7e Rencontre sans frontières à Perpignan : Chambre de commerce transfrontalière basque, actions transfrontalières de la CCI de Perpignan et de l’Eurorégion


Dans cette vidéo interviennent le président des Angelets de la Terra (organisateurs de l'événement), puis dans la deuxième vidéo le vice-président, le directeur et le responsable transfrontalier de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales, la directrice de la Chambre de commerce de Bayonne Pays Basque, le responsable de la Chambre de commerce transfrontalière basque et le secrétaire général de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée présentent leurs actions transfrontalières. En juin 2026, la Chambre de commerce et d'industrie de Perpignan a accueilli la septième Rencontre Sans Frontières des municipalités, organisée par l'association Angelets de la Terra. Pour cette nouvelle édition, une évolution importante a été engagée : les entreprises ont été invitées à participer aux côtés des élus des deux versants des Pyrénées. Ce choix répond à une conviction forte de l'association : les liens économiques constituent le socle le plus solide d'une coopération transfrontalière durable. Si les frontières politiques ont longtemps séparé les territoires, elles ont également affaibli des relations économiques, humaines et institutionnelles qui existaient naturellement entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud. Aujourd'hui encore, ce potentiel reste largement sous-exploité, comme le confirment les représentants de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales. Cette ouverture aux entreprises marque ainsi une nouvelle étape dans les Rencontres Sans Frontières. L'objectif est de favoriser des échanges concrets entre les acteurs économiques et les collectivités afin de faire émerger des projets communs capables de renforcer le territoire catalan. Le contraste entre le Pays basque et la Catalogne Pour alimenter la réflexion, l'association Angelets de la Terra avait invité les représentants de la Chambre de commerce transfrontalière basque à présenter leur expérience. Leur intervention a permis de découvrir une organisation transfrontalière particulièrement structurée. Depuis plusieurs années, le Pays basque développe des coopérations permanentes entre entreprises, institutions publiques, établissements d'enseignement, acteurs du tourisme, du sport ou encore de la formation professionnelle. Cette dynamique repose sur des structures dédiées qui accompagnent les projets et facilitent les échanges au quotidien. À l'inverse, la Catalogne Nord ne dispose aujourd'hui que de très peu d'outils transfrontaliers d'envergure. L'hôpital transfrontalier de Cerdagne, situé à Puigcerdà, demeure l'exemple le plus emblématique. Malgré son caractère innovant, son fonctionnement reste confronté à des difficultés administratives et organisationnelles qui illustrent les obstacles encore présents. Pour les Angelets de la Terra, cette différence entre les deux territoires ne relève pas d'une fatalité géographique, mais traduit surtout un manque de volonté politique pour construire une véritable stratégie transfrontalière en Catalogne. Comprendre les méthodes pour mieux construire l'avenir Cette rencontre avait précisément pour objectif de comparer les approches développées de part et d'autre des Pyrénées. Les participants ont pu assister aux présentations de la Chambre de commerce transfrontalière basque, de la Chambre de commerce et d'industrie des Pyrénées-Orientales ainsi que de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée, dont fait partie la Catalogne Nord. Les vidéos réalisées à l'occasion de cette journée permettent de revivre ces différentes interventions et de mieux comprendre les méthodes employées, les outils mis en place ainsi que les résultats obtenus. Elle offre également l'occasion de comparer deux réalités territoriales très différentes et de s'interroger sur les évolutions possibles en Catalogne. Une mobilisation encourageante Malgré une période estivale et des températures particulièrement élevées, cette septième Rencontre Sans Frontières a réuni une trentaine de municipalités et autant d'entreprises venues de Catalogne Nord et de Catalogne Sud. Cette participation confirme l'intérêt croissant suscité par cette démarche. Les échanges qui ont suivi les présentations ont été particulièrement riches. Les élus, chefs d'entreprise et représentants institutionnels ont partagé leurs expériences, identifié des besoins communs et exprimé leur volonté de développer des coopérations plus régulières. Un constat s'est progressivement dégagé au fil des débats : les entreprises sont demandeuses d'un accompagnement structuré pour développer leurs activités de part et d'autre de la frontière. Beaucoup estiment qu'une organisation comparable à celle mise en place au Pays basque constituerait un outil particulièrement utile pour soutenir leur développement. Donner une continuité aux échanges Au-delà d'une simple journée de rencontres, l'ambition des Angelets de la Terra est désormais de construire une dynamique durable. L'association souhaite poursuivre le rapprochement entre les collectivités territoriales et le monde économique afin de faire émerger des projets concrets et de créer un véritable réseau transfrontalier catalan. C'est dans cet esprit que sera organisée la huitième Rencontre Sans Frontières. Elle poursuivra cette nouvelle orientation en réunissant une nouvelle fois les représentants politiques et les entreprises autour d'un même objectif : renforcer les liens entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud et s'inspirer des réussites observées ailleurs, notamment au Pays basque, afin de construire une coopération transfrontalière plus ambitieuse, plus structurée et plus efficace au service du territoire.

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Jordi Barre (1920-2011) : le chanteur immortel du Roussillon
(16-02-2023)
Une quinzaine de groupes du collectif des Angelets de la Terra pour la langue catalane ont repris des chansons de Jordi Barre pour les intégrer dans leur répertoire. Jordi Barre, né Georges Barre le 7 avril 1920 à Argelès-sur-Mer (Catalogne Nord / Pyrénées-Orientales) et mort le 16 février 2011 à Ponteilla (Catalogne Nord / Pyrénées-Orientales), est un auteur-compositeur-interprète françaisnord-catalan d'expression catalane. Biographie Monté très jeune sur les planches, il chante dans les bals de village de la plaine du Roussillon et fait des claquettes, puis sera tour à tour marin, typographe, chef d'atelier. Au milieu des années 1960, il rencontre le poète Estève Albert, qui l’encourage à se consacrer exclusivement à la chanson. En 1974, il part vivre à Barcelone où il fait la connaissance des grandes figures de la Nova Cançó, courant musical proche des milieux autonomistes de la fin de l’ère franquiste. Se tenant toujours à l’écart des mouvements politiques, Jordi Barre milite par le chant pour une reconnaissance de la culture et surtout de la langue catalane et devient rapidement une institution pour le public de Catalogne Nord. En 1983, il se produit à l’Olympia de Paris. Sa notoriété ne cesse de grandir, sa voix rocailleuse et profonde, son timbre grave « où courent l'eau fraîche des torrents, la rocaille des collines, le bleu de la mer et la folie de la tramontane » (Jean-Michel Collet), sa tenue de scène imposante et son charisme font de ses concerts de grands moments d’émotion et d’intensité à l’égal d’un Paco Ibáñez ou de Silvio Rodríguez. Dans une de ses chansons, il évoque les cloches catalanes : A tot moment toquen hores. En 1989 avec Joan-Pere Lacombe et Joan Tocabens il monte un spectacle musical sur la révolte du Vallespir contre la gabelle, "Els Angelets de la Terra". Il chante dans toute la France mais aussi en Espagne, au Portugal, en Angleterre et jusqu’au Japon. En 1992, il reçoit des mains de Jordi Pujol la Creu de Sant Jordi, plus haute distinction accordée par la Généralité de Catalogne. En 2009, âgé de 89 ans, il enregistre un duo en catalan avec l’un de ses plus fervents admirateurs, le chanteur Cali, ainsi qu’une chanson avec le chanteur et comédien Tchéky Karyo. Toujours en 2009, il accueille par la chanson Els hi fotrem, sur le podium du Castillet, l'arrivée du bouclier de Brennus à Perpignan, après la victoire de l'USA Perpignan en finale du championnat de France de rugby à XV. En mai 2010, il se produit dans la commune de Tautavel dans un concert événement célébrant ses 90 ans. Jordi Barre aimait la nouvelle vague de chanteur. Il était un fervent admirateur de Luce. Il n'hésita pas à lui faire la surprise de sa présence le 23 juin 2010, dans les Studios de France Bleu Roussillon pour son premier direct après sa victoire au concours. En novembre 2010, déjà très fatigué, Jordi Barre avait rencontré un artiste qu'il appréciait beaucoup, Michel Fugain qui s'était pris la peine de le recevoir dans sa loge lors de son passage à Perpignan pour son concert donné au Théâtre de l'Étang de Saint-Estève. Avec la complicité d'Isabelle Meder de Flash66, il lui avait consacré plus d'une demi-heure à l'écouter, Jordi lui racontant ses débuts, sa carrière, son Olympia de 1983. Ils se sont quittés tous les deux avec la larme à l'œil. Jordi d'avoir rencontré son idole, car il ne pensait pas qu'il aurait pris le temps de le recevoir, et Michel d'avoir écouté un grand homme. Il avait assisté ensuite au concert, pour une fois comme spectateur ce qui était rare pour lui. En décembre 2010, Jordi Barre rencontre un jeune rappeur de Perpignan, R'Can, élu révélation en 2001 de Paris Day Rap. Il tourne avec lui un clip, Décloisonnement intergénérationnel. Jordi Barre meurt le 16 février 2011 à l'âge de 90 ans. De nombreuses personnes sont présentes le 19 février 2011 pour son enterrement à la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Perpignan. Carrière musicale Jazz et l'Orchestre Georges Barre En 1941 Georges Barre a vingt ans, grâce à son ami Uteza qui était Musicien de la Flotte et Officier de la Marine, il décide d’étudier la contrebasse en vue d’intégrer lui aussi les Musiciens de la Flotte. N’ayant pu passer l’examen d’admission au conservatoire de Paris à cause de la guerre, il demande à passer celui des Musiciens de la Flotte. Il réussit l’examen d’admission à Toulon et est amené en caserne, le soir même, il fait part de son angoisse à ses parents et décide de retourner à Perpignan. Le 17 mars 1941 il est affecté à Casteljaloux pour son service militaire, là-bas, il passe l’examen d’admission pour la Musique nationale des Chantiers de jeunesse qu’il passe avec brio, et va pendant un an à Chatel-Guyon. Il se consacre grandement à la musique et en 1942 il crée un orchestre Jazz qu’il dirige. Durant la guerre, Georges Barre se cache pour ne pas aller au front. En 1944 Georges Barre retourne à Perpignan, il retrouve son poste de typographe et s’adonne à la musique, plus particulièrement au Jazz. Il joue notamment avec Aimé Guillaumon qui animait à l’époque le Grand Café du Castillet, ainsi qu’avec Jo Farriol, un saxophoniste de haut niveau. Les Jam Sessions au café du Castillet se multiplient et le Jazz se répand très vite, une école est ouverte au Foyer Léo-Lagrange. Lors d'un concert de l’orchestre Aimé Guillaumon dans lequel Georges Barre est Contrebassiste, Joseph Reinhardt, guitariste de Jazz manouche reconnu, est impressionné par sa performance. Il lui propose d’intégrer son orchestre et après un essai concluant il accepte. Débute alors une période musicalement chargée pour Georges Barre, le rythme de vie abrasif des jazzmen qui se produisent quotidiennement à la Loggia et son travail de typographe remplissent ses journées. En 1945 l'orchestre obtient un contrat pour l’Algérie, mais Georges Barre ne peut quitter sa famille et son métier. Les musiciens se séparent, et Joseph Reinhardt retourne à Paris. En 1946 Georges Barre décide de former son propre orchestre Jazz qui imposera son style dans la région pendant plus de vingt ans. L’orchestre Georges Barre connaît un franc succès, poussé par la volonté de se surpasser Georges Barre travaille d’arrache-pied sur les arrangements des morceaux et les prestations scéniques. Son orchestre est reconnu pour être le seul dans la région a jouer sans interruption, et les prouesses scéniques des musiciens couplées aux chansons dansantes avec un chant accrocheur, séduisent le public. Nova Cançó: de Georges Barre à Jordi Barre C’est une rencontre, en 1959, qui convertit Georges Barre au catalan. Si avec son orchestre, il se joint parfois à certains groupes qui ont pour vocation faire vivre la langue et la tradition catalanes dans tout le département, c’est l’écrivain Esteve Albert i Corp qui le motive à se dédier uniquement à la langue catalane. Le premier grand projet autour du catalan de Georges, en compagnie d’Esteve Albert, est le montage d’une pièce avec le groupe Pirène d’Elne. Peu après, c’est ce dernier qui est à l’origine de l’intégration de Georges au Fanal Sant-Vicens (groupe artistique perpignanais qui défend la culture catalane à travers le théâtre et le chant). Au début des années 1960, il effectue de nombreux déplacements en Catalogne du Sud, bien souvent à la capitale, Barcelone, et participe à de multiples concours et festivals. C’est l’époque très importante de la revendicative Nova Cançó, et Georges se lie d’amitié avec de jeunes chanteurs comme Raimon du País Valencià. Il connait d’ailleurs lors de cette période, un franc et réel succès auprès du public barcelonais et des catalans du Principat. En 1964, lors des fêtes de la Mercè, on lui remet la médaille de la ville de Barcelone, et « de 1963 à 1965, Barre est l’un des chanteurs les plus écoutés et vendus en Catalogne »7. C’est à la fin des années 1960 que Georges Barre devient finalement Jordi Barre, et ce grâce à la femme dont il est amoureux, Danièle Rouzaud. Avec elle, il comprend que le catalan est la langue avec laquelle il doit s’exprimer artistiquement et qu’il est temps de s’intéresser presque exclusivement aux spécificités et à la réalité de la Catalogne du Nord. Barre et les auteurs Nord-Catalans Jordi Pere Cerdà Le poète Nord-Catalan Jordi Pere Cerdà participe grandement à l’écriture des textes mis en chanson par Jordi Barre au Fanal Sant-Vicens. Il collabore avec Jordi Barre à partir des années 60 et ce jusqu’au début des années 2000 avec la cantate O Món. Il écrit les textes de O Món, que Jordi Barre met en chanson des années plus tard. Il meurt en 2011, la même année que Jordi Barre. Quelques textes de Jordi Pere Cerdà que Jordi Barre a mis en chanson : Tu Tens, Adiu, Canta Perpinyà, El meu país, Soc un mariner. Joan Cayrol Entre 1975 et 1980, Jordi Barre et Joan Cayrol travaillent ensemble sur des textes de ce dernier, deux artistes en communion totale. Ces deux amis collaborent en tandem au Fanal et au sein du groupe Pa amb Oli. C’est en 1981 que Joan Cayrol décède, il laisse derrière lui un ami totalement bouleversé qui décide de mettre en musique le dernier texte qu’il lui a confié avant de partir : Tant com me quedarà, Torna a venir Vicens, Parlem Català, Jo soc de Perpinyà, Deixeu-me el temps, Toquen les hores, La nit on vam fugir sont sans nul doute les chansons les plus importantes écrites par Joan Cayrol. Malgré la volonté de continuer, le groupe Pa amb Oli, des divergences font surface et le groupe se dissout peu à peu jusqu’à s’arrêter totalement en février 1982. Après deux nouvelles formations et deux arrêts de quelques mois, Jordi Barre reprend la scène et un nouveau chapitre de sa vie commence. Joan Tocabens C’est lorsqu’il collabore avec Jordi Pere cerdà que Jordi Barre et le poète Joan Tocabens se rapprochent au début des années 80. C’est en 1988 que Jordi Barre commence à chanter les textes de Joan Tocabens, certains le considèrent trop intellectuel comparé aux autres mais leur collaboration fleurira à la fin des années 80. Tout comme ses prédécesseurs, Joan Tocabens n’est pas un citadin, il parle surtout de la nature, des montagnes, des fleurs, de l'eau etc. La rencontre avec Joan Tocabens montre à Jordi Barre une autre facette de la musique : la pédagogie. C’est Joan Tocabens et Jean-Pierre Lacombe-Massot qui sont à l’origine des fresques historiques musicales et théâtrales en Catalan : Els Angelets de la Terra et la trilogie sur le royaume de Majorque Els Reis de Mallorca. Joan Tocabens qui était aussi enseignant, lui ouvre la porte à de nouvelles expériences et c’est au cours d’un stage à Mosset avec des écoliers venus de Perpignan et de Canet-Plage que naît La cançoneta Blava. Il réalise alors un rêve de grand-père : chanter pour des enfants avec un cœur et un chœur d’enfants. Le 30 Avril 2001 il dirige un chœur d’enfants de trois cents voix lors d’une représentation au palais des Congrès. Il renouvelle ces expériences de nombreuses fois avec des écoles Catalanes entre autres. En 1991 il enregistre le comte Lliure com el vent ou il laisse le chant à des écoliers. En 2011 suit le conte Llibertat ainsi que Vall Misteriosa chanté par des élèves des écoles Jean-Clerc et Jean-Petit de Prades. Les trois contes sont compilés dans un CD. À la fin des années 80, Jordi Barre entre en contact avec Jean-Pierre Lacombe-Massot, il devient alors son manager et directeur artistique. Cependant Jean-Pierre ne fabrique pas Jordi Barre qui alors âgé de 67 ans possède son propre style bien à lui. Il l’aide cependant à produire des spectacles, enregistrer des albums et à promouvoir le tout. Il va aussi le pousser à tenter de nouvelles choses et à se renouveler. Amb la Força de l’Amor, Porta ben alt, Una revolta dins el ventre, Pastor, La campana sona sont quelques-unes des chansons écrites par Joan Tocabens pour Jordi Barre7. Jordi Barre met également en musique de nombreux textes d’auteurs Nord-Catalans comme Joan Amade et Josep Sebastià Pons, mais aussi d’auteurs du sud des Albères comme Josep Carner, Joan Maragall ou encore Joan Salvat Papasseit. Les chorales et ensembles musicaux Le Fanal Sant-Vicens de Perpignan Georges Barre rejoint donc le Fanal Sant-Vicens de Perpignan en 1962. Le Fanal c’est la rencontre entre compositeurs, poètes, chanteurs, comédiens, musiciens, chorégraphes, etc…, tous amateurs mais désireux de perpétuer la tradition et de faire vivre le folklore roussillonnais. Intimidé au départ par cette bourgeoisie perpignanaise, il n’en demeure pas moins heureux de s’y impliquer. Ses compétences musicales ainsi que sa réputation facilitent son intègrement. « Au Fanal Sant-Vicens Georges Barre s’enracine de plus en plus dans la tradition, héritier inconscient de Joan Amade ». C’est aussi au Fanal qu’il fait la connaissance de ceux qui deviendront ses paroliers, le poète Jordi Pere Cerdà (Antoni Cayrol), ou encore l’Amic Vicenç, le charcutier d’Espira-de-l’Agly, Joan Cayrol. Après plusieurs diffusions de la chanson Toquen les hores sur les ondes de France Culture en 1976, Jordi Barre demande au groupe plus d’exigence, de rigueur, afin d’atteindre un niveau supérieur. Il y croit profondément, et cela paye à la fin de la même année, le Fanal et Jordi Barre participent à l’émission Les Musiciens du Soir. C’est un triomphe, la France entière les voit à la télévision et entend la « langue du terroir ». Solange et Philippe Bauby, créateurs et animateurs du Fanal Sant Vicens, décident alors d’enregistrer un disque comprenant 10 titres dont 8 en catalan. Deux ans plus tard, au Théâtre de l’Atelier à Paris, devant de nombreux nord-catalans mais aussi représentants du Sud, c’est la grande ovation. Jordi Barre devient à ce moment-là plus qu’un simple chanteur nord-catalan. Le groupe Pa Amb Oli En 1978, il crée en parallèle du Fanal avec certains de ses membres, le groupe Pa Amb Oli, composé de douze artistes, dont Albert Bueno et Germinal Monge. Cet effectif plus réduit permet de travailler plus souvent et d’acquérir rapidement des bases solides. « Pa Amb Oli dès sa première « projection » parisienne, en 1979, au Théâtre d’Issy-les-Moulineaux, est classé l’égal de nombreux groupes parisiens alors à la mode ». Pa Amb Oli jusqu’à sa dissolution en 1983, est vraiment partout, les dates des spectacles s'enchaînent dans toutes les comarques nord-catalanes. En 1982, Jordi Barre reçoit même de la SACEM un Disque d’Or. Son troisième disque s’écoule à 50 000 exemplaires, uniquement en Catalogne du Nord. Un an plus tard, pour le Pa Amb Oli comme pour Jordi Barre c’est la consécration, il est annoncé un récital à l’Olympia. De nombreux nord-catalans font expressément le déplacement pour entendre le chanteur et le groupe durant deux bonnes heures. C’est la conquête de la capitale française par les roussillonnais. « 1 800 Catalans, hier, à l’Olympia pour l’amour du pays et du Midi » peut-on lire le 17 avril 1983 dans le journal le Midi Libre. « Pupitre tendu aux couleurs de la Catalogne […], une revendication culturelle et un témoignage public d’existence » écrit Henry-Jean Servat. Ce concert de Pa Amb Oli à l’Olympia avec Jordi Barre pour vedette vient rappeler à Paris et à la France, l’existence de la Catalogne du Nord et du peuple catalan. L'Estudiantina d'Ille-sur-Têt Jordi Barre dirige également à partir du milieu des années 80 et jusqu’à la fin de sa vie, la chorale l’Estudiantina d’Ille-sur-Têt. « En novembre 1999, il participe à un autre hommage, celui que la ville d’Ille-sur-Têt rend à Lucien Castillo, l’âme de la chorale l’Estudiantina ». Les fresques historiques musicales et théâtrales Les Angelets de la Terra Jordi Barre, nostalgique de l’époque de Pyrène avec Esteve Albert, a en tête de faire un spectacle musical sur des évènements historiques qui ont profondément marqué l’histoire nord-catalane. Il pense très rapidement aux Angelets de la terra, et Joan Tocabens accepte de relever le défi en écrivant non seulement les paroles des chansons mais aussi les dialogues de la pièce. Ce projet voit le jour l’été 1989, avec la complicité de Jean-Pierre Lacombe Massot, le metteur en scène, qui n’hésite pas une seconde à bousculer les habitudes des comédiens pour passer de l’amateurisme à un certain professionnalisme. Certains d’entre eux, impliqués dans d’autres troupes culturelles catalanes, viennent aussi prêter main-forte. Tout le monde travaille, répète intensément, s’investit à 200%. Jordi Barre chante donc « avec force la révolte des Angelets, la Guerre du Sel, la résistance du Vallespir et du Conflent à l’intégration à la France, juste au lendemain du traité des Pyrénées de 1659 ». Il met en musique et interprète 11 textes écrits par Joan Tocabens. C’est une fois de plus un magnifique succès, et ce à chaque des six représentations aux quatre coins du département. Un spectacle itinérant qui débute forcément à Prats de Mollo, là-même où se déroule une partie de l’aventure des Angelets, passe ensuite par Thuir, Villefranche-de-Conflent, Collioure, Argelès ou encore le Palais des Rois de Majorque à Perpignan. Une seule représentation a lieu de l’autre côté des Pyrénées, à Olot. Ce sont quand-même près de 10 000 spectateurs qui viennent découvrir ou redécouvrir cet épisode de l’histoire nord-catalane. Toutefois, certaines personnes férues d’Histoire critiquent négativement ce spectacle car elles ne comprennent pas qu’elles assistent à une simple fiction avec une trame historique. La trilogie Els Reis de Mallorca Après cette grande réussite avec les Angelets, d’autres idées de fresques historiques musicales et théâtrales sont évoquées, celle sur le royaume de Majorque est retenue. Jean-Pierre Lacombe Massot souhaite que cela se fasse au Palais des Rois de Majorque. Il en est ainsi puisque « Lacombe, Tocabens et Barre s’installent au palais pour trois étés 1991, 1992, 1993 ». De nombreux comédiens des Angelets refusent d’y participer, ils sont remplacés par d’autres artistes très en vogue de la scène locale. Il est décidé que ce spectacle se jouera en catalan mais aussi en français, la carte du bilinguisme est adoptée. Cette fresque, c’est aussi le premier projet musical qui rassemble le directeur du Conservatoire de Perpignan, Daniel Tosi, et le leader du Fanal Sant Vicens de Perpignan, Jordi Barre. Els Reis de Mallorca est une trilogie, une fresque en trois épisodes. Deux heures de show avec Jordi Barre et plus de 150 participants (comédiens, musiciens, danseurs, figurants)7. Une aube de sang et d’or est le premier épisode et nous raconte la vie trépidante de Jaume 1er le Conquérant. « Quatre représentations ont lieu en français et deux en catalan (août 1991) ». L’épée de discorde offre durant six représentations en français et trois en catalan (août 1992), un maximum d’aventures et d’action exposant le combat entre Jaume II de Majorque et Pere III d’Aragon, tous deux fils de Jaume 1er le Conquérant. Après quelques incertitudes, le troisième et dernier volet des Rois de Majorque, Le sceptre brisé est interprété quatre fois en français et une fois en catalan. Il décrit la fin inévitable du royaume de Majorque, et par la même occasion la fin du titre de capitale pour la ville de Perpignan. La scénographie est à la hauteur de l’évènement tragique et grave. Jordi Barre interprète au total 18 chansons écrites par Joan Tocabens et compose la musique lui-même. Dès lors « le temps des fresques historiques est bien terminé », ce que Jordi Barre regrettera beaucoup par la suite. Le pessebre vivent du Noël catalan & les chansons traditionnelles roussillonnaises Jordi Barre est sensible à la musique populaire et traditionnelle de la Catalogne. Dès 1972, il crée à Elne son premier pessebre vivent, sa première crèche vivante en catalan. Rapidement il l’importe dans la capitale du Roussillon avec le Fanal Sant Vicens de Perpignan. Toujours épaulé par son ami Jean-Pierre Lacombe Massot, il va faire du pessebre un rendez-vous unique et immanquable des fêtes de fin d’année en Catalogne du Nord. Tout est sans cesse retravaillé, retouché, amélioré, la magie de Noël ne peut qu’opérer. Si d’abord le pessebre est joué dans les églises et cathédrales du département, à partir de 1991 il s’établit en l’église Saint-Dominique de Perpignan. Par la suite, il prend ses quartiers au Palais des Rois de Majorque. Ce spectacle inspire même d’autres groupes culturels catalans du pays. Jordi Barre est aussi présent pour l’Estudiantina d’Ille-sur-Têt, avec qui en 1985 il participe à la renaissance d’un autre pessebre, la Pastorale du Chanoine Bonafont. Il dirige la chorale qui se produit également dans de nombreuses églises du département. Cette tradition est d’ailleurs toujours bien vivante à Ille-sur-Têt et Jordi Barre y est pour quelque chose. Ces chants de Noël plaisent et Jean-Pierre Lacombe Massot a alors l’idée de les immortaliser avec un CD intitulé Nadal qui sort en 1992. « Le premier tirage de l’album est épuisé avant le 25 décembre ». L’album comprend 16 chansons traditionnelles du Noël catalan comme Salten i ballen, Sant Josep fa bugada, El desembre congelat, La nit de Nadal, Fum, fum fum, ainsi que deux chants plus récents mis en musique par Jordi Barre : Balada de Nadal écrite par le prince des poètes catalans, Josep Carner et L’Escloper de Roger Campredon, un de ceux qui a instauré la tradition du pessebre vivent à Elne. Jordi Barre manifeste malgré tout une certaine réticence lorsqu’il s’agit de s’approprier des airs populaires7. Néanmoins, pour préserver ce patrimoine populaire exceptionnel, il enregistre en 1996 Tradicionals, un album avec 11 chansons traditionnelles catalanes et certaines uniquement roussillonnaises. Joan del Riu, Lo Pardal, Les Minyones de Tuïr, Muntanyes del Canigó, La Titona et bien d’autres musiques du terroir nord-catalan figurent sur ce CD. En revanche, l’accompagnement musical réalisé au synthétiseur n’est pas apprécié par tous. À contrario, d’autres y voient, une modernisation nécessaire afin de les réactualiser. Les suites symphoniques O Món & Camins d’Amor O Món 76 ans Jordi Barre remonte au créneau et décide de montrer à tout le monde que son ambition musicale ne s’arrête pas qu’à Els hi fotrem et s’attaque alors à O Món, un des plus grands titres de Jordi Pere Cerdà. Il décide d’écrire une cantate et y consacre le meilleur de son talent, créant une œuvre sublime qui le fait se surpasser. Il démontre qu’il est plus que chanteur et que ses talents de compositeur et chef d’orchestre ne sont pas à contester. En 1996 il se produit à la soirée d’ouverture des Estivales au Campo Santo, l’Ensemble orchestral Perpignan Languedoc-Roussillon est renforcé par le Conjunt de Cambra de l’Empordà, créant une collaboration transfrontalière inédite, l’un de ses rêves les plus fous se réalise ce soir là. Dans le livret du CD O Món Jordi Barre écrit « Je dois à Pere Cerdà d’avoir aimé et chanté notre langue ». Le poète le remercie en publiant dans la revue Conflent un article admiratif sur son ami « L’écriture symphonique de Barre s’est identifiée à la sincérité de mon texte poétique ». Malgré les éloges et triomphes de la cantate, elle ne sera jouée qu’une deuxième fois le 10 octobre 1996 au théâtre municipal Sala la Planeta à Gérone. Cependant le spectacle survivra grâce à la captation de Philippe Courtemanche lors de la première représentation. Le spectacle survivra aussi par le disque. Le livret contient l’intégralité du texte de Jordi Pere Cerdà. O Món représente le sommet de la carrière de Jordi Barre et un chef-d’œuvre musical Nord-Catalan. Camins d'Amor En 2002 Jordi Barre se lance dans la création d’une suite symphonique intitulée Camins d’Amor composée de six poèmes : Contempla el teu país, Vers la llum, L’Arbre, Tancant els ulls, País terra meva et Rosa dels vents. La création dure plus d’un an et voit le retour de Joan Tocabens qui avait été terriblement affecté par la mort de sa femme Claudie. C’est une ode au Pays Catalan, elle est interprétée par Jordi Barre et Dalila Azzouz-Laborde, l’orchestre symphonique Canet Roussillon Méditerranée et la cobla Mil·lenària. La première partie de Camins d’Amor est composée de morceaux familiers et la deuxième de compositions totalement nouvelles. Il fait aussi participer son vieil ami et guitariste Christian Laborde ainsi que sa femme Dalila Azzouz au chant. Dalila avait déjà participé aux albums Tradicionals, Tots els records et Infants de l’univers. Christian Laborde avait lui orchestré en 1991 les musiques de Lliure com el vent, un texte de Jordi Barre. Les représentations de Camins d’Amor réunissent toutes les générations de tous horizons, parlant aussi bien aux cœurs des anciens fans que des nouveaux. Jordi Barre & Étienne Roda-Gil Sur les conseils de ses proches, Jordi envoie des disques à Etienne Roda-Gil en vue d’une possible collaboration. C’est en 2001 que Etienne Roda-Gil voit pour la première fois Jordi Barre sur scène lors du concert de la Festa Major à Argelès-sur-Mer, et c’est en 2002 lorsqu’il assiste à Camins d’Amorqu’il prend la décision d’écrire pour lui. Lui qui n’avait jamais écrit en catalan confectionne deux textes qu’il donnera à Jordi Barre : Tinta Negra et Ànima no tinguis por qu’ils enregistreront ensuite à Paris. Hommages Une école maternelle publique de Perpignan porte son nom. Discographie complète Albums 1963 — Canta Perpinyà (Single 45t) 1964 — Vaig escoltant (Single 45t) 1972 — La Mata de Jonc (Single 45t) 1977 — El fanal canta (LP 33t, avec le Fanal Sant Vicens de Perpignan) 1979 — El xiprer verd (LP 33t) 1979 — Pa amb oli (LP 33t, avec le groupe Pa Amb Oli) 1981 — La nit on vam fugir (LP 33t) 1982 — Tant com me quedarà (LP 33t, Disque d'Or) 1983 — Spécial Olympia: Cotlliure serà sempre Cotlliure (Single 45t) 1984 — Si t'en vas (LP 33t) 1984 — El vi del Rosselló (Single 45t) 1988 — Així em parla el vent (Premier CD produit par un artiste de la Catalogne du Nord) 1989 — Angelets de la Terra (K7, K7 vidéo du spectacle) 1990 — Amb la Força de l'Amor (compilation double CD) 1990 — Lliure com el vent (K7, conte musical) 1991 — Amb la Força de l'Amor (K7 vidéo, concert en direct) 1991 — Odyssud 91 (CD) 1992 — Nadal (K7, CD) 1993 — Els reis de Mallorca (K7, CD) 1993 — Angelets de la Terra (CD) 1995 — Porta ben alt el teu somriure (CD) 1996 — Cantata O món (CD, K7 vidéo du spectacle) 1996 — Jordi Barre, 30 anys de cançó a l'Espai (double CD, concert enregistré en direct à l'Espai de Barcelone en 1994) 1996 — Tradicionals (CD) 1998 — Tots els records (compilation double CD) 1999 — Despleguem les banderes (Single CD) 2000 — Infants de l'univers (CD, conte musical) 2001 — Lliure com el vent (CD) 2003 — Camins d'amor (CD) 2004 — Dona (CD) 2005 — Jordi Barre Live (DVD) 2006 — Parlem català (Senzill CD) 2007 — Angelets de la Terra (DVD, numérisation K7) 2007 — Amb la Força de l'Amor (DVD, numérisation K7) 2007 — O món (DVD, numérisation K7) 2007 — Pessebre vivent del Rosselló (DVD, numérisation K7) 2008 — Sóc (CD) 2009 — Jordi Barre canta Joan Tocabens (CD) 2010 — Per molts anys (CD) 2010 — Pessebre vivent del Rosselló (Livre & CD) 2010 — Més enllà de ser (Single CD) 2011 — Una vida de llum (compilation, 3 CDS)   Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jordi_Barre Jord BARRE et Ramon FAURA, président des Angelets de la Terra, lors de l'inauguration de l'école Jordi BARRE à Perpignan.
Catalogne Nord: Une nouvelle génération de militants pour la langue et la culture catalanes
(14-02-2023)
Ils ont entre 20 et 35 ans et sont imprégnés d'une culture catalane décomplexée et ouverte au monde. Portrait d'une nouvelle génération de militants catalans qui construisent la Catalogne Nord de demain. Beaucoup de ces militants sont passés par les écoles en catalan. Aujourd'hui, Marina, Maxime, Celine, Guillem, Paula, Theo, Aurore, Joris, Mariam, Maxime, Céline, Michaël,... peuvent communiquer naturellement avec les 10 millions de personnes qui parlent le catalan de Salses (Opoul) à Guardamar et de Fraga à Mao (et l'Alguer). Des Pays Catalans sans frontières et avec une langue commune, pour cette jeunesse qui a conscience de la richesse de cette langue et de cette identité partagées.   David Puntunet Naissance : Je suis né le 20/12/90 à Perpignan Résidence : J'habite à Céret Etdues : diplômé d'études musicales (DEM) et médaillé d'or du conservatoire, après dix ans de classique. Travail : Je suis assistant d'enseignement artistique principal 2ème classe en trombone à l'école de musique du Haut-Vallespir et Vallespir. Je joue depuis mes 19 ans à la Cobla Mil.lenaria. Je joue aussi avec Els Delai, un groupe de rumba Catalane de Figueres, les Fanfaron's, une fanfare de rue avec quelques reprises et compositions en catalan.   La musique est une tradition familiale. Dès son plus jeune âge, il a fait partie de la fanfare du village les « Axurits ». Il joueait des cymbales ou de la caisse claire avec sa mère et son frère. Son père joueait de la trompette. A l’âge de 9 ans, il prendra ses premiers cours de trombone à l’école de musique de Céret. A 11 ans, il intègre le conservatoire. Décrit comme un tromboniste prometteur, il a volontairement décidé de rester en Vallespir. Homme libre, bon vivant et sportif, il a choisi de défendre sa culture par le biais de la musique.   Les Angelets de la Terra vous présenteront par petits groupes ces jeunes militants qui sont nombreux:   Guillem Nivet Naissance : Je suis né le 20/09/93 à Céret. Lieu de résidence : J'habite à Perpignan. Etudes d'avocat à Toulouse. Travail : Je suis avocat à Perpignan. Secrétaire général d'Omnium Catalunya Nord et secrétaire adjoint de La Bressola.   La Bressola et son avocat, Guillem Nivet, ont présenté 2 recours, un en urgence et un en annulation, le premier gagné il y a un an maintenant et le second également. "Ils invoquent la protection du patrimoine mais ce qu'ils veulent, c'est entraver le projet", explique Guillem Nivet. L'été 2021, l'association de La Bressola s'est engagée à acheter un monastère pour y installer le deuxième collège et le premier lycée d'immersion en langue catalane en Catalogne Nord. Quelques jours avant la vente, la mairie de Perpignan a fait valoir son droit de préemption.   Joris Jordà Carles Naissance : Né le 11/02/2003 à Perpignan. Lieu de résidence : Estagel/Elne. Etudes : Je suis en L2 en études catalanes à la faculté de Perpignan, à l'Institut Franco Català Transfrontalier. Travail : Je travaille comme surveillant à l'école d'Estagel et je donne des cours de catalan. J'ai commencé à m'intéresser et m'impliquer dans le catalanisme culturel dès l'âge de 14 ans, d'abord en participant à des manifestations, ou des actes de nombreuses associations, comme les Angelets de la Terra, puis à partir du Lycée, j'ai commencé à faire des interventions en classe pour présenter notre patrimoine culturel. Maintenant, ça fait deux ans que je m'implique pleinement dans le mouvement. Je donne des conférences, je fais de la divulgation auprès des jeunes de Catalogne Nord, dans les lycées et collèges mais aussi à travers les réseaux sociaux, avec des visites de lieux et de monuments importants de notre nation. Je suis bénévole à Plataforma per la Llengua. Il y a 3 mois, j'ai créé un compte Instagram pour participer à la diffusion historique, en catalan et en occitan, ça s'appelle "Terre d'histoires". Récemment, j'ai finalisé la création d'une association culturelle catalane dans mon village d'Estagel, "Els Arago'nins" avec des jeunes du village, pour dynamiser, diffuser et promouvoir la culture catalane à travers de nombreux événements sportifs ou culturels...   Julio Leone Naissance : 01/08/1993 à Perpignan Lieu de résidence : Perpignan. Etudes : master 2 meef à l'IFCT et DEM au Conservatoire de Perpignan. Travail : chanteur et animateur radio. J'ai commencé à chanter en catalan à l'âge de 17 ans à la plage de Banyuls-sur-Mer, puis avec les Angelets de la Terra. Pas par militantisme ou par conviction politique, mais naturellement. Je n'ai pas arrêté depuis. Mon objectif est d'offrir aux habitants de la Catalogne Nord une musique (et par extension une culture) catalane moderne, attrayante et défolklorisée. Que ces personnes soient catalanistes ou non et même qu'elles s'intéressent ou non au catalan. Depuis 2019, je travaille à radio France Bleu Roussillon. Je présente une chronique dans laquelle je chante des chansons que j'ai traduites en catalan, une autre dans laquelle j'explique un mot catalan tous les jours et une émission 100% en langue catalane qui s'appelle « El Periscopi ».   Louis Dagues Naissance : 02/05/1997 à Perpignan. Lieu de résidence : Perpignan. Études : Licence d'Histoire et d'Études catalanes de l'Université de Perpignan, master de coopération transfrontalière à l'IFCT. Travail : Rédacteur dans différents médias et collaborateur des associations Arrels et Omnium Cultural.   Collaborateur du magazine El Temps de les Arts et de l'hebdomadaire nord catalan « La Semaine du Roussillon ». Chroniqueur de l'émission de radio « El Periscopi ». Curieux de tout et de tous, il a toujours voulu comprendre son territoire et sa société, dans une perpétuelle recherche d'identité. Lluís s'intéresse à la construction et à l'expression des identités collectives.   Mariam El Hadri Naissance : Je suis né le 31/10/1998 à Ulldecona. Lieu de résidence : J'habite à Elne depuis 10 ans. Études : Je fais actuellement des études supérieures pour devenir professeur de catalan à l'école. Travail : En parallèle, je travaille dans quatre écoles à Elne avec l'APLEC et je fais des stages au collège d'Elne. D'autre part, je fais partie de la "Commission catalanité" de la Mairie d'Elne et je suis passionné de sport. Je souhaite introduire la langue catalane dans les écoles publiques et dans différents clubs, en proposant de faire du sport en catalan. C'est un projet sur lequel nous travaillons depuis des années. J'ai également eu l'opportunité d'être speaker lors des matchs de rugby des Dragons Catalans.   Theo Juny Naissance : 17 janvier 2000 à Perpignan Lieu de résidence : Camelas Études : J'ai étudié le catalan de la maternelle au lycée (maternelle à école de La Bressola). J'ai fait mes études de physiothérapeute à Gérone. Profession : Kinésithérapeute J'ai participé avec mon groupe aux concerts et albums du collectif Angelets de la Terra avec des chansons en catalan. Aujourd'hui, je suis président d'une association de danseurs et musiciens catalans : El Foment de Perpinyà.   Michaël DABAU Naissance : 01/12/1987 Perpignan Lieu de naissance : Perpignan Emploi : Professeur des écoles bilingue à Elna Association : Vice-président de la Penya Blaugrana del Rosselló Etudes : Master 2 relations transfrontalières à l'ifct et Master 2 MEEF à l'INSPE, Je participe à l'organisation d'événements liés au FC Barcelone : déplacements au Camp Nou, retransmissions de matchs et rencontres de football en Catalogne Nord. Je fais de la communication visuelle et web pour des associations et des entreprises catalanes. Je ne fais pas de militantisme actif mais par des gestes et aide au quotidien les associations qui en ont besoin et avec mon métier principal qui est d'enseigner la langue et la culture catalanes aux élèves de Catalogne Nord.   Céline FIGUERAS Date et lieu de naissance 11 octobre 1995 à Perpignan Lieu de résidence : Sureda Travail et études : diplômé en travail social, actuellement assistant social au service des personnes âgées. Études catalanes à l'école primaire, à l'école, au Liceu et à l'université publique Parcours ou implication dans le mouvement culturel catalan Dès mon plus jeune âge je suis né dans le monde de la culture catalane, que ce soit par goût pour la sardane ou aller voir des pièces en catalan. Depuis 9 ans, je suis conseiller municipal au conseil de Sureda, qui fait partie du livre blanc de la Catalogne du Nord. De mois en mois je suis chanteuse et j'ai participé à l'un des volumes réalisés par le collectif de musiciens il y a quelques années.   Maxime CAYUELA Date de naissance: 01/01/2010 Lieu de naissance : Perpignan Collège Catalan : 5ème Pompeu Fabra Lieu de résidence : 14, impasse des marronniers 66270 LE SOLER J’ai commencé le conservatoire de musique à 3 ans et demi. A 5 ans j’essaie le hautbois pendant 3 ans puis je choisis le Piano à l’âge de 8 ans. Depuis le début du conservatoire je fait partie de la chorale. Je prend également des cours de théâtre depuis l’âge de 4 ans. Je commence le cinéma à 6 ans ou je tourne un petit court-métrage. J’ai la chance de participer à l’émission sur TF1 « The Voice Kids 7 » à l’âge de 9 ans. J’arriverai jusqu’au Battles dans l’équipe de Kendji Girac avec une chanson en catalan de Jordi Barre « Tant com me quedarà » qui marquera tout le Pays Catalan. Je décroche un rôle dans un Théâtre musical « Valjean » où j’interprète le rôle de Gavroche en 2020. Je continue de chanter dans des concerts, Stade, événement … en Catalan et en Français. J’ai également tourné dans un clip musical. «  El Temps de les arts » en catalan diffusé sur TV3, réalisé par Lluís Danes. J’ai participé à l’émission Catalane « MiniFilm TV » a Girona.
La Catalogne du Nord invitée d'honneur du Cycle Littéraire Méditerranéen
(08-02-2023)
L'Escala Vila del Llibre est arrivée à la cinquième édition du Cycle Littéraire Méditerranéen avec la Catalogne du Nord comme invitée d'honneur. Un territoire géographiquement voisin, mais avec lequel les contacts de la Principauté ne sont pas tout à fait les siens. Le festival mettra cette distance sur la table et tentera de la raccourcir, de donner un lien et de poser en véritables personnages historiques et actualités des lettres d'outre frontière ; exposer la situation sociolinguistique du territoire ; et explorer les liens communs entre l'Empordà (et la Principauté, par extension) et la Catalogne Nord.   Sous la direction de Joana Serra, militante culturelle et propriétaire de la Llibreria Catalana de Perpinyà, des écrivains tels que Joan-Lluís Lluís ou Joan-Daniel Bezsonoff seront les protagonistes du festival, entre autres, avec Josep Sebastià Pons, une figure clé. pour la survie du catalan littéraire en Catalogne du Nord au XXe siècle.
Record de visites sur le site des Angelets de la Terra en janvier 2023 !
(01-02-2023)
Avec 6.058 visites uniques pour ce mois de janvier 2023, soit 210 visites uniques journalières, le site www.angeletsdelaterra.com a attiré 113% de visiteurs en plus qu'au mois de juin 2022 (ancien record du site Internet de l'association). En 2022, la moyenne était de 1.892 visites uniques par mois. Pages vues: En janvier 2023, 26.346 pages de notre site Internet ont été vues, soit une moyenne de 850 pages par jour (pour 210 visiteurs en moyenne).   Durée des visites: 480 visites ont duré entre 5 et 15 minutes ; 238 visites entre 15 et 30 minutes ; 340 visites entre 30 minutes et 1 heures ; 388 visites ont duré plus d'1 heure.   La plus grande partie des visiteurs sur le site Internet des Angelets de la Terra, depuis les réseaux sociaux, sont des nord-catalans (majoritairement sur les groupes, pages et profils Facebook) et des sud-catalans (majoritairement sur Twitter).   Nous souhaitons faire croître encore le niveau d'impact des Angelets de la Terra sur Internet et les réseaux sociaux. Pour cela, nous demandons aux communes de continuer à nous envoyer les informations concernant leurs actions en faveur de la langue et des traditions catalanes. De plus, nous souhaitons aussi développer notre équipe de rédaction.   L'objectif est de faire connaître au plus grand nombre la réalité de la Catalogne Nord en diffuisant des articles/chroniques sur l'actualité, les problématiques, l'histoire, etc.   Si vous souhaitez collaborer avec nous en écrivant des petits articles/chroniques et devenir un Angelet de la Terra n'hésitez pas à nous envoyer un mail à : info@angeletsdelaterra.com   * visites uniques : les personnes qui se connectent plusieurs fois dans la même journée ne sont comptés qu'une seule fois.
Un lieu pour mettre la culture catalane à la portée de tous
(18-01-2023)
Que faire face à la disparition progressive de la langue et de la culture catalane ? "La Ciutat", un projet soutenu par la mairie de Pau et sa communauté d'agglomération pour promouvoir l'occitan en Béarn, nous impose d'imaginer des projets ambitieux pour la Catalogne Nord.   Le nombre de locuteurs de catalan diminue chaque années, on n'entend pratiquement plus parler cette langue dans la rue, les jeunes ne participent quasiment plus aux associations de culture catalane, les traditions et fêtes populaires se perdent, les enfants n'ont pas l'occasion de pratiquer le catalan en dehors de l'école, les nouveaux arrivants ou les touristes ont beaucoup de difficultés à avoir accès à la « catalanité », etc.   Que faire face à un constat catastrophique qui semble inchangé depuis plusieurs décennies? Les associations, les communautés de communes, le département, la région et l'état français doivent repenser et intensifier leurs actions, afin de permettre à l'ensemble de la population de participer activement à la sauvegarde de la culture et de la langue catalanes. En proposant la création d'un centre culturel catalan et, dans un deuxième temps, d'un réseau de différents centre culturels dans toute la Catalogne Nord, les Angelets de la Terra veulent participer à faire vivre la réflexion pour favoriser, à court et moyen terme, une nouvelle dynamique vitale à la survie du catalan et de la culture qui découle de cette langue millénaire. Le projet "La Ciutat", réalisé par la mairie de Pau pour promouvoir l'occitan dans le Béarn, nous permet d'imaginer qu'en Catalogne Nord on peut aussi agir, puisque nous aimons aussi nos racines.   Pourquoi un centre culturel catalan ? Donner une nouvelle impulsion aux initiatives et attirer un nouveau public ; Valoriser la langue, la culture, l'histoire et les traditions catalanes ; Regrouper différents acteurs culturels et associatifs et favoriser leur collaboration ; Mettre à disposition du public et des collectivités un lieu ressource clairement identifiable ; Travailler en collaboration avec les communes et autres collectivités qui soutiendront ce projet et qui souhaiteront développer leur action en faveur de la « catalanité ».   Que faire dans ce centre culturel ? Bar et restaurant de spécialités catalanes (petits prix, menu en catalan et autres langues, possibilité de formation de cuisiniers aux plats typiques, …) ; Médiathèque, librairie et édition de documents en catalan et/ou traitant de la Catalogne Nord ; Cours de catalan ; Atelier convivial de conversation ; Stages autour des traditions catalanes tout au long de l'année (sardanes, gegants, castellers, correfocs, balls de bastons, …) ; Conférences, projections et expositions pour faire mieux connaître la Catalogne Nord ; Spectacles pour les adultes et les enfants (concerts, théâtre, contes, cinéma, …). Studio d'enregistrements et de répétitions pour musiciens qui utilisent le catalan dans une partie de leur répertoire ; Salle de répétition de théâtre, chorale, danse, ... ; Centre de collecte de la parole en catalan et de la mémoire des anciens ; Bureaux pour des associations qui développeront des projets autour de la culture et de la langue catalane, dans différents secteurs : musique, théâtre, spectacle de rue, traditions populaires ; etc...   Quel public ? Public de tout âge et de toutes origines, catalanophone ou souhaitant apprendre le catalan ; Artistes professionnels ou amateurs qui s'engagent à utiliser le catalan dans une partie de leur création.
Interviews des presidents des Angelets de la Terra et des Amics de la Bressola sur YouTube
(15-01-2023)
Que font les Angelets de la Terra? Ramon Faura explique le projet depuis 2001 sur le canal YouTube d'Aleix Galvany. Le président des Amics de la Bressola a aussi été interviewé sur ce canal Youtube.  Nous mettons les vidéos de Ramon Faura et de Geoffroy Lourdou ci-dessous.
Actions des municipalités de Catalogne Nord en faveur du catalan entre l'été et la fin d'année 2022
(11-01-2023)
Le Coll de Banyuls reste fermé malgré la mobilisation des élus catalans et la mobilisation des habitants dans une association présidée par Pere Becque. Le projet de changer le nom du département que portait la majorité au Conseil Départemental, pendant et après la dernière campagne électorale, semble avoir été mis au placard. Malgré tout, il y a des points positifs à retenir pour les six derniers mois : Les visites des sud-catalans en Catalogne Nord sont en hausse; la Bressola gagne face à la mairie d'extrême-droite de Perpinyà devant les tribunaux le droit d'acheter le Couvent de Sainte Claire et de créer le premier lycée d'immersion en catalan; le projet de la Plataforma per la Llengua: « Nos fem una Cap d'Ona en català? » qui doit être développé pour montrer l'aspect festif et ludique du catalan, etc.   Les Angelets de la Terra sont particulièrement fiers de présenter un résumé des actions portées ces six derniers mois par les 115 municipalités qui participent au Llibre Blanc de Catalunya Nord : Festa Major et Festa Catalana Une quarantaine de municipalités ont organisé des fêtes Festa Major et Festa Catalana. Souvent elles ont redonné le nom de Festa Major aux fêtes de villages et l'ont affirmé en catalan sur les affiches et autres outils de communication. Des fêtes auxquelles ont collaboré les associations de la commune. Classes et ateliers de conversation en catalan Les communes soutiennent l'enseignement du catalan pour les adultes. Les Angelets de la Terra invitent les associations porteuses à choisir des horaires qui conviennent aux actifs; favoriser la convivialité par des activités ludiques et festives; demander aux municipalités d'informer la population tout au long de l'année et sur tous les supports de communication,... Sardana Quelques municipalités programment régulièrement des cobles sardanistes, pourtant la célèbre Cobla Tres Vents a décidé d'arrêter en tirant le signal d'alarme. Les Foments de sardana ont des difficultés à renouveller les bureaux et à trouver des personnes qui savent compter les pas et donc enseigner la sardana. Les Angelets de la Terra pensent qu'il serait intéressant d'ouvrir la sardana à tout le monde, pas uniquement aux « professionnels ». Par exemple, il faut demander aux cobles de venir avec un ou plusieurs danseurs qui auront pour mission de faire danser tout le monde, en montrant les pas.   Éclairage de Noël en catalan: Bones Festes ! La mairie peut acquérir un ou plusieurs grands luminaires en catalan qu'elle mettra à l'entrée de la commune, sur la place centrale, etc. Sur Internet, les Angelets de la Terra ont rapidement trouvé un luminaire « Bones Festes » de 4 mètres sur 1 mètre au prix de 347 euros (x1), 260 euro/unité (x3). Du catalan sur les façades des mairies Façade des mairies (Ajuntament / Casa de la Vila) et des bâtiments municipaux (Casa de la Cultura...) Le SIOCCAT avait distribué des plaques aux mairies membres. Aujourd'hui, les mairies ont inclus ce coût dans leur budget et choisissent le type de lettrage qui leur convient. Vidéos des vœux du maire et cartes de vœux en catalan Il est tellement simple de dire « Bon any nou » ou « Feliç any nou » à la fin d'un discours (en français) ou de l'écrire sur une carte de vœux. De plus, cela ne coûte pas d'argent au contribuable.   Ateliers intergénérationnels pour transmettre la culture catalane aux enfants En collaboration avec les enseignants, comme c'est le cas pour la Sant Jordi, le Tio de Nadal, etc.   Section de livres en catalan à la médiathèque Le réseau du Conseil Départemental prête des livres en catalan aux bibliothèques et médiathèques et change régulièrement ces collections. Il est important de les lettres en avant par un affichage « Llibres en català » et d'informer les habitants. Articles en catalan sur la culture et traditions Les Angelets de la Terra envoient régulièrement aux mairies des articles, en catalan et en français, qu'elle diffusent dans leurs bulletins municipaux et sur les réseaux sociaux.   Affichage en catalan Les mairies prennent l'habitude de mettre un peu de catalan sur leurs affiches : Mercat de Nadal, Cavalcada de Reis, Festa Major, Sant Jordi, Sant Joan, Castanyada, Pessebre, Tió de Nadal, Xocolatada, etc. Malheureusement, certaines fêtes patronales, avec sardanes et repas traditionnel, amputent la tradition de la langue catalane avec des affiches, des noms de saints et des messes en français. Des « Cavacaldes de Reis » qui sont appelaient Cavalcades des Rois Mages et perdent ainsi leur touche catalane, des « pessebres » qui sont appelés crèches et n'assume pas leur catalanité en oubliant le fameux « Ccaganer », etc. Nouveaux échanges entre mairies de Catalogne Nord et Sud Edmond Jorda, maire de Sainte Marie et président de l'association des maires et adjoints, montre l'exemple en annonçant une collaboration avec Joan Plana, maire de Roses.   Contes et légendes  Lectures dans les bibliothèques et médiathèques de contes et légendes sur la Catalogne.   Cinéma en catalan Il y a de nombreux cinémas de village et un réseau qui présente des films en catalan, sous-titrés en français, est en train d'être mis en place. Les Angelets de la Terra ont porté le projet Cine'CAT au cinéma Castillet de 2006 à 2012. Nous savons qu'il faut plusieurs années pour fidéliser un public et que la communication est toujours essentielle. Il y a un public de tout âge et de toutes origines pour le catalan, le tout est de vouloir aller le chercher.
Traditions: Cavalcade des Rois (5 janvier)
(25-12-2022)
La Cavalcade des Rois est un défilé de carrosses qui a lieu le soir du 5 janvier, lorsque les Rois mages (Melchior, Gaspard et Balthazar) se promènent dans les rues des villes ou villages des Pays catalans, jetant des bonbons aux enfants.   Les Rois mages sont, avec le Tió de Nadal, les personnages magiques et mystérieux qui remplissent les maisons catalanes de cadeaux et de friandises pendant les fêtes de Noël. C'est une fête chrétienne qui a son origine avec la naissance de Jésus à Bethléem. Selon cette tradition, l'enfant Jésus reçut la visite de trois sages qui, suivant l'étoile d'Orient, lui donnèrent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Rappelons que les Rois n'étaient, à l'origine, ni rois, ni trois. Le texte biblique indique seulement que ce sont des mages venus d'Orient. Dès le milieu du XXe siècle, les premières cavalcades modernes ont été inaugurées. Actuellement, les Cavalcades des Rois sont l'un des événements les plus attendus des festivités de Noël. Chaque municipalité organise sa propre cavalcade, avec des caractéristiques innovantes et des traits distinctifs. Elles reçoivent les rois soit par mer, soit par terre ou par air, avec des torches ou des lanternes. Dans certains endroits, les rois montent sur un carrosse, mais dans d'autres, ils montent à cheval ou même à dos de chameau, suivis de leurs carrosses. Lors de la cavalcade, il est courant que les enfants chantent le chant des Trois Rois (qui varie selon les lieux) et remettent des lettres aux Rois ou aux Pages Royaux. Dans ces lettres, il y a les listes des cadeaux qu'ils veulent, des déclarations de bonnes intentions et aussi des aveux de méfaits. Dans certaines maisons, de la nourriture est laissée aux rois et à leurs chameaux. Cette nourriture peut être constituée d'herbe, de pain ou d'eau. Des chaussures sont également laissées à la porte, à la fenêtre ou au balcon de la maison pour que les rois laissent des cadeaux. Le 6 janvier, les cadeaux seront ouverts à côté du sapin de Noël. Cette journée se termine par un repas où la nourriture vedette est le « tortell de Reis » (gâteau typique de la cuisine catalane et de la cuisine occitane). Dans ce gâteau, on met en général une figurine et une fève. La tradition veut que celui qui trouvera la fève devra payer le gâteau l'année suivante, tandis que celui qui trouvera la figurine du roi sera couronné. En Catalogne Nord, la tradition des cavalcades des Rois s'était perdue depuis des générations et se sont les Pieds-noirs d'Algérie -dont beaucoup étaient d'origine espagnole, valencienne et minorquine- qui l'ont réintroduite.
Picasso : "Je ne suis pas catalan, mais je suis catalaniste"
(11-12-2022)
Le drapeau catalan était la tête de lit de Picasso. Le nord-américain David Duncan est l'auteur de cette photo. Picasso, né le 25 octobre 1881 à Malaga (Andalousie), disait : "Je ne suis pas catalan, mais je suis catalaniste".   C'est durant l'hiver 1895 qu'il peint sa première grande toile académique : La Première Communion. L'année suivante, il entre à l'école des Beaux-Arts de Barcelone. À Barcelone en 1896, il est reçu à l'École de la Llotja, où enseigne son père, ayant exécuté en un jour le sujet de l'examen pour lequel on laisse généralement un mois aux candidats Il est fortement influencé par le modernisme catalan à cette époque. Dès l'âge de quinze ans, Manuel Pallarès l'initie précocement aux bordels du barrio chino de Barcelone. C'est dans ces lieux qu'il réalise de nombreux feuillets, dessins et aquarelles érotiques dont le sujet subversif se retrouvera dans la sensualité de ses dessins ou tableaux ultérieurs. Il part à Madrid pour faire des études à l'Academia de San Fernando mais la laisse bientôt tomber car l'atmosphère intellectuelle de la capitale espagnole, assez provinciale et imperméable au modernisme catalan, ne le convainc pas tout à fait. En juin 1898, il retourne à Barcelone, puis part pour Horta de Sant Joan, le village de son ami Pallarès, situé près de la ville de Gandesa où il partage la vie des paysans. Il part, avec Casagemas dont il est très proche, pour la capitale française où il s'installe dans l'atelier du peintre catalan Isidre Nonell à Montmartre. La période bleue correspond aux années 1901-1904. Ce nom vient du fait que le bleu est la teinte dominante de ses tableaux de cette époque, qui a débuté avec le suicide de son ami catalan Carlos Casagemas. El 1906 va viure dos mesos i mig a Gósol, període del que en consten diverses cartes amb fragments en català i signades amb el pseudònim Pau de Gósol. En 1963, le Musée Picasso est inauguré à Barcelone. L'Académie royale des beaux-arts de Catalogne de Sant Jordi l'a nommé membre honoraire en 1970. Lola Ruiz Picasso, sœur de Pablo Picasso, était mariée avec un neuropsychiatre catalan de Barcelona, Joan Vilató. La mère de Picasso étaié d'origine italienne et c'est son nom qu'a utilisé le peintre, plutôt que Ruiz, nom de son père qui était artiste peintre, mort à Barcelone.
Angelets de la Terra : Prix de l'Académie Charles Cros pour l'hommage à Joan Pau Giné
(14-11-2022)
Il y a une dizaine d'années, les Angelets de la Terra avaient imaginé et coordonné un hommage de tous les Pays Catalans à l'auteur-compositeur-interprète de Bages, en Roussillon. 90 groupes ou chanteurs ont participé au projet "Canten Giné" en reprenant toutes les chansons de Joan Pau Giné. Ce projet englobait la totalité des territoires où on parle le catalan. Même les zones les plus petites étaient représentées, tel que l'Alguer en Sardaigne, l'île de Formentera, la Franja de Ponent en Aragon, l'Andorra... Un projet unique en son genre porté par les Angelets de la Terra (et convoité par beaucoup de personnes ou associations). C'est pour cette raison que l'Académie Charles Cros a remis un prix coups de cœur à "Canten Giné".  L'académie Charles-Cros est une association française créée en 1947 par un groupe de critiques et de spécialistes du disque. Elle est composée d'une cinquantaine de membres cooptés, spécialisés dans les domaines de la critique musicale, de l'enregistrement sonore et de la vie culturelle. Elle a été créée en l'honneur de Charles Cros (1842-1888), poète (ami d'Arthur Rimbaud et de Paul Verlaine), et aussi inventeur autodidacte, notamment un des pionniers de l'enregistrement sonore. Depuis 1948, l'Académie décerne chaque année des Grands prix du disque qui récompensent des œuvres musicales enregistrées originales de qualité dans le domaine de la chanson, de la musique populaire ou savante. Plusieurs Grands prix du disque de l'Académie Charles-Cros récompensent des œuvres dans des catégories comme : « chanson », « musique classique », « jazz », etc. Un prix récompense également les livres remarquables de musicologie. Suivant l'évolution des techniques, les prix, décernés aux origines à des 78 tours, sont attribués de nos jours à des CD ou des DVD.
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