpignan, d’inviter d’autres chambres de commerce catalanes et de demander aux Basques de nous expliquer comment ils ont créé leur chambre de commerce transfrontalière en 2010. Pour mener à bien ces projets de développement économique partagé sur le territoire catalan dans le cadre européen, nous devons en parallèle améliorer l’enseignement de la langue. Sur ce point aussi, les élus de Catalogne Nord devraient regarder vers le Pays basque, et plus particulièrement vers Iparralde, où 50 % de l’enseignement est bilingue, alors qu’en Catalogne Nord, à peine 7 % des élèves apprennent réellement le catalan. Près de 250 mairies catalanes ont approuvé les motions des Angelets de la Terra dans le cadre de la campagne unitaire « Une langue sans frontières ».Deux motions adaptées à deux réalités différentes et en même temps semblables : des Catalans séparés dans deux États différents à cause des guerres entre la France et l’Espagne, qui ont fini par s’entendre pour se partager la Catalogne en deux.Deux motions capables de générer du consensus, de dépasser les divisions politiques internes et d’effacer les frontières qui nous séparent.Deux motions qui veulent être un remède aux divisions fomentées par ceux qui voudraient nous faire disparaître de la carte et qui trouvent trop souvent des alliés parmi les Catalans eux-mêmes. Dans ces temps difficiles, il nous a semblé important de revendiquer ce qui nous unit : le fil conducteur de ces motions, la langue et l’identité communes.En Catalogne Nord, nous avons une manière différente de revendiquer le catalan et notre identité catalane, mais nous affirmons toujours que « nous sommes catalans et notre langue est le catalan ». Même si c’est en français, et souvent avec une touche folklorique, il faut comprendre qu’il s’agit d’une réalité différente, dans laquelle la France pèse davantage que l’Espagne et où la Catalogne Nord, plus petite que la Catalogne Sud, en subit les conséquences. — Avec la motion destinée aux mairies du Nord, il s’agissait de demander au gouvernement français de soutenir la reconnaissance officielle de notre langue au sein de l’Union européenne.— Avec la motion destinée aux mairies du Sud, il s’agissait de remercier les Catalans du Nord pour leur soutien à la langue commune et leur solidarité pendant et après le référendum d’autodétermination du 1er octobre 2017. Cette campagne s’achève aujourd’hui au Parlement de Catalogne et il s’agit d’un acte politique historique !Pour la première fois depuis le Traité des Pyrénées, des représentants élus du Roussillon, du Vallespir, du Conflent et de la Cerdagne s’allient à leurs homologues de toute la Catalogne pour défendre ensemble la langue et l’identité communes. Et ils le font dans un lieu aussi symbolique que le Parlement de Catalogne. Nous voulons impulser une nouvelle dynamique hors des cadres habituels de coopération franco-espagnole — trop souvent stériles — afin de générer des projets d’envergure qui améliorent concrètement la qualité de vie des habitants de Catalogne Nord et de Catalogne Sud.Si nous voulons faire pays et faire vivre le catalan, nous devons pouvoir revendiquer des résultats concrets répondant aux besoins des habitants, comme l’hôpital transfrontalier de Puigcerdà. Les Angelets de la Terra réfléchissent depuis longtemps à ces questions et tentent d’affiner leur diagnostic sur les réalités et les problématiques de la Catalogne et des Catalans de part et d’autre de la frontière imposée. Nous avons été séparés trop longtemps.À tel point que, dans bien des cas, nous ne nous connaissons plus réellement.C’est pour cela qu’il est indispensable de nous retrouver, de nous parler, de nous reconnaître, de nous aimer et de faire un effort collectif pour communiquer en catalan, même si, au Nord, les difficultés sont plus grandes — et parfaitement compréhensibles. Nous devons toujours garder à l’esprit que la langue est le lien essentiel qui nous unit.Elle est l’ossature de notre identité commune et, malgré les obstacles, nous devons faire l’effort de l’utiliser chaque fois que nous nous rencontrons.Il faut aussi pardonner et dépasser les blessures du passé :— celles générées par la frontière,— celles provoquées par la concurrence économique,— et celles issues de l’accueil des républicains pendant la guerre. Nous devons comprendre quelque chose de fondamental :la Catalogne Nord a besoin de la Catalogne Sud,et la Catalogne Sud a besoin de la Catalogne Nord. La Catalogne Nord n’est pas seulement importante pour cacher des urnes, imprimer des bulletins ou offrir un exil (ce qui est important aussi).La Catalogne Nord est également un allié pour aider la société sud-catalane à sortir de son cadre mental espagnol. Cela me semble essentiel pour atteindre cette fameuse majorité sociale. Je veux rappeler l’élan extraordinaire de solidarité qui a émergé le 1er octobre 2017.Je considère cet élan comme l’origine du renouveau que nous vivons aujourd’hui.Nous ne pouvons pas laisser cette flamme fraternelle s’éteindre. C’est pour tout cela que nous organisons les Trobades sense Fronteres de municipalités catalanes depuis décembre 2023.Aujourd’hui, nous célébrons la sixième Trobada, ici au Parlement, dédiée à l’affirmation de la langue et de l’identité communes.La septième aura lieu à la Chambre de commerce et d’industrie des Pyrénées-Orientales, à Perpignan. Lors des premières rencontres, nous avons appris à nous connaître. Nous avons renoué des liens d’amitié.Aujourd’hui, nous affirmons ce qui nous unit depuis mille ans : la langue et l’identité catalanes.Et l’étape suivante consistera à penser des manières de suturer les blessures de l’histoire à long terme, notamment par la collaboration économique. Ce ne sera pas facile.Pendant des décennies, l’économie a été un terrain de friction.Nous nous souvenons tous des camions brûlés à la frontière.Mais nous pouvons nous inspirer du Pays basque, qui a créé une chambre de commerce transfrontalière et une communauté de communes allant de Bayonne à Donostia. Les Basques ont su dépasser l’obstacle de la frontière franco-espagnole.Il ne s’agit pas de les copier, mais d’apprendre d’eux. Beaucoup de Catalans du Sud pensent qu’en traversant la frontière, ils entrent simplement « en France » et non en Catalogne Nord.Et beaucoup de Catalans du Nord continuent de dire qu’ils vont « en Espagne » lorsqu’ils descendent au Sud.La vérité est que, aujourd’hui, les liens entre Catalogne Nord et Catalogne Sud sont trop souvent superficiels ou erronés. Il y a méconnaissance et parfois désintérêt. Beaucoup ne voient pas ce qu’ils pourraient en retirer.C’est un malentendu profond, historique, et — si vous me permettez la métaphore — nous avons peut-être besoin d’une véritable thérapie collective ou d’électrochocs. La Catalogne Nord est diverse.Beaucoup de personnes s’y sentent catalanes sans parler catalan, sans conscience politique catalaniste — et c’est normal.Son histoire depuis 1659 est différente.C’est une réalité.Et c’est à partir de cette réalité que nous devons avancer.Avec humilité, avec courage et avec détermination.
Ulldemolins affirme son soutien au catalan et à la Catalogne Nord en approuvant la motion des Angelets de la Terra
(28-01-2026)
Le 26 janvier 2026, la mairie d’Ulldemolins a approuvé la motion présentée par les Angelets de la Terra, réaffirmant son engagement pour la défense commune de la langue catalane et pour le renforcement des liens institutionnels entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud, dans le cadre de la campagne « Une langue sans frontières ». Présentation de la commune Ulldemolins est une commune de la comarque du Priorat, dans la province de Tarragone, située au pied de la serra del Montsant, à environ 20 km au nord de Falset, la capitale comarcale.Elle compte environ 440 habitants (estimation récente) et s’étend sur une superficie d’environ 38 km², mêlant zones agricoles (notamment oliveraies et amandiers) et paysages montagneux typiques du Montsant.La commune possède un patrimoine notable, dont l’église de Sant Jaume, l’ermitage de Santa Magdalena et l’ermitage de Sant Bartomeu, intégrés dans un environnement naturel très prisé pour la randonnée et le tourisme rural. Contenu de la motion Soutien aux municipalités de la Catalogne Nord pour que le catalan soit reconnu comme langue officielle de l’Union européenne. Reconnaissance de la solidarité de la Catalogne Nord envers la population du sud lors des événements de 2017. Engagement de coopération entre municipalités du nord et du sud afin de consolider le catalan comme outil partagé de cohésion culturelle, sociale et institutionnelle. Soutien aux mairies nord-catalanes qui réclament le droit d’utiliser le catalan lors des séances des conseils municipaux.
Molló affirme son soutien au catalan et à la Catalogne Nord en approuvant la motion des Angelets de la Terra
(28-01-2026)
Le 23 janvier 2026, la mairie de Molló a approuvé la motion présentée par les Angelets de la Terra, réaffirmant la volonté de renforcer la défense commune de la langue catalane et de consolider les liens institutionnels entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud, dans le cadre de la campagne « Une langue sans frontières ». Présentation de la commune Molló est une commune de la comarque du Ripollès, située dans les Pyrénées, à proximité de la frontière avec la Catalogne Nord et à environ 12 km de Camprodon, la capitale du vallée.Elle compte environ 340 habitants (estimation récente) et couvre une superficie d’environ 43 km², constituée de vallons, pâturages de montagne, forêts et hameaux dispersés.Le village est connu pour son église romane de Santa Cecília, ses paysages pastoraux et son rôle historique de passage transfrontalier à travers le coll d’Ares. Contenu de la motion Soutien aux municipalités de la Catalogne Nord pour que le catalan soit reconnu comme langue officielle de l’Union européenne. Reconnaissance de la solidarité de la Catalogne Nord envers la population du sud lors des événements de 2017. Engagement de coopération entre municipalités du nord et du sud pour consolider le catalan comme outil partagé de cohésion culturelle, sociale et institutionnelle. Soutien aux mairies nord-catalanes qui demandent le droit d’utiliser le catalan lors des séances des conseils municipaux.
Albesa affirme son soutien au catalan et à la Catalogne Nord en approuvant la motion des Angelets de la Terra
(28-01-2026)
Le 17 décembre 2025, la mairie d’Albesa a approuvé la motion présentée par les Angelets de la Terra pour renforcer la défense commune de la langue catalane et consolider les liens institutionnels entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud, dans le cadre de la campagne « Une langue sans frontières ». Présentation de la commune Albesa est une commune de la comarque de la Noguera, dans la province de Lleida, située à environ 7 km au nord de Balaguer, la capitale comarcale.Elle compte environ 1 600 habitants (estimation récente) sur un territoire d’environ 37 km², caractérisé par la plaine irriguée du Noguera Ribagorçana et une mosaïque d’espaces agricoles. Le village présente un patrimoine notable, comme les vestiges du Pont Vell, le château d’Albesa, ainsi que l’église paroissiale de Sant Pere.La commune se distingue par une vie locale structurée autour d’entités associatives et culturelles liées à l’histoire rurale de la Noguera. Contenu de la motion Soutien aux municipalités de la Catalogne Nord qui demandent la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne. Reconnaissance de la solidarité de la Catalogne Nord envers la population du sud lors des événements de 2017. Engagement en faveur de la coopération entre municipalités du nord et du sud pour renforcer le catalan comme outil commun de cohésion culturelle, sociale et institutionnelle. Soutien aux mairies nord-catalanes qui réclament le droit d’utiliser le catalan lors des séances des conseils municipaux.
Les Preses affirme son soutien au catalan et à la Catalogne Nord en approuvant la motion des Angelets de la Terra
(28-01-2026)
Le 22 janvier 2026, la mairie de Les Preses a approuvé la motion présentée par les Angelets de la Terra visant à renforcer la défense commune de la langue catalane et à consolider les liens institutionnels entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud, dans le cadre de la campagne « Une langue sans frontières ». Présentation de la commune Les Preses est une commune de la comarque de la Garrotxa, située à environ 4 km au sud d’Olot, la capitale comarcale.Elle compte environ 1 900 habitants (estimation récente) et s’étend sur 9 km². Son territoire est en grande partie inclus dans le Parc Naturel de la Zona Volcànica de la Garrotxa, intégrant des paysages caractéristiques de coulées volcaniques, champs agricoles et zones forestières.Le village comprend les noyaux anciens de Les Preses et Bosc de Tosca, ainsi que des éléments patrimoniaux liés à l’architecture rurale traditionnelle et à l’histoire récente de l’activité agricole et artisanale. Contenu de la motion Soutien aux municipalités de la Catalogne Nord pour que le catalan soit reconnu comme langue officielle de l’Union européenne. Reconnaissance de la solidarité de la Catalogne Nord envers la population du sud lors des événements de 2017. Engagement de coopération entre municipalités du nord et du sud pour consolider le catalan comme outil commun de cohésion culturelle, sociale et institutionnelle. Soutien aux mairies nord-catalanes qui réclament le droit d’utiliser le catalan lors des séances des conseils municipaux.
Santa Coloma de Tuïr adopte la motion pour la reconnaissance officielle du catalan en Europe
(25-01-2026)
Le 6 janvier 2026, la mairie de Santa Coloma de Tuïr (Sainte-Colombe-de-la-Commanderie) a approuvé la motion présentée par les Angelets de la Terra pour soutenir la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne, dans le cadre de la campagne des Angelets de la Terra : « Une langue sans frontières ». Santa Coloma de Tuïr est une commune des Pyrénées-Orientales, située dans la région historique du Conflent, à environ 10 km de Perpignan. Elle compte environ 146 habitants et s’étend sur un territoire de plaines et de collines, avec une forte présence de zones agricoles et viticoles. La commune conserve un patrimoine historique et architectural notable, avec son église paroissiale et des maisons anciennes typiques de la région. Contenu de la motionLa décision approuvée par la mairie soutient la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne. Elle affirme l’engagement de la commune en faveur de la diversité linguistique en France et en Europe, dans le cadre de la campagne des Angelets de la Terra : « Une langue sans frontières ». Le texte rappelle que le catalan compte plus de 10 millions de locuteurs en Europe, qu’il est langue officielle en Andorre, co-officielle dans plusieurs territoires de l’État espagnol et qu’il bénéficie de la protection de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Il souligne également que la demande officielle de reconnaissance du catalan auprès de l’Union européenne par le gouvernement espagnol renforcerait la diversité culturelle européenne et la dignité des locuteurs catalans. L’association Angelets de la Terra invite toutes les communes à rejoindre cette initiative, qui permet à la Catalogne Nord de se faire entendre dans un débat européen crucial pour l’avenir de la langue. Les mairies peuvent contacter l’association pour obtenir le modèle de motion et participer aux conférences de presse prévues, en présence d’élus et de personnalités culturelles engagées dans la campagne. Avec cette approbation, Santa Coloma de Tuïr (Sainte-Colombe-de-la-Commanderie) s’ajoute au ensemble des communes qui travaillent pour la défense de la langue catalane commune et pour le renforcement des liens entre tous les territoires du pays dans le cadre de la campagne des Angelets de la Terra : « Une langue sans frontières ».
Oleta adopte à l'unanimité la motion pour la reconnaissance officielle du catalan en Europe
à - Oleta CONFLENT (25-01-2026)
Le 12 décembre 2025, la mairie de Oleta a approuvé à l’unanimité la motion présentée par les Angelets de la Terra pour soutenir la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne, dans le cadre de la campagne des Angelets de la Terra : « Une langue sans frontières ». Oleta est une petite commune située dans le Conflent, dans les Pyrénées‑Orientales. Elle compte environ 384 habitants et s’étend sur un territoire de montagnes et de vallées typiques de la région. Le village conserve un patrimoine historique modeste mais caractéristique, avec son église paroissiale et des constructions traditionnelles en pierre, témoins de la vie rurale catalane. Sa situation isolée au cœur des montagnes en fait un lieu particulièrement attaché à la préservation de ses traditions et de la langue catalane. Contenu de la motionLa décision approuvée par la mairie d’Oleta soutient la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne. Elle affirme l’engagement de la commune en faveur de la diversité linguistique en France et en Europe, dans le cadre de la campagne des Angelets de la Terra : « Une langue sans frontières ». Le texte rappelle que le catalan compte plus de 10 millions de locuteurs en Europe, qu’il est langue officielle en Andorre, co-officielle dans plusieurs territoires de l’État espagnol et qu’il bénéficie de la protection de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Il souligne également que la demande officielle de reconnaissance du catalan auprès de l’Union européenne par le gouvernement espagnol renforcerait la diversité culturelle européenne et la dignité des locuteurs catalans. L’association Angelets de la Terra invite toutes les communes à rejoindre cette initiative, qui permet à la Catalogne Nord de se faire entendre dans un débat européen crucial pour l’avenir de la langue. Les mairies peuvent contacter l’association pour obtenir le modèle de motion et participer aux conférences de presse prévues, en présence d’élus et de personnalités culturelles engagées dans la campagne. Avec cette approbation, Oleta s’ajoute au ensemble des communes qui travaillent pour la défense de la langue catalane commune et pour le renforcement des liens entre tous les territoires du pays dans le cadre de la campagne des Angelets de la Terra : « Une langue sans frontières ».
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