115 municipalités participent à la 2ème édition du Livre Blanc de Catalogne Nord


Le « Llibre Blanc de Catalunya Nord » est un outil à destination des municipalités de tous bords politiques, de toutes tailles et de toutes les zones géographiques souhaitant promouvoir une « catalanité » facteur de cohésion sociale. En une année, 115 municipalités ont intégré le projet du livre blanc. Elles étaient 55 à participer à la première édition en juin 2021, déjà réalisée par les Angelets de la Terra.   Feuilletez la deuxième édition du Llibre Blanc de Catalunya Nord en cliquant [ICI] Consultez et imprimez le PDF de la deuxième édition du Llibre Blanc de Catalunya Nord en cliquant [ICI]   Ce livre blanc commence par deux éditoriaux de deux personnalités : le député Paul Molac pour sa loi en faveur des langues de France et l'ancien président de la Generalitat de Catalunya Jordi Pujol pour ses projets transfrontaliers. Vous y trouverez aussi 55 propositions concrètes destinées aux élus de Catalogne Nord qui s’engagent à normaliser l’usage du catalan et son apprentissage, tout en valorisant les traditions populaires, ainsi que le développement des liens avec tous les Pays Catalans. Ces propositions aident les municipalités à développer une véritable politique linguistique et culturelle et s’accompagnent d’exemples concrets déjà mis en œuvre dans le département, mais également ailleurs en France. Vous pourrez également y consulter les résultats d'une enquête auprès des mairies, présentant leurs positions vis à vis des 55 propositions des Angelets de la Terra, mais aussi des sujets d'actualité tel que le changement du nom du département et le développement de l'OPLC. De plus, les Angelets y ont intégré les écrits des 115 municipalités participantes, dans lesquels elles précident leurs actions et projets. L'intégralité de ces écrits est consultable, en catalan et en français, sur le site Internet des Angelets (www.angeletsdelaterra.com), où chaque commune a une pagé dédiée. Enfin, de nombreuses informations ressources à destination des élus sont détaillées dans le livre blanc : contacts utiles, liste de groupes chantant en catalan, liste de conférenciers, etc.   Le contenu de cette deuxième édition s'est amplifié car le nombre de municipalités a plus que doublé, mais aussi parce que celles qui participaient déjà ont pu faire un premier bilan après une année. De plus, les Angelets de la Terra ont approfondi leurs 55 propositions grace à l'expérience acquise en collaborant avec les mairies. A l'heure actuelle, 60% des municipalités nord-catalanes affirment dans le Livre Blanc de Catalogne Nord leur engagement en faveur de la « catalanité » dans leurs communes et intercommunalités. Ce projet a dors et déjà généré de nombreux débats et normalisé la question catalane au sein des conseils municipaux, même lorsqu’ils ne participent pas encore au livre blanc. Cela a permis d'approfondir la réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour agir en faveur du catalan et de ses traditions, mais aussi d'affirmer que la préservation et la promotion de la « catalanité » est une problématique transversale qui concerne tous les habitants de Catalogne Nord, catalans d'origine ou d' adoption, parlant le catalan ou pas. C'est la principale richesse de ce territoire et personne n'en a le monopole.   Le Livre Blanc de Catalogne Nord donne un éventail de la situation sociologique, culturelle et linguistique en Catalogne Nord, en s’appuyant aussi sur l'enquête réalisée auprès des municipalités. Cette enquête s’appuie sur les 55 propositions et établie pour la première fois un état des lieux précis des actions, des projets et des besoins de nos municipalités. Les Angelets de la Terra dévoilent les résultats positifs de cette enquête et invitent les institutions supra-municipales (Europe, Etat, Région, Département et Generalitat de Catalunya) à définir les politiques à mettre en place pour soutenir cette volonté municipale. La participation de la majorité des municipalités nord-catalanes et la multiplication des actions en faveur de la catalanité ces derniers mois illustrent à quel point nos élus de proximité sont bel et bien conscient des bénéfices, notamment économiques et sociaux, inhérents à une catalanité moderne, ouverte et vivante.   Durant les trois années à venir, les Angelets de la Terra feront un suivi des actions municipales et de leur évolution. En 2025, en fin de mandats, ils éditeront un troisième Livre Blanc de Catalogne Nord, pour valoriser les actions portées à terme pendant ce mandat par toutes les municipalités nord-catalanes, y compris celle qui n'auront pas souhaité adhérer à ce projet. Le Livre Blanc de Catalogne Nord a pour ambition de participer à l'entrée de la Catalogne Nord, Pays Catalan ou même Pyrénées Catalanes dans le XXIème siècle. - L’association culturelle des Angelets de la Terra : Elle est créée à Perpignan en 2001, est autogérée et autofinancée. Elle fonctionne donc sans subventions, avec des bénévoles passionnés et des mécènes engagés. De 2001 à 2009, les Angelets de la Terra étaient à l'origine un groupe de supporters de l'USAP, puis des Dragons Catalans. Depuis 2010, ils coordonnent un collectif de centaines de musiciens qui chantent à minima un titre en catalan. En 2018, ils organisent quatre festivals, les « Concerts per la Llibertat », pour la liberté et la démocratie, avec la participation de 40 groupes du collectif. - Le Livre Blanc de Catalogne Nord : Il a été élaboré par les Angelets de la Terra avec l'aide de professeurs de l'Université de Perpignan, spécialisés dans la toponymie, l'histoire et l'enseignement du catalan, mais aussi plusieurs acteurs de la vie culturelle, associative et économique de notre département (voir la liste ci-dessous). - L'origine du Livre Blanc de Catalogne Nord : En 2019, une cinquantaine de communes ont accueilli leur exposition collective de photojournalisme « Visca per la Llibertat ». En 2020, 23 listes aux élections municipales ont porté le « Label Cultural » des Angelets de la Terra dont elles ont signé la charte et 14 d'entre elles ont gagné ces élections. C'est de la réflexion autour des trois axes principaux de cette charte du « Label Cultural des Angelets de la Terra » qu'est né le Livre Blanc de Catalogne Nord : langue, culture et pays. - Pourquoi avons-nous choisi le français pour rédiger le Livre blanc ? Ce livre est écrit majoritairement en français car nous voulons toucher le plus de monde possible en Catalogne Nord où de nombreux élus ne comprennent pas bien le catalan. La Catalogne Nord est un territoire où l’intérêt pour le catalan et son enseignement n’ont jamais été aussi élevés, malgré un usage en baisse constante. Cette situation est le résultat de décennies d’étouffement économique et de discriminations qui ont généré une honte de soi, dans cette zone sinistrée. En 2011, 59% des résidents n’étaient pas nés en Catalogne Nord, selon une étude du Département 66, de la Generalitat de Catalunya et de l’Université de Perpignan. L’enjeu est donc d’intégrer ces «nouveaux catalans», de donner la possibilité à la jeunesse de rester vivre ici et de donner un sens à l’engagement de tous en faveur du catalan. Il faut renforcer la cohésion sociale avec la «catalanité» comme outil. - Qui a participé à la réalisation de la deuxième édition du Livre Blanc de Catalogne Nord ? DANAT Delphine, DOMENECH DE CELLÈS Hug, DONAIRE BARBERA Judith, FARRÉ SALVATELLA Rémy, Richard BANTEGNY, FAURA i LABAT Ramon, GUILLEM Sabrina, LABAT Geneviève, LEIBERICH Michel, MARTY Nicolas, PEYTAVÍ i DEIXONA Joan, PINÈDA Thierry, PLANES Joan, POISSON Olivier, RICORD Thierry, ROUS François, SANCHEZ Alain, SUNYER Bérengère, TARRIUS Thierry i elegits de 115 ajuntaments. Mécènes : BRUNSO Francis, CARBONELL Lluís, FAURA i LABAT Ramon, FONT i CASES Ramon, HAVART FALGUERAS Jean-Claude & Maguy, JUNQUÉ Vanessa, MAINSON Marie-ange, MILHAU-BLAY Juan, MULERO David, PARES José, PIQUER i JORDANA Jaume, PUJOL i FERRUSOLA Oriol, PUJOL Ramon, ROSSINYOL Daniel, ROUS-BOIX François, SUNYER Joan Pere, VANDAMME Frederic, XANCHO Maryline, GRAU Daniela.   Mise-en-page / graphisme / illustrations : COMÈS Sabine (Comes Design) et GUBIANAS Jaume (www.auques.cat).

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Traditions : “Diada” de Saint Jordi, fête de la catalanité, de la rose, du livre et de l’amitié 
(01-04-2022)
  Le 23 avril est le jour de la célébration de la fête de Saint Jordi, patron de la Catalogne, qui – dans les médias - porte aussi le nom de la journée du livre et de la rose. C’est une fête qui est célébrée dans tous les Pays catalans mais qui depuis quelques années a dépassé largement ce cadre et on voit apparaître à Tokio, New York ou Paris des stands où on vend ce jour-là des roses - souvent accompagnées d’un épi de blé avec un ruban aux couleur catalanes - et des livres. Dans les grandes villes catalanes c’est une fête spectaculaire où l’ambiance de fête envahit les rues, malgré le fait qu’elle ne soit pas officiellement chômée.  La rose, initialement le cadeau classique et symbolique que fait le prétendant à sa bien-aimée avec des références chevaleresques, est maintenant devenu un symbole d’amitié qu’on offre à des personnes qu’on aime bien, sans forcément tenir compte de la connotation d’origine. Cette tradition date du XVème siècle et est dès le début liée à la célébration de la fête de Saint Jordi. C’est donc une tradition ancienne. Elle aurait même des racines romaines et serait en relation avec les offrandes florales à la déesse Flora. L’épi, initialement un symbole de fertilité, devient avec le temps le rappel que l’été se rapproche.  Le livre est un élément qui n’apparaît que dans les années vingt du siècle dernier. C’est initialement une initiative des éditeurs pour promouvoir la littérature, or dès le début ce geste est compris comme un moyen pour faciliter la diffusion de la production littéraire catalane. En effet lors du renouveau du sentiment catalan au XIXème siècle, la “Renaixença”, après cent ans de dure répression de la langue catalane en Espagne, la littérature devient le seul refuge de la catalanité. Curieusement ceci fait penser à l’importance de la Torah après la destruction du Temple de Jérusalem qui devient le refuge du judaïsme. Il n’y a pas d’État, mais il y a la parole écrite ! En Catalogne, la poésie, les concours de poésie, les “Jocs florals” deviennent le premier support des futures revendications nationales. Maintenant, dans le cadre des célébrations de la Diada de Saint Jordi, le livre devient le symbole de la culture en général, sans perdre totalement son impacte spécifiquement catalan.  Mais pourquoi cette “Diada” se célèbre justement le jour de la Saint Jordi ? Ce Saint, un martyre légendaire, que la tradition situe en Cappadoce, joue un rôle important dans l’imaginaire catalan. D’une part à travers la légende du combat de Saint Georges avec le dragon, et d’autre part lors des combats des armées chrétiennes contre les Maures dans la Péninsule ibérique.  La légende nous raconte qu’un dragon effrayant terrorisait la ville catalane de Montblanc et toute sa région. Pour calmer le monstre, la population était obligée de remettre au dragon tous les jours une personne. Un jour, ce sort touchait la fille du roi. Au moment où elle quitte la ville pour se livrer à la “Bête” apparaît un chevalier sur un cheval blanc avec une armure dorée et brillante. C’est Saint Jordi qui sauve la fille du roi et vainc le dragon. Parfois la légende rajoute qu’un rosier pousse dans la flaque de sang du dragon – ce qui fait un lien avantageux avec le thème chevaleresque de la rose.  Le thème du combat de l’homme avec la Bête est omniprésent dans la mythologie humaine. Et le dragon, un genre de serpents, avec des pattes et des ailes, hante l’imaginaire humain depuis les civilisations mésopotamiennes. On pourrait même avancer la thèse que le combat entre le justicier et le monstre ne représente qu’un même et unique personnage : l’être humain avec ses contradictions innés, l’animalité et l’esprit. Dans la mythologie orientale, le dragon est plutôt un symbole positif, un porte-bonheur. La même chose se passe dans la littérature enfantine en Catalogne où le dragon devient un animal sympathique. Cette complexité souligne à nouveau l’unité intrinsèque “bête-héros” qui caractérise l’être humain.     Saint Jordi apparaît aussi plusieurs fois en tant que sauveur dans les guerres contre les Maures. On lui attribue plusieurs victoires sur l’armée maure, notamment la victoire lors de la bataille d’Alcoraç en 1094 où Pere I remporte la victoire sur la puissante armée du roi arabe Almoçaben de Saragosse. Pour remercier le Saint, le roi le nomme patron de la chevalerie et le culte de Saint Jordi se répand dans tous les pays de langue catalane et au-delà. A Valence officiellement à partir de 1243, à Majorque en 1407 et en Catalogne en 1427. A partir du XVème siècle Sant Jordi est considéré le patron des Pays catalans, Catalogne, Pays valencien, les Baléares et également de l’Aragon. Évidemment l’intervention légendaire du Saint veut tout simplement justifier et “sanctifier” les guerres de conquête des armées chrétiennes contre les Maures.  Ils restent des traces intéressantes de cette époque dans l’imaginaire catalan. A Alcoi, Cocentaina et dans beaucoup d’autres villes du Pays valencien, comme d’ailleurs à Majorque avec un contenu légèrement différent, on célèbre des fêtes appelés “Maures et Chrétiens” qui remémorent ces batailles. Ce sont des mises en scène spectaculaires qui attirent toujours beaucoup de spectateurs. Les “Moros i Cristians” les plus importantes ont lieu justement le jour de Saint Jordi.    Il y a donc des liens puissants symboliques entre ce personnage légendaire et la Catalogne. La “Renaixença” culturelle du XIXème siècle établit tout naturellement le rapport entre la catalanité et le 23 avril. Et quand les éditeurs du XXème doutent entre plusieurs dates pour fixer le jour du livre et de l'édition, ils choisissent finalement le même jour pour faire le lien avec la culture catalane. La fête de Saint Jordi est devenue la fête de la catalanité, de la rose, du livre et de l’amitié.  Michel Leiberich, professeur d'Université (Palau del Vidre)
Traditions : La Sant Josep, fête des menuisiers, des bergers, des pères et du printemps
(01-03-2022)
(article Michel Leiberich, professor d'Universitat) La fête de la Saint-Joseph est célébrée le 19 mars. C’est une fête qui n’est pas toujours perçue comme une fête importante, mais elle laisse des traces multiples dans les traditions des pays de langue et de culture catalanes. D’abord, bien sûr, il y a la tradition de l’Eglise catholique occidentale qui honore ce jour-là le père nourricier du Christ, Joseph le charpentier. Presque oublié jusqu’au XIII siècle, Joseph est ensuite réhabilité et nommé par la suite Saint Patriarche de l’Eglise. La fête est suivie par les fidèles d’une manière inégale selon les régions, mais le prénom reste un des plus fréquents dans le domaine catalan : “De Joseps, Joans i ases, n’hi ha per totes les cases”. (Des Josephs, des Jeans et autres ânes il y en a dans toutes les maisons.) En plus Saint Joseph devient, tout naturellement, le Saint Patron des charpentiers à partir du XVI siècle et figure dans l’imagerie de leurs corporations. La seconde tradition liée à la Saint-Joseph est d’ordre agricole. A la mi-mars naît le petit bétail, les chevreaux, les agneaux et les veaux. Ceci crée une abondance de lait. En Catalogne on prépare pour cette fête du “mató” et de la crème catalane, appelée également la Crème de Saint Joseph – un produit qui prend ici le nom de “crème brûlée”. Le “mató” est un fromage frais, en général de chèvre, mais parfois aussi de vache ou de brebis élaboré à partir de lait pasteurisé à des températures plus élevées que celles utilisées pour la fabrication d’autres fromages blancs. Son goût est particulièrement doux et sans acidité. Il est souvent présenté en dessert comme “mel i mató”, fromage frais accompagné de miel. Même si certaines pâtisseries traditionnelles préparent toujours ce jour-là des “Crèmes de Sant Josep” dans des petits pots en terre, on trouve maintenant ces deux desserts toute l’année. Il y a des anthropologues qui affirment que le culte du lait a des racines préchrétiennes et ferait référence à d’anciens rites d’offrandes de lait à une déesse de la fertilité du printemps, déesse reconvertie plus tard en “vierge au lait”. A Gombrén dans les Pyrénées, par exemple, nous trouvons l’image troublante d’une source de la Mère de Dieu au lait dans le sanctuaire de Montgrony ou un jet d’eau sort du sein de la vierge. Cette imagerie rejoint-elle la représentation classique de la vierge allaitant l’enfant ou alors celle d’une tradition plus ancienne ? La troisième tradition est celle de la célébration de la fin de l’hiver et de l’équinoxe du printemps. “Per a l’Espòs de Maria, tan llarga és la nit com el dia”. (Pour la fête de l’époux de Marie la nuit est aussi longue que le jour.)   Les traditions des bûchers de printemps comme nous les connaissons le jour de la Saint-Jean ont existé dans le passé pour fêter l’arrivée du printemps mais ces rites ont presque disparu dans les pays catalans, sauf au Pays valencien où le feu est au centre des “Falles”. Dans plus de 90 municipalités du pays des foules admirent tous les ans plus de 1000 “falles”, des constructions en carton et bois peintes qui représentent des scènes de l’actualité publique parfois très critiques avec le monde politique. Le dernier jour de la fête qui dure une semaine tout sera brûlé dans un spectacle de feu, de lumière et de pétards. Ces fêtes s’inscrivent dans la tradition des rituels qui prétendent d’exorciser l’hiver et de chasser les mauvais esprits qui se pratiquaient un peu partout en Europe lors du Carême. Mais les “Falles” ne sont pas seulement un spectacle, mais un évènement culturel et littéraire, avec publication de revues et concours de poésie en langue catalane qui mobilise une grande partie de la population valencienne. La quatrième tradition qui marque la Saint-Joseph est cette de la fête des pères. C’est seulement depuis le XIX et le XX siècle que l’idée d’une fête des mères et des pères fait son chemin, souvent avec des arrière-pensées clairement commerciales. Dans certains pays de tradition catholique, comme l’Espagne, le Portugal ou l’Italie on raccroche la fête des pères à la Saint Joseph. Dans la plupart des autres pays européens cette fête est fixée en juin. En Allemagne c’est le jours de l’Ascension appelée “jour des hommes”. En France c’est le troisième dimanche du mois de juin, donc cette année le 19 juin. Cette diversité selon les Etats explique que la fête des pères n’est pas célébrée le même jour à Perpignan et à Gérone.   Recette de la Crème Catalanes : La Crème de Sant Josep pour 6 personnes : 1 l de lait, 200 de sucre, 8 jaunes d’œufs, 25 gr. de farine de maïs (Maïzena), un peu de zeste de citron, un bâton de cannelle. Mélangez dans un bol les jaunes d’œufs et la maïzena avec un peu de lait. Dans une casserole chauffez le reste du lait, le sucre, le zeste de citron et la cannelle et laissez bouillir deux minutes pour que le lait s’aromatise bien. Enlevez la casserole du feu et rajouter peu à peu le lait dans le bol avec les jaunes d’œufs et la maïzena en remuant sans cesse avec un fouet à main. Passez tout par un chinois et remettez ensuite tout sur le feu dans la casserole. Quand ça recommence à bouillit, enlevez la casserole du feu et mettez la crème dans des ramequins individuel. Vous pouvez brûler la crème avec un fer à brûler quand elle est bien froide. (La Cuina Catalana de Josep Lladonosa i Giró) Michel Leiberich, professeur d'Université (Palau del Vidre)  
"Ne mourons pas" : Barcelone et Kiev sont beaucoup plus proche qu'on ne le pense...
(27-02-2022)
Un film de Pawel Zbierski et Aleksandra Kondraciuk-Kedzierska Fontaine. Fontaine Media / Galerie Poray: "Nous avons commencé à tourner ce film dans le sud et le nord de la Catalogne dans les territoires espagnol et français, juste avant l'agression de Poutine. La guerre en Ukraine, qui dure toujours, a donné un nouveau contexte à cette histoire. Il y a plus de 3 000 km de Barcelone à Kiev. C'est beaucoup plus proche qu'on ne le pense... Ce film est dédié aux défenseurs des cultures et des langues en voie de disparition à travers le monde." Je suis heureux de participer avec mon père, ma mère et ma fille, ainsi que Josep Puigbert -ex directeur de la Casa de la Generalitat à Perpinyà- avec qui j'ai collaboré à plusieurs reprises, lors des actions de soutien des Angelets de la Terra aux prisonniers et exilés politiques sud-catalans, entre 2018 et 2019. Aleksandra Kondraciuk-Kedzierska Fontaine, actrice, écrivaine, danseuse, véritable tourbillon culturel, polonaise d’origine, française par naturalisation et catalane par pure passion a créé la galerie Poray à Sant Llorenç de Cerdans (Saint-Laurent-de-Cerdans). Dans cette galerie, on peut y découvrir les nombreux costumes de scène de la danseuse vedette du Lido, sa collection de chaussures de Clairvoy la marque iconique des cabarets et sa collection costumes qu'elle a créé pour la plupart. Elle organise deux ou trois fois par an des concerts et des expositions. La galerie accueille et donne à découvrir le travail de réfugiés politiques de la Pologne d’aujourd’hui. Ainsi Pawel Zbierski Poray, ancien journaliste de télévision, est aussi un cofondateur très actif dans la vie de la galerie. Pawel est le fils d'un grand archéologue polonais, petit-fils d'un sénateur de la Deuxième République polonaise. Dans le journalisme, il s'intéresse au sujet du multiculturalisme. Lors de l'Euromaïdan à Kiev, manifestations pro-européennes, il s'est fortement impliqué dans l'organisation de manifestations en Pologne en faveur de cette contestation, notamment devant les consulats de Russie et d'Ukraine. Ramon FAURA
Pyrénées-Méditerranée : changer de nom pour ne rien changer!
(10-02-2022)
La situation actuelle en Catalogne Nord évoque celle de 1970, quand, selon L'Indépendant de l'époque, 85% des Catalans du nord voulaient déjà changer le nom du département. Ils n'étaient pas d'accord entre eux. Ils avaient les mêmes positions inflexibles que nous avons aujourd'hui. Finalement, face à l'absence de consensus, rien n'a changé, le nom est resté « Pyrénées-Orientales ». Ferons-nous la même erreur 52 ans plus tard ?   Pays Catalan, Pyrénées Catalanes, Catalogne Nord, sont trois des principaux noms que nous revendiquons sans trouver de consensus. La Catalogne Nord, revendiquée par une majorité de "catalanistes", compte moins d'adeptes que les deux premiers. En 1970, Roussillon occupait la place qu'occupe aujourd'hui Pays Catalan dans l'esprit des gens. Un Roussillon majoritaire qui oubliait alors le Vallespir, le Conflent, la Cerdagne et le Capcir. Aujourd'hui, il semble qu'une majorité de Catalans du nord souhaite un nom qui revendique une identité catalane commune, et pas seulement l'identité Roussillonnaise, Vallespirenque, etc.   Pays Catalan, Pyrénées Catalanes, Catalogne Nord, sont trois options valables qui affirment notre "catalanité". Chacun de nous pense avoir la vérité, le meilleur nom, alors que cette vérité est une carte qui un jour a été brisée en mille et un morceaux. Chaque personne détient un de ces morceau. Ensemble, nous avons tous les morceaux de cette carte que nous devons reconstruire petit à petit. Quand certaines personnes disent : « J'ai la vérité, je sais le nom qu'il faut pour le département », il faut leur faire comprendre qu'il est important d'écouter et d'inclure ce que pensent les autres, surtout s'ils sont majoritaires.   Les Angelets de la Terra sont en faveur du Pays Catalan, des Pyrénées Catalanes et de la Catalogne Nord, sans oublier la possibilité d'adjoindre Fenouillèdes en sous-titre. Il faut garder à l'esprit ce qu'il s'est passé en 1970 et ne pas laisser d'arguments à ceux qui veulent faire disparaître l'identité catalane. Nous ne voulons pas nous retrouver encore avec Pyrénées-Orientales. Nous ne voulons pas non plus de Pyrénées-Méditerrannée qui ne nous indentifie ni culturellement, ni géographiquement car Llança ou Figueres possèdent aussi les Pyrénées et la Méditerranée. Cela n'apporterait aucun changement en réalité.   Ce n'est pas que nous soyons gênés par le mot "Orientales" ou que nous n'aimions pas la mer et les montagnes que nous partageons avec les autres. On veut juste avoir ce que les Occitans ont avec la région Occitanie, les Bretons, les Corses, etc. : notre nom, catalan(e).
Les Angelets de la Terra rencontrent Jordi Pujol, président de la Generalitat de Catalunya de 1980 à 2003
à - Barcelona CATALUNYA SUD (05-02-2022)
Us presentem el general Franco (« Nous vous présentons le général Franco »), un manifeste écrit en 1960 par Jordi Pujol le conduira derrière les barreaux. Activiste catalan contre la dictature, il sera torturé dans les geôles franquistes. Séquence dramatique qui lui vaudra l’image d’un Charles de Gaulle catalan. Un an avant la fin de la dictature, en 1974, Jordi Pujol anticipe le retour de la démocratie et fonde Convergencia Democratica de Catalunya (CDC). Le parti catalan hégémonique dirigera la Catalogne pendant quatre décennies, dont les présidents Artur Mas et Carles Puigdemont sont issus.   Joan Planes et Ramon Faura ont eu l'honneur de déjeuner avec Jordi Pujol, le samedi 5 février 2022, à Barcelone. La réunion a eu lieu à la demande des Angelets et avec l'aide d'Oriol Pujol, ancien député de la Generalitat de Catalogne et fils de Jordi Pujol. Les deux fondateurs des Angelets de la Terra ont souhaité interroger Jordi Pujol sur sa vision de ce que signifie être catalan et sur les liens entre la Catalogne Nord et Sud, à travers les projets qu'il a porté lorsqu'il était président (Casa de la Generalitat, hôpital transfrontalier, Eurorégion, soutienà la Bressola et à l'USAP, etc.). Enfin, Jordi et Oriol Pujol se sont montrés très intéressés par la situation du catalan en Catalogne Nord et nous ont posé de nombreuses questions sur l'action des Angelets. Nous aurions voulu leur poser plus de questions et c'est pourquoi nous espérons qu'ils pourront bientôt venir en Catalogne Nord pour poursuivre cet échange.   Les Angelets s'inquiètent des attaques contre l'enseignement immersif et les médias publics en catalan en Catalogne Sud. Ces dernières années, nous avons vu les nombreuses tentatives de discréditer la police catalane, les Mossos d'Esquadra et les politiciens catalans. Il est clair que les partis espagnols d'extrême droite du PP, Ciutadanos et VOX tentent de détruire tous ces instruments de reconstruction de la Catalogne, imaginés en grande partie par Jordi Pujol, pendant son mandat de président et lorsqu'il était emprisonné par le dictateur Franco. Plusieurs documentaires ont montré le sale jeu de l'Espagne qui a tenté de discréditer avec de fausses accusations tous les principaux politiciens Catalans. La justice espagnole a emprisonné des membres du gouvernement du président Puigdemont pour avoir permis aux Catalans de voter et le musicien Hassel pour avoir critiqué la couronne espagnole, qui est corrompue et protégée par le gouvernement et la justice. Ils continuent également de persécuter des milliers de maires et de citoyens sud-catalans. Les Angelets de la Terra ont une mémoire et seront toujours solidaires des frères du Sud de l'Albera. Ils veulent affirmer leur soutien à tous les sud-catalans et veulent exprimer leur respect au président Jordi Pujol dont ils s'inspirent. D'ailleurs, nous pensons que tous les Catalans s'en inspire, de façon consciente ou inconsciente. Sa vision d'une Catalogne ouverte sur le monde et de ce que c'est que d'être catalan nous aide aussi à penser la Catalogne Nord de demain.
Traditions: La Chandeleur (2 février)
(02-02-2022)
La Chandeleur est une fête populaire et religieuse qui remémore chaque 2 février la présentation de l’Enfant Jésus au Temple de Jérusalem et en même temps la purification de sa mère selon la Loi juive. Dans les pays catalans cette “fête des chandelles” a été pendant des siècles une fête mariale très importante (“La Mère de Dieu Chandeleur est la première”), marqué par des cérémonies de distributions de chandelles bénies, dédiées à la Vierge. “Quand la chandeleur s’approche, le droguiste prépare la cire”).   Depuis le début du XXème siècle cette fête a commencé à s’effacer peu à peu de la mémoire collective. Peu de villages se rappellent encore de son contenu théologique complexe.   Comme d’autres fêtes religieuses, la Chandeleur possède aussi des racines très anciennes qui, par contre, n’ont pas disparus de la mémoire collective. En effet, lors de la christianisation de l’Empire romain, la Chandeleur remplace des fêtes romaines comme par exemple les Lupercales, qui célébraient Faunus, le dieu de la fécondité, de la forêt et des troupeaux, pour ne citer qu’un exemple. On retrouve ses traces dans des dictons qui font référence au réveil de l’ours après son hivernation. "A la Chandeleur l’ours sort de sa grotte”. Dans les fêtes du Vallespir et des Pyrénées en général l’ours apparait certes comme animal dangereux qu’il faut combattre, mais en même temps comme garant de la vitalité de la nature qui se réveille, de la fécondité et de la sexualité. Lors de la danse des ours les “bêtes” se livrent à toutes sortes de plaisanteries, d’attouchements et d’excès, notamment par rapport aux femmes. N’oublions pas la légende de Jean de l’Ours, fils d’un ours et d’une jeune fille humaine. Le culte de la “bête”, de l’animalité, trouve ensuite une continuation avec le carnaval et son ton irrévérencieux. “Après la chandeleur vient le carnaval”.   Plus sages sont les fêtes et foires qui célèbrent l’agriculture, la ruralité et les produits artisanaux comme les fêtes de la Chandeleur de Molins de Rei, La Pobla de Claramunt, de Valls i Tossa de Mar et d’autres.   Dans tous les pays catalans existe la tradition de vouloir deviner le dernier jour de l’hiver. “Si la Chandeleur pleure, l’hiver est fini, si la Chandeleur rie, l’hivers continue”. La Chandeleur se situe à mi-chemin entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps et la date semble adéquate pour faire un premier bilan. Evidemment la véracité du résultat n’est pas garantie. Une chose est par contre sure : Pendant longtemps la Chandeleur était le jour où on enlevait les crèches pour signifier que la période de Noël était bien finie et que le printemps, ou au moins le Carnaval, commençait. Michel Leiberich, professeur d'Université (Palau del Vidre)
Nicolas Marty, professeur d'université: la crise catalane, l'université de Perpignan, l'économie en Catalogne Nord
(28-01-2022)
Nicolas Marty (né le 29 mars 1969) est un historien français, professeur des universités en histoire contemporaine à l'université de Perpignan. Il est spécialiste d'histoire économique et sociale. Nicolas Marty est agrégé d'histoire (1993), puis après la soutenance d'une thèse de doctorat en histoire en 2000, pour laquelle il obtient le prix François Bourdon en 2001, il est nommé maitre de conférences à l’université de Perpignan en 2001. Il obtient une habilitation universitaire en 2010 et est nommé professeur des universités en poste à Perpignan. Il est membre statutaire du Centre de recherches sur les sociétés méditerranéennes, qu'il dirige de 2011 à 2015. En partant de l’histoire des entreprises, il travaille sur les acteurs et les dynamiques de l’industrialisation dans l’espace Pyrénées méditerranée, entre France et Espagne. Il analyse aussi la diffusion des biens de consommation alimentaires et des boissons dans le monde occidental, particulièrement en Europe. Il est aussi attentif aux problématiques de mémoire des conflits aux frontières des Pyrénées[réf. souhaitée].   L'historien contemporain et professeur des universités Nicolas Marty répondait aux questions de l'Archipel Contre Attaque, à propos de son livre "Comprendre la crise catalane" "A l'heure où les pays européens font face à une situation inédite de remise en question de leurs valeurs démocratiques et s'interrogent sur leur identité, la crise catalane semble fonctionner comme un défi anachronique et dérangeant contribuant à la déstabilisation générale. Vu de France ou du reste de l'Europe, le conflit entre Madrid et Barcelone apparait en effet comme illisible, dans un traitement médiatique alternant des phases de surexposition confuse et d'indifférence généralisée. L'objectif de cet ouvrage est de rendre cette crise compréhensible. La situation actuelle est en effet le résultat de la convergence de faits anciens et profonds et de bouleversements récents. Pour en saisir les principaux ressorts, ce livre met en avant les dynamiques à l'oeuvre, donne à voir les acteurs et leurs positions et reconstitue de manière précise l'enchaînement des faits. Il en souligne également les grands enjeux, qu'ils soient économiques, culturels ou politiques, qui dépassent très largement, en réalité, le cadre de ce territoire ibérique." Les Angelets de la Terra ont présenté l'exposition Visca per la Llibertat à Espirà de l'Aglí avec la participation de Nicolas Marty, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Perpinyà et auteur du livre "Comprendre la crise catalane". Débat : "L'économie des Pyrénées-Orientales post théologie de la rente" avec Laurent Gauze, André Joffre et Nicolas Marty. L'économie des Pyrénées-Orientales n'a pas toujours été calamiteuse. Elle a même été rayonnante, au-de-là de l'époque du Royaume de Majorque où Perpignan était la capitale d'un pays qui n'était ni la France, ni l'Espagne. L'Archipel Contre Attaque, au cinéma de Canet en Roussillon, avec à l'animation Mariya Marenych, Jérôme Quarettiet Nicolas Caudeville.
La culture du quotidien (Joan Planes)
(24-01-2022)
Hier j'ai encore vu dans la rue, près de chez moi à Perpignan un automobiliste jeter par la fenêtre de sa voiture un sac plein de détritus. Pourquoi ne l'a-t-il pas gardé dans la voiture afin de le jeter à la poubelle en arrivant chez lui ? Pourquoi refuse-t-il de faire un geste aussi simple ? C'est pourtant la moindre des choses. Peut être désire-t-il se venger d'une société qui ne lui laisse pas de place. En tout cas il ne respecte pas sa ville et ses voisins, il n'a certainement pas conscience qu'il salit sa ville. Il n'a pas conscience du bien commun qu'est notre ville, qu'est notre terre. En voyant cela, je me rend compte de l'importance qu'ont la culture et la reconnaissance du territoire pour construire un avenir commun inclusif. Nous avons besoin d'ancrages et de projets communs proches de nous. Le combat des Angelets de la terra au delà de ses propositions pour le pays catalan et la langue catalane est aussi un projet commun destiné à nous réunir et à nous rendre fier de notre culture et responsable de notre territoire. Je pense qu'en matière d'environnement comme de vie citoyenne Il nous faut porter de grandes idées pour que nos petits gestes essentiels du quotidien deviennent naturels. Notre culture est aussi là pour créer du lien social, donner du sens à la ville, donner du sens à notre terre. Aimons notre ville, Construisons notre Pays Catalans. Joan Planes, membre co fundador dels Angelets de la Terra
Yves Escape, conférencier: "L’histoire de la Catalogne" et "Perpignan, de la cité comtale à nos jours"
à - Pesillà de la Ribera ROSSELLÓ (06-01-2022)
Yves Escape, professeur émérite et conférencier passionné de la Catalogne Professeur d'Histoire, Yves ESCAPE a exercé au Maroc, en Algérie, en Espagne et au Mexique. Il a terminé sa carrière à Perpignan au lycée Jean MOULIN.Il a été responsable des services éducatifs de Perpignan « ville d’Art et d’Histoire ».Il est actuellement en charge des affaires culturelles à la mairie de Pézilla-la-Rivière. Il soutient de nombreuses associations culturelles et participe à des travaux de recherches historiques en particulier sur le Moyen-Âge qui est son domaine de prédilection.Il est le co-auteur d’un ouvrage sur le canal royal de Thuir. Ce remarquable historien intéresse vivement son auditoire par la richesse et la clarté de ses propos.   Vidéos-conférences (en français) animées par Yves ESCAPE: - "L’histoire de la Catalogne" (En deux parties: "Des Ibères au Traité des Pyrénées", "Du Traité des Pyrénées à nos jours") - "Perpignan, de la cité comtale à nos jours" (L’installation des comtes au 9ème siècle, le développement de la ville, les transformations au XVIIIème siècle, la destruction des remparts,...)
Images d'archives de la Catalogne Nord
(05-01-2022)
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