115 municipalités participent à la 2ème édition du Livre Blanc de Catalogne Nord


Le « Llibre Blanc de Catalunya Nord » est un outil à destination des municipalités de tous bords politiques, de toutes tailles et de toutes les zones géographiques souhaitant promouvoir une « catalanité » facteur de cohésion sociale. En une année, 115 municipalités ont intégré le projet du livre blanc. Elles étaient 55 à participer à la première édition en juin 2021, déjà réalisée par les Angelets de la Terra.   Feuilletez la deuxième édition du Llibre Blanc de Catalunya Nord en cliquant [ICI] Consultez et imprimez le PDF de la deuxième édition du Llibre Blanc de Catalunya Nord en cliquant [ICI]   Ce livre blanc commence par deux éditoriaux de deux personnalités : le député Paul Molac pour sa loi en faveur des langues de France et l'ancien président de la Generalitat de Catalunya Jordi Pujol pour ses projets transfrontaliers. Vous y trouverez aussi 55 propositions concrètes destinées aux élus de Catalogne Nord qui s’engagent à normaliser l’usage du catalan et son apprentissage, tout en valorisant les traditions populaires, ainsi que le développement des liens avec tous les Pays Catalans. Ces propositions aident les municipalités à développer une véritable politique linguistique et culturelle et s’accompagnent d’exemples concrets déjà mis en œuvre dans le département, mais également ailleurs en France. Vous pourrez également y consulter les résultats d'une enquête auprès des mairies, présentant leurs positions vis à vis des 55 propositions des Angelets de la Terra, mais aussi des sujets d'actualité tel que le changement du nom du département et le développement de l'OPLC. De plus, les Angelets y ont intégré les écrits des 115 municipalités participantes, dans lesquels elles précident leurs actions et projets. L'intégralité de ces écrits est consultable, en catalan et en français, sur le site Internet des Angelets (www.angeletsdelaterra.com), où chaque commune a une pagé dédiée. Enfin, de nombreuses informations ressources à destination des élus sont détaillées dans le livre blanc : contacts utiles, liste de groupes chantant en catalan, liste de conférenciers, etc.   Le contenu de cette deuxième édition s'est amplifié car le nombre de municipalités a plus que doublé, mais aussi parce que celles qui participaient déjà ont pu faire un premier bilan après une année. De plus, les Angelets de la Terra ont approfondi leurs 55 propositions grace à l'expérience acquise en collaborant avec les mairies. A l'heure actuelle, 60% des municipalités nord-catalanes affirment dans le Livre Blanc de Catalogne Nord leur engagement en faveur de la « catalanité » dans leurs communes et intercommunalités. Ce projet a dors et déjà généré de nombreux débats et normalisé la question catalane au sein des conseils municipaux, même lorsqu’ils ne participent pas encore au livre blanc. Cela a permis d'approfondir la réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour agir en faveur du catalan et de ses traditions, mais aussi d'affirmer que la préservation et la promotion de la « catalanité » est une problématique transversale qui concerne tous les habitants de Catalogne Nord, catalans d'origine ou d' adoption, parlant le catalan ou pas. C'est la principale richesse de ce territoire et personne n'en a le monopole.   Le Livre Blanc de Catalogne Nord donne un éventail de la situation sociologique, culturelle et linguistique en Catalogne Nord, en s’appuyant aussi sur l'enquête réalisée auprès des municipalités. Cette enquête s’appuie sur les 55 propositions et établie pour la première fois un état des lieux précis des actions, des projets et des besoins de nos municipalités. Les Angelets de la Terra dévoilent les résultats positifs de cette enquête et invitent les institutions supra-municipales (Europe, Etat, Région, Département et Generalitat de Catalunya) à définir les politiques à mettre en place pour soutenir cette volonté municipale. La participation de la majorité des municipalités nord-catalanes et la multiplication des actions en faveur de la catalanité ces derniers mois illustrent à quel point nos élus de proximité sont bel et bien conscient des bénéfices, notamment économiques et sociaux, inhérents à une catalanité moderne, ouverte et vivante.   Durant les trois années à venir, les Angelets de la Terra feront un suivi des actions municipales et de leur évolution. En 2025, en fin de mandats, ils éditeront un troisième Livre Blanc de Catalogne Nord, pour valoriser les actions portées à terme pendant ce mandat par toutes les municipalités nord-catalanes, y compris celle qui n'auront pas souhaité adhérer à ce projet. Le Livre Blanc de Catalogne Nord a pour ambition de participer à l'entrée de la Catalogne Nord, Pays Catalan ou même Pyrénées Catalanes dans le XXIème siècle. - L’association culturelle des Angelets de la Terra : Elle est créée à Perpignan en 2001, est autogérée et autofinancée. Elle fonctionne donc sans subventions, avec des bénévoles passionnés et des mécènes engagés. De 2001 à 2009, les Angelets de la Terra étaient à l'origine un groupe de supporters de l'USAP, puis des Dragons Catalans. Depuis 2010, ils coordonnent un collectif de centaines de musiciens qui chantent à minima un titre en catalan. En 2018, ils organisent quatre festivals, les « Concerts per la Llibertat », pour la liberté et la démocratie, avec la participation de 40 groupes du collectif. - Le Livre Blanc de Catalogne Nord : Il a été élaboré par les Angelets de la Terra avec l'aide de professeurs de l'Université de Perpignan, spécialisés dans la toponymie, l'histoire et l'enseignement du catalan, mais aussi plusieurs acteurs de la vie culturelle, associative et économique de notre département (voir la liste ci-dessous). - L'origine du Livre Blanc de Catalogne Nord : En 2019, une cinquantaine de communes ont accueilli leur exposition collective de photojournalisme « Visca per la Llibertat ». En 2020, 23 listes aux élections municipales ont porté le « Label Cultural » des Angelets de la Terra dont elles ont signé la charte et 14 d'entre elles ont gagné ces élections. C'est de la réflexion autour des trois axes principaux de cette charte du « Label Cultural des Angelets de la Terra » qu'est né le Livre Blanc de Catalogne Nord : langue, culture et pays. - Pourquoi avons-nous choisi le français pour rédiger le Livre blanc ? Ce livre est écrit majoritairement en français car nous voulons toucher le plus de monde possible en Catalogne Nord où de nombreux élus ne comprennent pas bien le catalan. La Catalogne Nord est un territoire où l’intérêt pour le catalan et son enseignement n’ont jamais été aussi élevés, malgré un usage en baisse constante. Cette situation est le résultat de décennies d’étouffement économique et de discriminations qui ont généré une honte de soi, dans cette zone sinistrée. En 2011, 59% des résidents n’étaient pas nés en Catalogne Nord, selon une étude du Département 66, de la Generalitat de Catalunya et de l’Université de Perpignan. L’enjeu est donc d’intégrer ces «nouveaux catalans», de donner la possibilité à la jeunesse de rester vivre ici et de donner un sens à l’engagement de tous en faveur du catalan. Il faut renforcer la cohésion sociale avec la «catalanité» comme outil. - Qui a participé à la réalisation de la deuxième édition du Livre Blanc de Catalogne Nord ? DANAT Delphine, DOMENECH DE CELLÈS Hug, DONAIRE BARBERA Judith, FARRÉ SALVATELLA Rémy, Richard BANTEGNY, FAURA i LABAT Ramon, GUILLEM Sabrina, LABAT Geneviève, LEIBERICH Michel, MARTY Nicolas, PEYTAVÍ i DEIXONA Joan, PINÈDA Thierry, PLANES Joan, POISSON Olivier, RICORD Thierry, ROUS François, SANCHEZ Alain, SUNYER Bérengère, TARRIUS Thierry i elegits de 115 ajuntaments. Mécènes : BRUNSO Francis, CARBONELL Lluís, FAURA i LABAT Ramon, FONT i CASES Ramon, HAVART FALGUERAS Jean-Claude & Maguy, JUNQUÉ Vanessa, MAINSON Marie-ange, MILHAU-BLAY Juan, MULERO David, PARES José, PIQUER i JORDANA Jaume, PUJOL i FERRUSOLA Oriol, PUJOL Ramon, ROSSINYOL Daniel, ROUS-BOIX François, SUNYER Joan Pere, VANDAMME Frederic, XANCHO Maryline, GRAU Daniela.   Mise-en-page / graphisme / illustrations : COMÈS Sabine (Comes Design) et GUBIANAS Jaume (www.auques.cat).

Il y a 522 actualités sur Angelets de la Terra

Angelets de la Terra : Prix de l'Académie Charles Cros pour l'hommage à Joan Pau Giné
(13-11-2022)
Il y a une dizaine d'années, les Angelets de la Terra avaient imaginé et coordonné un hommage de tous les Pays Catalans à l'auteur-compositeur-interprète de Bages, en Roussillon. 90 groupes ou chanteurs ont participé au projet "Canten Giné" en reprenant toutes les chansons de Joan Pau Giné. Ce projet englobait la totalité des territoires où on parle le catalan. Même les zones les plus petites étaient représentées, tel que l'Alguer en Sardaigne, l'île de Formentera, la Franja de Ponent en Aragon, l'Andorra... Un projet unique en son genre porté par les Angelets de la Terra (et convoité par beaucoup de personnes ou associations). C'est pour cette raison que l'Académie Charles Cros a remis un prix coups de cœur à "Canten Giné".  L'académie Charles-Cros est une association française créée en 1947 par un groupe de critiques et de spécialistes du disque. Elle est composée d'une cinquantaine de membres cooptés, spécialisés dans les domaines de la critique musicale, de l'enregistrement sonore et de la vie culturelle. Elle a été créée en l'honneur de Charles Cros (1842-1888), poète (ami d'Arthur Rimbaud et de Paul Verlaine), et aussi inventeur autodidacte, notamment un des pionniers de l'enregistrement sonore. Depuis 1948, l'Académie décerne chaque année des Grands prix du disque qui récompensent des œuvres musicales enregistrées originales de qualité dans le domaine de la chanson, de la musique populaire ou savante. Plusieurs Grands prix du disque de l'Académie Charles-Cros récompensent des œuvres dans des catégories comme : « chanson », « musique classique », « jazz », etc. Un prix récompense également les livres remarquables de musicologie. Suivant l'évolution des techniques, les prix, décernés aux origines à des 78 tours, sont attribués de nos jours à des CD ou des DVD.
Comment chacun peut promouvoir le catalan, même sans le parler ?
(13-11-2022)
La présence du catalan dans l'espace public a réduit énormément en Catalogne Nord et il est nécessaire de mettre en place des politiques publiques pour inverser cette tendance. Les Angelets de la Terra portent le projet du "Llibre Blanc de Catalunya Nord" afin d'aider les municipalités à mener des actions souvent peu coûteuses dans ce sens. 60% des municipalités de Catalogne Nord ont adhéré à ce projet. Cela montre une volonté d'agir. Que peut-on faire individuellement ? Il est essentiel de faire vivre la langue dans l'espace public, mais aussi dans l'espace virtuel, sur Internet. Il est plus simple d'utiliser le catalan à l'écrit dans les réseaux sociaux ou les E-mails que à l'oral. Même les personnes qui ne connaissent pas ou peu le catalan, mais qui aiment cette langue, peuvent agir pour la faire vivre davantage. 1/ Commencez vos E-mail par Bon dia, com vas? / Adiu / Hola et terminez par Fins aviat / Una abraçada / Petons / Adiu. 2/ Écrivez les noms des lieux en catalan, même si le reste est en français, même si le reste est en français. 3/ Partagez des posts en catalan sur votre profil. La deuxième étape sera d'intégrer ces mots à l'oral. C'est un peu comme ces municipalités nord-catalanes qui commencent à mettre le nom de leurs fêtes en catalan (Festa Major, Mercat de Nadal, Sant Joan, Sant Jordi, Castanyada, Tió de Nadal, ...). Peu à peu, elles s'aperçoivent que la population y est favorable et que cela n'empêche pas la compréhension. Il faut redonner au catalan une place normale dans la société nord-catalane, afin de donner plus de sens à l'apprentissage du catalan par les nouvelles générations. Le catalan ne doit pas être réduit à une sous-langue qui n'a pas sa place là où les autres langues l'ont.  
Proposition aux mairies : ajouter « en Pays Catalan » ou « en Catalogne Nord » à leurs pages Facebook
(28-10-2022)
Les mairies de Fontpédrouse, Porté-Puymorens, Collioure et Estavar ont décidé de revendiquer leur identité catalane en ajoutant « en Pays Catalan » au titre de leurs pages Facebook officielles. Pourquoi les autres mairies n'en feraient pas autant, après avoir mis des panneaux « Pays Catalan »? Ces trois municipalités participent au Livre Blanc de Catalogne Nord dans lequel les Angelets de la Terra ont développer 50 propositions à destination des élus pour promouvoir la langue catalane, la culture, les traditions et les liens avec le reste de la Catalogne.   En s'inspirant de ces mairies, les Angelets de la Terra développent la proposition n°19 bis au Livre Blanc de Catalogne Nord : ajouter « en Pays Catalan » ou « en Catalogne Nord » aux pages Facebook officielles de toutes les mairies de Catalogne Nord.   La proposition n°19 du Livre Blanc de Catalogne Nord invite à mettre régulièrement un mot, une phrase ou un article en catalan sur la page Facebook de la commune. Ajouter « en Pays Catalan » au titre est une action qui ne coûte rien au contribuable et qui apporte une plus-value à l'image des communes.   Aujourd'hui, la plupart des mairies utilisent les réseaux sociaux pour communiquer. En général, les mairies de Catalogne du Sud utilisent Twitter et celles du Nord sont sur Facebook.
Centres culturels catalans en Catalogne Nord : qui pour porter ce projet ?
(16-10-2022)
Le nombre de locuteurs de catalan diminue chaque années, on n'entend pratiquement plus parler cette langue dans la rue, les jeunes ne participent quasiment plus aux associations de culture catalane, les traditions et fêtes populaires se perdent, les enfants n'ont pas l'occasion de pratiquer le catalan en dehors de l'école, les nouveaux arrivants ou les touristes ont beaucoup de difficultés à avoir accès à la « catalanité », etc.   Que faire face à un constat catastrophique qui semble inchangé depuis plusieurs décennies? Les associations, les communautés de communes, le département, la région et l'état français doivent repenser et intensifier leurs actions, afin de permettre à l'ensemble de la population de participer activement à la sauvegarde de la culture et de la langue catalanes.   En proposant la création d'un réseau de différents centre culturels catalans, les Angelets de la Terra veulent participer à faire vivre la réflexion pour favoriser, à court et moyen terme, une nouvelle dynamique vitale à la survie du catalan et de la culture qui découle de cette langue millénaire.   Le projet "La ciutat", réalisé par la mairie de Pau pour promouvoir l'occitan dans le Béarn, nous fait penser qu'en Catalogne Nord on peut aussi agir, puisque nous aimons aussi nos racines.   Pourquoi un centre culturel catalan ? Donner une nouvelle impulsion aux initiatives et attirer un nouveau public ; Valoriser la langue, la culture, l'histoire et les traditions catalanes ; Regrouper différents acteurs culturels et associatifs et favoriser leur collaboration ; Mettre à disposition du public et des collectivités un lieu ressource clairement identifiable ; Travailler en collaboration avec les communes et autres collectivités qui soutiendront ce projet et qui souhaiteront développer leur action en faveur de la « catalanité ».   Que faire dans ce centre culturel ? Bar et restaurant de spécialités catalanes (petits prix, menu en catalan et autres langues, possibilité de formation de cuisiniers aux plats typiques, …) ; Médiathèque, librairie et édition de documents en catalan et/ou traitant de la Catalogne Nord ; Cours de catalan ; Atelier convivial de conversation ; Stages autour des traditions catalanes tout au long de l'année (sardanes, gegants, castellers, correfocs, balls de bastons, …) ; Conférences, projections et expositions pour faire mieux connaître la Catalogne Nord ; Spectacles pour les adultes et les enfants (concerts, théâtre, contes, cinéma, …). Studio d'enregistrements et de répétitions pour musiciens qui utilisent le catalan dans une partie de leur répertoire ; Salle de répétition de théâtre, chorale, danse, ... ; Centre de collecte de la parole en catalan et de la mémoire des anciens ; Bureaux pour des associations qui développeront des projets autour de la culture et de la langue catalane, dans différents secteurs : musique, théâtre, spectacle de rue, traditions populaires ; etc...   Quel public ? Public de tout âge et de toutes origines, catalanophone ou souhaitant apprendre le catalan ; Artistes professionnels ou amateurs qui s'engagent à utiliser le catalan dans une partie de leur création ;   Où faire un centre culturel ? Un lieu facile d'accès, avec un grand parking Un lieu visible, ouvert à tous, toute l'année   Un grand mas à Rodès, entre Conflent et Roussillon, au bord de la route qui mène de Perpinyà à Prada et avec son grand parking aurait pu être un lieu parfait pour l'implantation d'un Centre Cultural Català. Malheureusement, il vient d'être vendu. Des lieu comme celui-ci, il y en a d'autres...
Traditions : Sant Galderic, le saint patron des paysans catalans (16 octobre)
(16-10-2022)
Pourquoi les paysans catalans devraient-ils multiplier les foires et autres fêtes le 16 octobre, jour de la fête de Sant Galderic (Saint Gaudérique) ? Il est le saint patron du Roussillon, du Conflent et du Vallespir, de Perpignan, de Sant Martí del Canigó et de Mirapeis (Mirepoix en Ariège). Les paysans du Roussillon d'abord, puis une grande partie du Principat de Catalunya, l'avaient adopté comme saint patron, jusqu'à son remplacement par San Isidro Labrador de Madrid, à partir du XVIIe siècle. Selon l'expert en culture populaire Alfons Llorenç, ce remplacement est une autre façon de "détruire tout l'inconscient collectif catalan : c'est une lutte nationale comme une autre". Aujourd'hui, malgré tout, il est toujours vénéré par les agriculteurs de la Catalogne Nord.   Mort à Sant Martí del Canigó en 900, Galderic était un agriculteur qui, avec ses deux frères, cultivait la terre d'autrui. Il a défendu les droits des paysans, les protégeant des abus et des mauvais traitements des seigneurs. Il fut canonisé en 990. En 1015, juste après la fin des travaux du monastère de Sant Martí del Canigó, le comte Guifré II de Cerdanya i Conflent y apporta les reliques du saint. Depuis, les moines descendaient les reliques dans la plaine lorsqu'il y avait des sécheresses ou des épidémies, au point que plus de 800 processions ont été dénombrées, rassemblant à de nombreuses reprises plus de 30 000 agriculteurs.   Au XVIIe siècle, la France envahit la Catalogne du Nord, c'est pourquoi, le 5 juillet 1654, les moines du Conflent, craignant pour les reliques du saint, les emmenèrent jusqu'à l'église du monastère de Sant Pau del Camp de Barcelona. Après la signature du traité des Pyrénées, les reliques de Sant Galderic sont retournées au Canigó puis, après la sécularisation, à la cathédrale de Sant Joan de Perpinyà.   Le Musée épiscopal de Vic conserve un document qui est un fragment du sermon pour la fête de Sant Galderic, écrit par l'abbé Oliba de Sant Miquel de Cuixà entre 1018 et 1046.     Dessin en couleur : Auca de «Els Segadors», Jaume Gubianas Escudé
Pourquoi pas en Catalogne Nord ? La Ciutat, un quartier créatif de la culture béarnaise
(04-10-2022)
« Il faudra que tout le monde puisse s’y retrouver, et notamment les jeunes. Il faudra des lieux festifs. J’aimerais que le béarnais devienne à la mode pour les jeunes », lançait en 2018 le maire François Bayrou en évoquant le projet d’un « village béarnais » dans le vieux quartier du Hédas, en plein cœur de Pau. Quatre ans plus tard, voilà inaugurée vendredi 1er juillet 2022 la Ciutat, la cité créative de la culture béarnaise qui accueille tout ce que la ville compte d’acteurs du monde occitan. Cinq bâtiments réhabilités abritent autant de pôles où travaille près d’une quarantaine de personnes (hors restauration) dans la recherche, la musique, la littérature, l’audiovisuel… Un sixième, regroupant l’enseignement immersif en béarnais, est installé dans l’ancienne école d’arts, derrière la médiathèque. Les moyens sont au rendez-vous, qu'il s'agisse de cours de langue, évidemment, mais aussi de bibliothèques spécialisées ; de locaux dédiésà la recherche sur la langue et l'histoire béarnaises ; d'un centre d'interprétation du patrimoine culturel immatériel ; d'un studio de création musicale ; d'un café-librairie, sans oublier la présence d'une quarantaine d'associations... « Nous sommes au début de l’aventure », énonçait Jaqueish Roth, président de l’association de préfiguration qui a porté le projet. « On sait combien notre langue et notre culture sont indispensables. Nous avons maintenant la responsabilité historique d’irriguer le Béarn de ce que nous sommes, de construire une altérité culturelle et linguistique dynamique. » « La ciutat » est une sorte de quartier, comprenant plusieurs bâtiments, créé dans le centre ville par la Communauté d’Agglomération et la ville de Pau. Il s'agit d'un concept très moderne autour de trois pôles d’activités spécifiques, pour trois fonctions intimement liées : connaître, transmettre, créer. N'allez pas imaginer une ode poussiéreuse à la société du temps jadis, avec costumes traditionnels, charrues, bourrées et vielles à roue. Comme toute autre, la culture béarnaise dispose du potentiel nécessaire pour s'inscrire dans le présent, pour peu qu'on lui en donne les moyens. "Nous ne voulons surtout pas d'une approche folkloriste. Le but, c'est de sauver la langue", résume Vincenç Javaloyes, le directeur du projet de La Ciutat.  « Il s’agit d’une création sans précédent : un quartier en plein centre-ville, entièrement dédié à la culture béarnaise autour de la langue, la danse, les médias, la transmission... Un lieu qui rassemble toutes les sensibilités, des plus traditionnelles aux plus contemporaines, et où toutes ont leur place », aime à rappeler le maire de Pau, François Bayrou. Il dit aussi dans L'Express que "défendre ce que l'on est, ce n'est pas attaquer les autres, c'est aimer la diversité. Pourquoi faudrait-il que tout ressemble à tout ?"
Rentrée scolaire 2022 en Catalogne Nord : l'enseignement du catalan mis en danger par les chefs d'établissements
(05-09-2022)
L'enseignement du catalan est attaqué dans le primaire, le secondaire et l'enseignement supérieur, alors qu'avant l'été l'OPLC (Office public de la langue catalane) annonçait un accord entre l'Éducation Nationale et les institution locales pour généraliser l'enseignement du catalan dans les années à venir. C'est incohérent!   Les chefs d'établissements du public à Prada (Prades), el Voló (Le Boulou), Argelers (Argelés-sur-Mer), Ceret (Céret), Perpinyà (Perpignan) font tout pour dissuader les élèves de poursuivre l'enseignement du catalan. Aujourd'hui, ils annoncent la fermeture de classes et se réjouissent de débloquer des budgets pour des enseignements qu'ils considèrent plus important. En parallèle, le nombre d'élèves et de centres de l'école associative de la Bressola ne cesse de croître et connaît un sucés indéniable.   Il est évident que le ministère de l'Éducation doit se pencher sur la question et protéger l'enseignement du catalan. Il n'est pas normal de mettre le catalan en concurrence avec les autres matières, comme cela est le cas depuis des années.   Certains, comme le proviseur de Prada, qui mettent les cours de catalan le mercredi, quand les autres élèves font des activités extra-scolaire. D'autres, mettent les cours entre midi et deux, ce qui impose un journée sans pause repas pour ceux qui veulent apprendre le catalan. Il y en a aussi, comme le proviseur d'Argelers, qui oblige les élèves à choisir entre la spécialité le catalan. En sachant que s'ils ne font pas de spécialité, ils hypothèquent leur projet d'études supérieures, sauf s'ils veulent être professeurs de catalan. Rappelons qu'on apprend une langue, y compris le catalan, pour un enrichissement personnel et pour plein d'autres raisons qui ne sont pas obligatoirement liées à l'enseignement de cette langue. De plus en plus, d'étudiants nord-catalans poursuivent leurs études en Catalogne du Sud ou l'enseignement se fait en catalan, car c'est plus proche que Montpellier, Toulouse ou Paris.   Les Angelets de la Terra appellent à les nord-catalans à affirmer leur mécontentement s'ils ne veulent pas voir disparaître l'enseignement du catalan dans le public. Les Angelets de la Terra se mettent à la disposition des associations de parents d'élèves pour organiser des concerts et des campagnes en faveur de l'enseignement du catalan. De plus, nous interpellons les professionnels responsables de cette enseignement. Il est de leur devoir d'informer la population sur la situation de l'enseignement du catalan en Catalogne Nord.   [Signez la pétition en faveur de l'enseignement du catalan dans le public en cliquant ici]
Mouvement de jumelages entre la Catalogne Nord et la Catalogne Sud
(28-06-2022)
Inspirons-nous de ce qui a été mis en place pour renforcer l'amitié entre l'Allemagne et la France et développons un programme spécifique destiné à recréer des liens solides entre la Catalogne du Nord et la Catalogne du Sud, à travers les municipalités.  Les politiques de coopération franco-allemandes ont débuté par le mouvement des jumelages des communes, né au lendemain de la seconde Guerre Mondiale. Aujourd’hui, on dénombre plus de 2300 jumelages et partenariats de villes, départements et régions françaises et allemandes. La coopération est bien sûr particulièrement développée dans les régions frontalières, où le processus d’intégration européenne tient une place essentielle, mais il existe aussi nombre de partenariats associant des collectivités parfois très éloignées les unes des autres (11 municipalités en Catalogne Nord). Alors qu’ils concernaient principalement la culture, le sport ou l’éducation, les partenariats locaux se sont diversifiésdans des domaines tels que l’économie ou la recherche. Elargir le champ d’action de la coopération franco-allemande à l’ensemble de la société civile est aussi un des enjeux de cette diversification.   Les communes sud-catalanes ont aussi connu un mouvement de jumelages d'envergure avec des communes africaines pour des questions de solidarité. Des jumelages existent entre communes du Nord et du Sud de la Catalogne mais restent peu nombreux.   Aujourd'hui, le projet que souhaitent impulser les Angelets de la Terra a pour objectif de renforcer les liens transfrontaliers et avec tous les Pays Catalans, pour des projets culturels, sportifs, scolaires, économiques, etc. Nous avons interrogé les municipalités nord-catalanes et nous avons constaté qu'elles sont intéressées par ce projet, mais ne savent souvent pas comment s'y prendre. Elles font remonter les difficultés à travailler dans la durée avec des communes du Sud où les équipes municipales changent plus souvent qu'au Nord. En Catalogne du Sud, les mairies sont associées en fonction de leur étiquette politique et cela rend difficile la réalisation d'un projet transversal.Nos contacts en Catalogne du Sud nous ont informé qu'il n'y a pas d'association qui regroupe toutes les mairies, comme c'est le cas au Nord.  Cependant, l’ACM (Associació Catalana de Municipis i Comarques) est peut-être la plus représentative. Notre analyse des besoins et des réalités de chaque territoire, nous fait conclure qu'il est souhaitable d'imaginer des modalités d'échanges spécifiques, différentes d'un jumelage habituel, trop contraignant et pas adapté aux différentes opportunités.   Les Angelets de la Terra proposent plusieurs pistes pour développer les liens entre les municipalités de Catalogne Nord et du reste des Pays Catalans, principalement des comarques proches de la frontière : Favoriser la mise en place d’un partenariat ou comité de pilotage avec l’Association des Maires, adjoint et intercommunalités des Pyrénées-Orientales, l'Associació Catalana de Municipis i Comarques (ACM), la Federació de Municipis de Catalunya (FMC), le Conseil départemental, le Centre EUROPE DIRECT Pyrénées, la Maison de l’Europe Pyrénées-Roussillon, la Casa de la Generalitat et toutes les parties prenantes intéressées par ce projet. Rencontre annuelle entre tous les élus du Nord et du Sud de la Catalogne qui le souhaitent, mais aussi du reste des Pays Catalan. La priorité étant donné aux zones frontalières (Empordà, Ripollès, Garrotxa, Baixa Cerdagne, toute la Catalogne Nord, etc.). Cette rencontre se ferait d'un côté puis de l'autre de la frontière. Organisation de débats, speed dating et projets regroupant plusieurs communes, lors de cette « Trobada sense fronteres » (proposition de nom pour cette rencontre). Répertorier et regrouper les communes du Nord et du Sud intéressées, en laissant toujours la porte ouverte à de nouvelles participantes. Maintenir un lien permanent pour faire remonter les actions mises en place, les souhaits des communes de développer tel ou tel aspect dans le cadre d'un échange. Mettre les communes en relation avec les organismes et institutions qui pourraient les aider à développer leurs projets. Ne pas limiter les échanges à une seule commune, faciliter la multiplication et la fluidité des liens entre communes. Trouver une solution pour que le temps et l'énergie dépensés ne le soient pas dans le montage d'un dossier de jumelage, mais plutôt dans la mise en place de projets concrets. Favoriser l'aspect convivial et linguistique (en catalan) de ces échanges. Etc.
L’abbé Oliba
(27-06-2022)
Quand on sort d’une visite de la cathédrale de Vic où on peut admirer les étranges peintures de Josep Maria Sert on est frappé par une statue moderne qui représente, rigide et sévère, un abbé o un évêque qui porte sur sa poitrine l’inscription « Pau i Treva ». Sur le socle on peut lire : Oliba bisbe de Vic abat de Ripoll i de Cuixà 971-1046. Oliba de Cerdagne, né à Besalú ou à Cornellà de Conflent en 971 et mort le 30 octobre 1046 à Sant Miquel de Cuixà, comte de Ripoll et Berga, évêque de Vic et abbé de Ripoll et de Sant Miquel de Cuixà est un personnage important et emblématique de l’histoire catalane. Les livres d’histoire nous disent que sa vie se déroulait dans l’espace des comtés catalans qui se situaient dans les Pyrénées entre le monde musulman d’El Andalus au Sud et l’Empire Carolingien au Nord. Ces comtés avaient des liens dynastiques avec l’Empire, mais devenaient progressivement souverains et se dotaient de structures propres. L’abbé Oliba, issu d’une famille comtale - Guifré el Pilós était son arrière-grand-père - participait activement à la structuration de cet espace de langue catalane en favorisant un ordre politique, ecclésiastique et artistique singulier. Est-il le « père de la patrie catalane » comme l’affirme l’historiographie du XIX° et XX° siècles ? Difficile à dire, car les concepts de « patrie, peuple et nation » n’apparaissent que 800 ans plus tard, et Oliba, préoccupé par la position géostratégique des comtés et l’évolution inquiétante des forces dominantes présentes, était loin de s’imaginer une Catalogne comme nous la connaissons aujourd’hui. Cela dit, les comtés catalans entrent à ce moment-là peu à peu dans une évolution qui aboutira des siècles plus tard à la formation d’un peuple et d’une nation. Dès sa nomination comme abbé de Ripoll i de Sant Miquel de Cuixà Oliba entreprend la reconstruction spirituelle et matérielle de ces deux pôles ecclésiastiques. Parallèlement il initie une réforme de l’esprit monastique dans les comtés et fond de nouveaux monastères, comme par exemple l’emblématique Montserrat en 1023 et Sant Miquel de Fluvià en 1045. En 1018, il est nommé évêque de Vic, très vraisemblablement avec l’appui de la comtesse de Barcelone, Ermessenda de Carcassona, avec laquelle il partageait le même idéaux et les mêmes intérêts politiques. En tout cas, il sera toute sa vie son allié fidèle. A partir du moment où il devient évêque il cumule fonctions ecclésiastiques et politiques, ce qui augmente considérablement son pouvoir et son influence dans les comtés. Oliva avait une vision très particulière de la société et de l’ordre politique européens. Il était attaché d’une part à l’idée de l’Empire – avec lequel les comtés essayaient de rompre politiquement, sans le faire émotionnellement – et d’autre part à l’idée d’une église active et entreprenante, bien présente dans les affaires des Etats. Son idéal était une société basé sur la paix où les propriétaires des terres – les paysans - et les ecclésiastiques ne devaient pas craindre de perdre leurs bases de subsistance, voire leur richesse. Selon Oliba il fallait maintenir un équilibre de pouvoir entre comtes et ecclésiastiques, car il se méfiait de la multiplication de châteaux forts tenus par une aristocratie guerrière qui avaient une vision politique diamétralement opposée à la sienne : une société basée sur la guerre et le servage des paysans. Une vision qui – malheureusement pour Oliba - s’imposait progressivement dans la société féodale. Dans ce sens Oliba impulse les assemblées « Pau i Treva de Déu ». La première se réunit en 1027 sous sa présidence à Toluges au Rosselló. Ces assemblées étaient censé protéger les propriétaires de terres libres, mais aussi le clergé, des exactions de la noblesse. Les paysans, par exemple, obtiennent la possibilité de saisir les tribunaux ecclésiastique quand ils avaient des problèmes légaux. Les assemblés fixaient aussi des jours où les batailles étaient interdits. D’autres assemblées de ce type auront lieu ailleurs, par exemple à Vic et leur succès dépasse rapidement les frontières des comtés et se multiplient en Europe. Cela dit, ces initiatives qui voulait maintenir un certain ordre basé sur l’équilibre entre contés et église dans un Empire de plus en plus virtuel n’arrivaient pas à freiner à long terme le nouvel ordre guerrier de la noblesse féodale. L’utopie d’une société de paix, chère à Oliba et Ermessenda de Carcassona ne se réalisera pas, mais leurs idées basées sur un certain « pactisme » dans la paix pour maintenir un système de création de richesses ne disparaitra pas de l’histoire catalane. C’est pour cette raison que certain historiens établissent une relation entre les assemblées de « Pau i Treva » et la future création d’une Généralité basée sur des valeurs analogues. Un autre domaine qui a fait la renommée d’Oliba est l’architecture. L’art roman catalan est présent sur tout le territoire des comtés, notamment à Ripoll et à Sant Miquel de Cuixà dans le Conflent. Evidemment ce n’est pas lui qui invente ce style, qui est un style européen avec des variantes locales, mais il impulse un mouvement important d’agrandissement et de restauration d’églises et de monastères anciens, où les architectes appliquent ce nouveau style avec ses exigences liturgiques et implications spirituelles. Dans l’esprit d’Oliva ce « réseaux » d’églises et de monastères était censé contrebalancer le réseau des châteaux forts des nobles en plein essor. 1000 ans nous séparent du monde d’Oliba, mais nous pouvons toujours admirer les vestiges comme Sant Miquel de Cuixà dans le Conflent, Ripoll dans le Ripollès et le fameux Montserrat qui sont la preuve que nous vivons tous dans un même espace culturel, linguistique et historique, même si la Catalogne a été coupée politiquement en deux. Un livre intéressant vient d’être publié par la revue « L’Avenç » : Jordi Tomàs, « Cuixà, exili i refugi. Un testimoni al peu del Canigó (1965-1985) ». Le livre raconte l’histoire de huit moines expulsés à l’époque franquiste de Montserrat qui se réfugient à Cuixà. C’est seulement un exemple qui montre que des relations créées à l’époque d’Oliba sont encore visibles.                   Michel Leiberich, professeur d'Université (Palau del Vidre)
Livre Blanc des "langues de France"
(26-06-2022)
Les Angelets de la Terra ont développé le Livre Blanc de Catalogne Nord avec 55 propositions et la participation de 115 municipalités sur 198. Ce livre blanc inclut un éditorial de Paul Molac et beaucoup de références à la Bretagne, mais aussi au Pays Basque, à la Corse, à l'Occitanie et à l'Alsace.   Maintenant, les Angelets de la Terra souhaitent développer un Livre Blanc des langues historiques, présentes en France et d'inviter les mairies de ces territoires à forte identité à y participer, en rédigeant un texte sur leurs actions et engagements. Le tout accompagné de propositions pour développer la normalisation de nos langues, de leur enseignement, la promotion de nos traditions et le développement des liens entre les bretons, corses, basques, alsaciens, occitans, savoyards et catalans.   Les Angelets recherchent donc des mairies, des associations culturelles et des militants dans chacun des ces territoires qui voudraient participer à ce projet.
Resultat de la recherche : {{ itemarecherchesauvegarde }}

Actualités :

Aucun resultat
{{resultatactualita.titre}}


Musiciens :

Aucun resultat
{{music.titre}} - {{music.nom}}


Photographes :

Aucun resultat
{{fotoperiodiste.titre}}


Poêtes :

Aucun resultat
{{poetes.titre}}


Villes :

Aucun resultat
{{ajuntamen.titre}} - {{ajuntamen.ville}}


Agenda :

Aucun resultat
{{agenda.titre}}