115 municipalités participent à la 2ème édition du Livre Blanc de Catalogne Nord


Le « Llibre Blanc de Catalunya Nord » est un outil à destination des municipalités de tous bords politiques, de toutes tailles et de toutes les zones géographiques souhaitant promouvoir une « catalanité » facteur de cohésion sociale. En une année, 115 municipalités ont intégré le projet du livre blanc. Elles étaient 55 à participer à la première édition en juin 2021, déjà réalisée par les Angelets de la Terra.   Feuilletez la deuxième édition du Llibre Blanc de Catalunya Nord en cliquant [ICI] Consultez et imprimez le PDF de la deuxième édition du Llibre Blanc de Catalunya Nord en cliquant [ICI]   Ce livre blanc commence par deux éditoriaux de deux personnalités : le député Paul Molac pour sa loi en faveur des langues de France et l'ancien président de la Generalitat de Catalunya Jordi Pujol pour ses projets transfrontaliers. Vous y trouverez aussi 55 propositions concrètes destinées aux élus de Catalogne Nord qui s’engagent à normaliser l’usage du catalan et son apprentissage, tout en valorisant les traditions populaires, ainsi que le développement des liens avec tous les Pays Catalans. Ces propositions aident les municipalités à développer une véritable politique linguistique et culturelle et s’accompagnent d’exemples concrets déjà mis en œuvre dans le département, mais également ailleurs en France. Vous pourrez également y consulter les résultats d'une enquête auprès des mairies, présentant leurs positions vis à vis des 55 propositions des Angelets de la Terra, mais aussi des sujets d'actualité tel que le changement du nom du département et le développement de l'OPLC. De plus, les Angelets y ont intégré les écrits des 115 municipalités participantes, dans lesquels elles précident leurs actions et projets. L'intégralité de ces écrits est consultable, en catalan et en français, sur le site Internet des Angelets (www.angeletsdelaterra.com), où chaque commune a une pagé dédiée. Enfin, de nombreuses informations ressources à destination des élus sont détaillées dans le livre blanc : contacts utiles, liste de groupes chantant en catalan, liste de conférenciers, etc.   Le contenu de cette deuxième édition s'est amplifié car le nombre de municipalités a plus que doublé, mais aussi parce que celles qui participaient déjà ont pu faire un premier bilan après une année. De plus, les Angelets de la Terra ont approfondi leurs 55 propositions grace à l'expérience acquise en collaborant avec les mairies. A l'heure actuelle, 60% des municipalités nord-catalanes affirment dans le Livre Blanc de Catalogne Nord leur engagement en faveur de la « catalanité » dans leurs communes et intercommunalités. Ce projet a dors et déjà généré de nombreux débats et normalisé la question catalane au sein des conseils municipaux, même lorsqu’ils ne participent pas encore au livre blanc. Cela a permis d'approfondir la réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour agir en faveur du catalan et de ses traditions, mais aussi d'affirmer que la préservation et la promotion de la « catalanité » est une problématique transversale qui concerne tous les habitants de Catalogne Nord, catalans d'origine ou d' adoption, parlant le catalan ou pas. C'est la principale richesse de ce territoire et personne n'en a le monopole.   Le Livre Blanc de Catalogne Nord donne un éventail de la situation sociologique, culturelle et linguistique en Catalogne Nord, en s’appuyant aussi sur l'enquête réalisée auprès des municipalités. Cette enquête s’appuie sur les 55 propositions et établie pour la première fois un état des lieux précis des actions, des projets et des besoins de nos municipalités. Les Angelets de la Terra dévoilent les résultats positifs de cette enquête et invitent les institutions supra-municipales (Europe, Etat, Région, Département et Generalitat de Catalunya) à définir les politiques à mettre en place pour soutenir cette volonté municipale. La participation de la majorité des municipalités nord-catalanes et la multiplication des actions en faveur de la catalanité ces derniers mois illustrent à quel point nos élus de proximité sont bel et bien conscient des bénéfices, notamment économiques et sociaux, inhérents à une catalanité moderne, ouverte et vivante.   Durant les trois années à venir, les Angelets de la Terra feront un suivi des actions municipales et de leur évolution. En 2025, en fin de mandats, ils éditeront un troisième Livre Blanc de Catalogne Nord, pour valoriser les actions portées à terme pendant ce mandat par toutes les municipalités nord-catalanes, y compris celle qui n'auront pas souhaité adhérer à ce projet. Le Livre Blanc de Catalogne Nord a pour ambition de participer à l'entrée de la Catalogne Nord, Pays Catalan ou même Pyrénées Catalanes dans le XXIème siècle. - L’association culturelle des Angelets de la Terra : Elle est créée à Perpignan en 2001, est autogérée et autofinancée. Elle fonctionne donc sans subventions, avec des bénévoles passionnés et des mécènes engagés. De 2001 à 2009, les Angelets de la Terra étaient à l'origine un groupe de supporters de l'USAP, puis des Dragons Catalans. Depuis 2010, ils coordonnent un collectif de centaines de musiciens qui chantent à minima un titre en catalan. En 2018, ils organisent quatre festivals, les « Concerts per la Llibertat », pour la liberté et la démocratie, avec la participation de 40 groupes du collectif. - Le Livre Blanc de Catalogne Nord : Il a été élaboré par les Angelets de la Terra avec l'aide de professeurs de l'Université de Perpignan, spécialisés dans la toponymie, l'histoire et l'enseignement du catalan, mais aussi plusieurs acteurs de la vie culturelle, associative et économique de notre département (voir la liste ci-dessous). - L'origine du Livre Blanc de Catalogne Nord : En 2019, une cinquantaine de communes ont accueilli leur exposition collective de photojournalisme « Visca per la Llibertat ». En 2020, 23 listes aux élections municipales ont porté le « Label Cultural » des Angelets de la Terra dont elles ont signé la charte et 14 d'entre elles ont gagné ces élections. C'est de la réflexion autour des trois axes principaux de cette charte du « Label Cultural des Angelets de la Terra » qu'est né le Livre Blanc de Catalogne Nord : langue, culture et pays. - Pourquoi avons-nous choisi le français pour rédiger le Livre blanc ? Ce livre est écrit majoritairement en français car nous voulons toucher le plus de monde possible en Catalogne Nord où de nombreux élus ne comprennent pas bien le catalan. La Catalogne Nord est un territoire où l’intérêt pour le catalan et son enseignement n’ont jamais été aussi élevés, malgré un usage en baisse constante. Cette situation est le résultat de décennies d’étouffement économique et de discriminations qui ont généré une honte de soi, dans cette zone sinistrée. En 2011, 59% des résidents n’étaient pas nés en Catalogne Nord, selon une étude du Département 66, de la Generalitat de Catalunya et de l’Université de Perpignan. L’enjeu est donc d’intégrer ces «nouveaux catalans», de donner la possibilité à la jeunesse de rester vivre ici et de donner un sens à l’engagement de tous en faveur du catalan. Il faut renforcer la cohésion sociale avec la «catalanité» comme outil. - Qui a participé à la réalisation de la deuxième édition du Livre Blanc de Catalogne Nord ? DANAT Delphine, DOMENECH DE CELLÈS Hug, DONAIRE BARBERA Judith, FARRÉ SALVATELLA Rémy, Richard BANTEGNY, FAURA i LABAT Ramon, GUILLEM Sabrina, LABAT Geneviève, LEIBERICH Michel, MARTY Nicolas, PEYTAVÍ i DEIXONA Joan, PINÈDA Thierry, PLANES Joan, POISSON Olivier, RICORD Thierry, ROUS François, SANCHEZ Alain, SUNYER Bérengère, TARRIUS Thierry i elegits de 115 ajuntaments. Mécènes : BRUNSO Francis, CARBONELL Lluís, FAURA i LABAT Ramon, FONT i CASES Ramon, HAVART FALGUERAS Jean-Claude & Maguy, JUNQUÉ Vanessa, MAINSON Marie-ange, MILHAU-BLAY Juan, MULERO David, PARES José, PIQUER i JORDANA Jaume, PUJOL i FERRUSOLA Oriol, PUJOL Ramon, ROSSINYOL Daniel, ROUS-BOIX François, SUNYER Joan Pere, VANDAMME Frederic, XANCHO Maryline, GRAU Daniela.   Mise-en-page / graphisme / illustrations : COMÈS Sabine (Comes Design) et GUBIANAS Jaume (www.auques.cat).

Il y a 933 actualités sur Angelets de la Terra

Un lieu pour mettre la culture catalane à la portée de tous
(18-01-2023)
Que faire face à la disparition progressive de la langue et de la culture catalane ? "La Ciutat", un projet soutenu par la mairie de Pau et sa communauté d'agglomération pour promouvoir l'occitan en Béarn, nous impose d'imaginer des projets ambitieux pour la Catalogne Nord.   Le nombre de locuteurs de catalan diminue chaque années, on n'entend pratiquement plus parler cette langue dans la rue, les jeunes ne participent quasiment plus aux associations de culture catalane, les traditions et fêtes populaires se perdent, les enfants n'ont pas l'occasion de pratiquer le catalan en dehors de l'école, les nouveaux arrivants ou les touristes ont beaucoup de difficultés à avoir accès à la « catalanité », etc.   Que faire face à un constat catastrophique qui semble inchangé depuis plusieurs décennies? Les associations, les communautés de communes, le département, la région et l'état français doivent repenser et intensifier leurs actions, afin de permettre à l'ensemble de la population de participer activement à la sauvegarde de la culture et de la langue catalanes. En proposant la création d'un centre culturel catalan et, dans un deuxième temps, d'un réseau de différents centre culturels dans toute la Catalogne Nord, les Angelets de la Terra veulent participer à faire vivre la réflexion pour favoriser, à court et moyen terme, une nouvelle dynamique vitale à la survie du catalan et de la culture qui découle de cette langue millénaire. Le projet "La Ciutat", réalisé par la mairie de Pau pour promouvoir l'occitan dans le Béarn, nous permet d'imaginer qu'en Catalogne Nord on peut aussi agir, puisque nous aimons aussi nos racines.   Pourquoi un centre culturel catalan ? Donner une nouvelle impulsion aux initiatives et attirer un nouveau public ; Valoriser la langue, la culture, l'histoire et les traditions catalanes ; Regrouper différents acteurs culturels et associatifs et favoriser leur collaboration ; Mettre à disposition du public et des collectivités un lieu ressource clairement identifiable ; Travailler en collaboration avec les communes et autres collectivités qui soutiendront ce projet et qui souhaiteront développer leur action en faveur de la « catalanité ».   Que faire dans ce centre culturel ? Bar et restaurant de spécialités catalanes (petits prix, menu en catalan et autres langues, possibilité de formation de cuisiniers aux plats typiques, …) ; Médiathèque, librairie et édition de documents en catalan et/ou traitant de la Catalogne Nord ; Cours de catalan ; Atelier convivial de conversation ; Stages autour des traditions catalanes tout au long de l'année (sardanes, gegants, castellers, correfocs, balls de bastons, …) ; Conférences, projections et expositions pour faire mieux connaître la Catalogne Nord ; Spectacles pour les adultes et les enfants (concerts, théâtre, contes, cinéma, …). Studio d'enregistrements et de répétitions pour musiciens qui utilisent le catalan dans une partie de leur répertoire ; Salle de répétition de théâtre, chorale, danse, ... ; Centre de collecte de la parole en catalan et de la mémoire des anciens ; Bureaux pour des associations qui développeront des projets autour de la culture et de la langue catalane, dans différents secteurs : musique, théâtre, spectacle de rue, traditions populaires ; etc...   Quel public ? Public de tout âge et de toutes origines, catalanophone ou souhaitant apprendre le catalan ; Artistes professionnels ou amateurs qui s'engagent à utiliser le catalan dans une partie de leur création.
Interviews des presidents des Angelets de la Terra et des Amics de la Bressola sur YouTube
(15-01-2023)
Que font les Angelets de la Terra? Ramon Faura explique le projet depuis 2001 sur le canal YouTube d'Aleix Galvany. Le président des Amics de la Bressola a aussi été interviewé sur ce canal Youtube.  Nous mettons les vidéos de Ramon Faura et de Geoffroy Lourdou ci-dessous.
Actions des municipalités de Catalogne Nord en faveur du catalan entre l'été et la fin d'année 2022
(11-01-2023)
Le Coll de Banyuls reste fermé malgré la mobilisation des élus catalans et la mobilisation des habitants dans une association présidée par Pere Becque. Le projet de changer le nom du département que portait la majorité au Conseil Départemental, pendant et après la dernière campagne électorale, semble avoir été mis au placard. Malgré tout, il y a des points positifs à retenir pour les six derniers mois : Les visites des sud-catalans en Catalogne Nord sont en hausse; la Bressola gagne face à la mairie d'extrême-droite de Perpinyà devant les tribunaux le droit d'acheter le Couvent de Sainte Claire et de créer le premier lycée d'immersion en catalan; le projet de la Plataforma per la Llengua: « Nos fem una Cap d'Ona en català? » qui doit être développé pour montrer l'aspect festif et ludique du catalan, etc.   Les Angelets de la Terra sont particulièrement fiers de présenter un résumé des actions portées ces six derniers mois par les 115 municipalités qui participent au Llibre Blanc de Catalunya Nord : Festa Major et Festa Catalana Une quarantaine de municipalités ont organisé des fêtes Festa Major et Festa Catalana. Souvent elles ont redonné le nom de Festa Major aux fêtes de villages et l'ont affirmé en catalan sur les affiches et autres outils de communication. Des fêtes auxquelles ont collaboré les associations de la commune. Classes et ateliers de conversation en catalan Les communes soutiennent l'enseignement du catalan pour les adultes. Les Angelets de la Terra invitent les associations porteuses à choisir des horaires qui conviennent aux actifs; favoriser la convivialité par des activités ludiques et festives; demander aux municipalités d'informer la population tout au long de l'année et sur tous les supports de communication,... Sardana Quelques municipalités programment régulièrement des cobles sardanistes, pourtant la célèbre Cobla Tres Vents a décidé d'arrêter en tirant le signal d'alarme. Les Foments de sardana ont des difficultés à renouveller les bureaux et à trouver des personnes qui savent compter les pas et donc enseigner la sardana. Les Angelets de la Terra pensent qu'il serait intéressant d'ouvrir la sardana à tout le monde, pas uniquement aux « professionnels ». Par exemple, il faut demander aux cobles de venir avec un ou plusieurs danseurs qui auront pour mission de faire danser tout le monde, en montrant les pas.   Éclairage de Noël en catalan: Bones Festes ! La mairie peut acquérir un ou plusieurs grands luminaires en catalan qu'elle mettra à l'entrée de la commune, sur la place centrale, etc. Sur Internet, les Angelets de la Terra ont rapidement trouvé un luminaire « Bones Festes » de 4 mètres sur 1 mètre au prix de 347 euros (x1), 260 euro/unité (x3). Du catalan sur les façades des mairies Façade des mairies (Ajuntament / Casa de la Vila) et des bâtiments municipaux (Casa de la Cultura...) Le SIOCCAT avait distribué des plaques aux mairies membres. Aujourd'hui, les mairies ont inclus ce coût dans leur budget et choisissent le type de lettrage qui leur convient. Vidéos des vœux du maire et cartes de vœux en catalan Il est tellement simple de dire « Bon any nou » ou « Feliç any nou » à la fin d'un discours (en français) ou de l'écrire sur une carte de vœux. De plus, cela ne coûte pas d'argent au contribuable.   Ateliers intergénérationnels pour transmettre la culture catalane aux enfants En collaboration avec les enseignants, comme c'est le cas pour la Sant Jordi, le Tio de Nadal, etc.   Section de livres en catalan à la médiathèque Le réseau du Conseil Départemental prête des livres en catalan aux bibliothèques et médiathèques et change régulièrement ces collections. Il est important de les lettres en avant par un affichage « Llibres en català » et d'informer les habitants. Articles en catalan sur la culture et traditions Les Angelets de la Terra envoient régulièrement aux mairies des articles, en catalan et en français, qu'elle diffusent dans leurs bulletins municipaux et sur les réseaux sociaux.   Affichage en catalan Les mairies prennent l'habitude de mettre un peu de catalan sur leurs affiches : Mercat de Nadal, Cavalcada de Reis, Festa Major, Sant Jordi, Sant Joan, Castanyada, Pessebre, Tió de Nadal, Xocolatada, etc. Malheureusement, certaines fêtes patronales, avec sardanes et repas traditionnel, amputent la tradition de la langue catalane avec des affiches, des noms de saints et des messes en français. Des « Cavacaldes de Reis » qui sont appelaient Cavalcades des Rois Mages et perdent ainsi leur touche catalane, des « pessebres » qui sont appelés crèches et n'assume pas leur catalanité en oubliant le fameux « Ccaganer », etc. Nouveaux échanges entre mairies de Catalogne Nord et Sud Edmond Jorda, maire de Sainte Marie et président de l'association des maires et adjoints, montre l'exemple en annonçant une collaboration avec Joan Plana, maire de Roses.   Contes et légendes  Lectures dans les bibliothèques et médiathèques de contes et légendes sur la Catalogne.   Cinéma en catalan Il y a de nombreux cinémas de village et un réseau qui présente des films en catalan, sous-titrés en français, est en train d'être mis en place. Les Angelets de la Terra ont porté le projet Cine'CAT au cinéma Castillet de 2006 à 2012. Nous savons qu'il faut plusieurs années pour fidéliser un public et que la communication est toujours essentielle. Il y a un public de tout âge et de toutes origines pour le catalan, le tout est de vouloir aller le chercher.
Traditions: Cavalcade des Rois (5 janvier)
(25-12-2022)
La Cavalcade des Rois est un défilé de carrosses qui a lieu le soir du 5 janvier, lorsque les Rois mages (Melchior, Gaspard et Balthazar) se promènent dans les rues des villes ou villages des Pays catalans, jetant des bonbons aux enfants.   Les Rois mages sont, avec le Tió de Nadal, les personnages magiques et mystérieux qui remplissent les maisons catalanes de cadeaux et de friandises pendant les fêtes de Noël. C'est une fête chrétienne qui a son origine avec la naissance de Jésus à Bethléem. Selon cette tradition, l'enfant Jésus reçut la visite de trois sages qui, suivant l'étoile d'Orient, lui donnèrent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Rappelons que les Rois n'étaient, à l'origine, ni rois, ni trois. Le texte biblique indique seulement que ce sont des mages venus d'Orient. Dès le milieu du XXe siècle, les premières cavalcades modernes ont été inaugurées. Actuellement, les Cavalcades des Rois sont l'un des événements les plus attendus des festivités de Noël. Chaque municipalité organise sa propre cavalcade, avec des caractéristiques innovantes et des traits distinctifs. Elles reçoivent les rois soit par mer, soit par terre ou par air, avec des torches ou des lanternes. Dans certains endroits, les rois montent sur un carrosse, mais dans d'autres, ils montent à cheval ou même à dos de chameau, suivis de leurs carrosses. Lors de la cavalcade, il est courant que les enfants chantent le chant des Trois Rois (qui varie selon les lieux) et remettent des lettres aux Rois ou aux Pages Royaux. Dans ces lettres, il y a les listes des cadeaux qu'ils veulent, des déclarations de bonnes intentions et aussi des aveux de méfaits. Dans certaines maisons, de la nourriture est laissée aux rois et à leurs chameaux. Cette nourriture peut être constituée d'herbe, de pain ou d'eau. Des chaussures sont également laissées à la porte, à la fenêtre ou au balcon de la maison pour que les rois laissent des cadeaux. Le 6 janvier, les cadeaux seront ouverts à côté du sapin de Noël. Cette journée se termine par un repas où la nourriture vedette est le « tortell de Reis » (gâteau typique de la cuisine catalane et de la cuisine occitane). Dans ce gâteau, on met en général une figurine et une fève. La tradition veut que celui qui trouvera la fève devra payer le gâteau l'année suivante, tandis que celui qui trouvera la figurine du roi sera couronné. En Catalogne Nord, la tradition des cavalcades des Rois s'était perdue depuis des générations et se sont les Pieds-noirs d'Algérie -dont beaucoup étaient d'origine espagnole, valencienne et minorquine- qui l'ont réintroduite.
Picasso : "Je ne suis pas catalan, mais je suis catalaniste"
(11-12-2022)
Le drapeau catalan était la tête de lit de Picasso. Le nord-américain David Duncan est l'auteur de cette photo. Picasso, né le 25 octobre 1881 à Malaga (Andalousie), disait : "Je ne suis pas catalan, mais je suis catalaniste".   C'est durant l'hiver 1895 qu'il peint sa première grande toile académique : La Première Communion. L'année suivante, il entre à l'école des Beaux-Arts de Barcelone. À Barcelone en 1896, il est reçu à l'École de la Llotja, où enseigne son père, ayant exécuté en un jour le sujet de l'examen pour lequel on laisse généralement un mois aux candidats Il est fortement influencé par le modernisme catalan à cette époque. Dès l'âge de quinze ans, Manuel Pallarès l'initie précocement aux bordels du barrio chino de Barcelone. C'est dans ces lieux qu'il réalise de nombreux feuillets, dessins et aquarelles érotiques dont le sujet subversif se retrouvera dans la sensualité de ses dessins ou tableaux ultérieurs. Il part à Madrid pour faire des études à l'Academia de San Fernando mais la laisse bientôt tomber car l'atmosphère intellectuelle de la capitale espagnole, assez provinciale et imperméable au modernisme catalan, ne le convainc pas tout à fait. En juin 1898, il retourne à Barcelone, puis part pour Horta de Sant Joan, le village de son ami Pallarès, situé près de la ville de Gandesa où il partage la vie des paysans. Il part, avec Casagemas dont il est très proche, pour la capitale française où il s'installe dans l'atelier du peintre catalan Isidre Nonell à Montmartre. La période bleue correspond aux années 1901-1904. Ce nom vient du fait que le bleu est la teinte dominante de ses tableaux de cette époque, qui a débuté avec le suicide de son ami catalan Carlos Casagemas. El 1906 va viure dos mesos i mig a Gósol, període del que en consten diverses cartes amb fragments en català i signades amb el pseudònim Pau de Gósol. En 1963, le Musée Picasso est inauguré à Barcelone. L'Académie royale des beaux-arts de Catalogne de Sant Jordi l'a nommé membre honoraire en 1970. Lola Ruiz Picasso, sœur de Pablo Picasso, était mariée avec un neuropsychiatre catalan de Barcelona, Joan Vilató. La mère de Picasso étaié d'origine italienne et c'est son nom qu'a utilisé le peintre, plutôt que Ruiz, nom de son père qui était artiste peintre, mort à Barcelone.
Angelets de la Terra : Prix de l'Académie Charles Cros pour l'hommage à Joan Pau Giné
(14-11-2022)
Il y a une dizaine d'années, les Angelets de la Terra avaient imaginé et coordonné un hommage de tous les Pays Catalans à l'auteur-compositeur-interprète de Bages, en Roussillon. 90 groupes ou chanteurs ont participé au projet "Canten Giné" en reprenant toutes les chansons de Joan Pau Giné. Ce projet englobait la totalité des territoires où on parle le catalan. Même les zones les plus petites étaient représentées, tel que l'Alguer en Sardaigne, l'île de Formentera, la Franja de Ponent en Aragon, l'Andorra... Un projet unique en son genre porté par les Angelets de la Terra (et convoité par beaucoup de personnes ou associations). C'est pour cette raison que l'Académie Charles Cros a remis un prix coups de cœur à "Canten Giné".  L'académie Charles-Cros est une association française créée en 1947 par un groupe de critiques et de spécialistes du disque. Elle est composée d'une cinquantaine de membres cooptés, spécialisés dans les domaines de la critique musicale, de l'enregistrement sonore et de la vie culturelle. Elle a été créée en l'honneur de Charles Cros (1842-1888), poète (ami d'Arthur Rimbaud et de Paul Verlaine), et aussi inventeur autodidacte, notamment un des pionniers de l'enregistrement sonore. Depuis 1948, l'Académie décerne chaque année des Grands prix du disque qui récompensent des œuvres musicales enregistrées originales de qualité dans le domaine de la chanson, de la musique populaire ou savante. Plusieurs Grands prix du disque de l'Académie Charles-Cros récompensent des œuvres dans des catégories comme : « chanson », « musique classique », « jazz », etc. Un prix récompense également les livres remarquables de musicologie. Suivant l'évolution des techniques, les prix, décernés aux origines à des 78 tours, sont attribués de nos jours à des CD ou des DVD.
Comment chacun peut promouvoir le catalan même sans le parler ?
(13-11-2022)
La présence du catalan dans l'espace public a réduit énormément en Catalogne Nord et il est nécessaire de mettre en place des politiques publiques pour inverser cette tendance. Les Angelets de la Terra portent le projet du "Llibre Blanc de Catalunya Nord" afin d'aider les municipalités à mener des actions souvent peu coûteuses dans ce sens. 60% des municipalités de Catalogne Nord ont adhéré à ce projet. Cela montre une volonté d'agir. Que peut-on faire individuellement ? Il est essentiel de faire vivre la langue dans l'espace public, mais aussi dans l'espace virtuel, sur Internet. Il est plus simple d'utiliser le catalan à l'écrit dans les réseaux sociaux ou les E-mails que à l'oral. Même les personnes qui ne connaissent pas ou peu le catalan, mais qui aiment cette langue, peuvent agir pour la faire vivre davantage. 1/ Commencez vos E-mail par Bon dia, com vas? / Adiu / Hola et terminez par Fins aviat / Una abraçada / Petons / Adiu. 2/ Écrivez les noms des lieux en catalan, même si le reste est en français, même si le reste est en français. 3/ Partagez des posts en catalan sur votre profil. La deuxième étape sera d'intégrer ces mots à l'oral. C'est un peu comme ces municipalités nord-catalanes qui commencent à mettre le nom de leurs fêtes en catalan (Festa Major, Mercat de Nadal, Sant Joan, Sant Jordi, Castanyada, Tió de Nadal, ...). Peu à peu, elles s'aperçoivent que la population y est favorable et que cela n'empêche pas la compréhension. Il faut redonner au catalan une place normale dans la société nord-catalane, afin de donner plus de sens à l'apprentissage du catalan par les nouvelles générations. Le catalan ne doit pas être réduit à une sous-langue qui n'a pas sa place là où les autres langues l'ont.  
Proposition aux mairies : ajouter « en Pays Catalan » ou « en Catalogne Nord » à leurs pages Facebook
(28-10-2022)
Les mairies de Fontpédrouse, Porté-Puymorens, Collioure et Estavar ont décidé de revendiquer leur identité catalane en ajoutant « en Pays Catalan » au titre de leurs pages Facebook officielles. Pourquoi les autres mairies n'en feraient pas autant, après avoir mis des panneaux « Pays Catalan »? Ces trois municipalités participent au Livre Blanc de Catalogne Nord dans lequel les Angelets de la Terra ont développer 50 propositions à destination des élus pour promouvoir la langue catalane, la culture, les traditions et les liens avec le reste de la Catalogne.   En s'inspirant de ces mairies, les Angelets de la Terra développent la proposition n°19 bis au Livre Blanc de Catalogne Nord : ajouter « en Pays Catalan » ou « en Catalogne Nord » aux pages Facebook officielles de toutes les mairies de Catalogne Nord.   La proposition n°19 du Livre Blanc de Catalogne Nord invite à mettre régulièrement un mot, une phrase ou un article en catalan sur la page Facebook de la commune. Ajouter « en Pays Catalan » au titre est une action qui ne coûte rien au contribuable et qui apporte une plus-value à l'image des communes.   Aujourd'hui, la plupart des mairies utilisent les réseaux sociaux pour communiquer. En général, les mairies de Catalogne du Sud utilisent Twitter et celles du Nord sont sur Facebook.
Traditions : Sant Galderic, le saint patron des paysans catalans (16 octobre)
(16-10-2022)
Pourquoi les paysans catalans devraient-ils multiplier les foires et autres fêtes le 16 octobre, jour de la fête de Sant Galderic (Saint Gaudérique) ? Il est le saint patron du Roussillon, du Conflent et du Vallespir, de Perpignan, de Sant Martí del Canigó et de Mirapeis (Mirepoix en Ariège). Les paysans du Roussillon d'abord, puis une grande partie du Principat de Catalunya, l'avaient adopté comme saint patron, jusqu'à son remplacement par San Isidro Labrador de Madrid, à partir du XVIIe siècle. Selon l'expert en culture populaire Alfons Llorenç, ce remplacement est une autre façon de "détruire tout l'inconscient collectif catalan : c'est une lutte nationale comme une autre". Aujourd'hui, malgré tout, il est toujours vénéré par les agriculteurs de la Catalogne Nord.   Mort à Sant Martí del Canigó en 900, Galderic était un agriculteur qui, avec ses deux frères, cultivait la terre d'autrui. Il a défendu les droits des paysans, les protégeant des abus et des mauvais traitements des seigneurs. Il fut canonisé en 990. En 1015, juste après la fin des travaux du monastère de Sant Martí del Canigó, le comte Guifré II de Cerdanya i Conflent y apporta les reliques du saint. Depuis, les moines descendaient les reliques dans la plaine lorsqu'il y avait des sécheresses ou des épidémies, au point que plus de 800 processions ont été dénombrées, rassemblant à de nombreuses reprises plus de 30 000 agriculteurs.   Au XVIIe siècle, la France envahit la Catalogne du Nord, c'est pourquoi, le 5 juillet 1654, les moines du Conflent, craignant pour les reliques du saint, les emmenèrent jusqu'à l'église du monastère de Sant Pau del Camp de Barcelona. Après la signature du traité des Pyrénées, les reliques de Sant Galderic sont retournées au Canigó puis, après la sécularisation, à la cathédrale de Sant Joan de Perpinyà.   Le Musée épiscopal de Vic conserve un document qui est un fragment du sermon pour la fête de Sant Galderic, écrit par l'abbé Oliba de Sant Miquel de Cuixà entre 1018 et 1046.     Dessin en couleur : Auca de «Els Segadors», Jaume Gubianas Escudé
Pourquoi pas en Catalogne Nord ? La Ciutat, un quartier créatif de la culture béarnaise
(04-10-2022)
« Il faudra que tout le monde puisse s’y retrouver, et notamment les jeunes. Il faudra des lieux festifs. J’aimerais que le béarnais devienne à la mode pour les jeunes », lançait en 2018 le maire François Bayrou en évoquant le projet d’un « village béarnais » dans le vieux quartier du Hédas, en plein cœur de Pau. Quatre ans plus tard, voilà inaugurée vendredi 1er juillet 2022 la Ciutat, la cité créative de la culture béarnaise qui accueille tout ce que la ville compte d’acteurs du monde occitan. Cinq bâtiments réhabilités abritent autant de pôles où travaille près d’une quarantaine de personnes (hors restauration) dans la recherche, la musique, la littérature, l’audiovisuel… Un sixième, regroupant l’enseignement immersif en béarnais, est installé dans l’ancienne école d’arts, derrière la médiathèque. Les moyens sont au rendez-vous, qu'il s'agisse de cours de langue, évidemment, mais aussi de bibliothèques spécialisées ; de locaux dédiésà la recherche sur la langue et l'histoire béarnaises ; d'un centre d'interprétation du patrimoine culturel immatériel ; d'un studio de création musicale ; d'un café-librairie, sans oublier la présence d'une quarantaine d'associations... « Nous sommes au début de l’aventure », énonçait Jaqueish Roth, président de l’association de préfiguration qui a porté le projet. « On sait combien notre langue et notre culture sont indispensables. Nous avons maintenant la responsabilité historique d’irriguer le Béarn de ce que nous sommes, de construire une altérité culturelle et linguistique dynamique. » « La ciutat » est une sorte de quartier, comprenant plusieurs bâtiments, créé dans le centre ville par la Communauté d’Agglomération et la ville de Pau. Il s'agit d'un concept très moderne autour de trois pôles d’activités spécifiques, pour trois fonctions intimement liées : connaître, transmettre, créer. N'allez pas imaginer une ode poussiéreuse à la société du temps jadis, avec costumes traditionnels, charrues, bourrées et vielles à roue. Comme toute autre, la culture béarnaise dispose du potentiel nécessaire pour s'inscrire dans le présent, pour peu qu'on lui en donne les moyens. "Nous ne voulons surtout pas d'une approche folkloriste. Le but, c'est de sauver la langue", résume Vincenç Javaloyes, le directeur du projet de La Ciutat.  « Il s’agit d’une création sans précédent : un quartier en plein centre-ville, entièrement dédié à la culture béarnaise autour de la langue, la danse, les médias, la transmission... Un lieu qui rassemble toutes les sensibilités, des plus traditionnelles aux plus contemporaines, et où toutes ont leur place », aime à rappeler le maire de Pau, François Bayrou. Il dit aussi dans L'Express que "défendre ce que l'on est, ce n'est pas attaquer les autres, c'est aimer la diversité. Pourquoi faudrait-il que tout ressemble à tout ?"
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Photographes :

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Poêtes :

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Villes :

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Agenda :

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