115 municipalités participent à la 2ème édition du Livre Blanc de Catalogne Nord


Le « Llibre Blanc de Catalunya Nord » est un outil à destination des municipalités de tous bords politiques, de toutes tailles et de toutes les zones géographiques souhaitant promouvoir une « catalanité » facteur de cohésion sociale. En une année, 115 municipalités ont intégré le projet du livre blanc. Elles étaient 55 à participer à la première édition en juin 2021, déjà réalisée par les Angelets de la Terra.   Ce livre blanc commence par deux éditoriaux de deux personnalités : le député Paul Molac pour sa loi en faveur des langues de France et l'ancien président de la Generalitat de Catalunya Jordi Pujol pour ses projets transfrontaliers. Vous y trouverez aussi 55 propositions concrètes destinées aux élus de Catalogne Nord qui s’engagent à normaliser l’usage du catalan et son apprentissage, tout en valorisant les traditions populaires, ainsi que le développement des liens avec tous les Pays Catalans. Ces propositions aident les municipalités à développer une véritable politique linguistique et culturelle et s’accompagnent d’exemples concrets déjà mis en œuvre dans le département, mais également ailleurs en France. Vous pourrez également y consulter les résultats d'une enquête auprès des mairies, présentant leurs positions vis à vis des 55 propositions des Angelets de la Terra, mais aussi des sujets d'actualité tel que le changement du nom du département et le développement de l'OPLC. De plus, les Angelets y ont intégré les écrits des 115 municipalités participantes, dans lesquels elles précident leurs actions et projets. L'intégralité de ces écrits est consultable, en catalan et en français, sur le site Internet des Angelets (www.angeletsdelaterra.com), où chaque commune a une pagé dédiée. Enfin, de nombreuses informations ressources à destination des élus sont détaillées dans le livre blanc : contacts utiles, liste de groupes chantant en catalan, liste de conférenciers, etc.   Le contenu de cette deuxième édition s'est amplifié car le nombre de municipalités a plus que doublé, mais aussi parce que celles qui participaient déjà ont pu faire un premier bilan après une année. De plus, les Angelets de la Terra ont approfondi leurs 55 propositions grace à l'expérience acquise en collaborant avec les mairies. A l'heure actuelle, 60% des municipalités nord-catalanes affirment dans le Livre Blanc de Catalogne Nord leur engagement en faveur de la « catalanité » dans leurs communes et intercommunalités. Ce projet a dors et déjà généré de nombreux débats et normalisé la question catalane au sein des conseils municipaux, même lorsqu’ils ne participent pas encore au livre blanc. Cela a permis d'approfondir la réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour agir en faveur du catalan et de ses traditions, mais aussi d'affirmer que la préservation et la promotion de la « catalanité » est une problématique transversale qui concerne tous les habitants de Catalogne Nord, catalans d'origine ou d' adoption, parlant le catalan ou pas. C'est la principale richesse de ce territoire et personne n'en a le monopole.   Le Livre Blanc de Catalogne Nord donne un éventail de la situation sociologique, culturelle et linguistique en Catalogne Nord, en s’appuyant aussi sur l'enquête réalisée auprès des municipalités. Cette enquête s’appuie sur les 55 propositions et établie pour la première fois un état des lieux précis des actions, des projets et des besoins de nos municipalités. Les Angelets de la Terra dévoilent les résultats positifs de cette enquête et invitent les institutions supra-municipales (Europe, Etat, Région, Département et Generalitat de Catalunya) à définir les politiques à mettre en place pour soutenir cette volonté municipale. La participation de la majorité des municipalités nord-catalanes et la multiplication des actions en faveur de la catalanité ces derniers mois illustrent à quel point nos élus de proximité sont bel et bien conscient des bénéfices, notamment économiques et sociaux, inhérents à une catalanité moderne, ouverte et vivante.   Durant les trois années à venir, les Angelets de la Terra feront un suivi des actions municipales et de leur évolution. En 2025, en fin de mandats, ils éditeront un troisième Livre Blanc de Catalogne Nord, pour valoriser les actions portées à terme pendant ce mandat par toutes les municipalités nord-catalanes, y compris celle qui n'auront pas souhaité adhérer à ce projet. Le Livre Blanc de Catalogne Nord a pour ambition de participer à l'entrée de la Catalogne Nord, Pays Catalan ou même Pyrénées Catalanes dans le XXIème siècle. - L’association culturelle des Angelets de la Terra : Elle est créée à Perpignan en 2001, est autogérée et autofinancée. Elle fonctionne donc sans subventions, avec des bénévoles passionnés et des mécènes engagés. De 2001 à 2009, les Angelets de la Terra étaient à l'origine un groupe de supporters de l'USAP, puis des Dragons Catalans. Depuis 2010, ils coordonnent un collectif de centaines de musiciens qui chantent à minima un titre en catalan. En 2018, ils organisent quatre festivals, les « Concerts per la Llibertat », pour la liberté et la démocratie, avec la participation de 40 groupes du collectif. - Le Livre Blanc de Catalogne Nord : Il a été élaboré par les Angelets de la Terra avec l'aide de professeurs de l'Université de Perpignan, spécialisés dans la toponymie, l'histoire et l'enseignement du catalan, mais aussi plusieurs acteurs de la vie culturelle, associative et économique de notre département (voir la liste ci-dessous). - L'origine du Livre Blanc de Catalogne Nord : En 2019, une cinquantaine de communes ont accueilli leur exposition collective de photojournalisme « Visca per la Llibertat ». En 2020, 23 listes aux élections municipales ont porté le « Label Cultural » des Angelets de la Terra dont elles ont signé la charte et 14 d'entre elles ont gagné ces élections. C'est de la réflexion autour des trois axes principaux de cette charte du « Label Cultural des Angelets de la Terra » qu'est né le Livre Blanc de Catalogne Nord : langue, culture et pays. - Pourquoi avons-nous choisi le français pour rédiger le Livre blanc ? Ce livre est écrit majoritairement en français car nous voulons toucher le plus de monde possible en Catalogne Nord où de nombreux élus ne comprennent pas bien le catalan. La Catalogne Nord est un territoire où l’intérêt pour le catalan et son enseignement n’ont jamais été aussi élevés, malgré un usage en baisse constante. Cette situation est le résultat de décennies d’étouffement économique et de discriminations qui ont généré une honte de soi, dans cette zone sinistrée. En 2011, 59% des résidents n’étaient pas nés en Catalogne Nord, selon une étude du Département 66, de la Generalitat de Catalunya et de l’Université de Perpignan. L’enjeu est donc d’intégrer ces «nouveaux catalans», de donner la possibilité à la jeunesse de rester vivre ici et de donner un sens à l’engagement de tous en faveur du catalan. Il faut renforcer la cohésion sociale avec la «catalanité» comme outil. - Qui a participé à la réalisation de la deuxième édition du Livre Blanc de Catalogne Nord ? DANAT Delphine, DOMENECH DE CELLÈS Hug, DONAIRE BARBERA Judith, FARRÉ SALVATELLA Rémy, Richard BANTEGNY, FAURA i LABAT Ramon, GUILLEM Sabrina, LABAT Geneviève, LEIBERICH Michel, MARTY Nicolas, PEYTAVÍ i DEIXONA Joan, PINÈDA Thierry, PLANES Joan, POISSON Olivier, RICORD Thierry, ROUS François, SANCHEZ Alain, SUNYER Bérengère, TARRIUS Thierry i elegits de 115 ajuntaments. Mécènes : BRUNSO Francis, CARBONELL Lluís, FAURA i LABAT Ramon, FONT i CASES Ramon, HAVART FALGUERAS Jean-Claude & Maguy, JUNQUÉ Vanessa, MAINSON Marie-ange, MILHAU-BLAY Juan, MULERO David, PARES José, PIQUER i JORDANA Jaume, PUJOL i FERRUSOLA Oriol, PUJOL Ramon, ROSSINYOL Daniel, ROUS-BOIX François, SUNYER Joan Pere, VANDAMME Frederic, XANCHO Maryline, GRAU Daniela.   Mise-en-page / graphisme / illustrations : COMÈS Sabine (Comes Design) et GUBIANAS Jaume (www.auques.cat).
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Les Angelets de la Terra ont mené des actions dans 145 communes depuis 2001

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La Torre d'Elna (ROSSELLÓ)
Latour-Bas-Elne (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
En catalan, le nom de la commune est La Torre del Bisbe ou La Torre d'Elna. Les mentions les plus anciennes citent au xe siècle un autre nom sans rapport avec Latour-Bas-Elne. C'était Atiliago et Aziliaco, parfois francisé plus tard en Aziliac. Peu à peu, à partir du xe siècle le nom Turre le supplante. Le terme Turre (du latin turris : tour) servant à décrire l'ouvrage défensif élevé là. Cette tour, ou château fut la propriété de l’évêque d’Elne et est alors dénommée, en catalan La Torre del Bisbe (La Tour de l'évêque). Après l'annexion du Roussillon par la France, le village est désigné sous les noms catalans La Torre d'Elna ou La Torre prop d'Elna (près d'Elne). Le nom francisé Latour-Bas-Elne a été retenue au XVIIIe siècle, sur la carte de Cassini notamment, et adoptée par l'Administration. Une interprétation de « Atiliaco » est « le domaine d"Atilius » selon une étymologie gallo-romaine. Une autre étymologie ibère du nom ancien est donnée dans l'article sur Collioure.   Monuments et lieux touristiques L'église paroissiale.L'église Saint-Jacques est l'église paroissiale de Latour-Bas-Elne. C'était initialement une petite église romane du XIIe siècle, agrandie par étapes successives jusqu'au XXe siècle. Au XIVe siècle, son abside est remplacée par une tour de guet et de défense semi-circulaire, ensuite convertie en clocher, et surélevée de six mètres en 1901 pour y ajouter une horloge et d"un clocheton en fer forgé au sommet.   Personnalités liées à la commune Fernand Vaquer, dit le Maréchal, joueur de rugby à XV, né en 1889 à Latour-Bas-Elne.Gaston Rous, joueur de rugby à XV, né en 1929 à Latour-Bas-Elne. Champion de France de rugby à XV en 1955 avec l'USAP.
Llíria (PAÍS VALENCIÀ)
Llíria
Llíria est une ville et une municipalité du Pays Valencien, capitale de la région du Camp de Turia. La ville actuelle de Llíria a ses racines dans l'âge du bronze, dans le Tossal de Sant Miquel vers le milieu du deuxième millénaire avant JC. Un village ibérique de grande importance s'est développé sur cette même colline. Elle s'appelait Edeta et était la capitale de son territoire, Edetania. Peu de temps après la conquête romaine, vers 175 av. C'était une nouvelle ville, celle-ci déjà entièrement romaine, et bien qu'elle ait gardé le nom de la ville ibérique, Edeta, un nom alternatif est documenté, qui serait ce qui allait donner son nom à la ville médiévale : Leiría, maintenant Llíria. L'importance d'Edeta était primordiale au cours des deux premiers siècles de notre ère. Avec la crise du troisième siècle, Edeta tomba en déclin, en partie éclipsée par la croissance de Valentia, et au cinquième siècle, sous le règne de l'Empire, était devenue un centre monastique. A l'époque islamique eut lieu le siège de la ville par le Cid, provoqué par le refus d'Al-Mustain de payer le tribut de 2000 dinars correspondant aux parias de 1090. Pendant le siège, le Cid alla recevoir une lettre de la reine Constance de Bourgogne, épouse d'Alphonse VI, l'assurant du pardon de son mari si elle se joignait à l'expédition du roi castillan préparée contre les Almoravides en Andalousie. Par conséquent, le Champion a quitté la place de Llíria alors qu'il était sur le point de la prendre. Pendant la période musulmane, les fossés et le système d'irrigation du verger de Llíria ont été perfectionnés. Dans l'aspect politique était le siège résidentiel du Cadí, espèce de juge ou magistrat de la loi musulmane, désigné directement par le calife. Vers les années 1248 et 1249, une répartition des terres a eu lieu et le repeuplement ultérieur avec de vieux chrétiens. En avril 1252, le roi Jacques Ier accorda à Llíria la charte de colonisation ainsi qu'une série de privilèges. Bien que Llíria ait toujours été ville royale, elle a eu plusieurs señoríos comme ceux de Maria Fernández en 1293, celui de l'infant Juan de 1337 et celui de l'infant Raimundo Berenguer de 1339. Le dernier monsieur serait l'infant Martin. Pendant les guerres de l'Union, Llíria prit parti pour le roi. En 1363, elle fut prise par Pere el Cruel pendant la guerre de Dos Peres. En juin 1364, Pierre le Cérémonial se rendit à Llíria avec l'intention de la récupérer. L'expulsion des Maures en 1609 ne l'affecta guère, puisque sa population se composait presque exclusivement de vieux chrétiens. Après la guerre de Succession d'Espagne, le roi Philippe V d'Espagne récompense les services de James Fitz-James Stuart, duc de Berwick, vainqueur de la bataille d'Almansa en lui accordant le nouveau duché de Lyrie et de Jéricho. James Fitz-James Stuart était le fils de Jacques II d'Angleterre et l'avait nommé duc de Berwick et vice-roi d'Irlande, et était maréchal de France et capitaine général d'Espagne pendant la guerre de Succession d'Espagne. Le troisième duc de Llíria et Jérica, Jacobo Fitz-James Stuart et Colomb de Portugal, épousa María Teresa de Silva y Álvarez de Toledo, fille de la duchesse d'Albe. Aujourd'hui, elle est en possession de Cayetana Fitz-James Stuart, qui est également maire honoraire de Llíria. Au cours du XVIIIe siècle, la politique physiocratique des Bourbons conduisit à une avancée spectaculaire de l'agriculture lyrienne. Plus tard, pendant la guerre de France, la population quitta la ville et se réfugia dans les forêts. Les troupes françaises occupent la ville de 1810 à 1813 et se renforcent dans le sanctuaire de Saint-Michel. Llíria a été limogée pendant la première guerre carliste par les troupes carlistes de Ramon Cabrera i Grinyó à de nombreuses reprises. En 1887, par décret royal, Llíria obtint le titre de ville.
Les Cases de Pena (ROSSELLÓ)
Cases-de-Pêne (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
940 habitants en 2019. ToponymieEn catalan, le nom de la commune est les Cases de Pena, anciennement les Casasses. On trouve aussi le nom de Cazas d'Espira en 1774. Ce dernier nom s'explique par le fait que Cases-de-Pène dépendait de la paroisse d'Espira-de-l'Agly jusqu'en 1793.Le lieu est mentionné pour la première fois par son château en 1011 (castellum Penna) puis en 1263 (castrum sive rupes de Penna). On trouve une mention du lieu en 1358 (loch de Pena) et le nom actuel en 1772 (Las Casas de Pena). EnseignementCases-de-Pène dispose d'une école primaire publique (maternelle et élémentaire), pour un effectif de 112 élèves. Monuments et lieux touristiquesL'ermitage Notre-Dame-de-Pène est situé sur un éperon calcaire dominant la partie sud-ouest de la commune, près de l'emplacement de l'ancien château de Pène dont il n’en reste que de peu de vestiges.La Torre del Far : ancienne tour de signal, perchée entre Cases de Pene et Tautavel, accessible à pied par un chemin de randonnée balisé. Vigie de la plaine du Roussillon, de la vallée de l’Agly et du Verdouble.L'ancienne église Sainte-Colombe de Cases-de-Pène est une église romane en ruines.L'église paroissiale Sainte-Colombe de Cases-de-Pène a été construite au xviie siècle. Initialement uniquement dédiée à saint Pantaléon, on lui a adjoint sainte Colombe, patronne de l'église primitive. HistoireLe village de Cases de Pène est récent. Peu de documents le mentionne. L'église Ste Colombe, l'église initiale du village, est citée pour la première fois en 1063. De style roman, elle fut détruite au fil du temps. On la trouve abandonnée en 1265, probablement à cause de sa proximité avec l'Agly, souvent en crue. Il en reste quelques ruines de nos jours, au cœur du village.Le château de Pène est cité en 1088 comme dépendant des vicomtes de Castelnou. En 1267 on a la preuve qu'il appartenait à l'abbé Pierre Cabalé qui le vendit au prieuré d'Espira de l'Agly. Celui-ci passa au chapitre de la Réal, de Perpignan, en 1381.En 1774 le village était mentionné sous le nom de Cazas d'Espira, preuve qu'il n'eut son indépendance que très tard. Cases de Pène est connu pour son ermitage Notre Dame de Pène que l'on voit sur les hauteurs de la falaise, après le village en direction d'Estagel.
Llauró (ROSSELLÓ)
Llauro (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
Llauró est un petit village situé en plein cœur du massif des Aspres. Son point culminant est au lieu-dit « Torre blanc » à 512 m. En contre-bas du village coule une riviere dont les eaux se versent dans le Réart, c’est la rivière dite du Mona. Cette appellation a été mentionnée sur le plan cadastral en 1825. Ultérieurement, la rivière s’est appelée Moné mais son nom initial est rivière d’el Mener (de la mine). Ces différentes appellations démontrent que le langage parlé dévie au cours des siècles par manque d’alphabétisation. La configuration géologique des Aspres est telle que tous ses points culminants sont constitués de roches calcaires poreuses qui permettent à l’eau de pluie de pénétrer dans le sol. Cette eau est ensuite retenue par les roches schisteuses situées sous le calcaire. Le résultat de cette géologie particulière est la présence de sources. Llauró possède donc de très nombreuses sources ( Funt Sant Marti, La Funtassa, Funt de « la madame », Funt de l’Esquirol, Funt de les Cotives…) propices à l’établissement d’un habitat. La présence de Dolmens démontre que l’homme a investi le territoire de Llauró depuis la préhistoire. Le « sentier du liège », randonnée au départ de Llauró, passe notamment par le dolmen de Galuert. C’est en 814 que Llauró est mentionné pour la première fois sous le nom « Vila Laurosum ». Puis entre 899 et 1632, sept appellations différentes désigneront le village. Llauró est pour la première fois cité en 1632. La particularité majeure dans l’histoire du village se découvre en observant le blason du village. Il représente les armes Catalanes mais avec 5 pals Sang et 6 d’or surmonté de la couronne d’Aragon avec l’inscription « Llauró, ville royale depuis 1279 ». En effet, en 1273, la seigneurie de Llauró fut mis en vente et les habitants du village rachetèrent tous les droits. Ils purent ainsi se soustraire aux servitudes seigneuriales auxquelles ils étaient soumis jusqu’alors. Mais, sans protection armée, ils durent choisir leur propre seigneur. Ils élirent l’infant Jaume, futur roi de Majorque et lui prêtèrent serment de fidélité. Devenu roi de Majorque en 1279, Jaume II honore le serment fait aux habitants de Llauró en les soustrayant à l’impôt et en donnant privilège d’user de la forêt située sur le territoire de Llauró, forêt qui fera la richesse du village au 18ème et début du 20ème siécle : El Comú. Lorsque le royaume éphémère de Majorque fut à nouveau réuni à la couronne Aragonaise, celle-ci viendra coiffer le blason. Ainsi, en se promenant dans le village, sur chaque plaque indiquant le nom des rues en Catalan, on peut constater que Llauró est une ville royale ! Une histoire axée principalement sur l’industrie bouchonnière, Llauró étant, avec sa forêt du Comú, un des principaux pôles de fabrication de bouchon en liège dans le département. Pour attester de la richesse du village à la fin du 18ème, il suffit d’imaginer que ce sont les bouchonniers qui ont fait venir l’électricité ; ont imposé un bureau de poste ; imposé non sans difficulté l’élargissement des rues et le déplacement du cimetière adossé à l’église. La bouchonnerie étant un facteur d’animation spontanée, la vie culturelle de Llauró était foisonnante et les opportunités pour les ouvriers bouchonniers de faire la fête nombreuses. Il faut remonter à 994 pour que la première fois soit mentionnée l’église « Sancti Martini de Laurosoni ». L’église romane de Llauró a la particularité d’être fortifiée et faisait corps avec la muraille qui englobait le village. Les restes du mur d’enceinte sont toujours visible sur la partie nord de l’église et une tour de la muraille est encore présente, cachée au sein du village. Le retable, de style baroque du 18ème siècle est charpenté de bois de pin, peint et doré. Ses dimensions (5m x 4m) prouvent qu’il a bien été exécuté pour cette église et n’est pas un apport extérieur. Dans la niche centrale se trouve Saint Martin, patron du village. Martine et Marie surplombent l’église dans le clocher et se font entendre à chaque cérémonie religieuse. En déambulant dans le village, parmi ses rues pentues, on peut constater que les façades des maisons n’ont rien à voir avec celle de lotissement. Certaines hétéroclites, d’autre plus classiques, en calcaire prélevé dans la carrière ou dans les quelques grottes situées au sud, dans le village et en schiste prélevé dans une carrière au abord du Mona à l’ouest du village. Enfin, certaine façade qui ont fait la fierté de leur propriétaire car signe de fortune dans les années 50 sont en ciment peint, et recouvrant les pierres de ces maisons ancestrales. Mais à y regarder de plus près, en levant les yeux, ont peu distinguer les nombreux avant toit peints. Les sujets peints sur les tuiles ou les cairou sont variés. Ils vont, du simple triangle, à l’échiquier en passant, par des végétaux et signes pour conjurer le mauvais sort. Les plus anciens avant toits peint dates de 1734 alors que les plus récent, de 2019. Depuis 2017, toute toiture possédant un avant toit peint et devant être rénové doit obligatoirement conserver cet art linéaire qui fait la richesse architectural de Llauró. Stéphane et Sylvie MARTIN
La Llaguna (CONFLENT)
La Llagonne (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
220 habitants en 2019. ToponymiePremière mention du nom en 942, ipsa Laguna, puis villa Lacuna (1011), ça Laguna (1267), La Leguna, La Laguna (XIVe siècle), La Llaguna (1632) et enfin La Llagonne. Le terme latin lacuna renvoie à lagune, cette lagune ayant été asséchée au xxe siècle pour y faire passer la RN118, l'ancienne voie royale la contournant par l'ouest. Le nom catalan de La Llagonne est la Llaguna. Moyen Âge Le bourg et les Cortals, vus de l'ouest. Tour à signaux, La LlagonneUn premier village se trouvait autrefois à 700 m plus à l'ouest, au lieu-dit « Iglesia Vella » (« vieille église », mentionné dans le cadastre de 1834) où se trouve encore un antique sanctuaire[précision nécessaire]. L’histoire du village débute en 811 à la conquête du Roussillon par Charlemagne. En 866 est fondée l’église Saint-Vincent. En 942, La Llagonne (le vilar de La Llagona) et son église Saint-Vincent, sont donnés par le comte de Cerdagne Sunifred II à l’abbaye Saint-Michel de Cuxa qui conserve les lieux comme fief jusqu’à la Révolution. Cette donation est confirmée par le pape Serge IV en 1011 (« Villam Lacunam cum eglesia sancti Vincentii »). En 1267, on retrouve la mention d’un castrum de ça Laguna, désignant une fortification. La tour circulaire de l’église fortifiée en est probablement un vestige. La tour la surplombant est nommée « le Capil ». Elle fut construite en 1267 en même temps que les fortifications de la ville dans le but de prévenir les invasions françaises. La frontière franco-aragonaise se trouvait alors plus au nord, au col, juste après Puyvalador. La tour avait un rôle d'alerte, elle était le maillon central d'un dispositif qui était complété par la tour des Angles, celle de Prats-Balaguer, celle de Fetges, celle de la Quillane et celle d'Ovansa. MonumentsL'église paroissiale Saint-Vincent : elle est fondée en 866 puis est reconstruite au xiie siècle. Elle est bâtie sur les restes d'un ancien château. Elle est de style roman, son portail est sobre. Son abside autrefois circulaire a été remplacé par une abside rectangulaire au xviiie siècle. Le départ de l'ancienne abside est toutefois toujours visible. En 1742 est créée la sacristie. En 1801 est refait le côté droit du portail, détruit par un tir d'obus de l'armée du général Dagobert lors des guerres de la Révolution, en 1793. Le vieux clocher effondré en 1842 est reconstruit en 1843, et doté de cloches neuves.Le mobilier comporte notamment un antependium datant du XIIIe siècle. Celui-ci représente le Christ peint dans une mandorle, assis en majesté lors du jugement dernier. Il mesure 1,65 m sur 96 cm de large. En plus de l'antépendium, l'église de La Llagonne possède un baldaquin richement décoré du XIIIe siècle et un Christ romano-byzantin du XIIe siècle. Ces pièces sont classées aux monuments historiques. La tour du Capil : ancienne tour de guet bâtie en 1267 servant à prévenir des invasions françaises du temps où le Roussillon faisait partie de la couronne d'Aragon, elle est actuellement en ruine.
La Roca d'Albera (ROSSELLÓ)
Laroque-des-Alberes (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
2.140 habitants en 2019. Histoire Moyen-âgeSur le fameux rocher (La Roca) se dressait à partir du XIIIe siècle le château de Pons Hug IV, comte d'Empuries, possesseur d'un fief sur ce territoire. A cette époque (Du IXe au XIIe siècle) le territoire était découpé en de nombreux fiefs qui appartenaient tous à des familles différentes. Ça explique pourquoi le comte d'Empuries lui-même possédait cette terre éloignée de son comté. L'ancien village médiéval était à ses pieds, il a été fortifié par la suite. La lignée des seigneurs de Laroque est assez courte, il faut dire que ce n'est qu'au Xe / XIe siècle que la notion de seigneur apparaît. Ainsi voit-on apparaître Bernat de Laroque (1161-1180), qui épousa Adelaïda de Thuir. Bernat est le premier seigneur de Laroque dont on a une trace, il s'agit probablement d'un descendant du premier seigneur du lieu. Ensemble ils auront une fille, Alamanda de Laroque, qui épousa Ramon de Vilademuls. Leur fille Maria de Vilademuls se mariera avec Hug IV, comte d'Empurias (1200-1230), dont naîtra Pons Hug IV, futur comte d'Ampurias (1230-1269). Par la suite la lignée des comtes d'Ampurias d'éteindra (1325), et le comté passera au roi de Majorque. C'est ainsi que Laroque des Albères devient une ville royale, propriété directe du roi. En tant que propriété comtale, en 1264, le comte Pons-Hug IV prit une décision importante pour la ville. Il fit venir deux enquêteurs afin de faire l'inventaire des biens. Ce recensement est nommé "Capbreu", il s'agit des plus anciens registres de recensement que l'on connaissent en Catalogne Nord. L'intérêt de celui de Laroque est son âge : C'est le plus ancien de tous les capbreus de la région. Quelques années plus tard, il y en aura un autre à Camélas, puis viendront les 6 Capbreus "majeurs" des villes royales. Durant le XIVe siècle eut lieu l'épisode du royaume de Majorque. Jacques 1er le Conquérant, grand roi d'Aragon, sépara son royaume en deux pour éviter de léser l'un de ses deux fils : A l'ainé (Pierre III d'Aragon) sa succession, au cadet (Jacques II de Majorque) le nouveau royaume de Majorque, un territoire pris sur les terres de son frère (Cerdagne, Roussillon, Iles Baléares et la ville de Montpellier). Evidemment à la mort de Jacques 1er les deux frères furent en conflit, l'ainé voulant récupérer ses terres, le cadet voulant conserver son indépendance. Devant la puissance de Pierre III, Jacques de Majorque tente de se liguer avec le roi de France Philippe le hardi. Mais surpris par le roi d'Aragon, il doit fuir et se réfugie au château de Laroque des Albères. La suite de l'histoire de la ville n'est pas vraiment connue. On retrouve Laroque au XVIIe siècle prit dans la tempète de la guerre de 30 ans, lorsque le roi de France récupère militairement le Roussillon. A la signature du traité des Pyrénées en 1659, la ville devient officiellement française, la frontière étant placée là où elle est de nos jours. Peu après la révolution française, en 1793, l'Espagne déclare la guerre à la France, les troupes du Général Ricardos envahissent la plaine du Roussillon. Cette dernière guerre avec l'Espagne ne laissera apparament pas trop de traces dans la ville, ayant été occupée très tôt. Laroque des Albères a toujours été un village agricole. Nous avons quelques chiffres qui donne des indications sur l'évolution de l'agriculture durant le XIXe siècle. En 1837 il y avait 44100 hectares de céréales, 36377 en 1869 et 32363 en 1882, donc il y a eu une diminution constante de la production céréalière au XIXe siècle. Côté viticulture par contre la superficie occupée par les vignes n'a fait que croitre : 12000 hectares (1741), puis 25000 en 1840 et 76030 en 1882. Au début du siècle, la superficie de terrains plantées en vignes diminua un peu, passant à 61016 en 1910. Il faut dire que la crise viticole de 1907 était passé par là entre temps. Pour traiter les céréales produites, pour les transformer en farine, les habitants utilisaient quatre moulins. La ville en comptait quatre autres, à huile ceux-là, pour la production oléicole. Le moulin à farine de La Pave, situé dans le prolongement de la rue de l'église, était encore en fonctionnement en 1920. Il a été rénové récemment.   PatrimoineEn plus du moulin restauré, la ville de Laroque possède un intéressant patrimoine. Le village lui-même tout d'abord, qui conserve un aspect médiéval. Sur les hauteurs se trouvent les restes du donjon, hélas écroulé en 1890, ainsi que des vestiges des remparts. L'église paroissiale St Félix est fortifiée, elle est de style gothique. Son portail date du XIVe siècle, il est en marbre blanc. Elle contient un retable du maître-autel du XVIIIe siècle et une statue de Ste Femme datant du XIVe ou XVe en bois polychomé. Le territoire de Laroque possède aussi quelques autres édifices religieux : Les deux églises de Rocha Vella ("Vieille Roche" en français), dédiée l'une à St Laurent et l'autre à St Fructueux. Elle date du XIe et du XIIe siècle. Il existe aussi une chapelle dédiée à St Sébastien. De plus la ville de Laroque des Albères est attachée à son ermitage nommé Notre Dame de Tanya.   EtymologieLe nom de Laroque provient du mot Roca signifiant "Rocher". La Roca, ça a donné Laroque au fil du temps. Cette roche, c'est le piton qui surplombe le village au peu plus au Sud. Une référence à ce roc se trouve dans le blason de Laroque.
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