115 municipalités participent à la 2ème édition du Livre Blanc de Catalogne Nord


Le « Llibre Blanc de Catalunya Nord » est un outil à destination des municipalités de tous bords politiques, de toutes tailles et de toutes les zones géographiques souhaitant promouvoir une « catalanité » facteur de cohésion sociale. En une année, 115 municipalités ont intégré le projet du livre blanc. Elles étaient 55 à participer à la première édition en juin 2021, déjà réalisée par les Angelets de la Terra.   Feuilletez la deuxième édition du Llibre Blanc de Catalunya Nord en cliquant [ICI] Consultez et imprimez le PDF de la deuxième édition du Llibre Blanc de Catalunya Nord en cliquant [ICI]   Ce livre blanc commence par deux éditoriaux de deux personnalités : le député Paul Molac pour sa loi en faveur des langues de France et l'ancien président de la Generalitat de Catalunya Jordi Pujol pour ses projets transfrontaliers. Vous y trouverez aussi 55 propositions concrètes destinées aux élus de Catalogne Nord qui s’engagent à normaliser l’usage du catalan et son apprentissage, tout en valorisant les traditions populaires, ainsi que le développement des liens avec tous les Pays Catalans. Ces propositions aident les municipalités à développer une véritable politique linguistique et culturelle et s’accompagnent d’exemples concrets déjà mis en œuvre dans le département, mais également ailleurs en France. Vous pourrez également y consulter les résultats d'une enquête auprès des mairies, présentant leurs positions vis à vis des 55 propositions des Angelets de la Terra, mais aussi des sujets d'actualité tel que le changement du nom du département et le développement de l'OPLC. De plus, les Angelets y ont intégré les écrits des 115 municipalités participantes, dans lesquels elles précident leurs actions et projets. L'intégralité de ces écrits est consultable, en catalan et en français, sur le site Internet des Angelets (www.angeletsdelaterra.com), où chaque commune a une pagé dédiée. Enfin, de nombreuses informations ressources à destination des élus sont détaillées dans le livre blanc : contacts utiles, liste de groupes chantant en catalan, liste de conférenciers, etc.   Le contenu de cette deuxième édition s'est amplifié car le nombre de municipalités a plus que doublé, mais aussi parce que celles qui participaient déjà ont pu faire un premier bilan après une année. De plus, les Angelets de la Terra ont approfondi leurs 55 propositions grace à l'expérience acquise en collaborant avec les mairies. A l'heure actuelle, 60% des municipalités nord-catalanes affirment dans le Livre Blanc de Catalogne Nord leur engagement en faveur de la « catalanité » dans leurs communes et intercommunalités. Ce projet a dors et déjà généré de nombreux débats et normalisé la question catalane au sein des conseils municipaux, même lorsqu’ils ne participent pas encore au livre blanc. Cela a permis d'approfondir la réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour agir en faveur du catalan et de ses traditions, mais aussi d'affirmer que la préservation et la promotion de la « catalanité » est une problématique transversale qui concerne tous les habitants de Catalogne Nord, catalans d'origine ou d' adoption, parlant le catalan ou pas. C'est la principale richesse de ce territoire et personne n'en a le monopole.   Le Livre Blanc de Catalogne Nord donne un éventail de la situation sociologique, culturelle et linguistique en Catalogne Nord, en s’appuyant aussi sur l'enquête réalisée auprès des municipalités. Cette enquête s’appuie sur les 55 propositions et établie pour la première fois un état des lieux précis des actions, des projets et des besoins de nos municipalités. Les Angelets de la Terra dévoilent les résultats positifs de cette enquête et invitent les institutions supra-municipales (Europe, Etat, Région, Département et Generalitat de Catalunya) à définir les politiques à mettre en place pour soutenir cette volonté municipale. La participation de la majorité des municipalités nord-catalanes et la multiplication des actions en faveur de la catalanité ces derniers mois illustrent à quel point nos élus de proximité sont bel et bien conscient des bénéfices, notamment économiques et sociaux, inhérents à une catalanité moderne, ouverte et vivante.   Durant les trois années à venir, les Angelets de la Terra feront un suivi des actions municipales et de leur évolution. En 2025, en fin de mandats, ils éditeront un troisième Livre Blanc de Catalogne Nord, pour valoriser les actions portées à terme pendant ce mandat par toutes les municipalités nord-catalanes, y compris celle qui n'auront pas souhaité adhérer à ce projet. Le Livre Blanc de Catalogne Nord a pour ambition de participer à l'entrée de la Catalogne Nord, Pays Catalan ou même Pyrénées Catalanes dans le XXIème siècle. - L’association culturelle des Angelets de la Terra : Elle est créée à Perpignan en 2001, est autogérée et autofinancée. Elle fonctionne donc sans subventions, avec des bénévoles passionnés et des mécènes engagés. De 2001 à 2009, les Angelets de la Terra étaient à l'origine un groupe de supporters de l'USAP, puis des Dragons Catalans. Depuis 2010, ils coordonnent un collectif de centaines de musiciens qui chantent à minima un titre en catalan. En 2018, ils organisent quatre festivals, les « Concerts per la Llibertat », pour la liberté et la démocratie, avec la participation de 40 groupes du collectif. - Le Livre Blanc de Catalogne Nord : Il a été élaboré par les Angelets de la Terra avec l'aide de professeurs de l'Université de Perpignan, spécialisés dans la toponymie, l'histoire et l'enseignement du catalan, mais aussi plusieurs acteurs de la vie culturelle, associative et économique de notre département (voir la liste ci-dessous). - L'origine du Livre Blanc de Catalogne Nord : En 2019, une cinquantaine de communes ont accueilli leur exposition collective de photojournalisme « Visca per la Llibertat ». En 2020, 23 listes aux élections municipales ont porté le « Label Cultural » des Angelets de la Terra dont elles ont signé la charte et 14 d'entre elles ont gagné ces élections. C'est de la réflexion autour des trois axes principaux de cette charte du « Label Cultural des Angelets de la Terra » qu'est né le Livre Blanc de Catalogne Nord : langue, culture et pays. - Pourquoi avons-nous choisi le français pour rédiger le Livre blanc ? Ce livre est écrit majoritairement en français car nous voulons toucher le plus de monde possible en Catalogne Nord où de nombreux élus ne comprennent pas bien le catalan. La Catalogne Nord est un territoire où l’intérêt pour le catalan et son enseignement n’ont jamais été aussi élevés, malgré un usage en baisse constante. Cette situation est le résultat de décennies d’étouffement économique et de discriminations qui ont généré une honte de soi, dans cette zone sinistrée. En 2011, 59% des résidents n’étaient pas nés en Catalogne Nord, selon une étude du Département 66, de la Generalitat de Catalunya et de l’Université de Perpignan. L’enjeu est donc d’intégrer ces «nouveaux catalans», de donner la possibilité à la jeunesse de rester vivre ici et de donner un sens à l’engagement de tous en faveur du catalan. Il faut renforcer la cohésion sociale avec la «catalanité» comme outil. - Qui a participé à la réalisation de la deuxième édition du Livre Blanc de Catalogne Nord ? DANAT Delphine, DOMENECH DE CELLÈS Hug, DONAIRE BARBERA Judith, FARRÉ SALVATELLA Rémy, Richard BANTEGNY, FAURA i LABAT Ramon, GUILLEM Sabrina, LABAT Geneviève, LEIBERICH Michel, MARTY Nicolas, PEYTAVÍ i DEIXONA Joan, PINÈDA Thierry, PLANES Joan, POISSON Olivier, RICORD Thierry, ROUS François, SANCHEZ Alain, SUNYER Bérengère, TARRIUS Thierry i elegits de 115 ajuntaments. Mécènes : BRUNSO Francis, CARBONELL Lluís, FAURA i LABAT Ramon, FONT i CASES Ramon, HAVART FALGUERAS Jean-Claude & Maguy, JUNQUÉ Vanessa, MAINSON Marie-ange, MILHAU-BLAY Juan, MULERO David, PARES José, PIQUER i JORDANA Jaume, PUJOL i FERRUSOLA Oriol, PUJOL Ramon, ROSSINYOL Daniel, ROUS-BOIX François, SUNYER Joan Pere, VANDAMME Frederic, XANCHO Maryline, GRAU Daniela.   Mise-en-page / graphisme / illustrations : COMÈS Sabine (Comes Design) et GUBIANAS Jaume (www.auques.cat).

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Nouveau livre d'Agnès et Robert Vinas: «Chronique du roi Pere d’Aragon et de ses prédécesseurs»
(16-01-2024)
La Chronique du roi Pere d’Aragon et de ses prédécesseurs est chronologiquement la deuxième des quatre grandes chroniques catalanes du Moyen Âge ; elle a été écrite autour de 1285 par Bernat Desclot, un personnage très lié à la monarchie catalano-aragonaise, au sein de laquelle il a occupé la charge de trésorier du roi Pere III d’Aragon, le personnage principal et le héros du livre. Ce texte ne raconte pas seulement un moment important de l’histoire du royaume d’Aragon : c'est aussi toute la géopolitique de l’Europe méridionale qu'il évoque, tant la figure du roi Pere le Grand a compté en Méditerranée dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Le public sera intéressé en particulier par deux épisodes souvent occultés de son histoire : la rivalité entre Pere d'Aragon et Charles d’Anjou, frère cadet de Louis IX, pour la possession de la Sicile et du royaume de Naples, et surtout la croisade calamiteuse du roi Philippe III le Hardi en Catalogne, qui se conclut par son décès à Perpignan. TDO Editions. Tel : 04.34.29.98.80 - email : infos@tdo-editions.fr - site : http://www.tdo-editions.fr   * Robert VINAS est né à Ria (66) le 3 septembre 1939. Il fait des études supérieures d'Histoire à la faculté des Lettres de Montpellier. C'est là qu'il s'initie à la paléographie latine avec le professeur Jean Combes qui dirige son Diplôme d'Etudes Supérieures d'Histoire du Moyen Age sur le Llibre de la Creu, le cartulaire des Templiers du Mas Déu en Roussilon. Une carrière d'enseignant puis de directeur d'établissement culturel français à l'étranger. Ses publications : L'Ordre du Temple en Roussillon, Editions Trabucaïre, Perpignan, 2001 - La Conquête de Majorque, SASL des Pyrénées Orientales, Perpignan, 2004 - Articles sur l'histoire de l'ordre du Temple dans diverses revues spécialisées : Histoire Médiévale, Histoire et Patrimoine, Militia Sacra, Cahiers de Fanjeaux, Etudes Roussillonnaises etc... La compagnie Catalane en Orient, TDO Editions, 2012. La croisade de 1285 en Catalogne et Roussillon TDO Editions, 2015, L'infant ferran de Majorque, TDO Editions, 2017.
Daniela Grau Humbert: "Nous devons nous souvenir de notre histoire non enseignée, cachée ou manipulée"
à - Elna ROSSELLÓ (30-10-2023)
Discours en 2022 de Daniela Grau (Prix d'Action Civique 2007 de la Fundació Lluís Carulla) à l'occasion du Jour du Souvenir à Elne, jour de commémoration du massacre du 25 mai 1285 par les croisés dirigés par le roi de France Felipe l'Ardit, l'un des nombreux massacres subis par les Catalans pour avoir résisté aux envahisseurs français.   Benvolguts amics i connacionals,   És amb gran plaer que al cap de tres anys tornem a celebrar amb tots vosaltres el que vam anomenar a Elna el Dia de la Memòria, sense saber que al Principat de Catalunya el 2012 va anomenar Dia de la Memòria el 19 de juny per homenatjar –amb actes de tota mena i tocs de campanes de prop de dues-centes esglésies– el nostre poeta nacional mossèn Cinto Verdaguer quan feia 110 anys de la seva mort, i amb ell, tots els qui al llarg dels segles han defensat i promogut la nostra llengua. Aquí, a la Catalunya del Nord, precisament a Elna vam decidir anomenar Dia de la Memòria el dia de la Commemoració d’una de les múltiples massacres patides per la nostra ciutat al llarg dels segles per haver resistit als invasors i conqueridors francesos: la massacre del 25 de maig del 1285 pels croats encapçalats pel rei de França Felip l’Ardit. Vam triar aquella denominació per fer palès que hem de fer memòria de la nostra història no ensenyada, ocultada o manipulada. El sistema educatiu francès ens priva de la memòria històrica que ens pertoca de ple dret. Només s’ensenya la història oficial francesa. Havent impartit cursos en un institut durant trenta-vuit anys i també a principiants a la Universitat de Perpinyà, vaig haver de constatar que la gran majoria ni sabia que Caucoliberis, Ruscino i Illiberis eren noms de ciutats ibèriques; i jo mateixa ignoraria encara el com, quan i perquè del marbre esclatat per l’incendi de la porta principal de la catedral, si no hagués estat per l’afany de dos il·liberencs precursors, Lluís Bassede i Roger Grau, de descobrir i fer descobrir el passat de la capital episcopal Elna, la ciutat més prestigiosa, més antiga del país. Fa uns anys arqueòlegs van descobrir molt a prop de l’actual catedral la primera catedral del segle VI, de mida encara més imponent i fa poques setmanes han desterrat més sarcòfags paleocristians a la Vila Baixa. Fem memòria del passat per cert. En una de les commemoracions anteriors vam fer el repàs dels nombrosos saquejos d’Elna. Com ho constatem amb Ucraïna, les nacions agredides, víctimes d’atrocitats, violacions, destruccions, cremades, matances, resisteixen i tenen evidentment herois. Nosaltres també en tenim d’herois. En el marc de la Commemoració de la Massacre del 1285 honorem des del 2009 les il·liberenques violades en l’altar, els il·liberencs cremats, assassinats, tots ells víctimes anònimes. El filòsof Walter Benjamin –segons la citació feta par l’artista israelià Dani Karavan en el Memorial Passatges que va concebre per a ell a Port-Bou–: ressaltava que és «una tasca més àrdua honorar la memòria dels éssers anònims que no la de les persones cèlebres». Clar que una nació amb estat propi com França pot mitificar els seus herois Jeanne d’Arc, Vauban, De Gaulle... i té una xarxa d’entitats amb zelosos coronels i historiadors que intervenen oficialment dins les escoles i instituts per incentivar el xovinisme francès. Al contrari, nosaltres nacions vençudes i ocupades, privades de memòria, honorem més fàcilment màrtirs anònims perquè no tenim monuments per recordar els nostres herois, ni tan sols sabem qui eren. Així doncs enguany volem honorar un heroi que hauria de ser conegut i tenir monument o com a mínim un nom de carrer per haver donat la seva vida per Catalunya, en Bernat d’Oms, senyor de Corbera, que pertanyia a un dels llinatges més importants de la Catalunya medieval i havia jurat fidelitat als nostres comtes-reis. Tenim a les Garrafes restes de l’anomenada Torre d’Oms. A Elna encapçala la resistència al setge de cinc mesos i mig imposat pel rei francès Lluís XI. El 14 de desembre del 1974, en el cinc-centè aniversari de ser escapçat al Castell de Perpinyà pels francesos, vam homenatjar-lo a Perpinyà amb una missa a l’església de Sant Mateu, una ofrena floral i amb parlaments d’en Gilbert Grau, Josep Deloncle i Miquel Mayol. El diari local L’ Indépendant publicà tres dies més tard la foto dels catalanistes davant del Palau Major (Palais des rois de Majorque) a Perpinyà així com el text sencer de llur moció reivindicativa tan denunciadora del colonialisme en el marc cultural, polític i econòmic que molt probablement el diari no la publicaria in extenso avui dia. Havia estat encarregada jo mateixa per Gilbert Grau de consultar escrits històrics a l’abast a la biblioteca de Perpinyà per un article que publicà a la revista Terres Catalanes. En el llibre titulat Avantpassats: Histoire et généalogie des grands hommes de Catalogne du Nord el professor d’història a la Universitat de Perpinyà i membre de l’IEC Joan Peytavi Deixona afirma que «Bernat d’Oms defensà coratjosament Elna el 1474 enfront dels francesos però que traïcionat per mercenaris italians que van vendre la ciutat als invasors, va ser portat al Castell Major de Perpinyà i executat [...]» i ressalta la seva fidelitat al comte-rei Joan II. Com és sabut Joan II va donar a Perpinyà el títol de Fidelíssima Vila per també la seva resistència heroïca a l’agressor Louis XI que durant trenta anys d’ocupació delmà el país a sang i a foc. Per enaltir en Bernat d’Oms, mossèn Josep Bonafont «el Pastorellet de la Vall d’Arles» escriví el 1914 aquells versos commovedors: «Tot és dol, tot és tristesa tot és plor en Perpinyà quan, en la llansa francesa lo cap d’Oms de gran bellesa al castell ne penjolà.»   Tanmateix cada any al Dia de la Memòria no ocultem les vicissituds que patim en el present. Al principi del segle XXI les envestides del poder colonial francès, la voluntat de genocidi lingüístic i cultural doncs identitari, són patents i fins i tot, a parer meu, tan o més greus. Convençuts, per més de tres segles d’adoctrinament, de ser francesos, de no tenir cap història pròpia, tanmateix no hem deixat mai d’autodenominar-nos catalans, catalana la nostra llengua, català el nostre patrimoni. D’ençà el 2014 oficialment hem esdevingut «occitans» «occitans» els llocs de memòria emblemàtics del país com el museu de Talteüll, «occitanes» les nostres produccions. Ho podeu comprovar a la pàgina web de la nova regió amb capital Tolosa de Llenguadoc que ens va ser imposada el 2016 així com la seva denominació «Occitanie»: la resposta a la qüestió «Comment s'appellent les habitants de l'Occitanie» és a dir Com es diuen els habitants d’Occitània? hi és clara i evident: Les habitants s’appellent occitans. Els habitants es diuen occitans». Ara ens hem tornat occitans. Al cap de 363 anys de dominació francesa és l’estocada final. En el mitificat «país dels drets de l’home» no vam tenir el dret de votar per decidir la nostra denominació oficial ni tampoc vam poder obtenir l’autorització del Consell d’Estat de canviar-la, malgrat que la quasi totalitat de les batllies (menys una) hagi reivindicat el nom Pays Catalan/ País Català com es pot veure a l’entrada dels pobles. És així de fàcil eradicar una identitat mil·lenària en un estat que pretèn ser un model de republicanisme. L’emèrit i eminent geògraf Joan Becat de la Universitat de Perpinyà també membre de l’IEC ens va confirmar fa poc l’animadversió patent de la presidenta de la regió Carola Delga per la nostra catalanitat. No és la primera ni l’única. Recentment al consistori d’Elna membres de l’oposició van abandonar la sessió quan en Pere Manzanares, fundador de Ràdio Arrels i tinent d’alcalde delegat a la catalanitat i les relacions transfronteres, va prendre la paraula en català; ho van denunciar al totpoderós representant de l’Estat, el prefecte. La premsa principatina es va fer ressò de la decisió de la batllia d’Elna d’incloure al reglament municipal el dret de parlar en català. En Nicolas Garcia el batlle, conegut per haver desterrat la Maternitat de l’oblit, declarà que «Elna defensa la catedral, el claustre, la Maternitat... i la llengua i la cultura catalanes». El Dia de la Memòria a Elna reivindiquem doncs drets fonamentals, el dret de conèixer i divulgar la nostra història, el dret d’utilitzar la nostra llengua, dret actualment negat pels nacionalistes francesos, el dret de reivindicar la nostra identitat nacional, el dret de resisitir a l’aculturació, a la colonització francesa i evidentment el dret i el deure d’homenatjar els defensors de la terra. Hi ha genocidis patents com actualment a Ucraïna i hi ha genocidis silenciosos, ocults que allargant-se en el temps aconsegueixen d’obtenir l’assentiment i la complicitat de llurs víctimes. Són, ben entès, els més perversos. Som uns dotze milions de catalans, la nostra llengua i cultura són mil·lenàries, mai no ens cansem de repetir-ho; reivindiquem el dret internacionalment reconegut a l’autodeterminació, a la consecució d’un estat propi però la nostra lluita, per ser no-violenta, no mobilitza a Europa ni l’imaginari col·lectiu, ni els polítics, ni els mitjans de comunicació i roman silenciada. Mossèn Bonafont tot i ser un capellà ens amonestava: “au fadrins catalans, cordeu-vos l’espardenya que...lo francès ...lo traydor... s’es ell amagat ...guerra o esclavitud». Ningú vol guerra però no necessitaríem tots plegats, de punta a punta dels Països Catalans, representants polítics heroics i ser nosaltres mateixos, la societat civil, més exigents amb ells, més combatius, més coratjosos per posar fi al colonialisme franco-espanyol i aconseguir al segle XXI el tan anhelat Estat Català confederal? Daniela Grau Humbert Elna, 22.05.2022
Ne me parlez plus de relations transfrontalières !
(10-09-2023)
Veut-on effacer la frontière physique et les frontières psychologiques pour voir à nouveau des liens se tisser entre Catalans de chaque côté de cette frontière qui nous a séparé? Doit-on dans ce cas continuer à parler de relations transfrontalières pour définir ces liens?   Finalement, les États imposent leur sémantique. Nous la reprenons sans la remettre en question car cela nous apporte des subventions européennes pour des "projets transfrontaliers", et les dossiers sont filtrées par Paris et les capitales régionales. Les projets mis en place perdent donc souvent de leur substance pour entrer dans le cadre imposé par d'autres, par les Etats ou l'Europe des États, ce qui revient au même.    Bien entendu, il faut continuer à utiliser ces subventions. D'autant que parfois elles apportent des choses positives pour le territoire comme l'hôpital "transfrontalier" de Puigcerdà ou le pont reliant Costoja et Maçanet de Cabrenys,... Il ne s'agit donc pas uniquement de faciliter des revenus pour ceux qui montent ces "projets transfrontalières" par opportunisme et sans aucune vision de développement sur le long terme. C'est la proposition des Malgré tout, les Angelets de la Terra proposent aux mairies du Nord et du Sud de la Catalogne de développer des échanges et des projets communs sans intermédiaires et en sortant du cadre "transfrontalier".   La sémantique est essentielle car le sens des mots peut désenclaver ou renforcer l'enclavement de la Catalogne Nord, malgré sa situation géographique privilégiée.   Le dictionnaire Larousse nous donne le sens du mot transfrontalier: 1- Qui concerne le franchissement d'une frontière, les relations entre pays de part et d'autre d'une frontière. 2- Qui concerne les espaces proches d'une frontière entre des États voisins.   Ce terme semble donc inadapté lorsqu'il s'agit de liens entre catalans. Le terme transfrontalier nous amène à considérer que ce sont des français qui rencontrent des espagnols, lorsque des habitants du Roussillon rencontrent ceux de l'Empordà. Il est évident que c'est aussi notre réalité...   Pourtant, parler de transfrontalier est une façon étatique de voir les choses. Est-ce-que cela nous aide à tisser des liens satisfaisants, à nous développer économiquement et culturellement? Un diagnostic rapide nous permet de considérer que ce n'est pas le cas.   Il y a une vingtaine d'années, un maire du Pays Basque m'a dit: "Les liens avec les basques du Sud se sont toujours faits naturellement, sans prendre en compte la frontière. Nous n'avons pas eu besoin de subventions transfrontalières pour cela."   Ne sommes-nous pas aussi des catalans du Nord et du Sud? Pourquoi y-a-t-il si peu d'échanges et de connaissances mutuelles? Pourquoi Toulouse, Montpellier où même Paris nous semblent plus proches que Figueres, Girona ou Barcelona? A cause de la frontière! Alors pourquoi la revendiquer?   Nous devons imaginer notre propre façon de recoudre et soigner les blessures de l'histoire que sont les frontières. La catalanité est notre richesse. C'est un facteur de cohésion sociale. Elle est notre lien à tous, catalans du Nord ou du Sud, d'origine ou d'adoption. L'identité, la langue et la culture catalanes composent cette catalanité et cela n'est pas incompatible avec d'autres identités que nous portons tous en nous.
Les Angelets de la Terra à l'université d'été de Régions et Peuples Solidaires
à - Cotlliure ROSSELLÓ (27-08-2023)
Le coordinateur des Angelets de la Terra a participé à l'université d'été de « Régions et Peuples Solidaires » à Cotlliure. Il a eu le privilège d'échanger avec Gilles SIMEONI, président de l'exécutif corse, son équipe mais aussi avec des militants nord-catalans, bretons, savoyards et occitans.
Collectif de mairies pour renforcer les liens entre la Catalogne Nord et Sud
(15-07-2023)
Depuis juin 2022, l'association culturelle des Angelets de la Terra a réuni 115 communes de Catalogne Nord, sur les 198 communes nord-catalanes, avec qui le « Llibre Blanc de Catalunya Nord » a été réalisé.   Ce projet a permis de valoriser et de multiplier les actions municipales en faveur de la langue, de la culture et des traditions catalanes dans les très petites, moyennes et grandes communes de Catalogne Nord. Les Festes Majors, la Sant Joan, la Sant Jordi et d'autres fêtes ayant pour but de promouvoir les traditions catalanes se sont multipliés, ainsi que l'enseignement du catalan pour les enfants et les adultes.   Pour l'instant, peu de communes catalanes collaborent de façon régulière, de part et d'autre de la frontière.   Malgré tout, les communes de Catalogne Nord ont manifesté une grande solidarité après le référendum d'autodétermination du 1er octobre 2017 et un sondage réalisé par les Angelets de la Terra met en évidence que 73% des mairies de Catalogne Nord souhaitent développer des liens avec le Sud.   L'objectif des Angelets de la Terra, déjà mentionné dans le « Llibre Blanc de Catalunya Nord », est d'aider à généraliser les liens entre les communes du Nord et du Sud, puis d'élargir le champ de la coopération à l'ensemble de la société civile.   Ces échanges se feront en catalan car c'est la langue commune que les élus nord-catalans souhaitent pratiquer d'avantage. Une même municipalité pourra développer des échanges avec plusieurs municipalités, en fonction des projets envisagés: scolaires, environnementaux, culturels, sportifs, institutionnels ou économiques.   Il ne semble pas nécessaire de se perdre dans les paperasses administratives d'un jumelage classique, mais chaque commune pourra définir le cadre de leurs collaborations.   Il est prévu d'organiser une première rencontre entre les élus de Catalogne du Nord et du Sud avant la fin de l'année 2023. Ce sera l'occasion pour certaines communes de présenter les projets qu'elles ont déjà mis en place. Les débats, dans une ambiance de travail créatrive, collaborative et festive, permettront d'identifier les motivations des élus et de commencer à envisager des collaborations.   Dans un premier temps, les Angelets de la Terra réunissent des mairie de Catalogne du Sud (proches de la frontière) qui souhaitent participer à ce projet.   Parfois, ces communes ont déjà mis en place des échanges qu'elles souhaitent amplifier. D'autres communes participent déjà à des projets subventionnés par l'Europe, la France et l'Espagne. Cela ne les empêche pas de participer aussi au projet impulsé par l'association culturelle des Angelets de la Terra, avec le soutient de municipalités de Catalogne Nord.   Pour l'instant, les communes sud-catalanes ayant répondu favorablement à la proposition des Angelets de la Terra sont: Cantallops, Espolla, Mieres, Llagostera, Montesquiu, Gombrèn, Puig-reig.   Plusieurs autres municipalités sud-catalanes ont déclaré leur intérêt pour ce projet mais doivent en discuter en conseil municipal avant de donner une réponse définitive. Nous pensons réunir une cinquantaine de communes dans les mois à venir.   Les Angelets de la Terra invité les élus souhaitant participer à nous contacter en envoyant un message à info@angeletsdelaterra.com
Sant Joan 2023 : affirmation de l'identité catalane en Catalogne Nord grâce aux traditions
(24-06-2023)
L'an dernier, moins de dix communes de Catalunya Nord inscrivaient « Focs de Sant Joan » ou « Flama del Canigó » sur leurs affiches. Cette année, les Angelets de la Terra en ont comptabilisé une quarantaine et trois d'entre-elles en ont même réalisé uniquement en catalan.   Dans la vidéo ci-jointe, vous pourrez observer que l'hymne officiel de la Catalogne, « Els Segadors », a raisonné dans beaucoup de communes (La Roca d'Albera, El Soler, Sant Cebrià de Rosselló, etc...). Rappelons que la Sant Joan est la fête nationale des Pays Catalans.   Cette affirmation de l'identité catalane en Catalogne Nord est de plus en plus perceptible. Les fêtes traditionnelles, telles que la Sant Jordi, la Sant Joan ou les Festes Majors (fêtes de villages) retrouvent leur place dans nos communes. Ces fêtes sont nécessaires à la cohésion sociale et nos élus en sont conscients.   Voir tous ces enfants participer à ces fêtes traditionnelles en arborant les couleurs du drapeau catalan est positif pour l'avenir. Malgré tout, la situation de la langue et de la culture catalane est toujours en déclin constant. Il faut amplifier la présence du catalan parlé, chanté et écrit dans l'espace public, à minima lors de ces dates clés. De plus, il faut que chaque habitant interpelle tous les élus pour leur demander d'agir en ce sens.
Les Angelets de la Terra célèbrent la Flama del Canigó, à Sant Cebrià de Rosselló, discours de Ramon Faura
à - Sant Cebrià de ROSSELLÓ (24-06-2023)
Ramon Faura et les Angelets de la Terra étaient invités à la Revetlla (veillée) de Sant Joan par la municipalité de Sant Cebrià de Rosselló et son maire Thierry Del Poso. A cette occasion, le coordinateur de l'association culturelle des Angelets de la Terra, a lu un discours (voir ci-dessous) qu'il a rédigé pour expliquer en catalan et en français l'histoire de la Sant Joan en Catalogne et de la Flama del Canigó. Vous pouvez écouter un extrait du discours à la plage et au village dans cette vidéo où vous pouvez aussi visualiser des images de cette superbe soirée: Discours lu par Ramon Faura, coordinateur de l'association culturelle des Angelets de la Terra Il y a 400 000 ans, nous avons apprivoisé le feu salvateur et protecteur. Plus tard, la célébration du solstice d'été a été transformée en fête de la Saint-Jean. En Catalogne, la Sant Joan a une symbolique particulière et la Catalogne Nord en est le point névralgique. Je vais vous expliqué pourquoi.   La Sant Joan, le 24 juin, est la fête nationale des Pays Catalans et du Québec.   La Nit de la Sant Joan (nuit de la Saint-Jean), entre le 23 et le 24 juin, également appelée « revetlla (veillée) de Sant Joan » ou « nit del foc » (nuit du feu), est célébrée dans tous les Pays Catalan et dans d'autres parties du monde.   C'est une nuit où l'on célèbre le solstice d'été, la nuit la plus courte de l'année, avec quelques jours de retard, puisque ce solstice est le 21 juin.   À l'origine, il s'agissait d'une tradition païenne d'adoration du soleil qui remonte bien avant l'introduction du christianisme. Après avoir tenté d'interdire cette tradition, l'Église catholique la christianisa en la dédiant à Saint-Jean-Baptiste.   La nuit de la Sant Joan a conservé les éléments symboliques et les coutumes païennes: feu purificateur, pyrotechnie, bains de minuit, herbes de la Sant Joan pour confectionner les « ramellets » (bouquests), chants et danses.   Les premières références documentées sur la fête de la Sant Joan en Catalogne remontent au XVe siècle. Les feux de joie et les pétards faisaient déjà partie de la fête. On sait que les plus anciennes civilisations méditerranéennes célébraient aussi la nuit la plus courte de l'année en allumant des feux de joie.   Traditionnellement, chaque village allume un feu avec les objets en bois qui ne servent plus.   Cette année, nous célébrons le 60e anniversaire de la Flama del Canigó (1963-2023) qui met la Catalogne Nord au centre des célébrations de la Sant Joan dans tous les Pays Catalans.   Dans la continuité d'une initiative lancée en 1955 par le randonneur nord-catalan François Pujade, divers groupes ont distribué la Flama del Canigó à travers les Pays Catalans et au-delà, depuis 1963.   La Flama del Canigó reste allumée toute l'année au Castillet, Casa Pairal de Perpignan. Chaque 23 juin, elle est portée au sommet du Canigó où elle est ravivée, tôt le matin.   En 1963, Jean Iglesis « le Pacha » a eu la fabuleuse idée de créer la Flama del Canigó avec Margarida Mestre et Josep Deloncle. Il faut aussi rendre hommage à Gilbert Grau d'Elne et à tous les gardiens de la flamme comme Jeannine Knecht du restaurant l'Etoile de Mer à Sant Cebrià.   La Flama del Canigó conservée, ravivée et transmise de main en main, année après année, symbolise le lien immatériel et indestructible entre tous les catalans, par-delà les cols des Pyrénées et malgré les barrières qu'on nous impose.
Organisez des projets culturels et festifs en catalan dans votre commune avec les Angelets de la Terra
(09-06-2023)
Les Angelets de la Terra proposent aux municipalités d'impulser des projets culturels et festifs sur mesure, pour promouvoir le catalan à travers la musique, la poésie, le théâtre, le cinéma, mais aussi avec l'organisation de débats pour échanger avec les habitants, toujours en priorisant l'aspect ludique et convivial.   Les Angelets de la Terra ont un savoir-faire indéniable pour organiser des activités culturelles en catalan réussies et variées. Les 7 éditions de la Setmana per la Llengua, les 4 édition de la Sant Jordi Jove, la Diada de Catalunya Nord, les festival des Concerts per la Llibertat, etc. sont la preuve de ce savoir-faire. Ce succés est surtout dû à beaucoup de travail et beaucoup d'amour pour la culture catalane ; un grand respect pour le public et les artistes ; une compréhension et une adaptation en fonction de la réalité et des problématiques de la Catalogne Nord ; le rejeté de toutes les formes de sectarisme.   La musique est le meilleur outil pour valoriser le catalan La musique en catalan en Catalogne Nord a été l'axe majeur développé par les Angelets de la Terra depuis la création de son collectif de musiciens en 2010. Elle doit être valorisée et généralisée en priorité. En Bretagne et en Corse la musique est un point fort de la valorisation de ces cultures malmenées. En Catalogne Sud et dans tous les Pays Catalans, des chanteurs comme Lluís Llach, Joan Manuel Serrat, Maria del Mar Bonet, Raimon ont donné ses lettres de noblesses à la chanson en catalan avec le mouvement de la « Nova Cançó ». L'association culturelles des Angelets de la Terra cherche, depuis une dizaine d'années, à s'inspirer de ces exemples pour donner une continuité à ce qu'ont inicié Jordi Barre, Joan Pau Giné et le Groupe Guillem de Cabestany, entre autres. Il s'agit de faire entrer la création musicale en catalan dans la modernité, tout en respectant ce qui a été fait et en allant plus loin encore. Il s'agit aussi d'intégrer les musiciens de Catalogne Nord dans le « marché » de la chanson en catalan qui va de València à Barcelona, en passant par Mallorca.   Un collectif de musiciens de Catalogne Nord En 2010, quand les Angelets de la Terra créent le « Col·lectiu dels musics per la llengua », il ne restait qu'une poignée de chanteurs d'expression catalane en Catalunya Nord. Ils avaient conscience de l'importance de maintenir la création artistique en catalan et que la musique était la meilleure option pour montrer à la société que le catalan pouvait exister en dehors de l'école. Entre 2010 et 2018, les Angelets de la Terra ont développer une offre musicale massive en catalan, malgré un constat initial alarmant. Ils ont montré qu'il y avait un désir de nos artistes de faire vivre le catalan. En huit années, les Angelets ont édité 14 disques de compilations de musiques actuelles, soit environ 250 titres en catalan enregistrés par une certaine de groupes de Catalogne Nord et la collaboration avec des groupes de tous les Pays Catalans. L'hommage à Joan Pau Giné que les Angelets ont imaginé et coordonné à reçu le Prix coup de cœur de la fameuse Académie Charles-Cros. Les principaux musiciens de Catalunya Nord ont participé au collectif des Angelets de la Terra (Cali, Balbino Medellín, Gerard Jacquet, Al Chemist, Llamp te Frigui, Muriel Perpigna, Julio Leone, etc.).   Ce projet met en évidence les aspects suivant :   1- La langue catalane est un vecteur de cohésion sociale qui regroupe des centaines de musiciens de tous styles musicaux et de toutes origines. Il n'existe aucun projet de cette envergure.   2- Le catalan est une langue qui convient à tous les styles musicaux (rock, électro, rumba, jazz, reggae, etc.) et pas uniquement au chant traditionnel.   3- Chanter en catalan est une valeur ajouté pour les musiciens nord-catalans qui attire l'attention des touristes lors des nombreux concerts en été, mais aussi lorsqu'ils sont programmés en Catagne du Sud.   4- Il y a un public en Catalogne Nord pour la musique en catalan et cela s'est vu lors des différents concerts des Angelets de la Terra et de chaque groupe qui participent à ce projet. France Bleu Roussillon qui est très attentive à la demande de ses auditeurs, dédie plusieurs espaces à la chanson en catalan dans sa grille des programmes. Il s'agit de la radio la plus écoutée en Catalogne Nord.   Que peuvent faire les municipalités pour promouvoir la musique en catalan ? Les municipalités qui souhaitent promouvoir le catalan peuvent organiser régulièrement des concerts dans cette langue et favoriser ainsi la vitalité de la création artistique. Il s'agit donc de programmer des artistes nord-catalans qui font l'effort d'intégrer le catalan dans leur répertoire. Un artiste nord-catalan permettra au public de s'identifier alors qu'un artiste sud-catalan est trop éloigné dans l'imaginaire collectif. Cela valorisera davantage l'usage du catalan par des gens d'ici et pour les gens d'ici. Les municipalités peuvent aussi demander à tous les groupes qu'elles programment d'intégrer du catalan dans leur répertoire, afin de les motiver à utiliser la langue. De nombreux artistes nord-catalans ont participé au Collectif Angelets de la Terra de musiciens de Catalogne Nord pour la langue catalan même s'ils ne parlent pas catalan ou n'ont pas l'accent (comme cela est le cas pour la plupart des artistes français qui chantent en anglais...). Les municipalités peuvent aussi encourager les organisateurs de festivités à avoir la même démarche, en faveur de la promotion de la langue catalane.   Quels projets les Angelets de la Terra proposent aux municipalités ?   La Setmana per la Llengua, un projet itinérant sur plusieurs commune avec plusieurs soirées autour de la création artistiques en catalan dans la musique, la poésie, le cinéma et le théâtre, ponctuées par des débats et conférences.   Une Diada Catalana valorisant le patrimoine matériel et immatériel de chaque commune avec la participation d'artistes (poètes et musiciens), de photographes et d'historiens (professionnels ou amateurs) qui déambulent et valorisent les principaux lieux et édifices des communes.   Un concours de la musique en catalan en lien avec les écoles de musiques du département, durant lequel chaque chanteur est invité à interpréter une chanson en catalan, même s'il ne parle pas le catalan.   Pourquoi un concours de la musique catalane ? Promouvoir la création musicale en catalan des musiciens de Catalunya Nord. La musique en Catalogne du Sud, en Bretagne et en Corse participe a valoriser la richesse culturelle de ces territoires. Développer les échanges avec la Catalunya del Sud. Les musiciens du département qui intègrent le catalan à leur répertoire ont plus de faciliter à obtenir des contrats pour jouer en Catalogne du Sud. La chanson est complémentaire à l'enseignement pour normaliser l'usage du catalan dans la vie de tous les jours des habitants du département (radio, fêtes de village, etc.). S'inspirer du Mercat de Música Viva de Vic. Motiver de nouveaux musiciens à chanter en català. Montrer l'intérêt des politiques publiques pour la création artistique en catalan qui est quasiment exclusivement dans la musique (deux ou trois compagnies de théâtre et une poignée d'écrivains ou poètes). Il s'agit de montrer que cette création et les artistes qui la portent sont au-moins autant valorisés que les autres. Pour en finir avec l'idée que celui qui chante en català doit être un militant bénévole ou qui animera une fête à moindre coût. D'un tel concours peuvent dériver des actions toit au long de l'année (concerts comptant pour les différentes phases du concours, échanges transfrontaliers, liens avec le concervatoire et la Casa Musicale, ...)   Organisation et financement :  - Une ou plusieurs municipalités de Catalunya Nord. - Mise à disposition de lieux, sonorisation, lumière et personnel, - Création du matériel de communication : affiches, flyers, livret, web. - Financement des différents prix (enregistrements, édition CD)   Coordination : L'association Angelets de la Terra aidera les organisateurs à organiser, communiquer, contacter les musiciens et les différents partenaires. Les Angelets proposeront aux participants de leur créer une page sur leur site internet (200 visites uniques par jour sur www.angeletsdelaterra.com) et d'en faire la promotion sur les réseaux sociaux (les Angelets ont plus de 10 000 followers sur Facebook et plus de 10 000 followers sur Twitter).   Participants : Tous les musiciens de la Catalogne Nord qui utilisent le catalan dans leur création musicale (au moins un titre entièrement en catalan) ou qui font de la musique traditionnelle (ou fusion du traditionnel avec d'autres styles).Comment attirer des musiciens confirmés ? Comment attirer les jeunes musiciens ? Des lots attractifs et adaptés ; promotion auprès des programmateurs catalans du nord et projection externe. Invitez des programmateurs et des élus du Nord et du Sud de la Catalogne. Les proches des jeunes artistes.    Pour plus d'informations, n'hésitez pas à prendre contact avec les Angelets de la Terra à info@angeletsdelaterra.com
Les maires de Catalogne Nord défendent le catalan devant les tribunaux : "Qu'ils envoient les gendarmes!"
(11-05-2023)
"La primauté de la langue française est remise en cause par le règlement intérieur lorsqu'il prévoit que l'expression des conseillers communaux s'effectue d'abord en catalan, avec une traduction ultérieure en français", plaide la Cour.   Rappelons qu'en avril dernier, le tribunal administratif de Montpeller a jugé les mairies d'Elna, Els Banys, Sant Andreu de Sureda, Portvendres et Tarerac pour avoir inscrit dans le règlement intérieur de la commune l'usage du catalan lors des conseils municipaux.   Le jugement du tribunal de Montpeller ouvre implicitement la porte à s'exprimer d'abord en français puis à le traduire en catalan lors des séances plénières des conseils municipaux de Catalogne Nord. Cette option n'est envisagée que par le maire de Portvendres, Grégory Marty, qui a déjà annoncé qu'il procéderait à une nouvelle modification du règlement intérieur et attendra de voir ce que fera le Préfet. Grégory Marty dit que même s'il ne parle pas le catalan, il estime qu'il devrait être autorisé à être utilisé en plénière : "C'est bon pour notre nation, notre culture et notre patrimoine national", a-t-il déclaré.   Dans d'autres communes, au contraire, le choix sera de désobéir à l'interdiction de parler catalan. "Qu'ils envoient les gendarmes", a interpellé le maire de Tarerac, Jean-Louis Salies. La maire d'Els Banys, Maria Costa, a expliqué que tant que la sentence n'est pas définitive, elle ne s'y conformera pas : "Nous continuerons à parler catalan".   L'avocat de la mairie d'Elna, Mateu Pons-Serradell, a rappelé à l'orateur que lors de la promulgation de l'article 2 de la Constitution française, il avait été explicitement précisé que cet article "n'allait pas à l'encontre des langues régionales".   Par ailleurs, la défense de la Mairie de Sant Andreu de Sureda mentionne que l'Ordonnance de Villers-Cotterêts(*) a été prise avant l'intégration de la Catalogne Nord à la France et doute donc de son utilisation pour justifier la révision du règlement intérieur. D'autre part, il a rappelé que les Catalans sont devenus français par droit de conquête, qu'ils ont accepté le français comme langue, mais qu'ils restent profondément catalans et que l'usage de leur langue fait partie de leurs droits.   (*) L'ordonnance (ou, improprement, l'édit) de Villers-Cotterêts est un édit délivré à cette commune proche de Soissons, dans l'actuel département de l'Aisne (Picardie), le 15 août 1539 par le roi François Et de France et en qui, afin d'éviter des interprétations erronées, l'usage de toute autre langue que le Vulgare François était interdit dans les actes judiciaires et dans l'administration.
Catalogne Nord : plus d'habitants, plus de retraités, plus de fonctionnaires, plus de chômage et moins de naissances
(13-04-2023)
La démographie du département des Pyrénées-Orientales (Catalogne Nord et Fenouillèdes qui resprésente 3% de la population) est caractérisée par une densité moyenne et une population en forte croissance depuis les années 1950. En six ans, de 2014 à 2020, sa population s'est accrue de près de 16 500 unités, c'est-à-dire de plus ou moins 2 800 personnes par an. La densité de population de la Catalogne Nord, 117,3 habitants par kilomètre carré en 2020, est supérieure à celle de la France entière qui est de 106,1 hab./km2. En 2020, sur les 226 communes que comprend le département (198 catalans i 28 occitans), 59 ont une population municipale supérieure à 2 000 habitants, 22 ont plus de 5 000 habitants, huit ont plus de 10 000 habitants et une a plus de 100 000 habitants : Perpignan.   21% des habitants vivent en 2014 dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Les moins de 30 ans sont plus fortement exposés à la précarité : plus d’un jeune sur trois vit en-dessous du seuil de pauvreté français (35%).   50% de retraités et sans activité.   Hausse du nombre de fonctionnaires de 35 à 37% en 5 ans.   La Catalogne Nord compte peu d’établissements employeurs de plus de 100 salariés : ces derniers sont principalement des structures relevant du secteur public. Les emplois salariés liés à l’industrie ne représentent ainsi que 9% des emplois du département (contre 15% dans la région Occitanie). Le taux de chômage du département est le plus fort de France. Il compte plus de 6000 jeunes sortis de l’école sans diplôme, 33% des 15-24 ans sont concernés.   En Catalogne Nord, 31% des habitants ont en 60 ans ou plus. Le vieillissement de la population devrait s’accentuer puisque selon les projections de l’Insee, les 60 ans et plus devraient représenter plus de 40% des habitants en 2050. L’âge moyen passerait ainsi de 43,4 ans en 2013 à 48,6 ans en 2050. L'âge moyen de la population française de 2010 à 2022 n'a cessé de croître : de 40,1 ans en moyenne, les Français sont passés à 42 ans d'âge moyen. L'âge moyen en Espagne était de 41,7 ans en 2017. En Catalogne du Sud, l'âge moyen était de 43,1 ans en 2021.   En 2014, 4 800 naissances ont été dénombrées contre 5 111 décès. Le nombre annuel des naissances a diminué depuis cette date, passant à 4 512 en 2021, indépendamment à une augmentation, mais relativement faible, du nombre de décès, avec 6 342 en 2021. Le solde naturel est ainsi négatif et diminue, passant de -311 à −1 830.
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