Una llengua sense fronteres : 274 municipalités catalanes du Nord et du Sud remettent leurs motions au Parlement de Catalogne


L’acte solennel de la campagne « Une langue sans frontières » s’est déroulé le vendredi 30 janvier 2026 au Parlement de Catalogne, où 50 municipalités, représentées par une centaine de maires et de conseillers municipaux, ont remis officiellement les motions approuvées à ce jour par 274 municipalités de Catalogne Nord et de Catalogne Sud. Les Angelets de la Terra, association culturelle autofinancée de Catalogne Nord, ont organisé cet événement qui marque une étape historique dans la reconstruction des liens naturels entre les territoires catalans, dans le cadre européen.Jamais autant d’élus des deux côtés de la frontière ne s’étaient retrouvés pour un acte politique dans l’hémicycle, redevenu symboliquement le Parlement de tous les Catalans. Un acte politique historique Le maire d’Eus (Conflent) a remis les motions approuvées par 108 municipalités de Catalogne Nord, sur les 198 que compte le département (les 28 autres étant occitanes).Il a confié sont souhait de voir un jour « la Catalogne réunifiée », tout en rappelant, avec le Président Rull, la nécessité de « demander l’impossible pour rendre possible ce qui peut l’être », citant l’exemple de l’hôpital transfrontalier de Puigcerdà, devenu réalité grâce à la persévérance de quelques élus. Le maire de Bàscara, qui a remis les motions de Catalogne Sud au président du Parlement, a également insisté sur l’importance de développer les échanges humains et culturels entre les habitants du Nord et du Sud de l’Albère (et non les Albères). En soulignant que ces territoires sont unis par une même langue, le catalan, qui doit redevenir un pont naturel et quotidien.   Une invitation à toutes les municipalités et aux entreprises catalanes Depuis le Parlement, les Angelets de la Terra ont invité toutes les municipalités catalanes, du nord comme du sud, à continuer d’approuver la motion : Pour soutenir la reconnaissance du catalan comme langue officielle de l’Union européenne, Et pour affirmer une volonté commune de développer les relations entre Catalogne Nord et Catalogne Sud, au-delà des divisions issues de l’histoire. Les Angelets de la Terra remercient chaleureusement le président Josep Rull pour son accueil et soulignent le caractère fondateur de cette rencontre. « Il s’agit du début d’une nouvelle dynamique sans frontières, collective et durable », souligne Ramon Faura, coordinateur du projet.   Les organisateurs donnent rendez-vous aux élus, aux institutions et aux entreprises pour la 7e Trobada sense Fronteres de municipis catalans, qui aura lieu au printemps à la Chambre de commerce et d’industrie des Pyrénées-Orientales, à Perpignan. À cette occasion, les Angelets inviteront également la Chambre de commerce transfrontalière du Pays Basque, fondée en 2010, dans l’espoir que les Catalans suivent cet exemple et développent une coopération économique cohérente avec la réalité du territoire et où chacun devra y trouver un bénéfice. « Si les Basques l’ont fait de l’autre côté des Pyrénées, alors qu’ils ont eux aussi une législation et une fiscalités, pourquoi pas les Catalans », argumente Ramon Faura, également chef d’entreprise. « Il est temps de soigner les cicatrices de l’histoire que sont les frontières et d’écrire une nouvelle page pour construire un avenir commun catalan, fort, avec une amélioration de la qualité de vie des citoyens européens et catalans ».

Il y a 1620 actualités sur Angelets de la Terra

100 pour-cent Radio nous raconte l'histoire des Angelets de la Terra
(17-05-2024)
100% Ràdio nous explique en français qui étaient les Angelets de la Terra (un fait historique) et dans la rediffusion ou le podcast qu'ils mettent sur YouTube, ils utilisent le logo des Angelets de la Terra actuels qui organisent désormais les Rencontres sans frontières municipalitéses catalanes: "Les angelets, ou les angelets de la terre - els Angelets de la Terra en catalan -, sont les paysans soulevés de 1667 à 1675 contre les autorités françaises de la province du Roussillon. La cause en est l’instauration de la gabelle, l’impôt sur le sel !" 
En 1970 quasiment tous les nord-catalans voulaient déjà changer le nom du département
(04-04-2024)
En janvier 1970, 85% des lecteurs de L'Indépendant voulaient changer le nom des Pyrénées-Orientales. Pourtant, les divisions internes et les manipulations politiciennes avaient fait capoter ce projet. L'histoire va-t-elle se répéter 55 ans après? A l'époque, c'était Roussillon qui était l'option majoritaire. Cela montrait déjà le souhait d'une affirmation de notre identité catalane. Actuellement, comme de nombreux sondages le montrent, c'est le nom Pays Catalan qui est plébiscité par la majorité des habitants et des élus locaux. Les Angelets de la Terra ont fait un sondage auprès des mairies et 71,4% d'entre elles sont favorables à un nouveau nom qui affirmerait l'identité catalane du département.  Un article de Thierry Bouldoire, dans L'Indépendant en avril 2024, annonce que "la majorité des professionnels du tourisme milite pour rebaptiser les Pyrénées-Orientales en Pyrénées-Méditerranée".  Les sud-catalans ont aussi les Pyrénées et la Méditerranée. Pourtant, ils mettent en avant le nom Catalogne qui est connu au niveau international. Leurs résultats économiques en terme touristique montrent que c'est le bon choix. De plus, le tourisme de proximité sud-catalan est attiré par l'identité catalane de notre département. Changer Orientales par Méditerrannée coûtera cher et n'apportera rien de plus. Pyrénées Catalanes ou Pays Catalan comme nouveau nom et un renforcement des liens entre la Catalogne Nord et Sud serait un vrai changement pour tenter de désenclaver le département. Inspirons-nous du Pays Basque qui a créé une Chambre de Commerce et d'Industrie transfrontalière.  En 2021, lors des dernières élections départementales le groupe majoritaire annonçait dans son programme qu'il souhaitait "organiser une consultation de la population sur un changement de nom du département qui fasse davantage échos à notre identité." Le 3 avril 2024, interrogée au sujet de la stratégie touristique du département, la présidente des Pyrénées-Orientales Hermeline Malherbe a annoncé que le futur nom du département ne serait probablement pas "Pyrénées-Méditerranée", l'appellation choisie pour la promotion touristique.
Les Angelets de la Terra au Salon des maires et conseillers municipaux de Catalogne Nord 2024
à - Perpinyà ROSSELLÓ (21-03-2024)
Sabrina Guillem et Ramon Faura ont participé au Salon des maires et conseillers municipaux de Catalogne Nord, les jeudi 21 et vendredi 22 mars 2024, à Perpinyà. A cette occasion, ils ont invité une quarantaine de mairies à participer à la deuxième Trobada sense fronteres qui aura lieu le samedi 18 mai 2024, à Sant Cebrià de Vallalta. Sur la photo Sabrina et Ramon sont entourés par Jeroni Pérez Faixeda (mairie du Soler) et Marc Petit (maire de Clairà et conseiller départemental).
Nouveau livre d'Agnès et Robert Vinas: «Chronique du roi Pere d’Aragon et de ses prédécesseurs»
(16-01-2024)
La Chronique du roi Pere d’Aragon et de ses prédécesseurs est chronologiquement la deuxième des quatre grandes chroniques catalanes du Moyen Âge ; elle a été écrite autour de 1285 par Bernat Desclot, un personnage très lié à la monarchie catalano-aragonaise, au sein de laquelle il a occupé la charge de trésorier du roi Pere III d’Aragon, le personnage principal et le héros du livre. Ce texte ne raconte pas seulement un moment important de l’histoire du royaume d’Aragon : c'est aussi toute la géopolitique de l’Europe méridionale qu'il évoque, tant la figure du roi Pere le Grand a compté en Méditerranée dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Le public sera intéressé en particulier par deux épisodes souvent occultés de son histoire : la rivalité entre Pere d'Aragon et Charles d’Anjou, frère cadet de Louis IX, pour la possession de la Sicile et du royaume de Naples, et surtout la croisade calamiteuse du roi Philippe III le Hardi en Catalogne, qui se conclut par son décès à Perpignan. TDO Editions. Tel : 04.34.29.98.80 - email : infos@tdo-editions.fr - site : http://www.tdo-editions.fr   * Robert VINAS est né à Ria (66) le 3 septembre 1939. Il fait des études supérieures d'Histoire à la faculté des Lettres de Montpellier. C'est là qu'il s'initie à la paléographie latine avec le professeur Jean Combes qui dirige son Diplôme d'Etudes Supérieures d'Histoire du Moyen Age sur le Llibre de la Creu, le cartulaire des Templiers du Mas Déu en Roussilon. Une carrière d'enseignant puis de directeur d'établissement culturel français à l'étranger. Ses publications : L'Ordre du Temple en Roussillon, Editions Trabucaïre, Perpignan, 2001 - La Conquête de Majorque, SASL des Pyrénées Orientales, Perpignan, 2004 - Articles sur l'histoire de l'ordre du Temple dans diverses revues spécialisées : Histoire Médiévale, Histoire et Patrimoine, Militia Sacra, Cahiers de Fanjeaux, Etudes Roussillonnaises etc... La compagnie Catalane en Orient, TDO Editions, 2012. La croisade de 1285 en Catalogne et Roussillon TDO Editions, 2015, L'infant ferran de Majorque, TDO Editions, 2017.
Daniela Grau: "Nous devons nous souvenir de notre histoire non enseignée, cachée ou manipulée"
à - Elna ROSSELLÓ (30-10-2023)
Discours en 2022 de Daniela Grau (Prix d'Action Civique 2007 de la Fundació Lluís Carulla) à l'occasion du Jour du Souvenir à Elne, jour de commémoration du massacre du 25 mai 1285 par les croisés dirigés par le roi de France Felipe l'Ardit, l'un des nombreux massacres subis par les Catalans pour avoir résisté aux envahisseurs français.   Benvolguts amics i connacionals,   És amb gran plaer que al cap de tres anys tornem a celebrar amb tots vosaltres el que vam anomenar a Elna el Dia de la Memòria, sense saber que al Principat de Catalunya el 2012 va anomenar Dia de la Memòria el 19 de juny per homenatjar –amb actes de tota mena i tocs de campanes de prop de dues-centes esglésies– el nostre poeta nacional mossèn Cinto Verdaguer quan feia 110 anys de la seva mort, i amb ell, tots els qui al llarg dels segles han defensat i promogut la nostra llengua. Aquí, a la Catalunya del Nord, precisament a Elna vam decidir anomenar Dia de la Memòria el dia de la Commemoració d’una de les múltiples massacres patides per la nostra ciutat al llarg dels segles per haver resistit als invasors i conqueridors francesos: la massacre del 25 de maig del 1285 pels croats encapçalats pel rei de França Felip l’Ardit. Vam triar aquella denominació per fer palès que hem de fer memòria de la nostra història no ensenyada, ocultada o manipulada. El sistema educatiu francès ens priva de la memòria històrica que ens pertoca de ple dret. Només s’ensenya la història oficial francesa. Havent impartit cursos en un institut durant trenta-vuit anys i també a principiants a la Universitat de Perpinyà, vaig haver de constatar que la gran majoria ni sabia que Caucoliberis, Ruscino i Illiberis eren noms de ciutats ibèriques; i jo mateixa ignoraria encara el com, quan i perquè del marbre esclatat per l’incendi de la porta principal de la catedral, si no hagués estat per l’afany de dos il·liberencs precursors, Lluís Bassede i Roger Grau, de descobrir i fer descobrir el passat de la capital episcopal Elna, la ciutat més prestigiosa, més antiga del país. Fa uns anys arqueòlegs van descobrir molt a prop de l’actual catedral la primera catedral del segle VI, de mida encara més imponent i fa poques setmanes han desterrat més sarcòfags paleocristians a la Vila Baixa. Fem memòria del passat per cert. En una de les commemoracions anteriors vam fer el repàs dels nombrosos saquejos d’Elna. Com ho constatem amb Ucraïna, les nacions agredides, víctimes d’atrocitats, violacions, destruccions, cremades, matances, resisteixen i tenen evidentment herois. Nosaltres també en tenim d’herois. En el marc de la Commemoració de la Massacre del 1285 honorem des del 2009 les il·liberenques violades en l’altar, els il·liberencs cremats, assassinats, tots ells víctimes anònimes. El filòsof Walter Benjamin –segons la citació feta par l’artista israelià Dani Karavan en el Memorial Passatges que va concebre per a ell a Port-Bou–: ressaltava que és «una tasca més àrdua honorar la memòria dels éssers anònims que no la de les persones cèlebres». Clar que una nació amb estat propi com França pot mitificar els seus herois Jeanne d’Arc, Vauban, De Gaulle... i té una xarxa d’entitats amb zelosos coronels i historiadors que intervenen oficialment dins les escoles i instituts per incentivar el xovinisme francès. Al contrari, nosaltres nacions vençudes i ocupades, privades de memòria, honorem més fàcilment màrtirs anònims perquè no tenim monuments per recordar els nostres herois, ni tan sols sabem qui eren. Així doncs enguany volem honorar un heroi que hauria de ser conegut i tenir monument o com a mínim un nom de carrer per haver donat la seva vida per Catalunya, en Bernat d’Oms, senyor de Corbera, que pertanyia a un dels llinatges més importants de la Catalunya medieval i havia jurat fidelitat als nostres comtes-reis. Tenim a les Garrafes restes de l’anomenada Torre d’Oms. A Elna encapçala la resistència al setge de cinc mesos i mig imposat pel rei francès Lluís XI. El 14 de desembre del 1974, en el cinc-centè aniversari de ser escapçat al Castell de Perpinyà pels francesos, vam homenatjar-lo a Perpinyà amb una missa a l’església de Sant Mateu, una ofrena floral i amb parlaments d’en Gilbert Grau, Josep Deloncle i Miquel Mayol. El diari local L’ Indépendant publicà tres dies més tard la foto dels catalanistes davant del Palau Major (Palais des rois de Majorque) a Perpinyà així com el text sencer de llur moció reivindicativa tan denunciadora del colonialisme en el marc cultural, polític i econòmic que molt probablement el diari no la publicaria in extenso avui dia. Havia estat encarregada jo mateixa per Gilbert Grau de consultar escrits històrics a l’abast a la biblioteca de Perpinyà per un article que publicà a la revista Terres Catalanes. En el llibre titulat Avantpassats: Histoire et généalogie des grands hommes de Catalogne du Nord el professor d’història a la Universitat de Perpinyà i membre de l’IEC Joan Peytavi Deixona afirma que «Bernat d’Oms defensà coratjosament Elna el 1474 enfront dels francesos però que traïcionat per mercenaris italians que van vendre la ciutat als invasors, va ser portat al Castell Major de Perpinyà i executat [...]» i ressalta la seva fidelitat al comte-rei Joan II. Com és sabut Joan II va donar a Perpinyà el títol de Fidelíssima Vila per també la seva resistència heroïca a l’agressor Louis XI que durant trenta anys d’ocupació delmà el país a sang i a foc. Per enaltir en Bernat d’Oms, mossèn Josep Bonafont «el Pastorellet de la Vall d’Arles» escriví el 1914 aquells versos commovedors: «Tot és dol, tot és tristesa tot és plor en Perpinyà quan, en la llansa francesa lo cap d’Oms de gran bellesa al castell ne penjolà.»   Tanmateix cada any al Dia de la Memòria no ocultem les vicissituds que patim en el present. Al principi del segle XXI les envestides del poder colonial francès, la voluntat de genocidi lingüístic i cultural doncs identitari, són patents i fins i tot, a parer meu, tan o més greus. Convençuts, per més de tres segles d’adoctrinament, de ser francesos, de no tenir cap història pròpia, tanmateix no hem deixat mai d’autodenominar-nos catalans, catalana la nostra llengua, català el nostre patrimoni. D’ençà el 2014 oficialment hem esdevingut «occitans» «occitans» els llocs de memòria emblemàtics del país com el museu de Talteüll, «occitanes» les nostres produccions. Ho podeu comprovar a la pàgina web de la nova regió amb capital Tolosa de Llenguadoc que ens va ser imposada el 2016 així com la seva denominació «Occitanie»: la resposta a la qüestió «Comment s'appellent les habitants de l'Occitanie» és a dir Com es diuen els habitants d’Occitània? hi és clara i evident: Les habitants s’appellent occitans. Els habitants es diuen occitans». Ara ens hem tornat occitans. Al cap de 363 anys de dominació francesa és l’estocada final. En el mitificat «país dels drets de l’home» no vam tenir el dret de votar per decidir la nostra denominació oficial ni tampoc vam poder obtenir l’autorització del Consell d’Estat de canviar-la, malgrat que la quasi totalitat de les batllies (menys una) hagi reivindicat el nom Pays Catalan/ País Català com es pot veure a l’entrada dels pobles. És així de fàcil eradicar una identitat mil·lenària en un estat que pretèn ser un model de republicanisme. L’emèrit i eminent geògraf Joan Becat de la Universitat de Perpinyà també membre de l’IEC ens va confirmar fa poc l’animadversió patent de la presidenta de la regió Carola Delga per la nostra catalanitat. No és la primera ni l’única. Recentment al consistori d’Elna membres de l’oposició van abandonar la sessió quan en Pere Manzanares, fundador de Ràdio Arrels i tinent d’alcalde delegat a la catalanitat i les relacions transfronteres, va prendre la paraula en català; ho van denunciar al totpoderós representant de l’Estat, el prefecte. La premsa principatina es va fer ressò de la decisió de la batllia d’Elna d’incloure al reglament municipal el dret de parlar en català. En Nicolas Garcia el batlle, conegut per haver desterrat la Maternitat de l’oblit, declarà que «Elna defensa la catedral, el claustre, la Maternitat... i la llengua i la cultura catalanes». El Dia de la Memòria a Elna reivindiquem doncs drets fonamentals, el dret de conèixer i divulgar la nostra història, el dret d’utilitzar la nostra llengua, dret actualment negat pels nacionalistes francesos, el dret de reivindicar la nostra identitat nacional, el dret de resisitir a l’aculturació, a la colonització francesa i evidentment el dret i el deure d’homenatjar els defensors de la terra. Hi ha genocidis patents com actualment a Ucraïna i hi ha genocidis silenciosos, ocults que allargant-se en el temps aconsegueixen d’obtenir l’assentiment i la complicitat de llurs víctimes. Són, ben entès, els més perversos. Som uns dotze milions de catalans, la nostra llengua i cultura són mil·lenàries, mai no ens cansem de repetir-ho; reivindiquem el dret internacionalment reconegut a l’autodeterminació, a la consecució d’un estat propi però la nostra lluita, per ser no-violenta, no mobilitza a Europa ni l’imaginari col·lectiu, ni els polítics, ni els mitjans de comunicació i roman silenciada. Mossèn Bonafont tot i ser un capellà ens amonestava: “au fadrins catalans, cordeu-vos l’espardenya que...lo francès ...lo traydor... s’es ell amagat ...guerra o esclavitud». Ningú vol guerra però no necessitaríem tots plegats, de punta a punta dels Països Catalans, representants polítics heroics i ser nosaltres mateixos, la societat civil, més exigents amb ells, més combatius, més coratjosos per posar fi al colonialisme franco-espanyol i aconseguir al segle XXI el tan anhelat Estat Català confederal? Daniela Grau Humbert Elna, 22.05.2022
Ne me parlez plus de relations transfrontalières !
(10-09-2023)
Veut-on effacer la frontière physique et les frontières psychologiques pour voir à nouveau des liens se tisser entre Catalans de chaque côté de cette frontière qui nous a séparé? Doit-on dans ce cas continuer à parler de relations transfrontalières pour définir ces liens?   Finalement, les États imposent leur sémantique. Nous la reprenons sans la remettre en question car cela nous apporte des subventions européennes pour des "projets transfrontaliers", et les dossiers sont filtrées par Paris et les capitales régionales. Les projets mis en place perdent donc souvent de leur substance pour entrer dans le cadre imposé par d'autres, par les Etats ou l'Europe des États, ce qui revient au même.    Bien entendu, il faut continuer à utiliser ces subventions. D'autant que parfois elles apportent des choses positives pour le territoire comme l'hôpital "transfrontalier" de Puigcerdà ou le pont reliant Costoja et Maçanet de Cabrenys,... Il ne s'agit donc pas uniquement de faciliter des revenus pour ceux qui montent ces "projets transfrontalières" par opportunisme et sans aucune vision de développement sur le long terme. C'est la proposition des Malgré tout, les Angelets de la Terra proposent aux mairies du Nord et du Sud de la Catalogne de développer des échanges et des projets communs sans intermédiaires et en sortant du cadre "transfrontalier".   La sémantique est essentielle car le sens des mots peut désenclaver ou renforcer l'enclavement de la Catalogne Nord, malgré sa situation géographique privilégiée.   Le dictionnaire Larousse nous donne le sens du mot transfrontalier: 1- Qui concerne le franchissement d'une frontière, les relations entre pays de part et d'autre d'une frontière. 2- Qui concerne les espaces proches d'une frontière entre des États voisins.   Ce terme semble donc inadapté lorsqu'il s'agit de liens entre catalans. Le terme transfrontalier nous amène à considérer que ce sont des français qui rencontrent des espagnols, lorsque des habitants du Roussillon rencontrent ceux de l'Empordà. Il est évident que c'est aussi notre réalité...   Pourtant, parler de transfrontalier est une façon étatique de voir les choses. Est-ce-que cela nous aide à tisser des liens satisfaisants, à nous développer économiquement et culturellement? Un diagnostic rapide nous permet de considérer que ce n'est pas le cas.   Il y a une vingtaine d'années, un maire du Pays Basque m'a dit: "Les liens avec les basques du Sud se sont toujours faits naturellement, sans prendre en compte la frontière. Nous n'avons pas eu besoin de subventions transfrontalières pour cela."   Ne sommes-nous pas aussi des catalans du Nord et du Sud? Pourquoi y-a-t-il si peu d'échanges et de connaissances mutuelles? Pourquoi Toulouse, Montpellier où même Paris nous semblent plus proches que Figueres, Girona ou Barcelona? A cause de la frontière! Alors pourquoi la revendiquer?   Nous devons imaginer notre propre façon de recoudre et soigner les blessures de l'histoire que sont les frontières. La catalanité est notre richesse. C'est un facteur de cohésion sociale. Elle est notre lien à tous, catalans du Nord ou du Sud, d'origine ou d'adoption. L'identité, la langue et la culture catalanes composent cette catalanité et cela n'est pas incompatible avec d'autres identités que nous portons tous en nous.
Les Angelets de la Terra à l'université d'été de Régions et Peuples Solidaires
à - Cotlliure ROSSELLÓ (27-08-2023)
Le coordinateur des Angelets de la Terra a participé à l'université d'été de « Régions et Peuples Solidaires » à Cotlliure. Il a eu le privilège d'échanger avec Gilles SIMEONI, président de l'exécutif corse, son équipe mais aussi avec des militants nord-catalans, bretons, savoyards et occitans.
Collectif de mairies pour renforcer les liens entre la Catalogne Nord et Sud
(15-07-2023)
Depuis juin 2022, l'association culturelle des Angelets de la Terra a réuni 115 communes de Catalogne Nord, sur les 198 communes nord-catalanes, avec qui le « Llibre Blanc de Catalunya Nord » a été réalisé.   Ce projet a permis de valoriser et de multiplier les actions municipales en faveur de la langue, de la culture et des traditions catalanes dans les très petites, moyennes et grandes communes de Catalogne Nord. Les Festes Majors, la Sant Joan, la Sant Jordi et d'autres fêtes ayant pour but de promouvoir les traditions catalanes se sont multipliés, ainsi que l'enseignement du catalan pour les enfants et les adultes.   Pour l'instant, peu de communes catalanes collaborent de façon régulière, de part et d'autre de la frontière.   Malgré tout, les communes de Catalogne Nord ont manifesté une grande solidarité après le référendum d'autodétermination du 1er octobre 2017 et un sondage réalisé par les Angelets de la Terra met en évidence que 73% des mairies de Catalogne Nord souhaitent développer des liens avec le Sud.   L'objectif des Angelets de la Terra, déjà mentionné dans le « Llibre Blanc de Catalunya Nord », est d'aider à généraliser les liens entre les communes du Nord et du Sud, puis d'élargir le champ de la coopération à l'ensemble de la société civile.   Ces échanges se feront en catalan car c'est la langue commune que les élus nord-catalans souhaitent pratiquer d'avantage. Une même municipalité pourra développer des échanges avec plusieurs municipalités, en fonction des projets envisagés: scolaires, environnementaux, culturels, sportifs, institutionnels ou économiques.   Il ne semble pas nécessaire de se perdre dans les paperasses administratives d'un jumelage classique, mais chaque commune pourra définir le cadre de leurs collaborations.   Il est prévu d'organiser une première rencontre entre les élus de Catalogne du Nord et du Sud avant la fin de l'année 2023. Ce sera l'occasion pour certaines communes de présenter les projets qu'elles ont déjà mis en place. Les débats, dans une ambiance de travail créatrive, collaborative et festive, permettront d'identifier les motivations des élus et de commencer à envisager des collaborations.   Dans un premier temps, les Angelets de la Terra réunissent des mairie de Catalogne du Sud (proches de la frontière) qui souhaitent participer à ce projet.   Parfois, ces communes ont déjà mis en place des échanges qu'elles souhaitent amplifier. D'autres communes participent déjà à des projets subventionnés par l'Europe, la France et l'Espagne. Cela ne les empêche pas de participer aussi au projet impulsé par l'association culturelle des Angelets de la Terra, avec le soutient de municipalités de Catalogne Nord.   Actuellement, plusieurs communes sud-catalanes ont répondu favorablement à la proposition des Angelets de la Terra. Plusieurs municipalités sud-catalanes ont aussi déclaré leur intérêt pour ce projet mais doivent en discuter en conseil municipal avant de donner une réponse définitive. Nous pensons réunir une cinquantaine de communes dans les mois à venir.   Les Angelets de la Terra invité les élus souhaitant participer à nous contacter en envoyant un message à info@angeletsdelaterra.com
Sant Joan 2023 : affirmation de l'identité catalane en Catalogne Nord grâce aux traditions
(24-06-2023)
L'an dernier, moins de dix communes de Catalunya Nord inscrivaient « Focs de Sant Joan » ou « Flama del Canigó » sur leurs affiches. Cette année, les Angelets de la Terra en ont comptabilisé une quarantaine et trois d'entre-elles en ont même réalisé uniquement en catalan.   Dans la vidéo ci-jointe, vous pourrez observer que l'hymne officiel de la Catalogne, « Els Segadors », a raisonné dans beaucoup de communes (La Roca d'Albera, El Soler, Sant Cebrià de Rosselló, etc...). Rappelons que la Sant Joan est la fête nationale des Pays Catalans.   Cette affirmation de l'identité catalane en Catalogne Nord est de plus en plus perceptible. Les fêtes traditionnelles, telles que la Sant Jordi, la Sant Joan ou les Festes Majors (fêtes de villages) retrouvent leur place dans nos communes. Ces fêtes sont nécessaires à la cohésion sociale et nos élus en sont conscients.   Voir tous ces enfants participer à ces fêtes traditionnelles en arborant les couleurs du drapeau catalan est positif pour l'avenir. Malgré tout, la situation de la langue et de la culture catalane est toujours en déclin constant. Il faut amplifier la présence du catalan parlé, chanté et écrit dans l'espace public, à minima lors de ces dates clés. De plus, il faut que chaque habitant interpelle tous les élus pour leur demander d'agir en ce sens.
Les Angelets de la Terra célèbrent la Flama del Canigó, à Sant Cebrià de Rosselló, discours de Ramon Faura
à - Sant Cebrià de ROSSELLÓ (24-06-2023)
Ramon Faura et les Angelets de la Terra étaient invités à la Revetlla (veillée) de Sant Joan par la municipalité de Sant Cebrià de Rosselló et son maire Thierry Del Poso. A cette occasion, le coordinateur de l'association culturelle des Angelets de la Terra, a lu un discours (voir ci-dessous) qu'il a rédigé pour expliquer en catalan et en français l'histoire de la Sant Joan en Catalogne et de la Flama del Canigó. Vous pouvez écouter un extrait du discours à la plage et au village dans cette vidéo où vous pouvez aussi visualiser des images de cette superbe soirée: Discours lu par Ramon Faura, coordinateur de l'association culturelle des Angelets de la Terra Il y a 400 000 ans, nous avons apprivoisé le feu salvateur et protecteur. Plus tard, la célébration du solstice d'été a été transformée en fête de la Saint-Jean. En Catalogne, la Sant Joan a une symbolique particulière et la Catalogne Nord en est le point névralgique. Je vais vous expliqué pourquoi.   La Sant Joan, le 24 juin, est la fête nationale des Pays Catalans et du Québec.   La Nit de la Sant Joan (nuit de la Saint-Jean), entre le 23 et le 24 juin, également appelée « revetlla (veillée) de Sant Joan » ou « nit del foc » (nuit du feu), est célébrée dans tous les Pays Catalan et dans d'autres parties du monde.   C'est une nuit où l'on célèbre le solstice d'été, la nuit la plus courte de l'année, avec quelques jours de retard, puisque ce solstice est le 21 juin.   À l'origine, il s'agissait d'une tradition païenne d'adoration du soleil qui remonte bien avant l'introduction du christianisme. Après avoir tenté d'interdire cette tradition, l'Église catholique la christianisa en la dédiant à Saint-Jean-Baptiste.   La nuit de la Sant Joan a conservé les éléments symboliques et les coutumes païennes: feu purificateur, pyrotechnie, bains de minuit, herbes de la Sant Joan pour confectionner les « ramellets » (bouquests), chants et danses.   Les premières références documentées sur la fête de la Sant Joan en Catalogne remontent au XVe siècle. Les feux de joie et les pétards faisaient déjà partie de la fête. On sait que les plus anciennes civilisations méditerranéennes célébraient aussi la nuit la plus courte de l'année en allumant des feux de joie.   Traditionnellement, chaque village allume un feu avec les objets en bois qui ne servent plus.   Cette année, nous célébrons le 60e anniversaire de la Flama del Canigó (1963-2023) qui met la Catalogne Nord au centre des célébrations de la Sant Joan dans tous les Pays Catalans.   Dans la continuité d'une initiative lancée en 1955 par le randonneur nord-catalan François Pujade, divers groupes ont distribué la Flama del Canigó à travers les Pays Catalans et au-delà, depuis 1963.   La Flama del Canigó reste allumée toute l'année au Castillet, Casa Pairal de Perpignan. Chaque 23 juin, elle est portée au sommet du Canigó où elle est ravivée, tôt le matin.   En 1963, Jean Iglesis « le Pacha » a eu la fabuleuse idée de créer la Flama del Canigó avec Margarida Mestre et Josep Deloncle. Il faut aussi rendre hommage à Gilbert Grau d'Elne et à tous les gardiens de la flamme comme Jeannine Knecht du restaurant l'Etoile de Mer à Sant Cebrià.   La Flama del Canigó conservée, ravivée et transmise de main en main, année après année, symbolise le lien immatériel et indestructible entre tous les catalans, par-delà les cols des Pyrénées et malgré les barrières qu'on nous impose.
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Poêtes :

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Villes :

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Agenda :

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