115 municipalités participent à la 2ème édition du Livre Blanc de Catalogne Nord


Le « Llibre Blanc de Catalunya Nord » est un outil à destination des municipalités de tous bords politiques, de toutes tailles et de toutes les zones géographiques souhaitant promouvoir une « catalanité » facteur de cohésion sociale. En une année, 115 municipalités ont intégré le projet du livre blanc. Elles étaient 55 à participer à la première édition en juin 2021, déjà réalisée par les Angelets de la Terra.   Feuilletez la deuxième édition du Llibre Blanc de Catalunya Nord en cliquant [ICI] Consultez et imprimez le PDF de la deuxième édition du Llibre Blanc de Catalunya Nord en cliquant [ICI]   Ce livre blanc commence par deux éditoriaux de deux personnalités : le député Paul Molac pour sa loi en faveur des langues de France et l'ancien président de la Generalitat de Catalunya Jordi Pujol pour ses projets transfrontaliers. Vous y trouverez aussi 55 propositions concrètes destinées aux élus de Catalogne Nord qui s’engagent à normaliser l’usage du catalan et son apprentissage, tout en valorisant les traditions populaires, ainsi que le développement des liens avec tous les Pays Catalans. Ces propositions aident les municipalités à développer une véritable politique linguistique et culturelle et s’accompagnent d’exemples concrets déjà mis en œuvre dans le département, mais également ailleurs en France. Vous pourrez également y consulter les résultats d'une enquête auprès des mairies, présentant leurs positions vis à vis des 55 propositions des Angelets de la Terra, mais aussi des sujets d'actualité tel que le changement du nom du département et le développement de l'OPLC. De plus, les Angelets y ont intégré les écrits des 115 municipalités participantes, dans lesquels elles précident leurs actions et projets. L'intégralité de ces écrits est consultable, en catalan et en français, sur le site Internet des Angelets (www.angeletsdelaterra.com), où chaque commune a une pagé dédiée. Enfin, de nombreuses informations ressources à destination des élus sont détaillées dans le livre blanc : contacts utiles, liste de groupes chantant en catalan, liste de conférenciers, etc.   Le contenu de cette deuxième édition s'est amplifié car le nombre de municipalités a plus que doublé, mais aussi parce que celles qui participaient déjà ont pu faire un premier bilan après une année. De plus, les Angelets de la Terra ont approfondi leurs 55 propositions grace à l'expérience acquise en collaborant avec les mairies. A l'heure actuelle, 60% des municipalités nord-catalanes affirment dans le Livre Blanc de Catalogne Nord leur engagement en faveur de la « catalanité » dans leurs communes et intercommunalités. Ce projet a dors et déjà généré de nombreux débats et normalisé la question catalane au sein des conseils municipaux, même lorsqu’ils ne participent pas encore au livre blanc. Cela a permis d'approfondir la réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour agir en faveur du catalan et de ses traditions, mais aussi d'affirmer que la préservation et la promotion de la « catalanité » est une problématique transversale qui concerne tous les habitants de Catalogne Nord, catalans d'origine ou d' adoption, parlant le catalan ou pas. C'est la principale richesse de ce territoire et personne n'en a le monopole.   Le Livre Blanc de Catalogne Nord donne un éventail de la situation sociologique, culturelle et linguistique en Catalogne Nord, en s’appuyant aussi sur l'enquête réalisée auprès des municipalités. Cette enquête s’appuie sur les 55 propositions et établie pour la première fois un état des lieux précis des actions, des projets et des besoins de nos municipalités. Les Angelets de la Terra dévoilent les résultats positifs de cette enquête et invitent les institutions supra-municipales (Europe, Etat, Région, Département et Generalitat de Catalunya) à définir les politiques à mettre en place pour soutenir cette volonté municipale. La participation de la majorité des municipalités nord-catalanes et la multiplication des actions en faveur de la catalanité ces derniers mois illustrent à quel point nos élus de proximité sont bel et bien conscient des bénéfices, notamment économiques et sociaux, inhérents à une catalanité moderne, ouverte et vivante.   Durant les trois années à venir, les Angelets de la Terra feront un suivi des actions municipales et de leur évolution. En 2025, en fin de mandats, ils éditeront un troisième Livre Blanc de Catalogne Nord, pour valoriser les actions portées à terme pendant ce mandat par toutes les municipalités nord-catalanes, y compris celle qui n'auront pas souhaité adhérer à ce projet. Le Livre Blanc de Catalogne Nord a pour ambition de participer à l'entrée de la Catalogne Nord, Pays Catalan ou même Pyrénées Catalanes dans le XXIème siècle. - L’association culturelle des Angelets de la Terra : Elle est créée à Perpignan en 2001, est autogérée et autofinancée. Elle fonctionne donc sans subventions, avec des bénévoles passionnés et des mécènes engagés. De 2001 à 2009, les Angelets de la Terra étaient à l'origine un groupe de supporters de l'USAP, puis des Dragons Catalans. Depuis 2010, ils coordonnent un collectif de centaines de musiciens qui chantent à minima un titre en catalan. En 2018, ils organisent quatre festivals, les « Concerts per la Llibertat », pour la liberté et la démocratie, avec la participation de 40 groupes du collectif. - Le Livre Blanc de Catalogne Nord : Il a été élaboré par les Angelets de la Terra avec l'aide de professeurs de l'Université de Perpignan, spécialisés dans la toponymie, l'histoire et l'enseignement du catalan, mais aussi plusieurs acteurs de la vie culturelle, associative et économique de notre département (voir la liste ci-dessous). - L'origine du Livre Blanc de Catalogne Nord : En 2019, une cinquantaine de communes ont accueilli leur exposition collective de photojournalisme « Visca per la Llibertat ». En 2020, 23 listes aux élections municipales ont porté le « Label Cultural » des Angelets de la Terra dont elles ont signé la charte et 14 d'entre elles ont gagné ces élections. C'est de la réflexion autour des trois axes principaux de cette charte du « Label Cultural des Angelets de la Terra » qu'est né le Livre Blanc de Catalogne Nord : langue, culture et pays. - Pourquoi avons-nous choisi le français pour rédiger le Livre blanc ? Ce livre est écrit majoritairement en français car nous voulons toucher le plus de monde possible en Catalogne Nord où de nombreux élus ne comprennent pas bien le catalan. La Catalogne Nord est un territoire où l’intérêt pour le catalan et son enseignement n’ont jamais été aussi élevés, malgré un usage en baisse constante. Cette situation est le résultat de décennies d’étouffement économique et de discriminations qui ont généré une honte de soi, dans cette zone sinistrée. En 2011, 59% des résidents n’étaient pas nés en Catalogne Nord, selon une étude du Département 66, de la Generalitat de Catalunya et de l’Université de Perpignan. L’enjeu est donc d’intégrer ces «nouveaux catalans», de donner la possibilité à la jeunesse de rester vivre ici et de donner un sens à l’engagement de tous en faveur du catalan. Il faut renforcer la cohésion sociale avec la «catalanité» comme outil. - Qui a participé à la réalisation de la deuxième édition du Livre Blanc de Catalogne Nord ? DANAT Delphine, DOMENECH DE CELLÈS Hug, DONAIRE BARBERA Judith, FARRÉ SALVATELLA Rémy, Richard BANTEGNY, FAURA i LABAT Ramon, GUILLEM Sabrina, LABAT Geneviève, LEIBERICH Michel, MARTY Nicolas, PEYTAVÍ i DEIXONA Joan, PINÈDA Thierry, PLANES Joan, POISSON Olivier, RICORD Thierry, ROUS François, SANCHEZ Alain, SUNYER Bérengère, TARRIUS Thierry i elegits de 115 ajuntaments. Mécènes : BRUNSO Francis, CARBONELL Lluís, FAURA i LABAT Ramon, FONT i CASES Ramon, HAVART FALGUERAS Jean-Claude & Maguy, JUNQUÉ Vanessa, MAINSON Marie-ange, MILHAU-BLAY Juan, MULERO David, PARES José, PIQUER i JORDANA Jaume, PUJOL i FERRUSOLA Oriol, PUJOL Ramon, ROSSINYOL Daniel, ROUS-BOIX François, SUNYER Joan Pere, VANDAMME Frederic, XANCHO Maryline, GRAU Daniela.   Mise-en-page / graphisme / illustrations : COMÈS Sabine (Comes Design) et GUBIANAS Jaume (www.auques.cat).

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Un nouveau nom pour le département: un projet d'avenir
(18-08-2021)
Les directives européennes pour la création de macro-régions, avec l'objectif de les renforcer et de rééquilibrer les territoires ont créé de la confusion car les régions historiques comme la Catalogne, l'Alsace, le Pays Basque, l'Occitanie et la Bretagne n'ont pas été prises en compte. Malgré tout, ces différents territoires ont trouvé des alternatives pour continuer à exister, seule la Catalogne Nord ou Pays Catalan est encore une fois en queue de peloton.   L'Alsace a été absorbée contre son gré dans une macro-région Grand-Est mais elle renaît de ses cendres en créant la Collectivité Européenne d'Alsace (CeA) qui résulte de la fusion des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Cette nouvelle collectivité dispose des compétences des départements mais aussi de compétences particulières, notamment en matière de coopération transfrontalière, de bilinguisme, de transports et d'organismes professionnels. Le Pays Basque est englobé dans un département où les Béarnais (Occitans) sont largement majoritaires, c'est pourquoi les Basques ont créé Collectivité Territoriale Unique (CTU). La Bretagne a pour objectif de se réunifier en fusionnant la région Bretagne et la région de Nantes, séparées sous le régime de Vichy, mais jusqu'à présent l'État bloque ce projet et refuse de faire un référendum malgré la forte demande des élus et de la population des deux régions.   La Catalogne Nord ou Pays Catalan est le seul territoire historique qui n'a pas avancé, bien au contraire, absorbé contre son gré dans la macro-région « Occitanie ». Une nouvelle région qui n'englobe d'ailleurs qu'une petite partie de l'Occitanie historique. La création de cette nouvelle région a généré des divisions entre les Occitans car une grande partie s'est trouvée exclue de cette région (l'Occitanie est bien plus grande que cette région) et entre les capitales des deux régions fusionnées: Montpellier et Toulouse. Mais c'est entre les Catalans et les Occitans que les tensions s'avèrent les plus importantes. Les exemples Basques et Alsaciens montrent la capacité de l’État à écouter les aspirations locales et à apporter une réponse adaptée qui s’articule avec les missions et les projets des collectivités. Encore faut-il avoir des aspirations et les revendiquer avec conviction. C'est ce que les Catalans du Nord doivent prouver maintenant que le Conseil Départemental affirme vouloir donner un nouveau nom au département des Pyrénées-Orientales.    Un nouveau nom pour le département Les Angelets de la Terra considèrent qu'il faut faire une consultation populaire avec des urnes dans chaque commune, pour qu'il y ait un maximum de votants. Ce nom qui doit représenter l'identité de ce territoire et de sa population doit être valider par un plébiscite, pas par un vote sur Internet. En 2016, lors de la consultation populaire pour choisir un nom à la nouvelle région c'est « Occitanie - Pays Catalan » qui l'avait largement emporté dans le département. Pourtant, c'est « Pyrénées Méditerranée » qui a été placé en sous-titre pour satisfaire les Catalans qui n'y ont trouvé en réalité aucune satisfaction. Les Angelets de la Terra pensent qu'il ne faut pas faire aux Occitans du Fenouillèdes, ce qui a été fait au Catalans en 2016. C'est pourquoi, nous sommes favorable à un sous-titre « Fenouillèdes - Fenolleda » pour le nom du département.   Ne reproduisons pas les erreurs du passé En 1970, un sondage de L'Indépendant montrait déjà que le souhait de la population était de changer le nom du département (85% y était favorables) mais les divisions pour choisir un nom étaient tellement exacerbées que finalement rien n'a été changé. Un nouveau statut pour le département Un nouveau nom, c'est une page qu'on tourne, celle d'un département sinistré qui n'a pas de projet d'avenir depuis longtemps. Maintenant, il faudra que notre classe politique soit à la hauteur d'un tel changement et élabore le contenu de cette nouvelle page qu'on ouvre. Il faudra s'inspirer du cadre légal par lequel sont passés les autres territoires cités ci-dessus puis l'adapter à la réalité géographique, sociologique et économique de notre département. Cela ne se fera pas du jour au lendemain mais il est temps de lancer le débat afin que la réflexion de chacun puisse nous permettre de trouver le meilleur chemin vers un futur plus prospère.   « Savoir d'où l'on vient et où l'on se trouve nous aidera à dessiner un meilleur chemin pour la Catalogne Nord. »
Les Angelets de la Terra invités à la 8ème Université Nova Història
à - Montblanc CATALUNYA SUD (03-08-2021)
TABLE RONDE : "Récupérer le passé pour gagner le futur" - Juli Cuéllar, historien et membre du Groupe de recherche sur la mémoire historique de Mataró ;- Ramon Faura, président des Anges de la Terre (Catalogne Nord) ;- Elisenda Sala, céramiste ;- Présenté et animé par : Pilar Calçada, professeur de géographie et d'histoire en secondaire.
Ovidi Montllor (1942 - 1995): la voix du Pays Valencien
(28-11-2022)
Ovidi Montllor i Mengual (Alcoy, 4 février 1942 - Barcelone, 10 mars 1995) était un acteur et auteur-compositeur-interprète d'Alcoi appartenant au mouvement de la "Nova Cançó" (Nouvelle chanson), avec une longue carrière professionnelle de plus de dix albums sortis de son vivant et une cinquantaine de films, 30 productions théâtrales et plusieurs émissions de télévision. OVIDI MONTLLOR est la voix critique et autocritique de la chanson. C'est la voix politiquement incorrecte de la classe ouvrière. Une "Fera ferotge" (bête féroce) qui nous rappelait les incohérences du système qu'il nous chantait toujours vêtu de noir au rythme du swing, du jazz, du folk, du psychédélisme, de l'avant-garde et autres styles. Il a débuté dans la musique lorsqu'il est arrivé à Barcelona en provenance d'Alcoi, où il a assisté aux récitals organisés dans la Cova del Drac (Grotte du Dragon) en tant que spectateur. Il chante pour la première fois en public en mars 1968 dans le 2ème Festival de la Cançó Universitària (Festival de la Chanson Universitaire), concours qu'il a gagné. Cette année-là, il sort son premier album accompagné de Josep Maria Carandell à la guitare, un EP du même nom qui comprend les chansons La fera ferotge, Lliçó de sumes i verbs, Cançó de les balances et Cançó del llaurador, et en novembre il se produit pour le première fois au Palau de la Música de Barcelona. Il sort ensuite deux autres EP en 1969 et 1971. Il a enregistré par la suite 9 albums. En 1972, il publie  Un entre tants, titre qui fait référence à une oeuvre de Vicent Andres Estellés, et réalise cent quatre-vingt-dix récitals. Il a ensuite publié Crònica d'un temps (1973), A Alcoi (1974), Salvat Papasseit per Ovidi Montllor (1975), Ovidi Montllor a l'Olympia (1975), De manars i garrotades (1977), Bon vent i barca nova (1978), Ovidi Montllor diu Coral Romput (1979) et 4.02.42 (1980). Sa carrière de chanteur et de musicien se consolide d'année en année accompagné du guitariste Toti Soler, avec qui il collabore pour la première fois lors de l'enregistrement de Crònica d'un temps. Parmi ses chansons les plus connues figurent Les meues vacances, L’Escola de Ribera, M’aclame a tu, La cançó del cansat, Homenatge a Teresa, Els amants, Sí senyor, Montserrat, Perquè vull, Va com va, Diccionari de butxaca, Carta a casa, Dona’m la mà, La samarreta. En 1994, il a commencé à travailler sur Verí Good, un album qu'il n'a pas pu terminer à cause de sa maladie. Il n'a pu terminer que le sujet Ma ville Alcoy. Le projet comprenait les thèmes Nik Kolau, Que pensez-vous de Toti ?, Carnisseria, Gaspar Hauser no. 2, Triptyque de l'Apocalypse, Menuda, Si mai de tu, The Rainbow et Poison Good. En 1995 paraît l'album Ovidi Montllor... pour toujours, une compilation qui comprend également le morceau inédit Ai! Seigneur quel monde. Plus tard, Antologia (2000) a été publié, une édition qui comprend toute son œuvre musicale, ainsi que l'album inédit Ovidi Montllor diu Sagarra, la version studio El meu poble Alcoi et la version live de Carnisseria, et l'année 2005 l'album Any Unthinkable Day est sorti, je vous en voudrai d'avoir rassemblé plusieurs récitals enregistrés en 1976, 1984, 1991 et 1993. Il a participé à de nombreuses compilations, dont Lluita i compromís (1976), Dies i horas de la nova canción (1978), 20 anys de cançó al País Valencià (1981) et Cançons de la Trapa (1994). De plus, son œuvre a été une référence pour les musiciens actuels et c'est pourquoi ces dernières années une série d'hommages ont été publiés, comme l'Hommage à Ovide (2004) du groupe Inadaptats et une série d'œuvres collectives comme L' Ovidi se'n va a Palau (DD.AA., 2006), Tribut (2006) et A dos de val (2012), auxquels ont participé Toti Soler, Feliu Ventura, Obrint Pas, Verdcel et Paco Muñoz, entre autres. Biografia Actuació a AlcoiFill d'una família de classe obrera de l'Alcoi de postguerra, era el més gran de tres germans. De caràcter malaltís, aprofitava per a llegir les obres que el seu oncle li havia deixat en exiliar-se. Encara no havia fet 12 anys quan va haver de deixar l'escola per les necessitats econòmiques familiars. S'hagué d'espavilar en el món laboral treballant en 36 oficis diferents com a mecànic, adroguer, venedor ambulant, obrer tèxtil, cambrer, pastor, picapedrer, reporter o comptable. Per combatre les desigualtats que havia observat, quan es traslladà a Barcelona el 1959, s'integrà al Partit Socialista Unificat de Catalunya i després al Partit dels Comunistes de Catalunya. Cantant i poetaInicià la seva carrera artística en el món del teatre el 1965, el 1967 aprengué a tocar la guitarra de forma autodidacta i el 1968 començà a cantar professionalment i enregistrà el seu primer disc, La fera ferotge, una crítica a l'obsessió del franquisme per l'ordre, la lluita desigual de l'antifranquisme, i la passivitat de les classes mitjanes. Aquest disc el vinculà amb la Nova Cançó i inicià diversos concerts amb el guitarrista Toti Soler. A partir del 1968, començà a interpretar poemes musicals d'autors com Vicent Andrés Estellés, Joan Salvat-Papasseit, Salvador Espriu, Pere Quart i Josep Maria de Segarra, entre d'altres. Açò, més tard, el relacionaria amb la Nova Cançó, un moviment artístic musical que va nàixer durant el franquisme i que pretenia impulsar la llengua catalana mitjançant un llenguatge reivindicatiu. La divulgació de l'obra de poetes catalans va ser una de les constants de la seva vida, i juntament amb Raimon, Francesc Pi de la Serra i Lluís Llach, les seves cançons van ser referents de l'antifranquisme fora de l'àmbit catalanoparlant. Nogensmenys, el govern valencià el va silenciar i fou vetat a la Radiotelevisió Valenciana. Actor de cinema Ovidi Montllor en un homenatge a AlcoiEl 1974, la seua carrera com a cantant i actor de teatre feu un gir cap al cinema gràcies a la proposta de Francesc Betriu per participar en el film Furia española. I un any després participà a Furtivos, dirigida per José Luis Borau, una pel·lícula que hagué de lluitar contra la censura i que aconseguí un gran èxit entre el públic i la crítica, que hi mostrà una opinió favorable. En pocs anys, amb la participació en La ciutat cremada, L'obscura història de la cosina Montse, Soldados, Companys, procés a Catalunya, La veritat sobre el cas Savolta, La Sabina, La campanada i El Nido es va convertir en un dels actors fonamentals de la Transició, en què habitualment representava el paper de personatges complexos i traumàtics. Després de l'èxit d'aquestes pel·lícules, el futur d'aquest actor novell semblava esperançador, però les seues següents interpretacions no gaudiren del mateix èxit. D'ací que la seua carrera com a actor de cinema semble no haver rebut el reconeixement que mereixia després de la seua brillant aparició sobtada en la pantalla gran. Els últims deu anys de la seua vida s'apartà del panorama musical per a centrar-se en el teatre, la televisió i el cinema. A partir de protagonitzar Furtivos, procurà de cercar un perfil interpretatiu que el desvinculara del paper d'aquesta pel·lícula. Ell considerava que per aprendre a ser actor calia no rebutjar cap oportunitat, de manera que li permetera aprendre i madurar com a tal. En ocasió d'aquests fets afirmà: «La història de Furtivos em va marcar un tipus de personatge que altres directors intentaren seguir. M'encasellaren i els guions que rebia eren les segones i terceres parts de la pel·lícula de Borau. Com que la cançó està funcionant, jo destrie i seleccione molt la meua aparició en la pantalla. Després me'n penedí perquè el temps m'ha demostrat que treballant és l'única forma en què un aprèn, i treballar en cine és difícil». En quinze anys, Ovidi Montllor rodà tres o quatre pel·lícules per any i treballà amb tots els directors que li oferien un paper en el seu llargmetratge: Imanol Uribe, Antonio Drove, Jaime Camino, Josep Maria Forn, Luis Cortés, Jordi Bayona, Eloy de la Iglesia, Jaime de Armiñán, etc. La seua trajectòria com a actor fou mereixedora de premis com el guardó del Festival Valencià o el premi d'interpretació del Festival de Cartagena de Indias, per la pel·lícula Soldados (1977) d'Alfonso Ungría. L'any 1994 fou nomenat Miquelet d'Honor per la Societat Coral el Micalet de València. També participà en doblatges de pel·lícules, com per exemple en el doblatge al valencià de Casablanca, en què posava veu a Sam. Com a actor de cinema majoritàriament interpretà personatges introvertits i marginats amb els quals s'identificava. Homenatges Ovidi rebent la medalla de la ciutat d'AlcoiDes de 1976, visqué al carrer de Sostres número 3, al barri de la Salut de Barcelona, on morí l'any 1995 a conseqüència d'un càncer d'esòfag.Cinc mesos abans, Alcoi -el seu poble natal- li havia tributat un emotiu homenatge. Les seues cendres reposen al cenotafi de personatges il·lustres del cementiri d'Alcoi. L'any 2005, la revista musical Enderrock edità el documental Ovidi Montllor: Crònica d'un artista, dirigit per Pere Pons, una biografia de l'artista a través dels ulls dels seus amics. El documental es va distribuir en format DVD amb la revista Folc, núm. 21. Entre els homenatges que se li han fet, cal destacar el que es celebrà el 15 de maig de 2006 al Palau de la Música Catalana. Organitzat per l'Ateneu La Torna de Gràcia i la discogràfica catalana Propaganda pel fet!. Aquest homenatge comptà amb les intervencions de Vicent Partal, Alfred Lucchetti, Oleguer Presas, Isabel-Clara Simó, Pep Riera, Gabriela Serra, Toni Miró i Arcadi Oliveres, entre d'altres. Hi participaren els músics següents: Toti Soler, Llúcia Vives, Toni Xuclà, Jordi Vidal, Materrània, Biel Mesquida, Miquel Gil, Lídia Pujol, Túrnez i Sesé, Obrint Pas, Verdcel, Feliu Ventura, Al Tall, Safanòria, Poetristes (banda liderada per Titot) i La Fera Ferotge (grup que interpreta peces de Montllor, formada per membres d'Inadaptats i Cesk Freixas). El 10 de març de 2013, coincidint amb el divuitè aniversari de la seva mort, Alcoi organitzà una sèrie d'actes entorn del cantautor. Algunes d'aquestes mostres d'homenatge foren el canvi de nom del passeig Viaducte pel d'Ovidi Montllor, la instal·lació d'una placa a la casa on nasqué (carrer de Sant Joan de Ribera, 15), i la inauguració d'una escultura de cinc metres d'alçada feta pel seu amic Antoni Miró anomenada Faré vacances. En ocasió del 20è aniversari de la seva mort, s'edità un CD de recull de les seves cançons, amb el nom de 20 anys de vacances / 20 cançons i es proposà L'Ovidi: el making of de la pel·lícula que mai es feu, un documental de ficció que explica la seva vida, interpretada per Eduard Fernández, sobre la no realització d'un biopic frustrat pel tancament forçós de Canal 9, i que finalment estrena TV3 (el documental, no la pel·lícula). També amb motiu d'aquest 20è aniversari, Arturo Gaya (veu), Kike Pellicer (contrabaix) i Paco Prieto (guitarra) enregistraren el disc Gràcies, Ovidi. El disc comptà amb col·laboracions especials de Toti Soler, Pep Gimeno Botifarra, Miquel Gil, Jordi Fusté, Pepet i Marieta, Núria Lozano, Cati Plana, Verónica Zúñiga, Quique Pedret, Montse Castellà, Juanjo Blanco, Sergi Molina, Ricardo Sierra i Sergi Trenzano. Entre tots, sota la producció musical de Kike Pellicer, aconseguiren bastir un disc en què les cançons d'Ovidi Montllor prenen una altra forma, uns altres colors. El 2020 es commemoren els 25 anys de la seua mort amb diferents actes arreu, com per exemple l'espectacle Va d'Ovidi dins del festival Barnasants a la sala de Barcelona que du el nom del cantant d'Alcoi, o ala Teatre Principal de València. També el grup de cançó protesta Ovidi4, presentà l'espectacle «Ovidi» amb el propòsit d'homenatjar l'artista que les noves generacions han reivindicat i convertit en un referent polític. Discografia  Senzills i EPs• Ovidi Montllor (1968)• Gola seca (1969)• Sol d'estiu/Ell (1971)• L'escola de Ribera/Als companys (1977) LPs• 'Un entre tants...' (1972)Crònica d'un temps (Discophon, 1973)A Alcoi (Edigsa, 1974; reeditat i digitalitzat per Picap, 2008)Salvat Papasseit per Ovidi Montllor (Edigsa, 1975; reeditat i digitalitzat per Picap, 2007)A l'Olympia (Edigsa, 1975; reeditat i digitalitzat per Picap, 2008)De manars i garrotades (Edigsa, 1977;[33] reeditat i digitalitzat per Picap, 2008). Amb poemes musicats de Joan Salvat-Papasseit i de Vicent Andrés Estellés.Bon vent... i barca nova! (BMG-Ariola,1978)Ovidi Montllor diu Coral romput (BMG-Ariola, 1979)4-02-42 (BMG-Ariola, 1980)...Qualsevol dia impensat, us tornaré a emprenyar (PM Produccions, 2004)
Joan Pau Giné (1947 – 1993): la voix de la Catalogne Nord
(13-07-2021)
Joan Pau Giné (Bages de Rosselló, 3 octobre 1947 - 1993) était un auteur-compositeur-interprète originaire du Roussillon. Issu d'une famille exilée, originaire de la Serra d'Almos, Tarragone. Il se fait connaître artistiquement en 1976, et devient rapidement le chanteur catalan le plus populaire du Roussillon, aux côtés de Jordi Barre. Joan Pau Giné était l'un des chanteurs qui, en Catalogne Nord, étaient l'équivalent, dans les années 70 et 80, de ceux de la Nova Cançó catalana au Sud. Giné est celui qui utilise le plus la variante roussillonise du catalan pour écrire ses poèmes et ses chansons. Dans ces années-là, donner un statut littéraire à la langue courante des Roussillonnais  a représenté un choc pour les mentalités éduquées dans le jacobinisme de l'école française, où toute langue non française était méprisée et décrite comme patois par des "Mestres Educats" (instituteurs instruits) que le chanteur décrit dans l'une de ses chanson et dont il fait lui-même partie avant de démissionner de l'Education Nationale. Joan Pau Giné a commencé sa carrière artistique en 1976, en alternance avec son métier d'éducateur, qu'il a exercé dans les écoles de la région parisienne où il avait été affecté. Il devient le chanteur le plus populaire des comtés catalans sous administration française, aux côtés de Jordi Barre, Albert Bueno, le groupe l'Agram et Pere Figueres. Lors d'un de ses voyages de Paris au nord de la Catalogne, pour se produire, il a été tué dans un accident de voiture. Homenatge a Joan Pau Giné  En 2013, a l'inciativa dels Angelets de la Terra, més de noranta cantants i grups d'arreu dels Països Catalans s'han reunit en un mateix projecte, sota el nom Cantem Giné, interpretant temes del repertori de Joan Pau Giné, mort prematurament el 1993 en un accident de circulació, tornant al Rosselló des de París. Aquest projecte es tradueix en una edició de quatre CD, un digipack amb quatre solapes i 92 cançons del cantant rossellonès, interpretades per un intèrpret cada una. Una edició collector inclou un llibre de 224 pàgines amb textos de Donald Smith i Jaume Queralt, així com els textos de totes les cançons i una traducció al francès. Els intèrprets que s'han ajuntat en aquest projecte representen noves veus, sovint grups molt joves, al costat de cantants ja molt consolidats. Les cançons que Giné interpretava tot sol amb una guitarra, es converteixen ara en rumba, salsa, reggae, ska, punk, rock i blues. Entre els artistes que hi participen trobem els actors Sergi López i Joan Anguera, amb músics com ara Julio Leone, Llamp te Frigui, Buenasuerte, Marina Rossell, Gerard Jacquet, Stéphanie Lignon, Pascal Comelade, Pere Figueres, Meritxell Gené, VerdCel, Titot & David Rossell, Carles Belda, Josep Tero,...En aquests quatres discos, la poesia de Giné es mostra “viva i actual”, segons els promotors del projecte, l'associació Angelets de la Terra i el Col·lectiu Joan Pau Giné. El català rossellonès de Giné s'enriqueix, en aquestes gravacions amb els accents dels artistes de la Catalunya Nord, el Principat, les Illes Balears, el País Valencià, la Franja de Ponent, l'Alguer, l'Andorra i l'Occitània. D'aqueixa edició en quedaren fora versions alternatives de Bertomeu (en va fer una que va ser integrada als discos), Lluís Vicent, Orxata Sound System, Donallop, Miquel Pujadó i Marc Serrat. Canten Giné rep el premi "Coup de coeur" de l'Académie Charles-Cros 2015.   Concerts Canten Giné L'àlbum es va presentar oficialment el 26 d'abril del 2014 al vilatge natal de Giné, Bages de Rosselló, amb un recital d'Els Delai, Ghetto Studio, Meritxell Gené, Norha, Sr. Mit i VerdCel;   Altres concerts:   - al Palau dels Reis de Mallorca (22 de juny 2014, amb Carles Belda, Projecte Mut, Marta Elka, Buenasuerte, Rosa Luxemburg, La Carrau, "Rossellonès tribute" amb Gerard Jacquet, Pere Figueres i Llamp te Frigui;   - a Palma (5 de setembre 2014, amb Antoni Nicolau, Es Reboster, Elka i Pere Figueres),   - al Teatrino del Liceu de Barcelona (27 de novembre 2014; amb Pere Figueres, Meritxell Gené, Albert Jordà, Montse Castellà, Didac Rocher i VerdCel);   - al teatre d'Alcoi (14 de març 2015, amb Atzukak, Albert Bertomeu, Clara Andrés, Gent del Desert, Ghetto Studio, Llamp Te Frigui, Lluís Vicent, Òwix & M.M., Pere Figueres i VerdCel);   - al teatre municipal de Perpinyà (25 d'abril 2015, amb Madretomasa de Oriol Vilella, Andreu Valor, Bonobos, Dídac Rocher, Patch i Blues de Picolat);   -a l'auditori de Girona (21 de novembre 2015, amb Carles Dénia, Verdcel, Pascal Comelade amb Pere Figueres, Marta Elka i Dídac Rocher).    La Marinada   La marinadaAqueixa amiga amb els ulls blausEncara els morros molls de salAqueixa filla de l'onadaLa marinadaÉs la promesa en fi de tardaQuan l'estiu empresona l'aireD'una mar un poc tracassadaLa marinadaÉs una gàbia sense ocellsÉs una mà dins dels cabellsQuan la platja ha estat desertadaLa marinadaÉs un pi que torna a parlarSón els senills que fan sonarTotes les aimes de la pradaLa marinadaÉs una barca sense el remÉs una vela que se'n vénAmb un record de passejadaLa marinadaÉs una història que han negatI que s'aixeca de la marÉs la memòria retrobada Diguem-ho   Vos que voleu la llibertatque la porteu dins del programavos demanarem la caritatd’una existència catalana.I vos deixem la llibertatde vos disputar els afersd’un país generós de guerresque nos ha pas mai estimat.Diguem-hoVos que teniu la dignitatcom principal referènciarespecteu nostra identitatque és n dret a la diferència.I vos deixem la dignitatde vos fer col·laboradorsd’un país colonitzadorque nos ha pas mai respectat.Diguem-hoVos que voleu l’electoratque condiciona la misèriavos direm catalanitatamb el nostre afany de sempre sereI vos deixem l’electoratsi hem de fer el ramat d’ovellesja que amb les vostres cantarellesacabem de ser afrancesats.   Parla-me, diguis-me coses   Parla-me, diguis-me cosesAmb aqueixa llengua rosaQue arrossega pels carrersDiguis-me coses boniquesDiguis-me coses ben ditesSense pensar en res mésParla-me, diguis-me cosesAmb aqueixa llengua bojaQue se perd en caminetsDiguis-me que la setmanaQuan s'acaba nos enganyaIgual que la fi del mesI potser, potser, me faràs contentPer estimar cal tenir tempsCom una mar retiradaA la fi de la jornadaTornem a ser tots soletsDiguis-me coses boniquesDiguis-me coses ben ditesPer demà cal ser refetsCada dia una cadenaTe se posa sus l'esquenaCom vols fer per fer projetsDiguis-me lo que se passaAmb la llengua de casaLa que a escola t'han defèsI potser, potser, me faràs contentPer estimar cal tenir tempsTenes ganes de fer cosesI a la plaça te reposeso sabes pas més on etsDiguis-me coses boniquesDiguis-me coses ben ditesCaminem prou de travésParla-me, diguis-me cosesAmb aqueixa llengua rosaQue fa vergonya al burgèsDiguis-me que la perolaDessús del foc de la històriaTen el tap que en pot pas mésI potser, potser, me faràs contentPer estimar cal tenir tempsI potser, potser, me faràs contentPer estimar cal tenir temps.   Espieu   Espieu la marespieu la planaespieu el solespieu la muntanyaespieu, tenim dues llengüesuna pel dia i una per la nitQue t'han la marfas carulla tristaels teus ulls tan blausqui te'ls trepitjaa l'estiu te deixen rebentadai a l'hivern t'emplenen de casots*Espieu la marespieu la planaespieu el solespieu la muntanyaespieu, tenim dues llengüesuna pel dia i una per la nitQue t'han fet la planatu també te n'ets vistesa còpia de desherbantsi de produïts ximiquestot just si hi ha un parpallol que volii un llapín que sigui acampatEspieu la marespieu la planaespieu el solespieu la muntanyaespieu, tenim dues llengüesuna pel dia i una per la nitEspieu la marespieu la planaespieu el solespieu la muntanyaespieu, tenim dues llengüesuna pel dia i una per la nitQue t'han fet el soltu que sempre riuesaqueix amor del souveiam lo que en diuesfas pas hores suplementàriesmes peraixò te saben aprofitarAmb prou dinerste munten i te baixent'han robat la neui te roben les vaquesmuntanya sempre seràs muntanyaquan el vent t'haurà escombrat el pols*Espieu la marespieu la planaespieu el solespieu la muntanyaespieu, tenim dues llengüesuna pel dia i una per la nit.   El temps de les cireres   Quan el cantarem el temps de les cireresPel rossinyolet i el merle riallerSerà dia de festaLes nines tindran la mirada llestaI els enamorats un sol al pallerQuan el cantarem el temps de les cireresXiularà de bo el merle riallerMireu que és ben curt el temps de les cireresQuan de dos en dos se cull en somiantPenjolets d'orellesCireres d'amor de roba vermellaVessant pel fullam com gotes de sangMireu que és ben curt el temps de les cireresPenjols de coral cullits en somiantUn cop que hi sereu al temps de les cireresSi vos fan fremir les penes d'amorAneu lluny de les ninesJo que tinc pas por d'engolir espinesBelleu patiré de la mala sortUn cop hi sereu al temps de les cireresTambé ne tindreu de penes d'amorL'estimaré sempre el temps de les cireresÉs ell que em va fer al mig del meu corUna esgarrinxadaI si la fortuna me sigués donadaPer jo mai seria un remei prou fortSempre estimaré el temps de les cireresI aqueix record que n'hi tinc al cor.   Biografia d'en Joan Pau Giné   1) IFANTESA I ADOLESCENCIA3 d’octubre de 1947, naixement de Jean-Paul (que esdevindrà més tard Joan Pau) a Bages, en el Rosselló. La seva mare, Etiennette Fabre, és comerciant i el seu pare, Joan Giné (originària de la Serra, província de Tarragona) és un agricultor.Jean-Paul va en primària a l'escola pública.Educació secundària en curs complementari de Tuïr.Anys 1963-1965: educació secundària a l'Institut Aragó de Perpinyà.Va participar en la creació de l'associació "Charles Fourier." Primers contactes amb la cultura catalana a través d'una conferència de Pau Roure (pare de Jaume Roure, tinent d’alcalde de 1993 a 2014) sobre els Almogàvers. La seva activitat és centra en la cançó i la música donant una conferència sobre Georges Brassens. El 1966, crea el "Teatre de les Aspres" (esbossos, cançons, recital de poesia) i compleix amb Pierre Figueres, de Pontellà. Jean-Paul i Pierre encara no són Joan Pau i Pere. Tots dos canten en francès, els primers els seus propis textos i també "El Desertor" de Boris Vian, popularitzada per Serge Reggiani; el segon canta textos gairebé exclusivament d’en Brassens, però ja ha inclòs en el seu repertori "Al vent" d’en Raimon.A favor de la cançó amb lletra poètica i de rebel·lió, en contra de la moda "yé-yé" (de la música pop).Curta estada a París amb el seu cosí Guy Trilles. Treballen a les « Halles » com a manipuladors que transportaven mercaderies des de l'exterior cap a l'interior dels pavellons.   2) LYON, NANTUA, MONTPELLEREl 1967, va deixar Bages per fer estudis superiors.En primer lloc a la Universitat de Lió, anys 1967-1968; es va matricular a la Facultat d'Arts i Humanitats a la secció "Psicologia".Esdeveniments de "maig 1968": es va traslladar a París amb Guy Trilles.Anys 1969-1970: es va matricular a la secció "Literatura Moderna".Finança els seus estudis treballant de supervisor escolar a l’Institut de Nantua (Departament Ain), i en algun moment, en una empresa que fabrica de matalassos de metall. Anys 1971-1972: se'n va anar a la Universitat de Lió i Montpeller, secció "Literatura Moderna". Segueix treballant en diferents establiments del Roine. Durant aquest temps, Giné va perfeccionar la seva pràctica de la guitarra i escriure cançons en francès. Durant els períodes de vacances a Bages, es va adonar d'un auge en la cançó català del nord.   3) ANYS "ADIU ÇA VA"Anys 1973-1982: retorn a casa d'estiu de 1973, després de sis anys d' "exili".Giné és emprat pel Ministeri d'Educació com un substitut docent a la Guingueta d'Ix (Bourg-Madame), Oceja, Sant Pau de Fenolhet, Tuïr i Bompàs.Va ser durant aquest període d'uns deu anys que afirma el seu desig d'escriure cançons i viatjar pels pobles per cantar.A més de Pere Figueres, el vell amic de la banda "Guillem de Cabestany", el primer grup d'activistes dels cantants de "Nova Cançó", va conèixer a molts dels que expressaven la vitalitat creativa de parla francesa: Antoine Candélas, Serge Llado, Guy Jacquet, Philippe Olivier, François Desnuelles.S'uneix amb el "Théâtre de la Rencontre" i la "Comédie du Roussillon", de Jean Darie et Marie Rouvray.No va tardar molt de temps per passar al català. Al juny de 1975, sota l'ègida dels "Amis de Truc", canta primers textos seus en català, incloent-hi "L'Adam", en un cabaret a Argelers de la Marenda.1976 és l'any de la seva "conversió" al català. Es va unir al grup "Guillem de Cabestany".Fa la primera part d'un concert de Pi de la Serra al Palau dels Congressos de Perpinyà, apareix en el cartell de la segona edició de "Les sis hores de cançó" al Palau dels Reis de Mallorca, canta al "Marché de Gros" sota la carpa del "Grain de Sel".L'1 de desembre, primer concert en solitari a Sant Nazari de Rosselló i obté la seva verdadera consagració en la nit de Nadal a Toluges.   El 1976, la premsa parla d'en Giné. El diari "L'Indépendant" (de Perpinyà) publica el 19 de desembre les paraules de la cançó "El cuc" i en la seva edició del 8 de gener de 1977, fa una llarga lloança escrita pel cantant Antoine Candélas, amb el títol "Les mots de Joan Pau Giné". El 30 de juny, el mateix diari va publicar un àlisi de l'escriptor Pere Verdaguer "A propos de Joan Pau Giné et la nova cançó rossillonesa" ("Sobre Joan Pau Giné i la nova cançó rossellonesa"); seguit, el 2 de desembre d'una breu entrevista recollida pel poeta català Joan Morer (de l'associació de Ribesaltes "Llavor").Per tant, sol o en "tàndem" (amb Maria Andrea, Pere Figueres, Joan Cayrol, Teresa Rebull o Toni Montané), actua en els pobles de Catalunya Nord, entre quaranta i cinquanta cada any. Participa en "Festes Majors", en els mítings de solidaritat social, sindical o política.Es va convertir en un "actor" capdavanter del paisatge musical nord-català.   Organitza, a finals de juny i principis de juliol de 1977, el "Primer Festival de Cultura Catalana" a Bages. El seu èxit popular mostra que el cantant poeta també és capaç d'imaginar i realitzar projectes molt ambiciosos. Per exemple, reunirà representants de la creació en català (cançó, teatre ...) amb l'avantguarda artística. Jean-Louis Vila, Michel Fourquet, Marc Fourquet, Patrick Gifreu participaran en aquest primer festival. El català, és cert, era de moda en aquest període. El lema "Volem viure a país" estava en l'aire, Catalunya Sud en efervescència i localment les associacions "autonomistes" i "independentistes" que feien sentir les seves reivindicacions a través de "La Falç" eren particularment actius. D'altra banda, el P.C.F. la P.S.U. i fins i tot L.C.R. la C.G.T. o C.F.D.T. amb posicions i comportaments diferents, no giraven l'esquena a aquestes reivindicacions "catalanistes" o "regionalistes" de finals de 1970, que són els de la denúncia d'un cert tipus de desenvolupament turístic costaner, les lluites ambientals i antinuclears (per exemple a Illa 'de Tet'), de defensa dels empleats de les empreses en perill (per exemple, "Punto Blanco" i, una mica més tard, les nines "Bella"). Uns anys de militància potent, durant els quals, amb una guitarra i una cadira, Joan Pau Giné va cantar: "L'allioli", "Pensa te", "Parla-me diguis-me coses", "L'Adam", "El cuc", "El meu país", "Cremat l'home", "Adiu ça va"...   "Adiu ça va" : El títol no és irònic. Aquest és un període de gran intensitat, de compromís militant, d'activitat d'ensenyament i artística, pero també d'equilibri emocional i familiar. Giné va conèixer la seva parella Malou, que ajudarà a la tècnica en els seus concerts.El 1978, llançament del seu primer disc LP "Adiu ça va" editat per el "Verseau" de Tolosa. L'enregistrament del disc va tenir lloc a l'església d'Ortafà.El 18 de maig de 1979, va néixer la seva filla Lea.El 1980, va publicar amb els seus amics Etienne Sabench (Esteve és president de l'Associació "Adiu ça va" que va organitzar "Canten Giné" amb els Angelets de la Terra/Col·lectiu Joan Pau Giné, homenatge dels Països Catalans a Giné, a partir del 2013) i Gerard López, un llibre per a nens en edat escolar "Els llibrets de Titella" (Edicions "Le Chiendent").Per tant, reitera el seu compromís amb la variant rossellonesa del català que va despertar polèmica en la qual comptarà amb el suport de figures com el científic Gérard Vassalls, l'arquitecte arqueòleg Roger Grau i fins i tot el professor i escriptor Pere Verdaguer, que va posicionar el català d'en Giné en el corrent popular de "Un tal" (o Albert Saisset, poeta nord-català del segle XIX).   Organitza en Elne, un Festival de Cultura català, seguint el model de la de Bages.El 1981 s'organitza Marquixanes, un Festival de la Cançó català. L'esdeveniment, sota una tenda de campanya, serà de tres anys.El 1982, va dimitir de l'Educació Nacional francesa. Va acabar de fer de professor a Tuïr on va quedar de l'octubre de 1981 al febrer de 1982.Giné s'encarrega de les terres de la família i esdevé col·laborador del celler "La Barnède". Aquesta re-arrelament amb el cultiu de la vinya el radicalitza una mica més com a catalanista, especialment després d'una estada a París, on va ser convidat a cantar i on va passar uns mesos, que no el va satisfer." …En son sopat de Montparnasse, prendre metros cambiar de gares … ", canta Giné en una de les seves noves cançons.Registra a la "Fonothèque" de Narbona un casset de dotze noves cançons. Nadal de 1984, llançament del seu segon àlbum "Bona Nit Cargol"; Han passat 6 anys, només interromputs en l'àmbit editorial amb la publicació d'un petit fullet de lletres de cançons, que també inclou textos de Maria Andrea."Bona Nit Cargol" tanca el període dels anys "Adiu ça va". El títol no deixa de tenir certa ironia. Va passar el temps i van desaparèixer les il·lusions de creure que seria fàcil crear i editar en català a Catalunya Nord. Això no ha canviat 30 anys després pels músics que canten en català a l'estat francès. Desencant artístic, separació familiar, decepcions com a militant.Es va traslladar a París on retroba amics de Perpinyà que hi van anar a provar sort: Antoine Candélas, Serge Llado, l'actor Maurice Durozier i el cantant d'expressió catalana Toni Montané. Amb aquest últim, va trobar treball en l'escola on Toni fa de professor.   4) ELS ANYS PARISENCS 1984-1993 Giné no continuarà a tirar endavant? Ha dit adéu per sempre a Bages?Esdevindrà un entre molts catalans exiliats a la capital, tornat al país només per les vacances, als quals havia vingut a portar diverses vegades un aire musical del país?Comença una nova vida. Es va unir amb Dominique. És professor de matemàtiques, física i lletres a la "Cambra Sindical de Perruqueria" i la "Cambra Sindical de l'Alta Costura".Sense abandonar la seva guitarra i escriure en català, però també en francès, idioma que torna a utilitzar més fàcilment, ara té altres interessos.Va fer cursos de dibuix i pintura, va al cabaret, llegeix cada vegada més llibres de ciències socials. No ha abandonat el gust per la psicologia.El coneixement propi sempre ha estat una de les seves cares ocultes, igual que el coneixement dels altres (altres paisatges, altres llengües, altres cultures), que persegueix a través de viatges: Itàlia, Iugoslàvia, Marroc, Sàhara ... 23 setembre 1986: Naixement de la seva filla Maria.El 1988 va assistir a classes de Alfonso Caycedo, neuropsiquiatra colombià, fundador de la sofrologia (una filosofia de la salut feta d'exercicis físics i mentals).El 1990 obté el diploma de sofrologia a Andorra i això li permet obrir una oficina. Preveu, a partir d'aquest moment, la pràctica professional de la sofrologia quan tornarà al país i particularment a Bages.8 agost 1991: naixement del seu fill Simó.Aquest mateix any, va fer un programa a "Ràdio País" (a París) que va batejar naturalment "Adiu ça va". Conta històries (aspecte poc conegut de la seva creativitat) i rep cantants de Perpinyà i Barcelona. Torna al país per les vacances o les veremes. Torna a l'acció militant? Nostàlgia del Canigó i de la Mediterrània? L'explosió musical, l'edat d'or de la dècada 1970-1980, ja s'ha acabat.Jordi Barre es manté al capdavant de la cançó en català, però gairebé sol. Giné observa amb satisfacció l' "èxit" d'un dels seus compatriotes de Bages, Albert Bueno... No obstant els afeccionats d'en Giné no el van oblidar. I en té molts, més enllà de les disputes lingüístiques insignificants. Ell té amics a tot arreu: a "Ràdio Arrels" (Pere Manzanares), a "Radio France Roussillon" (Gerard Jacquet, Norbert Narach, Esteve Valls), a les edicions "Trabucaire" (Robert Avril), en associacions culturals, entre organitzadors d'esdeveniments populars.Entre 1985 i 1993, el criden almenys un cop l'any per actuar a Catalunya Nord.1985 és convidat pel club "Amics dels Poetes" del CDACC, organitzat pel poeta Joan Iglesis a Perpinyà.1989 és convidat pel cabaret "Le clin d’oeil" de Ria. Va crear la fórmula de "Ollada Espectacle" que va tornar a organitzar en el mateix poble anys després l'Enric Balaguer en un concert amb Comelade i Jacquet. En 1991 és convidat al festival de Toluges "Pau i Treba de Deu", poble amb el qual sempre va mantenir l'amistat (amb el de Sant Nazari de Rosselló) perquè hi havia iniciat a cantar en solitari el Nadal de 1976. El març de 1993 va ser convidatr a cantar al Parc de Clairfont de Toluges per la tradicional "Calçotada" de l'associació "Arrels".1993: va ser convidat a finals de maig per l'associació del Mil·lenni del Castell Medieval de Castellnou. 5) LA MORT DEL POETA El 1993 va morir en un accident de trànsit, el retorn a París.Va ser el dia després del seu recital a Castelnou.   L'Indépendant, El Punt, L'Avui et toutes les radios locales consacrent à sa disparition de longs articles et de nombreuses émissions. La foule immense réunie pour ses obsèques à Bages témoigne de l'importance de Joan Pau Giné, ce chanteur, venu du peuple, qui lui est resté fidèle, en particulier durant les dix-sept ans consacrés à servir, dans son style mi-bohémien, mi-philosophe, la tendresse et la malice chevillées à ses lèvres et à ses yeux, la chanson catalane. Tant pis si certains lui contestent le titre de poète, le pénalisent pour son usage si vivant et si baroque du catalan, tant pis si quelques-uns lui discutent une légitime entrée dans les anthologies ou les encyclopédies, pour nous il a été et restera ce "merla rialler" du "Temps des Cerises" de Jean-Baptiste Clément, repris par un de ces troubadours qui eurent vingt ans et toute la générosité joyeuse de "Mai 68". Pour nous, Joan Pau Giné demeurera encore longtemps un merveilleux «Camarade Bonheur». La voix de Joan Pau s'est tue et, avec elle aussi, celle du "xirment", du "cargol", du "cuc" …   >>> Quelques bons mots de Joan Pau Giné « Cal parlar francès, i sobretot callar» «Seu fora que cames !» (vexat, quan un cop li van refusar l’entrada en una rotllana de sardana) « (...) Jo pensi que el català és pas altra cosa que l’emoció. És això el català. És emoció. Endefora d’això hi ha pas català, hi ha pas francès, hi ha pas res de res. (...)»   >>> Joan Pau Giné en récital Bona nit a tothom : me fa plaer de ser aqui amb vosaltres aquesta nit. Jo me dic Joan Pau Giné. (C'est par ces mots qu'il commençait ses récitals). Comme chacun d’entre nous ici, j’ai l’impression de ne pas avoir eu à choisir ma langue maternelle qui, en l’occurrence, a été le catalan.Egalement de culture française, on m’a raconté l’histoire du Petit Chaperon Rouge qui m’a aussitôt donné une érection et de multiples fantasmes parmi lesquels celui-ci qui a pris la forme d’une chanson : La capuxeta roja. Je suis né tout près de Perpignan, dans un village qui ressemble à tous les villages avec des yeux, une bouche, un nez, des oreilles et des rues qui partent de la place publique et qui arrivent jusqu’ici. Mon village s’appelle Bages : Bages. Dans mon village, il y avait une école où on pouvait voyager pendant 16 ans, toujours assis. On rencontrait des gens venus d’ailleurs qui avaient voyagé, eux, pendant plusieurs siècles. Avec des noms qui sentent bon la banlieue : Pyrrhus, Hermione, Aggrippine, Néron… des gens qui se foutaient sur la gueule en alexandrins. C’est ça la classe : El grec. Je suis sur mon vélo et je roule tranquillement. Mes pneus sont à plat et je le sais. Je n’ai pas l’intention de descendre. J’ai la flemme. De toutes façons, le premier qui s’endort réveille l’autre : Adiu, ça va.   >>> Interview « Ceux qui rêvent d’un pays catalan et d’une langue catalane rêveront sans moi », Joan Pau Giné. De l’entêtement, de l’insolence, mais aussi une passion sincère et forte. Le Roussillon vaut bien une messe. Il chante, en tous cas, pour lui depuis 5 ans. - Peut-on parler d’un public pour la chanson catalane ?JPG : Ce public existe réellement. Mais souvent, il est mal informé publicitairement, faute d’un réseau de gens sérieux qui prennent localement en charge l’organisation. Un bon relais, ce serait les comités des fêtes, ou encore les associations culturelles et sportives. - Et les organisations, disons politiques ?JPG : Quand elles ont besoin de nous elles nous appellent, mais dans la pratique, au niveau des municipalités qu’elles occupent, la culture pure ne semble pas les intéresser. En fait, nous, chanteurs, nous servons des causes mais on ne sert pas la cause des chanteurs. - As-tu noté une évolution dans ton public, depuis tes premiers récitals ?JPG : Au début, les gens venaient m’écouter mais… pour rire. Entendre quelqu’un chanter en catalan les amusait. Je me souviens d’avoir chanté "El meu pais" avec un éclat de rire à chaque vers. C’était plutôt dur ! A présent, l’attitude est bien différente : attention plus profonde, réception plus intérieure.Ce n’est plus la grosse rigolade, on s’est aperçu que l’on peut dire, en catalan, des choses sérieuses. Les applaudissements sont devenus plus chaleureux. - Chanter seul, n’est-ce pas un handicap ?JPG : Pour moi, ce n’est pas un problème. Pour le public, c’est sûr, un groupe, comme l’Agram, le Fanal ou Pa amb oli, bénéficie d’un renom, d’une aura.Mais il ne lui apporte pas forcément plus. Cependant, chanter seul suppose que l’on ait un répertoire de thèmes et de mélodies à la fois riche et très varié et, surtout, que l’on soit physiquement très en forme. - Tu as choisi de t’exprimer dans un catalan que dans certains milieux on réprouve sévèrement. Pourquoi ce parti pris ?JPG : La chanson sert à la communication. Elle peut avoir aussi une incidence esthétique. Pour moi, il n’y a pas de langues pures et de langues impures. Il existe partout un langage qui permet la communication ; je me situe dans ce langage et je n’ai aucun problème de communication et de compréhension.Mais la communication résolue, il est possible d’aller plus loin, vers l’esthétique, à savoir la beauté formelle et le contenu de fond de la chanson. Sur ce point, je me rends compte que la langue roussillonnaise que nous parlons permet une approche et une saisie poétique aussi profonde et serrée que n’importe quelle autre. La poésie a plus à voir, me semble-t-il, avec la sensibilité collective d’un peuple qu’avec la qualité d’une langue. - Mais ce choix ne limite-t-il pas une expansion qui semblerait logique vers la Catalogne Sud ?JPG : J’ai toujours apprécié Llach comme Raimon. Le premier est ampourdanais, l’autre valencien. Il y a autant de différences entre le catalan de Llach et celui de Raimon qu’entre le mien et celui de Llach ou de Raimon. Or, que je sache, on n’a jamais refusé Raimon sous prétexte que sa langue n’était pas tout à fait celle de Llach. En fait, on refuse le catalan roussillonnais. Mais au fond, peut-être est-ce moins la langue que des raisons politiques qui expliquent cet état de choses.Le Roussillon, d’autre part, porte sur son dos un énorme complexe (que pour ma part, j’entends pleinement assumer). C’est une vieille histoire. Jadis, il crut résoudre ce complexe en adoptant le français. Maintenant, universellement, s’est dessiné un choix vers le barcelonais. N’est-il pas curieux de constater que, dans les deux cas, le roussillonnais fait appel à une langue extérieure ? - Ne prêtes-tu pas par là le flanc à la critique qui t’a été faite récemment de roussillonisme étroit ?JPG : A défaut d’être une et indivisible, la langue catalane représente à mes yeux l’ensemble des catalans parlés en différents endroits. Les frontières sont certes mal définies mais là où il est, le catalan me semble justement riche de toutes ses différences et de ses dialectes. Privilégier un catalan par rapport aux autres, c’est, ni plus ni moins, faire du centralisme.De la même manière qu’il y a plusieurs països catalans, il y a plusieurs langues catalanes. - Acceptes-tu l’image de chanteur populiste qu’on t’accole très souvent ?JPG : Le terme populiste ne veut rien dire. Le problème pour un chanteur aujourd’hui, c’est d’intéresser le public. Je m’y suis toujours attelé. Mes chansons les plus anciennes, comme les plus nouvelles, font partie d’une philosophie généreuse du vivre et de l’être. Ceux qui me gratifient du qualificatif de populiste, ce sont généralement des intellectuels. Mon expérience de chanteur, au contact du public, m’a montré qu’il faut plus de temps à un intellectuel pour comprendre certaines choses et, encore, on n’est jamais assuré qu’il les a comprises. Alors que les intellectuels mettent un mot, moi je mets tout le poids de ma sensibilité, de mon engagement. - Quel engagement ?JPG : Etre aujourd’hui auteur compositeur interprète, c’est donner un témoignage d’homme d’être au monde. La politique, pour moi, est un épiphénomène, un phénomène de surface. - Comment reçois-tu les mots d’autonomie, d’indépendance et de réunification?JPG : J’ai toujours un tempérament autonome, indépendant et anti-étatique.(Interview recueillie par son ami Jacques Quéralt)   >>> A propos de Joan Pau Giné et de sa place dans la « Nova Cançó » Joan Pau Giné représente celui que tout Roussillonnais pourrait devenir s’il cédait à l’instinct de conservation de sa langue et de sa culture, à savoir : se munir de ses textes, de ses propres paroles, empoigner une guitare et surgir dans la rue, comme on s’emparerait d’un bâton de pèlerin – injustement laissé de côté – pour aller prêcher le « rossellonès »… acte que nous n’accomplissons pas, pour n’être ni musicien, ni poète, pour ne pas oser parler catalan… ou, plus franchement, pour ne pas détenir cette alliance explosive de talent et de courage qui amena Giné à entamer son action de chanteur, voilà près de dix ans. Il a choisi la voie esquissée par Albert Saisset (Un tal) en disant non au « normatiu » pour affirmer son adhésion au catalan de la plaine du Roussillon. C’est donc une tentative de sauvegarde et de récupération d’une spécificité linguistique (dialecte) avant d’être celle d’une langue.L’impression de Giné chantant, c’est un peu ce que l’on éprouverait face à « une force tranquille ». Assis sur une chaise qui semble avoir toujours été sienne, il caresse d’un rythme régulier une guitare chue d’on ne sait où dans ses mains caleuses de rural… et sa voix, grave comme une sentence, linéaire comme une aiguille, remue le public. Il possède un vocabulaire et une imagination qui semblent issus de sa simplicité. Joan Pau Giné tire parti d’une profondeur qui prend possession de l’auditeur réticent… juste après que l’humour l’ait désarmé… L’art de Giné fait que nous rions de nos propres faiblesses quand nous devrions nous en désoler. Il pourrait en ce sens être comparé à Molière, « un Molière qui chanterait en catalan »…Un autre caractère des textes de Giné est contenu dans le fait qu’ils sont pensés en catalan… Le public se reconnaît en Giné pour l’écouter de sonoreille autochtone.De « Bona nit cargol », disque qu’il nous a livré récemment, à son premier enregistrement, « Adiu, ça va », quelque cinq ans ont passé… On constate entre ces deux « moments » un désir d’évolution musicale chez lui. Quant à ses vers, ils sont comme des grains de raisin qui entreraient dans les cuves de notre mémoire, tout en nous souhaitant que le breuvage qui en naîtra ait du degré. La cuvée « Bona nit cargol » nous dévoile un visage de poète plus engagé dans la tendresse qu’il porte à sa terre… un visage qui sait conserver le regard de la sensibilité.(Joan Iglesis, Le jardin des poètes)   >>> Témoignages … Une autre clé du succès de Giné tient sans doute à son attitude idéologique.De même qu’il se tient près du peuple quant à son langage, il se tient près de lui quant à ses sujets, à sa joie de vivre malgré les difficultés, à son esprit satirique. Ne se croyant pas investi d’une mission de prophète, il se contente d’être bien avec son public, avec lequel s’établit une complicité, comme entre les participants d’une veillée près du feu au temps jadis. Et là, tous ensemble, on réfléchit sans mots d’ordre sur la situation, à ce que l’on pourrait faire pour se réaliser un peu mieux, en l’occurrence pour se réaliser un peu mieux comme Catalans. Et de ce contact, de cet échange, il n’en sort pas des révélations, mais le courage simple de continuer la tâche le lendemain. Comme les Catalans ont du pain sur la planche, n’est-ce pas là, une excellente attitude ?(Pere Verdaguer, Professeur - écrivain) Si j’avais à parler en trois mots de Joan Pau Giné, je dirais : de l’esprit, du coeur, de la qualité (ce dernier mot étant le résultat logique des deux premiers).En un mot ? Un homme ! Un homme du peuple, un homme avec un petit «h», c’est là sa grandeur.(Antoine Candélas)   >>> Giné en quelques traits 1 – Une voix puissante, un physique trapu, une poésie comme un vin rancio, ça chauffe par où il passe.2 – Une énorme santé, une jovialité pleine d’ironie, une boulimie de choses simples et quotidiennes, consommées avec un « zeste de cruauté ».3 – Un chanteur qui s’inscrit de plain-pied dans le mouvement de la Nova Cançó.4 – Massif comme un rural en mêlée, « tamarut » comme un instituteur qui voudrait que la pédagogie ne soit que chansons, frais comme un pinson qui refuse de piailler, ce moderne « Pere Pinya » prend plutôt les chemins traversiers que l’autoroute « la catalane » pour venir chanter et réchauffer le catalan dans les gorges des plus anciens ou l’ensemencer dans les oreilles des plus jeunes et des derniers venus dans le département.5 – Coeur vaillant du nouveau chansonnier catalan, il draîne avec lui la bonne humeur, une dose d’ironie à « piquer » les cuirs les plus tannés, et un flot de tendresse à dévorer les feuilles jaunes de notre fin d’automne.6 – La langue de Joan Pau, c’est la nôtre, celle du Roussillon, celle qu’ « on » nous a laissée pour dire des choses simples, pour dire nos colères et nos joies. Ce catalan, Giné l’a pris comme il est, pas dans les dictionnaires et les livres savants, mais dans nos champs, nos vignes, nos chantiers, et il le rend.Oui, il nous le rend, notre parler, car son chant est notre colère, notre sourire et peut-être par dessus tout, notre tendresse.7 – Joan Pau, c’est le frère, l’arrière-petit-fils, le neveu, le cousin qui… un beau jour… s’est aperçu qu’il avait retenu au fond de sa gorge, une langue, sa langue maternelle, langue magnifique.8 – Poète du quotidien, il chante (inimitable) le gardien de la paix, les réunions féminines Tupperware (qui pourtant ne le subventionnent pas),l’ennui des jeunes, les vicissitudes des plus anciens, l’amour du pays et des « pallagostis » (sauterelles), les phénomènes sociologiques modernes, le tourisme et « Perpinyajar » (ou quand les Barcelonais font du shopping plein centre à Perpignan). Des chansons tous publics qui, aussitôt, font mouche.On rit, on applaudit, on s’amuse.Le «merla rialler», admirateur de Brassens, de Ferré, de Bobby Lapointe, passionné de psychologie et de sciences humaines avait su cultiver toujours une veine poètique à l’imagination fertile et malicieuse, colorée et indomptée.Sa disparition brutale a été cruellement ressentie et a laissé un grand vide dans le coeur de ses nombreux admirateurs.(Jacques Quéralt)   -Disque N°1Bona nit cargolEl xirmentLa marinadaEl GrecMercedèsEls diesL’AdamPallagostis de l’estiuPensa teEspieuLa nit d’en FrankesteinMontparnasse   -Disque N°2L’allioliParla me diguis me cosesEls mestres educatsEl cucEl temps de les cireresAdiu ça va ?La capuxeta rojaPeretRecords de vidaLa televisióHi ha merda a marBages
Conférence-débat de Ramon Faura à Sant Pol de Mar: "Qui sont les Catalans du Nord ?"
à - Sant Pol de Mar CATALUNYA SUD (26-06-2021)
Conférence-débat "Qui sont les Catalans du Nord ?" dans la cour de Ca l'Artur, avec Òmnium Cultural du Maresme et la mairie de Sant Pol de Mar.Ramon Faura, invité par Michel Leiberich, a expliqué l'action des Anges de la Terre depuis 2001 et présenté le "Livre blanc de Catalogne Nord". Vidéo du résumé de la conférence-débat :
Émission de TV Llobregat avec les Angelets de la Terra et Aire Nou de Baó
(24-06-2021)
Emission de télévision "Vull una resposta" (Je veux une réponse) de Jaume Marfany, vice-président de la CAL (Coordinatrice des Associations pour la Langue catalane), pour ETV Llobregat avec Hervé Pi (Aire Nou de Baó) et Ramon Faura (Angelets de la Terra). La philosophie de deux associations culturelles de Catalogne Nord en faveur de la langue catalane. Deux points de vu différents pour un même objectif: normaliser l'utilisation du catalan dans l'espace public. <div id="embed-alacarta-26788"></div><script src="https://www.alacarta.cat/js/embed.js" data-container="embed-alacarta-26788" data-src="60d0933e2d9553048863c7cf/60d104b94fa1781c6020b6a6"></script>        
Joan Becat: "La Catalogne vue depuis la Catalogne Nord"
(20-05-2021)
Joan Becat i Rajaut, né le 20 juin 1941 à Perpignan est un géographe de Catalogne Nord. Il étudie la géographie à l'Université de Montpellier et à celle de Paris. Il est, depuis 1972, professeur de géographie à l'Université de Montpellier. Il a travaillé avec le CNRS. Il a publié de nombreux articles sur la géographie physique et économique de la Catalogne Nord, notamment dans la revue Sant Joan i Barres et les journaux Avui ou El Punt. Il a été le coordinateur pour la Catalogne Nord du deuxième congrès international de la langue catalane et a participé à l'Université Catalane d'Eté à Prades. Il a dirigé le Centre de Recherche en Etudes Catalanes (CREC) rattaché à l'Université de Perpignan. Il a également été vice-président de la Federació per a la Defensa de la Llengua i de la Cultura Catalanes de Catalogne Nord et membre d'Òmnium Cultural. Il est membre depuis le 15 novembre 1991 de la Section de philosophie et des sciences sociales de l'Institut d'Estudis Catalans. En 2000, il reçoit la Creu de Sant Jordi.   ŒuvresL'Indépendance de la Catalogne, quel avenir? De la dictature franquiste à l'automie et à l'autodétermination / La Independència de Catalunya, quin futur? De la dictature franquista a l'autonomia i a l'autodeterminació (2013) (versió en línia: 2014, en català, francès i espanyol)Atlas de Catalunya-Nord (1977)El bosc andorrà (1980)Atlas d'Andorra (1981)Atles toponímic de Catalunya Nord (2015) Collection Andorra:Andorre, vie pastorale, société et gestion traditionnelle du territoire, XIXe-XXe siècles, 2010, 374p. + 46p. annexos.Lexique et toponymes de l'Andorre, 2010, 201p.La révolution politique de l'Andorre, 1973-1993, 2010, 212p.Andorre, un pays pyrénéen. Le cadre physique et les formes du relief 2011, 127p.Aiguats et inondations exceptionnelles en Andorre au XXe siècle 2013, 163p. + 45p. i 152p. annexos.Le risque d'avalanche en Andorre. Études 1971-1996, 2014, 251p. Documents annexos (en català) : 1- El Serrat (23p.), 2- Pas de la Casa - Grau Roig (23p.), 3- Vall del Madriu (26p.), 4- La Massana (73p.), 5- Sobre els Camps de la Cortinada - L'Angonella (79p.), 6- Vall del Riu (57p.), 7- Montaup - Mereig (65p.), 8- Cortals d'Encamp - Les Deveses (43p.), 9- Rep - El Forn - Encampadana (45p.), 10- Soldeu -El Tarter (44p.), 11- Coma de Ransol (59p.), 12- Andorra. Allaus del 8 de febrer del 1996. (143p.)
Ramon Sala, historien et conférencier
(01-04-2021)
Docteur en histoire (Paris 4, 1987). Spécialiste de l'histoire des mentalités aux XVIIe et XVIIIe siècles en région catalane. Maître de conférences à l'Université de Perpignan, directeur de l'Institut Franco-Catalan, membre de l'ICRESS, Institut catalan de recherches en sciences sociales (en 1996). AuteurLe visage de la mort dans les Pyrénées catalanes : sensibilités et mentalités religieuses en Haut-Vallespir, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles / Raymond Sala ; préf. de Pierre Chaunu / Paris : Économica , DL1991Histoire et mémoires pyrénéennes : Saint-Laurent de Cerdans / Raymond Sala / Canet-en-Roussillon : Trabucaire , DL 2015La mort dans le Haut Vallespir : 17e, 18e et 1ère moitié du 19e siècle : approche des sensibilités et des mentalités religieuses / Raymond Sala ; sous la direction de Pierre Chaunu / Lille : Atelier national de reproduction des thèses , 1989Dieu, le roi, les hommes : Perpignan et le Roussillon, 1580-1830 / Raymond Sala / Canet : Llibres del trabucaire , 1996Un millénaire de cosmopolitismes féminins à Perpignan et à ses frontières : des saintes aux prostituées / Raymond Sala, Alain Tarrius, Joan Becat / Paris : l'HarmattanL'afer Xaupi : llibertins i devots a Sant Llorenç de Cerdans, 1730-1745 / Ramon Sala... ; [trad. del francès al català , Alà Baylac-Ferrer] / Perpinyà : Trabucaire , 1990L'Affaire Xaupi : libertins et dévots à Saint-Laurent de Cerdans : 1730-1745 / Raymond Sala ; préface de Pierre Chaunu / Perpinyà : TrabucaireTrabucaires et frontière(s) : de Barcelone à Perpignan par le Vallespir / Raymond Sala / Canet : Trabucaire , impr. 2010Trabucaires i frontera(es) Texte imprimé ; traduït al català per Joan Iglesias / Raymond Sala / Canet Trabucaire impr. 2012 impr. en EspagnePrats-de-Mollo et sa vallée aux XVIIe et XVIIIe siècles / Raymond Sala / Montpellier : Université Paul Valéry , 1972Migrations d'hier et d'aujourd'hui en Roussillon : Occitans, Espagnols, Marocains / Raymond Sala et Alain Tarrius / Canet : Trabucaire , 2000 Un millénaire de cosmopolitismes féminins à Perpignan et à ses frontières / Raymond Sala, Alain Tarrius, Joan BecatOccitans, espagnols et marocains : migrations d'hier et d'aujourd'hui en Roussillon / Tarrius Alain, Sala R. Edition Trabucaire, p., 2000 Préfacier, etc.Le concile de Perpignan (15 novembre 1408-26 mars 1409) : actes du colloque international (Perpignan, 24-26 janvier 2008) / sous la direction de Hélène Millet ; [préface de Raymond Sala] / Canet-en-Roussillon : Éd. Trabucaire , impr. 2009Trajectoires d'immigrants maghrébins : réseaux, fratrie et mobilité sociale / Abdelali Kerroumi ; préface de Raymond Sala / Paris [etc.] : l'Harmattan , DL 2006Histoire de la Catalogne : au-delà et en deçà des Pyrénées / Jean Claude Morera ; préface de Raymond Sala / Paris : l'Harmattan , DL 1992 Editeur scientifiqueLa ciutat i els poders : actes del Colloqui del 8è centenari de la Carta de Perpinyà = La ville et les pouvoirs : actes du Colloque du huitième centenaire de la Charte de Perpignan, 23-25 octobre 1997, [organisé par l'Institut catalan de recherches en sciences sociales et la Ville de Perpignan] / sous la direction de Louis Assier Andrieu et Raymond Sala / Perpignan : Presses universitaires de Perpignan , 2000 Directeur de publicationLa guerra de la sal : els angelets de la terra / Liceu Deodat de Severac, Ceret ; soto la dir. de Robert Megevand, Ramon Sala ; i la col.lab. de Jordi Costa i Roca / [S.l.] : [s.n.] , 1985Perpignan une et plurielle / sous la direction de Raymond Sala et Michelle Ros / Canet : Trabucaire , impr. 2004Perpignan une et plurielle Texte imprimé ; [postface de Jean Sagnes] / sous la direction de Raymond Sala et Michelle Ros / Canet Trabucaire impr. 2004 impr. en EspagneLa ville et les pouvoirs Texte imprimé ; sous la dir. de Louis Assier Andrieu et Raymond Sala / [organisé par l'Institut catalan de recherches en sciences sociales et la Ville de Perpignan] / Perpignan Université de Perpignan = Universitat de Perpinyà, ICRESS 2000 66-Saint-Estève Presses littéraires. AutresLa Vie religieuse à Perpignan sous les Rois de Majorque / Ramon SalaLa transhumància à Prats segles XVII-XVIII / Ramon Sala (2016)Estudis Vallespirencs - Centre Cultural Català del Vallespir / març 2008, Ramon Sala, Fentil Puig Moreno, Andreu Balent,...
Joan Peytaví Deixona, chercheur et conférencier dans les domaines de l'onomastique, de la toponymie, de la démographie et de la sociolinguistique
(15-03-2021)
Joan Peytaví Deixona, professeur des universités en études catalanes à l'I.F.C.T (Institut Franco-Catalan Transfrontalier) de l’Université de Perpignan, membre numéraire (n° 257) de la section philologique de l'IEC (Institut d'Estudis Catalans) de Barcelone, président de la commission d'onomastique de l'IEC. Ses domaines de recherche vont de l'histoire moderne à la philologie moderne et contemporaine. Il a publié sur les questions familiales (La famille catalane du Nord. Patrimoine et mariages), démographie (Catalans et Occitans dans la Catalogne moderne. Comtés de Rosselló et Cerdagne, s. XVI-XVII), la toponymie (nomenclature toponymique de la Catalogne nord) et anthroponymie; édition philologique de textes (ouvrages sur les « dietaris » catalans du nord modernes), dialectologie et sociolinguistique. Il a également publié Anthroponymie, population et immigration dans la Catalogne moderne. L'exemple des comtés du Roussillon et Cerdagne (XVIe-XVIIIe siècles) (IEC, 2010). Il collabore à des revues (Études Roussillon, Mirmanda, Affaires, entre autres). Il porte une attention particulière à la diffusion de ces sujets par le biais d'émissions radio, d'expositions et de nombreuses conférences, notamment en Catalogne Nord.   Bibliographie de Joan PEYTAVÍ DEIXONA Livres et plaquettes - Catalans i occitans a la Catalunya moderna (comtats de Rosselló i Cerdanya, s. XVI-XVII), Presentació històrica i transcripció del fogatge català de 1553, del registre de la taxa del Batalló de 1643 i de les dues llistes dels immigrants occitans de 1542-1543 i 1637, a la zona de la Catalunya del Nord, Òmnium Cultural, Antiga Fundació Salvador Vives i Casajuana, Barcelone, 2005, 2 vol., 421 p. et 443 p. – El manual de 1700 de Jaume Esteve, notari de Perpinyà, Fundació Noguera, col. Acta notariorum Cataloniae, Barcelona, 2004, 679 p. – La família nord-catalana, Matrimonis i patrimonis (s.XVI-XVIII), Ed. Trabucaire, Perpignan, 1996, 187 p.   Contributions à des livres – Perpignan, la "catalanoccitane", brève histoire de l'apport démographique à Perpignan, porte d’entrée de la Catalogne, Collaboration à Perpignan, une et plurielle (dir Ramon Sala et Michelle Ros), Ed. Trabucaire, Perpignan-Canet, 2004, p.249-264. – Les migracions d’occitans vers la Catalunya en l’època moderna, Catalogue de l’exposition Càtars i trobadors. Catalunya i Occitània : renaixença i futur, Museu d’història de Catalunya (avril-juillet 2003), Barcelone, p. 170-185. – Collaboration au Diccionari d’historiografia catalana (dir. Antoni Simon i Tarrés, Diccionaris de l’Enciclopèdia, Enciclopèdia Catalana, Barcelona, 2003, 1222 p. : 49 articles (44 p.) [«E. ARAGON», «V. ARAGON», «L. de BONNEFOY», «J. BORRALLÓ», «M. BRIAL», «M. BRUNET», «J.-A. BRUTAILS», «F. CAMBOLIU», «H. CHAUVET», «A. COLSON», «J. COMA», «J. COMET», «E. CORTADE», «E. DELAMON», «E. DELONCÀ», «E. DESPLANQUE», «F. FONT», «F. de FOSSA», «J. de GAZANYOLA», «J. GIBRAT», «J. GIRALT», «J. GUIBEAUD», «D. HENRY», «J. JAUBERT de REART», «J. JAUME», «P. de LAFÀBREGUE PALLARÈS», «P. MASNOU», «J. MASSOT REYNIER», «B. PALUSTRE», «A. PARÈS», «P. de POEYDAVANT», «A. de POUS», «M. PRATX», «A. PUIGGARÍ», «P. PUIGGARÍ», «F. PUIGNAU», «J. -B. RENARD de SAINT MALO», « J. RENARD de SAINT MALO», «J. SAGNES», «A. SALSAS», «J. SARRETE», «E. TOLRÀ de BORDAS», «F. TORREILLES», «C. VASSAL-REIG», «E. VERGÈS de RICAUDY», «Escola del Publicateur», «Escola de la S.A.S.L. o Època d'Alart», «Escola rossellonesa d'inspiració francesa», «Universitat de Perpinyà»], – Collaboration pour la partie de la Catalogne du Nord à Topònims catalans, etimologia i pronúncia, de Josep Moran, Mar Batlle, Joan Anton Rabella, Bibl. Serra d’Or, 285, Publicacions de l’Abadia de Montserrat, Barcelona, 2002, 193 p.   Publications dans des actes de colloques – En Cerdà conflentí. Les arrels de l’Antoni Cayrol, Actes del Col·loqui Jordi Pere Cerdà, Literatura, societat, frontera, Oceja-Llívia, 28-30 de setembre 2001, Coed. Publicacions de l’Abadia de Montserrat-Presses Universitaires de Perpinyà, Barcelona,-Perpinyà, 2004, p. 287-304. – Els immigrants al Perpinyà modern. El pes demogràfic i el poder integrador dels occitans, Actes du Congrès "La ville et les pouvoirs" (dir. R. SALA), Perpignan, nov. 1997, Ed. Presses Universitaires de Perpignan, 2000, p.395-406. – Toponímia de Forques (el Rosselló). Primera aproximació, I. Època contemporània, Actes del XXIIè Col.loqui General de la Societat Catalana d'Onomàstica, Vilafranca del Penedès, 10-12 de maig 1996, Ed. Butlletí interior Soc. d'Onomàstica, vol. LXXVII, tom 2, juin 1999, p.105-118. – Antroponímia i immigració a la Catalunya-nord moderna: l'exemple de l'Alt Vallespir, Actes du Colloque de la 'Societat Catalana d'Onomàstica', Perpignan, févr. 1995, p. 245-269. – L'immigration occitane en Catalogne moderne: l'exemple nord-catalan du Haut-Vallespir, Actes du Congrés de la Fédération historique du Languedoc méditerranéen et du Roussillon, Perpignan, oct. 1995, p.517-534.   Articles dans des revues avec un comité de lecture – L'apport occitan à l'anthroponymie catalane, le cas de la population des Comtés du nord du XVIème au XVIIIème siècle, Lengas, 52, CNRS–Université Paul Valéry, Montpellier-III, 2002, p. 31-52. – Un ofici del temps passat. La temporada estiuenca d'un esquilador per la Catalunya del segle XIX, Études Roussillonnaises, Revue d'Histoire et d'Archéologie Méditerranéennes, XVIII, 2000-2001, p. 154-164. – Els noms de família a la muntanya nord-catalana del segle XVIII. Elements per a una geografia dels patrònims, Études Roussillonnaises, Revue d'Histoire et d'Archéologie Méditerranéennes, XVII, 1999, p.77-95. – La vie quotidienne à Terrats il y a 300 ans, 1680-1750. Essai d'utilisation historico-démographique des registres paroissiaux, Études Roussillonnaises, Revue d'Histoire et d'Archéologie Méditerranéennes, XVI, 1998, p.71-100. – Les matrimoniers: les faiseurs de mariage, Études Roussillonnaises, Revue d'Histoire et d'Archéologie Méditerranéennes, XVI,1998, p.101-110.   Autres articles – Evolució demogràfica i catalanitat a la Catalunya del Nord contemporània : una reflexió actual sobre clixés i realitats, Serra d’Or, Abadia de Montserrat, 2003, p. 36-41. – La immigració dels occitans a la Catalunya moderna (s. XVI-XVIII) : el cas dels Comtats nord-catalans, Jornada catalano-occitana de Montsegur (24.06.2002), Ed. CAOC–Institut d’Estudis Occitans, automne 2003. – Antroponímia, poblament i immigració a la Catalunya del Nord moderna : presentació de la tesi doctoral el 18 d'abril 2002 al sala Font i Quer de l'Institut d'Estudis Catalans, Llengua i literatura, Revista anual de la Societat Catalana de Llengua i Literatura, 14, Institut d’Estudis Catalans, Barcelona, 2003, p.361-370. – Collaboration à l’Almanach du Catalan 2001, Editions CPE, Romorantin, 2001 : [9 chapitres : « Les Pays Catalans (1) : le Principat de Catalogne », « Les Pays Catalans (2) : le País Valencià », « Les Pays Catalans (3) : les îles Baléares », « Les Pays Catalans (4) : la "Catalogne du Nord" », « Les pays catalans (5) : Andorre, la Franja de Ponent et l'Alguer », « Histoire de la langue catalane (1) : origine, apogée et décadence (IXème -XVIIIème siècle) », « Histoire de la langue catalane (2) : Renaixença et normalisation », « Statut et usage de la langue (1) : les forces », « Statut et usage de la langue (2) : les faiblesses ». 22 petits textes « Le Saviez-Vous ? » – De la historiografia nord-catalana moderna i dels historiadors nord-catalans modernistes als anys 90, Actes del II° Congrès Internacional d'història dels Pirineus (Girona, 11-14 de novembre 1998), Girona, 1999. – Enquête sur une famille Pfau, à Sundhoffen et Colmar, Bulletin du Cercle généalogique d'Alsace, Strasbourg, 1997, p.577-579. – Diades sobre la història de l'aigua a la Catalunya-Nord. Plecs d'Història Local, 43, L'Avenç, revista d'Història, n°167, Barcelone, février 1993, p.667. – Une famille illoise au XVIIe siècle : les Nicolau, Cahiers des Amis du vieil Ille et des villages voisins, 105, Illa, 1989, p.10-11.   Publications à paraître Livres - Antroponímia, poblament i immigració a la Catalunya moderna, De la identitat patronímica als Comtats catalans (s. XVI-XVIII), Thèse de doctorat, env. 700 p. + CD-ROM, IEC, Barcelone. - Avantpassats. Généalogie des personnages fameux de la Catalogne du Nord (vol. 1 : ahir). Direction et coordination du projet. Rédacteur des généalogies et des analyses historico-généalogiques. Collaborateurs : E. Hoerner, C. Bès, G. Rajaut, F. Jampy, D. Pons. env. 150 p. - El mas del Boix de Prats de Molló (s. XIII-XIX), étude des livres de raison et de comptes de la famille Planes du mas del Boix de Prats de Molló, env. 250 p., mi-2006. - Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, en collaboration avec Josep Moran et Joan Anton Rabella, Institut d’Estudis Catalans, Barcelone, mi-2006   Articles - Consortium familial pour affaires patrimoniales. Famille, mariage et patrimoine en Catalogne moderne : l'exemple roussillonnais», Etudes Roussillonnaises, Revue d'Histoire et d'Archéologie Méditerranéennes, tome XXII, 23 p., sept. 2006. - La fi del dialecte ? El rossellonès a principi del segle XXI, 15 p., fin 2005. - Quin català per quina llengua d’ensenyament i a ensenyar ? Reflexió sobre la llengua que s’aprèn i en el qual s’ensenya a la Catalunya del nord actual, 15 p., fin 2005. - Quelques noms de ‘fabrication locale’ : Apport à l’anthroponymie nord-catalane, Revue de Linguistique Catalane, Montpellier, 8 p., fin 2005.   Publications et travaux en cours d’investigation et de rédaction Livres - Francesc Vilar, un notari ceretà en el cor del segle XVII, fin 2006. - Els dietaris dels Ciuró de Cameles, en collab. avec J. M. Vila i M. Prat, historiens de Girona, Ed. del Trabucaire, Canet-Perpignan, 2006. - Cases del Rosselló, un món arquitectònic entre molts mons, en collab. avec J. Lugand, historien de l’art, Université de Toulouse-Le Mirail, Ed. del Trabucaire, Canet-Perpignan, 2006. env. 200-250 p.   Les travaux et mémoires de recherche 2002 – Antroponímia, poblament i immigració a la Catalunya moderna, De la identitat patronímica als Comtats catalans (s. XVI-XVIII), 4 vol. de texte, 326 p, 287 p., 338 p., 248 p.; 1 vol. d'annexes, 318 p. + 3 vol. de bases de données pour 1001 p. Thèse de doctorat. Soutenance le 11.01.2002 à l'Université de Perpignan. 1995 – Andorra : estudi sobre el terreny de Concòrdia. [Andorre. Étude sur le Terreny de Concòrdia]. Comú de Canillo (Andorre), par J. Becat, R. Sala, M. Camiade, J. Peytaví, M. Torres, M. Naudí. ICRESS, Perpignan, 1995, 224 p., cartes. Co-rédacteur de la section «Inventaire et histoire». 1992 – Repartició geogràfica dels antropònims de la muntanya nord-catalana al segle XVIII. Assaig de reconstitució i estudi d'un cens, a partir dels cònjuges de l'Alta Cerdanya, el Capcir, el Conflent, el Vallespir i els Aspres (1740-1770). Mémoire de D.E.A. d'Etudes catalanes, Université de Perpignan, 3 volumes, 216 p., 502 p. et 406 p. 1990 – Structures familiales et transmission du patrimoine dans les Comtés catalans à l'Époque moderne. Mémoire de maîtrise d'histoire, Université de Montpellier-III, 1 volume, 188 p.   Les chroniques et articles de presse Chroniqueur quotidien sur France Bleu Roussillon sur les patronymes catalans, depuis le 1er sept. 2003.   Les publications et réalisations diverses Expositions Catalunya i Occitània, Museu d’història de Catalunya, Barcelona, avril-juillet 2003. Participation à la confection de la section moderne de l’exposition (envoi de matériel, recherche d’archives, contact avec les Archives Départementales des Pyrénées-Orientales et Municipales de Perpignan), rédaction d’un article dans le catalogue.   Cartographie Les famílies nord-catalanes als Comtats catalans i el Fenolhet moderns, carte historique situant les patronymes les plus représentatifs par village, des familles nord-catalanes et « fenolhedenques » aux XVIIème et XVIIIème siècles, printemps 2003. Enquête de terrain, dir. de J. Becat, Université de Perpignan, sur les communes de Forques, Passà, Llauró, Torderes, pour la révision de la carte «série bleue» au 1:25000e Thuir-Ille 2448 OT de l'I.G.N. Recensement et normalisation cadastrale des toponymes de la commune de Forques, sous la direction de J. Becat, Université de Perpignan. Recensement et normalisation cadastrale des toponymes des communes de Terrats, Llauró, Montferrer.   E-Mail: peytavi@univ-perp.fr - Téléphone 04 68 50 25 85 Adresse professionnelle: Institut Franco-Catalan Transfrontalier, Casa dels Països Catalans, Univ - 66860 - Perpignan Cedex.
Jean Villanove, conférencier: « Histoire du Royaume de Majorque » et « De la Trêve de Dieu au Parlement Catalan et au gouvernement de la Generalitat »
à - Ribesaltes ROSSELLÓ (15-01-2021)
Conférence diaporama: « Histoire du Royaume de Majorque »   Le conférencier, Jean Villanove, allant de ville en ville, a déjà donné plus de cent conférences sur ce sujet. Il répondra à toutes les questions que vous vous posez. Comment est né le royaume de Majorque ? Quels sont les souverains ? Où résident-ils ? Quels sont leurs rapports avec Barcelone ? Jean Villanove commentera son diaporama dévoilant, en quelques dizaines de diapositives, cette prestigieuse période qui a illuminé le Roussillon, le Vallespir, le Conflent, la Cerdagne, le Capcir. Après les conquêtes catalanes en Méditerranée, Joan Villanove nous contera le développement commercial dans le nord de la mer - côté chrétien - et aussi il expliquera comment se traitaient les affaires au sud - côté musulman -. Il dira quelques mots sur deux personnages importants qui vivaient à cette époque : Arnau de Vilanova et Ramon Llull. Enfin, sachez que les rois de Majorque nous ont légué un magnifique patrimoine encore en place aujourd’hui. (Durée de la conférence : une heure et quart environ) ---------- Conférence-diaporama: « De la Trêve de Dieu au Parlement Catalan et au gouvernement de la Generalitat »   Pour trouver une solution aux problèmes sociaux, il existe deux possibilités : les armes ou la négociation. Dès le XI° siècle, en pays catalan, les gens ont pris conscience des lourdes conséquences des conflits militaires : tragiques sur le plan humain, et ruineuses sur le plan économique. Dès lors, les Catalans ont choisi la voie de la négociation. Certes, c’est la solution de la sagesse… mais elle s’avère difficile : il faut engager une conversation avec ses adversaires ! C’est ainsi l’abbé Oliba instaura la Trêve de Dieu en 1027 à Toulouges. Lors des réunions qui rassemblaient toutes les classes de la population, les Catalans se sont entraînés à l’art du compromis. Par une lente évolution et au fil du temps, ces réunions populaires sont devenues des institutions très bien organisées. Ainsi est né le Parlement Catalan : les Corts Catalanes. Plus tard, elles aboutirent à l’instauration de la Generalitat à Barcelone. Qui décidait de convoquer les assemblées ? Comment se déroulait la réunion ? Quel était le rôle du souverain ? Quel était le pouvoir de l’assemblée ? Qui rédigeait les lois écrites ? Dans toutes ces organisations, quelle était la place du Roussillon et de la Cerdagne ? Et enfin, la question que chacun se pose : que s’est-il passé après le traité des Pyrénées en 1659 ? Ceux qui connaissent les talents de Jean Villanove savent déjà que c’est un excellent moment qui s’annonce. (La conférence-diaporama dure une heure et quart)   ---- Jean Villanove 17, place de la République 66600 Rivesaltes 06.60.75.00.97 jeanvillanove@hotmail.com
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