115 municipalités participent à la 2ème édition du Livre Blanc de Catalogne Nord


Le « Llibre Blanc de Catalunya Nord » est un outil à destination des municipalités de tous bords politiques, de toutes tailles et de toutes les zones géographiques souhaitant promouvoir une « catalanité » facteur de cohésion sociale. En une année, 115 municipalités ont intégré le projet du livre blanc. Elles étaient 55 à participer à la première édition en juin 2021, déjà réalisée par les Angelets de la Terra.   Ce livre blanc commence par deux éditoriaux de deux personnalités : le député Paul Molac pour sa loi en faveur des langues de France et l'ancien président de la Generalitat de Catalunya Jordi Pujol pour ses projets transfrontaliers. Vous y trouverez aussi 55 propositions concrètes destinées aux élus de Catalogne Nord qui s’engagent à normaliser l’usage du catalan et son apprentissage, tout en valorisant les traditions populaires, ainsi que le développement des liens avec tous les Pays Catalans. Ces propositions aident les municipalités à développer une véritable politique linguistique et culturelle et s’accompagnent d’exemples concrets déjà mis en œuvre dans le département, mais également ailleurs en France. Vous pourrez également y consulter les résultats d'une enquête auprès des mairies, présentant leurs positions vis à vis des 55 propositions des Angelets de la Terra, mais aussi des sujets d'actualité tel que le changement du nom du département et le développement de l'OPLC. De plus, les Angelets y ont intégré les écrits des 115 municipalités participantes, dans lesquels elles précident leurs actions et projets. L'intégralité de ces écrits est consultable, en catalan et en français, sur le site Internet des Angelets (www.angeletsdelaterra.com), où chaque commune a une pagé dédiée. Enfin, de nombreuses informations ressources à destination des élus sont détaillées dans le livre blanc : contacts utiles, liste de groupes chantant en catalan, liste de conférenciers, etc.   Le contenu de cette deuxième édition s'est amplifié car le nombre de municipalités a plus que doublé, mais aussi parce que celles qui participaient déjà ont pu faire un premier bilan après une année. De plus, les Angelets de la Terra ont approfondi leurs 55 propositions grace à l'expérience acquise en collaborant avec les mairies. A l'heure actuelle, 60% des municipalités nord-catalanes affirment dans le Livre Blanc de Catalogne Nord leur engagement en faveur de la « catalanité » dans leurs communes et intercommunalités. Ce projet a dors et déjà généré de nombreux débats et normalisé la question catalane au sein des conseils municipaux, même lorsqu’ils ne participent pas encore au livre blanc. Cela a permis d'approfondir la réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour agir en faveur du catalan et de ses traditions, mais aussi d'affirmer que la préservation et la promotion de la « catalanité » est une problématique transversale qui concerne tous les habitants de Catalogne Nord, catalans d'origine ou d' adoption, parlant le catalan ou pas. C'est la principale richesse de ce territoire et personne n'en a le monopole.   Le Livre Blanc de Catalogne Nord donne un éventail de la situation sociologique, culturelle et linguistique en Catalogne Nord, en s’appuyant aussi sur l'enquête réalisée auprès des municipalités. Cette enquête s’appuie sur les 55 propositions et établie pour la première fois un état des lieux précis des actions, des projets et des besoins de nos municipalités. Les Angelets de la Terra dévoilent les résultats positifs de cette enquête et invitent les institutions supra-municipales (Europe, Etat, Région, Département et Generalitat de Catalunya) à définir les politiques à mettre en place pour soutenir cette volonté municipale. La participation de la majorité des municipalités nord-catalanes et la multiplication des actions en faveur de la catalanité ces derniers mois illustrent à quel point nos élus de proximité sont bel et bien conscient des bénéfices, notamment économiques et sociaux, inhérents à une catalanité moderne, ouverte et vivante.   Durant les trois années à venir, les Angelets de la Terra feront un suivi des actions municipales et de leur évolution. En 2025, en fin de mandats, ils éditeront un troisième Livre Blanc de Catalogne Nord, pour valoriser les actions portées à terme pendant ce mandat par toutes les municipalités nord-catalanes, y compris celle qui n'auront pas souhaité adhérer à ce projet. Le Livre Blanc de Catalogne Nord a pour ambition de participer à l'entrée de la Catalogne Nord, Pays Catalan ou même Pyrénées Catalanes dans le XXIème siècle. - L’association culturelle des Angelets de la Terra : Elle est créée à Perpignan en 2001, est autogérée et autofinancée. Elle fonctionne donc sans subventions, avec des bénévoles passionnés et des mécènes engagés. De 2001 à 2009, les Angelets de la Terra étaient à l'origine un groupe de supporters de l'USAP, puis des Dragons Catalans. Depuis 2010, ils coordonnent un collectif de centaines de musiciens qui chantent à minima un titre en catalan. En 2018, ils organisent quatre festivals, les « Concerts per la Llibertat », pour la liberté et la démocratie, avec la participation de 40 groupes du collectif. - Le Livre Blanc de Catalogne Nord : Il a été élaboré par les Angelets de la Terra avec l'aide de professeurs de l'Université de Perpignan, spécialisés dans la toponymie, l'histoire et l'enseignement du catalan, mais aussi plusieurs acteurs de la vie culturelle, associative et économique de notre département (voir la liste ci-dessous). - L'origine du Livre Blanc de Catalogne Nord : En 2019, une cinquantaine de communes ont accueilli leur exposition collective de photojournalisme « Visca per la Llibertat ». En 2020, 23 listes aux élections municipales ont porté le « Label Cultural » des Angelets de la Terra dont elles ont signé la charte et 14 d'entre elles ont gagné ces élections. C'est de la réflexion autour des trois axes principaux de cette charte du « Label Cultural des Angelets de la Terra » qu'est né le Livre Blanc de Catalogne Nord : langue, culture et pays. - Pourquoi avons-nous choisi le français pour rédiger le Livre blanc ? Ce livre est écrit majoritairement en français car nous voulons toucher le plus de monde possible en Catalogne Nord où de nombreux élus ne comprennent pas bien le catalan. La Catalogne Nord est un territoire où l’intérêt pour le catalan et son enseignement n’ont jamais été aussi élevés, malgré un usage en baisse constante. Cette situation est le résultat de décennies d’étouffement économique et de discriminations qui ont généré une honte de soi, dans cette zone sinistrée. En 2011, 59% des résidents n’étaient pas nés en Catalogne Nord, selon une étude du Département 66, de la Generalitat de Catalunya et de l’Université de Perpignan. L’enjeu est donc d’intégrer ces «nouveaux catalans», de donner la possibilité à la jeunesse de rester vivre ici et de donner un sens à l’engagement de tous en faveur du catalan. Il faut renforcer la cohésion sociale avec la «catalanité» comme outil. - Qui a participé à la réalisation de la deuxième édition du Livre Blanc de Catalogne Nord ? DANAT Delphine, DOMENECH DE CELLÈS Hug, DONAIRE BARBERA Judith, FARRÉ SALVATELLA Rémy, Richard BANTEGNY, FAURA i LABAT Ramon, GUILLEM Sabrina, LABAT Geneviève, LEIBERICH Michel, MARTY Nicolas, PEYTAVÍ i DEIXONA Joan, PINÈDA Thierry, PLANES Joan, POISSON Olivier, RICORD Thierry, ROUS François, SANCHEZ Alain, SUNYER Bérengère, TARRIUS Thierry i elegits de 115 ajuntaments. Mécènes : BRUNSO Francis, CARBONELL Lluís, FAURA i LABAT Ramon, FONT i CASES Ramon, HAVART FALGUERAS Jean-Claude & Maguy, JUNQUÉ Vanessa, MAINSON Marie-ange, MILHAU-BLAY Juan, MULERO David, PARES José, PIQUER i JORDANA Jaume, PUJOL i FERRUSOLA Oriol, PUJOL Ramon, ROSSINYOL Daniel, ROUS-BOIX François, SUNYER Joan Pere, VANDAMME Frederic, XANCHO Maryline, GRAU Daniela.   Mise-en-page / graphisme / illustrations : COMÈS Sabine (Comes Design) et GUBIANAS Jaume (www.auques.cat).
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Les Angelets de la Terra ont mené des actions dans 145 communes depuis 2001

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Banyuls de la Marenda (ROSSELLÓ)
Banyuls-sur-Mer (Mairie del Llibre Blanc de Catalunya Nord)
Banyuls-sur-Mer est un village de 4 766 habitants en 2016 de la comarque du Rosselló, en Catalogne Nord. La Marenda est le nom traditionnel de cette partie de la côte, qui porte maintenant le nom touristique de Côte Vermeille. Puisqu'il s'agit d'un nom composé, il est nécessaire d'expliquer séparément ses deux éléments principaux. Joan Coromines explique que Banyuls provient de la forme Balneolis, liée étymologiquement à Banyoles et au mot commun bain. Ce nom de lieu est dû à la proximité de la ville avec les étangs qui se trouvaient autrefois à cet endroit. Marenda, parce que c'est dans une région où abondaient autrefois les zones humides côtières: marenda est un terme équivalent à maresme. La ville actuelle était organisée depuis l'ancien port de la Ferreria, au nord-ouest du presbytère et à l'embouchure de la Ribera de Vallàuria. Autour de lui, le village s'est formé, à partir des quartiers d'origine de Casetes, Matifoc ou Campo de Marte, Paseo, Pla de Banyuls, Rectoria ou Sant Joan d'Amunt, anciennement La Ribera, Sant Joan ou Sant Joan de la Bassa et le Voramar. Plus tard, une deuxième phase de croissance a été réalisée avec les quartiers de La Bassa, Cap d’Ona, Culers, Coll d’En Quirc, El Olmes, Era de Batlles, Four Teuler, White Rocks et le Puig del Mas. Dans le quartier de Sant Joan de la Bassa se trouvait l'ancienne église paroissiale de Santa Maria, disparue en 1950, qui a été remplacée par la nouvelle église de Santa Maria. Dans le même quartier se trouve également la chapelle de Sant Joan de la Bassa, actuellement transformée en maison privée. Le quartier du Puig del Mas est proche du presbytère, sur la rive droite de la Ribera de Vallàuria, au sud-est de la ville de Banyuls de la Marenda. C’est l’origine de la ville de Banyuls de la Marenda: à cet endroit se trouvait le port défensif du port de Banyuls, qui jusqu’au XIIIe siècle était le centre de la ville. C'est à partir de cette date que le village a couru de la mer à la mer. Le laboratoire Aragó a été fondé en 1882 par Henri de Lacaze Duthiers en tant que centre de biologie marine lié à la Sorbonne de Paris. Il a rapidement acquis un prestige mondial dans la communauté scientifique du sujet, qu'il conserve toujours. Actuellement, cela dépend de la Faculté des sciences de l'Université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC) et du prestigieux Centre national de la recherche scientifique. Plus de 60 personnes travaillent aujourd'hui et accueillent entre 400 et 500 étudiants issus d'universités européennes et américaines. En plus de posséder la deuxième bibliothèque en sciences naturelles de l'État français, il possède un aquarium ouvert au public avec toutes sortes d'échantillons de faune marine et de flore locale. Créée à la fin des années 1950 par le laboratoire Arago, la réserve naturelle de Cervera-Banyuls s'étend entre l'Illa Grossa et le Cap de Perafita, sur une largeur de 3 km à l'intérieur des terres, et crée deux zones protégées spéciales, entre Cap de la Vella et Cap de Rederís, et la région du Cap d'Ullastrell, à la limite de Banyuls de la Marenda avec Portvendres. La principale activité économique de Banyuls de la Marenda est la culture du vignoble et la production de vin de qualité. La quasi-totalité des terres cultivées est consacrée à la vigne, où le cépage récolté est essentiellement du Grenache, qui donne naissance à l'appellation d'origine Banyuls, un vin doux de grande qualité.
Bolquera (ALTA CERDANYA)
Bolquère (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
Apparition du village Il apparaît donc pour la première fois dans un document daté de 885 sous la forme "Bolcharia". On en a une autre trace en 948 sous le nom de Bolcaria, puis en 1198 (ou en 1199) eut lieu un évènement tragique, le rançonnage du curé de Bolquère par Arnaud de Castellbo à hauteur de 100 sous. Cet évènement nous apprend surtout que Bolquère était toujours une paroisse prospère puisqu'elle accueillait un curé disposant d'une telle somme. Ce lieu possédait un château appartenant au comte de Foix, château qu'il avait fait construire lui-même semble t-il. Sa première trace date de 1233 et était à la place de l'actuelle église puisque cette dernière a son clocher bâti sur les fondations de la tour du château. En 1355 eut lieu un fogatge (recensement) de la population de Cerdagne et du Roussillon. Il fit appraître un total de 9 feux, soit approximativement 70 personnes. A partir du XVe siècle, le village passa sous le contrôle de la famille Mercader-Porcell originaire de Puigcerda. Les deux évènements suivants datent de 1659 et 1666. en 1659 fut signé le traité des Pyrénées, c'est cet accord entre la France et l'Espagne qui permit à 33 villes de Cerdagne d'entrer dans le giron de la France, fixant une frontière le long des plus hauts pics pyrénéens et envoyant le village en France (A noter l'anecdote de Llivia, actuelle enclave espagnole qui ne fut pas pris dans les 33 villes, à l'époque). Puis en 1666, soit seulement 7 ans plus tard, la famille Mercader-Porcell cédèrent Bolquère à la communauté religieuse de leur ville qui en restera propriétaire jusqu'à la Révolution. Depuis la révolution française Puis arriva la guerre de 1793. Cette guerre, bien connue dans la région mais peu au niveau national, confronta les armées françaises et espagnoles. Ce sont les espagnols qui attaquèrent une république nouvellement déclarée et encore peu structurée. Ils prirent tout le versant Sud des Pyrénées mais restèrent au Sud de la plaine du Roussillon, perdant une bataille décisive à Peyrestortes, ce qui engagea la contre-attaque. En Cerdagne eut lieu une autre bataille, celle du col de la Perche. Face à l'avancée espagnole les habitants de Bolquère cédèrent deux des trois cloche de l'église du village afin qu'elles soient fondues et transformées en canons, ce qui fut fait. Depuis ces deux cloches ne furent jamais refondues. En 1866 fut signé un autre traité entre la France et l'Espagne, un traité amical cette fois. Il visait à préciser la frontière et les usages entre les deux pays, en indiquant des spécificités propres à l'enclave de Llivia. Ainsi voit-on qu'à cette époque les habitants de Llivia disposait d'une propriété à Bolquère, mais ne pouvait pas s'y rendre facilement. Ce traité aborda le sujet du transport des billes de bois, dans l'article XXIV :   "Article XXIV. Les habitants de Llivia auront le passage par le chemin de la Mola qui aboutit à l'étang de Pradeille, pour l'exploitation, dans leur propriété du Bac de Bolquère, du bois qui peut être porté au moyen de bêtes de somme; mais comme ce chemin n'est pas propre au transport du bois de forte dimension, Llivia conservera, à cet effet, l'usage du chemin dit du Coll Pau, lequel passe à Estavar, à Egal et à travers la forêt domaniale de la Calme pour arriver audit Bac de Bolquère. Dans le cas où, pour des motifs quelconques, l'Administration française aurait besoin d'intercepter ce chemin, elle se concerterait avec l'Administration espagnole pour fournir à Llivia un passage convenable."   Le 28 mai 1911 eut lieu l'inauguration de la ligne de chemin de fer Bolquère-Eyne, désenclavant significativement la Cerdagne et, dans le cas de Bolquère, ses habitants. Si de nos jours l'intérêt du train s'est amoindri, il faut bien avoir à l'esprit qu'au début du XXe siècle c'est ce moyen de locomotion qui permettait les déplacements, et quasiment uniquement ce moyen, d'où son importance. Développement de la station de ski C'est en 1969 qui fut créée la station de sports d'hiver de Bolquère. Appelée Pyrénées 2000 (A une époque où une telle appellation était porteur d'une vision futuriste...) elle ne contenait qu'un télésiège, celui du Belvédère. En 1971 fut installé le premier téléski, complété par d'autres l'année suivante. En 1976 ce sont les canons à neige qui font leurs apparitions à Pyrénées 2000, ils furent automatisés en 1990. Enfin en 1992, puis 1993 eut lieu la fameuse fusion entre Pyrénées 2000 et Font-Romeu. Une telle fusion eut lieu aussi dans le Cambre d'Aze, plus au Sud, entre les stations de St Pierre dels Forcats et Eyne. Ca n'a rien à voir, mais c'est histoire de dire qu'il n'était pas exceptionnel de fusionner deux stations de ski par ici.   Etymologie Il semble de le nom de Bolquère vienne de l'expression "Rivière rocheuse", le suffixe "Ker" signifiant "Rocher". C'est un suffixe qui se retrouve dans d'autres noms de villes ou villages catalans.  
Brouilla - Brullà (ROSSELLÓ)
Brouilla (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
Brouilla est une commune d’origine agricole de 1 452 habitants au 1er janvier 2020, ancré au bout du canton des Aspres, au pied de la rivière Le Tech et du massif des Albères. Village qui garde encore son caractère agricole et surtout viticole et, je dirai heureusement : nos agriculteurs sont en première ligne dans l’entretien de l’espace et la participation à l’évolution de nos riches paysages. Patrimoine naturel Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « le Tech », d'une superficie de 1 467 ha, héberge le Barbeau méridional qui présente une très grande variabilité génétique dans tout le bassin versant du Tech. Le haut du bassin est en outre colonisé par le Desman des Pyrénées. Toponymie En catalan, le nom de la commune est Brullà. Les premières mentions du nom sont Brulianum en 944, Ebrullianum en 981, Brulliano en 1271. Manifestations culturelles et festivités Fête patronale : 15 août ; Fête communale : 3e dimanche de mai48. Monuments et lieux historiques Église Sainte-Marie de Brouilla : église du xiie siècle, avec son portail roman en marbre blanc de Céret. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1972. Église Saint-Jean de Brouilla. Chapelle de Darnac. Il ne reste rien de l'ancien château, mentionné en 1271 (castrum de Brulliano). Gare de Brouilla, fermée au service ferroviaire elle dispose toujours du bâtiment construit par la Compagnie du Midi en 1889.
Banyuls dels Aspres (ROSSELLÓ)
Banyuls dels Aspres (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
1 271 habitants en 2019. Toponymie En catalan, le nom de la commune est Banyuls dels Aspres.La première mention du lieu date de 819, sous la forme Villa Balnelonis : Villam Balnelonis cum ipso stagno32. La forme latine balneolum renvoie à balneum (les bains) et stagno à étang, en l’occurrence ici, une référence à l’étang auprès duquel était situé le village primitif (comme pour Banyuls-sur-Mer et comme Banyoles, près de Gérone). Cet étang est aujourd'hui asséché.Les mentions suivantes donnent Bagnules en 934 et Banuls en 1028.La forme composée avec l'ajout de Aspres est relevée dès le xiie siècle (Banyuls de Asperis, 1186) et s'est généralisée à partir du xive siècle. Il s'agissait de différencier le village de la commune relativement proche de Banyuls de la Marenda (Banyuls-sur-Mer).La commune est connue en 1793 sous le nom de Banyuls dels Aspres et en 1801 également sous celui de Banyuls dit des Aspres. Histoire Église Saint-André de Banyuls-dels-Aspres.Pendant la période gallo-romaine, le site de Banyuls-dels-Aspres était sur la Via Domitia.À l’origine du village de Banyuls-dels-Aspres, il faut attendre la conquête des territoires de l'actuelle France par Charlemagne en 811. Dès que Charlemagne récupère le Roussillon, il l'intègre dans son système féodal et le divise en comtés et marches. Le sud de la plaine est intégré au comté de Besalú.Auparavant dominée par une aristocratie locale d’origine tribale ou wisigothique, l’indépendance que manifeste la région oblige rapidement les Carolingiens à mettre en place des comtes d’origine franque, dominés par Guifred le Velu, comte de Barcelone, à l’origine de la Catalogne. De cette aristocratie franque est originaire la famille de Banyuls que l’on retrouve comme seigneurs de Banyuls depuis l’origine.Rien ne subsiste du village initial. Les vestiges des remparts encore visibles sont plus récents (xiie et xiiie siècles). Des fouilles pratiquées en 1873 ont mis en évidence que le village primitif ne se trouvait pas au même emplacement que le village actuel, mais au lieu-dit la Vila Vella, mentionné dans un document datant de 1411, qui se situe au nord, entre Banyuls et Saint-Jean-Lasseille. Les lieux se présentaient vraisemblablement ainsi : d'abord l'étang (sans doute asséché vers la fin du Moyen Âge), puis une butte, motte castrale, sur laquelle était bâtie le château de la famille de Banyuls34. Au pied de la butte, le village avec son église et son cimetière (mis au jour lors des fouilles de 1873). La seigneurie de BanyulsLes plus anciens écrits mentionnant la seigneurie de Banyuls datent du XIIe siècle. Deux frères, Bernard Ier de Banyuls et Pierre Ier de Banyuls sont cités dans divers documents datés de 1132, 1134 et 1164. Le cinq des nones d'octobre 1132, ils apposent leur signature, au bas de l'acte de donation d'un manse (petit domaine féodal) adjacent à la localité de Banyuls-dels-Aspres, qui fut consenti aux templiers du Mas Deu. On sait que leur père était déjà seigneur de Banyuls-dels-Aspres. Le 10 juillet 1150 à la mort de ce dernier, Pierre Ier et Bernard Ier signent une convention afin de délimiter les propriétés de chacun, issues d’un honor que leurs parents viennent de leur transmettre en héritage, de part et d’autre du « chemin franc » reliant La Cusa à Perpignan.Le village a une grande importance durant le haut Moyen Âge, la famille de Banyuls devenant de plus en plus importante au fil du temps. Il suit l’histoire du Roussillon, passant du royaume de Majorque au xive siècle, puis revenant dans le giron du royaume d'Aragon. Les seigneurs de Banyuls-dels-Aspres sont ensuite dans l’ordre :Pons de Banyuls (mort avant 1172) ;Ramon de Banyuls (Raymond II de Banyuls), cavaller, commissaire du roi de Majorque Jacques Ier, chargé du ressort judiciaire sur les vallées de Ribes.Dalmau de Banyuls (Dalmace Ier de Banyuls), décédé en 1345, gouverneur et capitaine-général de Ferrare de 1309 à 1313, condottiere au service de la République de Venise, conseiller du roi Sanche de Majorque, lieutenant du roi à Majorque, chancelier du royaume, il obtient, en plus de Banyuls, de Jacques II de Majorque, 12 janvier 1339 ainsi qu’à ses descendants, la haute justice sur Saint-Jean-Lasseille. Une cérémonie de prise de possession a lieu appliquant la charte royale durant laquelle il fait planter des fourches patibulaires pour marquer cette prise de droit ;Dalmau de Banyuls (Dalmace II de Banyuls), également seigneur de Nyer, lieutenant du royaume de Majorque ;Dalmau de Banyuls (Dalmace III de Banyuls), également seigneur de Nyer, de Porcinyans et de La Rocha en Conflent, mort en juin 1408 ;Joan de Banyuls (Jehan II de Banyuls) marié en 1419, mort en Italie ;Francesch de Banyuls (François Ier de Banyuls), seigneur de Banyuls-dels-Aspres et de Saint-Jean-Lasseille, propriétaire des scribaniasNote 10 de Céret (marié en 1455).Les Banyuls avaient des liens étroits avec un petit monastère qui se trouvait au sud du territoire, près du Tech. Il s'agissait de Fontclara, dont les bâtiments furent détruits par le tremblement de terre de Catalogne le 2 février 1428 puis emportés par une crue du Tech au xve siècle. En compensation, les religieux obtinrent le droit de s'installer dans la nouvelle église du village, construite entre 1424 et 1427.La famille de Banyuls garde le fief de Banyuls-dels-Aspres jusqu’en 1461, date à laquelle Francesch de Banyuls alors seigneur de Banyuls-dels-Aspres et de Saint-Jean-Lasseille, se fait confisquer tous ses biens par le roi de France Louis XI qui profite de la crise de succession du royaume d’Aragon pour annexer (temporairement) la Catalogne et la Cerdagne.La seigneurie passe alors aux mains d’Auger de La Coste. Elle est ensuite vendue et achetée par Llorens Paulet (Laurent Paulet), bourgeois et consul de Perpignan.Au XVIIe siècle, elle devient possession du monastère de Montserrat. Fin de l'Ancien RégimeÀ la Révolution, de seigneurie, Banyuls-dels-Aspres est transformée en municipalité. Monuments Église Saint-André de Banyuls-dels-Aspres ;Église Sainte-Marie de Fontclara ;Chapelle Sainte-Anne de Banyuls-dels-Aspres ;Gare de Banyuls-dels-Aspres fermée au service des voyageurs elle dispose toujours du bâtiment construit par la Compagnie du Midi en 1889.
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