115 municipalités participent à la 2ème édition du Livre Blanc de Catalogne Nord


Le « Llibre Blanc de Catalunya Nord » est un outil à destination des municipalités de tous bords politiques, de toutes tailles et de toutes les zones géographiques souhaitant promouvoir une « catalanité » facteur de cohésion sociale. En une année, 115 municipalités ont intégré le projet du livre blanc. Elles étaient 55 à participer à la première édition en juin 2021, déjà réalisée par les Angelets de la Terra.   Ce livre blanc commence par deux éditoriaux de deux personnalités : le député Paul Molac pour sa loi en faveur des langues de France et l'ancien président de la Generalitat de Catalunya Jordi Pujol pour ses projets transfrontaliers. Vous y trouverez aussi 55 propositions concrètes destinées aux élus de Catalogne Nord qui s’engagent à normaliser l’usage du catalan et son apprentissage, tout en valorisant les traditions populaires, ainsi que le développement des liens avec tous les Pays Catalans. Ces propositions aident les municipalités à développer une véritable politique linguistique et culturelle et s’accompagnent d’exemples concrets déjà mis en œuvre dans le département, mais également ailleurs en France. Vous pourrez également y consulter les résultats d'une enquête auprès des mairies, présentant leurs positions vis à vis des 55 propositions des Angelets de la Terra, mais aussi des sujets d'actualité tel que le changement du nom du département et le développement de l'OPLC. De plus, les Angelets y ont intégré les écrits des 115 municipalités participantes, dans lesquels elles précident leurs actions et projets. L'intégralité de ces écrits est consultable, en catalan et en français, sur le site Internet des Angelets (www.angeletsdelaterra.com), où chaque commune a une pagé dédiée. Enfin, de nombreuses informations ressources à destination des élus sont détaillées dans le livre blanc : contacts utiles, liste de groupes chantant en catalan, liste de conférenciers, etc.   Le contenu de cette deuxième édition s'est amplifié car le nombre de municipalités a plus que doublé, mais aussi parce que celles qui participaient déjà ont pu faire un premier bilan après une année. De plus, les Angelets de la Terra ont approfondi leurs 55 propositions grace à l'expérience acquise en collaborant avec les mairies. A l'heure actuelle, 60% des municipalités nord-catalanes affirment dans le Livre Blanc de Catalogne Nord leur engagement en faveur de la « catalanité » dans leurs communes et intercommunalités. Ce projet a dors et déjà généré de nombreux débats et normalisé la question catalane au sein des conseils municipaux, même lorsqu’ils ne participent pas encore au livre blanc. Cela a permis d'approfondir la réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour agir en faveur du catalan et de ses traditions, mais aussi d'affirmer que la préservation et la promotion de la « catalanité » est une problématique transversale qui concerne tous les habitants de Catalogne Nord, catalans d'origine ou d' adoption, parlant le catalan ou pas. C'est la principale richesse de ce territoire et personne n'en a le monopole.   Le Livre Blanc de Catalogne Nord donne un éventail de la situation sociologique, culturelle et linguistique en Catalogne Nord, en s’appuyant aussi sur l'enquête réalisée auprès des municipalités. Cette enquête s’appuie sur les 55 propositions et établie pour la première fois un état des lieux précis des actions, des projets et des besoins de nos municipalités. Les Angelets de la Terra dévoilent les résultats positifs de cette enquête et invitent les institutions supra-municipales (Europe, Etat, Région, Département et Generalitat de Catalunya) à définir les politiques à mettre en place pour soutenir cette volonté municipale. La participation de la majorité des municipalités nord-catalanes et la multiplication des actions en faveur de la catalanité ces derniers mois illustrent à quel point nos élus de proximité sont bel et bien conscient des bénéfices, notamment économiques et sociaux, inhérents à une catalanité moderne, ouverte et vivante.   Durant les trois années à venir, les Angelets de la Terra feront un suivi des actions municipales et de leur évolution. En 2025, en fin de mandats, ils éditeront un troisième Livre Blanc de Catalogne Nord, pour valoriser les actions portées à terme pendant ce mandat par toutes les municipalités nord-catalanes, y compris celle qui n'auront pas souhaité adhérer à ce projet. Le Livre Blanc de Catalogne Nord a pour ambition de participer à l'entrée de la Catalogne Nord, Pays Catalan ou même Pyrénées Catalanes dans le XXIème siècle. - L’association culturelle des Angelets de la Terra : Elle est créée à Perpignan en 2001, est autogérée et autofinancée. Elle fonctionne donc sans subventions, avec des bénévoles passionnés et des mécènes engagés. De 2001 à 2009, les Angelets de la Terra étaient à l'origine un groupe de supporters de l'USAP, puis des Dragons Catalans. Depuis 2010, ils coordonnent un collectif de centaines de musiciens qui chantent à minima un titre en catalan. En 2018, ils organisent quatre festivals, les « Concerts per la Llibertat », pour la liberté et la démocratie, avec la participation de 40 groupes du collectif. - Le Livre Blanc de Catalogne Nord : Il a été élaboré par les Angelets de la Terra avec l'aide de professeurs de l'Université de Perpignan, spécialisés dans la toponymie, l'histoire et l'enseignement du catalan, mais aussi plusieurs acteurs de la vie culturelle, associative et économique de notre département (voir la liste ci-dessous). - L'origine du Livre Blanc de Catalogne Nord : En 2019, une cinquantaine de communes ont accueilli leur exposition collective de photojournalisme « Visca per la Llibertat ». En 2020, 23 listes aux élections municipales ont porté le « Label Cultural » des Angelets de la Terra dont elles ont signé la charte et 14 d'entre elles ont gagné ces élections. C'est de la réflexion autour des trois axes principaux de cette charte du « Label Cultural des Angelets de la Terra » qu'est né le Livre Blanc de Catalogne Nord : langue, culture et pays. - Pourquoi avons-nous choisi le français pour rédiger le Livre blanc ? Ce livre est écrit majoritairement en français car nous voulons toucher le plus de monde possible en Catalogne Nord où de nombreux élus ne comprennent pas bien le catalan. La Catalogne Nord est un territoire où l’intérêt pour le catalan et son enseignement n’ont jamais été aussi élevés, malgré un usage en baisse constante. Cette situation est le résultat de décennies d’étouffement économique et de discriminations qui ont généré une honte de soi, dans cette zone sinistrée. En 2011, 59% des résidents n’étaient pas nés en Catalogne Nord, selon une étude du Département 66, de la Generalitat de Catalunya et de l’Université de Perpignan. L’enjeu est donc d’intégrer ces «nouveaux catalans», de donner la possibilité à la jeunesse de rester vivre ici et de donner un sens à l’engagement de tous en faveur du catalan. Il faut renforcer la cohésion sociale avec la «catalanité» comme outil. - Qui a participé à la réalisation de la deuxième édition du Livre Blanc de Catalogne Nord ? DANAT Delphine, DOMENECH DE CELLÈS Hug, DONAIRE BARBERA Judith, FARRÉ SALVATELLA Rémy, Richard BANTEGNY, FAURA i LABAT Ramon, GUILLEM Sabrina, LABAT Geneviève, LEIBERICH Michel, MARTY Nicolas, PEYTAVÍ i DEIXONA Joan, PINÈDA Thierry, PLANES Joan, POISSON Olivier, RICORD Thierry, ROUS François, SANCHEZ Alain, SUNYER Bérengère, TARRIUS Thierry i elegits de 115 ajuntaments. Mécènes : BRUNSO Francis, CARBONELL Lluís, FAURA i LABAT Ramon, FONT i CASES Ramon, HAVART FALGUERAS Jean-Claude & Maguy, JUNQUÉ Vanessa, MAINSON Marie-ange, MILHAU-BLAY Juan, MULERO David, PARES José, PIQUER i JORDANA Jaume, PUJOL i FERRUSOLA Oriol, PUJOL Ramon, ROSSINYOL Daniel, ROUS-BOIX François, SUNYER Joan Pere, VANDAMME Frederic, XANCHO Maryline, GRAU Daniela.   Mise-en-page / graphisme / illustrations : COMÈS Sabine (Comes Design) et GUBIANAS Jaume (www.auques.cat).
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Les Angelets de la Terra ont mené des actions dans 145 communes depuis 2001

Par ordre alphabetique:
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Sant Pere dels Forcats (CONFLENT)
Saint-Pierre-dels-Forcats (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
La commune de Saint-Pierre-dels-Forcats est située entre La Cabanasse et Planès, dans la comarque du Conflent. 267 habitants en 2017. En catalan, le nom de la commune est Sant Pere dels Forcats. Le nom de la commune provient du mot latin inforcatos qui apparaît dès 885 dans le nom Sancti Petri in Portu inforcatos. Il est formé de Forca (« fourche ») précédé du préfixe in- et du suffixe augmentatif -atus. Les fourches évoquées ne sont pas connues avec certitude : elles pourraient désigner des fourches destinées à rendre la justice ou avoir la signification de carrefour ou de croisée de chemins. Saint-Pierre désigne le saint auquel l'église du village est dédiée. Fin 1709, sous prétexte de non-approvisionnement en fourrage, l'armée française stationnée à proximité pille le village, emportant fourrage, céréales et légumes, ainsi que tout ce qui pouvait servir de bois de chauffage (portes, planchers, meubles). Poussés à la mendicité à la suite de cet événement, les habitants du village durent demander une réduction d'impôt. L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Saint-Pierre, Mont-Louis, La Llagonne et La Cabanasse. Saint-Pierre, Mont-Louis et La Cabanasse accueillent chacune une section maternelle. L'école élémentaire est partagée entre Saint-Pierre pour le CP, Mont-Louis pour le CE1, La Llagonne pour le CE2, et La Cabanasse pour le CM1 et CM2. L'école est située au bourg, accolée à la mairie. Le secteur du collège est Font-Romeu.
Sant Andreu de Sureda (ROSSELLÓ)
Saint-André (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
3 443 habitants en 2017. La ville a été créée autour de l'abbaye Saint-André, existante depuis le xe siècle. Saint-André est quelquefois appelée à la catalane Saint-André de Sorède, Sorède étant une ville voisine. La commune de Saint-André est créée en 1790. Le hameau de Taxo-d'Amont est rattaché à Saint-André. Lieux et monuments- Le musée d'art roman- L'Église Saint-André-de-Sorède, datant du xe siècle, la seule trace encore visible de l'ancienne abbaye ; Historique de l'abbayeL'abbaye est fondée vers l’an 800 par le moine Miron venu d’Espagne. La communauté qui y vécut fut prospère jusqu'au Xe siècle grâce aux comtes du Roussillon. En 1592, elle est rattachée à l’abbaye Sainte-Marie d'Arles-sur-Tech. En 1789, elle devient simple église paroissiale, le cloître et les bâtiments conventuels sont démantelés. L'égliseElle fut érigée aux Xe et XIe siècles, elle possédait alors une seule nef et une couverture en bois. Au XIIe siècle, on lui ajouta des collatéraux et la charpente en bois fut remplacée par une voûte en plein cintre sur doubleaux. Ces travaux nécessitèrent la mise en œuvre de piliers à hauts socles et d’imposants contreforts copiés sur ceux de Sant Pere de Rodes. À l’intérieur, on trouve un autel en marbre blanc dont la table semble être d’origine profane ainsi que des restes de fresques datant des XIIe et XIIIe siècles. On y trouve également un fragment de pierre tombale musulmane en marbre datant du XIIe siècle. Le linteauLe linteau en marbre blanc situé au-dessus du portail et datant du XIe siècle est une des pièces majeures de l’art roman. 
Salses (ROSSELLÓ)
Salses
3 501 habitants en 2017. En catalan, le nom de la commune est Salses. Le nom de Salses vient de ses sources magnésiennes, dite salées, au pied du massif des Corbières. Une station est déjà signalée par les Romains sur la voie domitienne sous les noms de Salsulae fons (Ier siècle) et Salsulis (IIIe siècle). On trouve aussi le nom de villa Salsinas en 943, puis Salsans en 1047. En 1793 ou 1801, on trouve encore utilisés indifféremment Salces ou Salses. La commune prend officiellement le nom de Salses-le-Château en 1986. Avec ses salines, le territoire de Salses est le point de départ du Cami salié préhistorique courant au pied des Pyrénées jusqu'aux Salies-du-Salat et de Béarn. Située sur un axe de passage fréquenté dès l'Antiquité (emprunté par les troupes d'Hannibal, ce chemin devient la voie Domitienne), Salses a par la suite une importance stratégique, aux limites des royaumes de France et d'Espagne. La ville est prise par le général français Guichard d'Albon de Saint-André le 8 octobre 1496 et sa garnison massacrée. Après avoir récupéré la ville par traité, Ferdinand II d'Aragon fait construire (1497-1502), à proximité de ce qui fut un castrum romain, une forteresse unique en son genre, dernier avatar du château fort cherchant à s’adapter à l’artillerie : la forteresse de Salses. La ville est prise puis perdue par les Français en 1639 (siège de Salses), puis en 1642. À la Révolution française, la paroisse de Garrieux est rattachée à la commune de Salses.
Sant Hipòlit de la Salanca (ROSSELLÓ)
Saint-Hippolyte (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
Le nom de St Hippolyte apparaît pour la première fois dans un document du Xe siècle, après la reconquête du Roussillon sur les Sarrasins en 811 par Charlemagne et la christianisation de la région. Le village dépendait du comté du Roussillon et donc du royaume d'Aragon durant le haut Moyen-âge. Situé proche de la frontière (qui était à Salses, frontière établie officiellement en 1258), St Hippolyte fut convoité par les rois eux-mêmes. Alphonse d'Aragon décide de faire fortifier le village au XIe siècle, et le château, doté de quatre tours dont deux sont toujours dressées à l'heure actuelle, devient la propriété du roi Jacques 1er au XIIe siècle. Pendant le XIIIe siècle Pons de Vernet, qui à ce moment possédait la seigneurie de St Hippolyte vendit successivement plusieurs terrains et bâtiments à la commanderie Templière du Mas Deu. A sa mort en 1211 il lui légua aussi le château et tous les biens qu'il y possédait. C'est ainsi que le village passa sous la coupe de l'ordre du Temple. Déjà présent auparavant, les templiers créèrent un hôpital dans le village en 1190 qui perdurera jusqu'au XVIIe siècle. Le village fut une possession complète des templiers jusqu'à Philippe IV, qui ordonna la suppression de l'ordre. Il passa ensuite à l'ordre de St Jean de Jérusalem, qui éparpillèrent en partie leurs biens. Le XVIe siècle est marqué par la guerre franco-espagnole, qui eut de lourdes conséquences sur les villages du Roussillon. En 1542 les français, attaquant la Salanque, détruisirent une grande partie des maisons. Le fort, les murailles et l'église sont également largement touchés.   Au XVIe, le château devient une propriété de la puissante famille d'Oms. En 1565 la marquise d'Oms y séjourne régulièrement, et en 1633, il est habité par Jeanne de Vilaplane, femme du marquis d'Oms, de Foix et de Béarn. Au XVIIIe, divers documents nous indiquent que le château est la propriété du marquis d'Oms. A partir du XIXe siècle, il est vendu par petit bout, puis on le retrouve en 1863 lors de son acquisition par André Guiter, menuisier et ébéniste, qui achète en même temps le moulin à huile. Enfin à la fin du XIXe, le reste du château est vendu à la famille Sisqueille. De nos jours, le château est devenu une propriété communale, et bientôt transformé en musée.
Sant Joan la Cella (ROSSELLÓ)
Saint-Jean-Lasseille (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
Histoire En 819, il est fait pour la première fois mention d'une cella fondée par les moines de Saint-Génis-des-Fontaines, abbaye elle-même fondée par le moine Sentimir et mentionnée dans un précepte de Louis le Pieux datant de 81911. Cette possession est confirmée par le roi Lothaire en 981, dans un texte qui en donne la situation : entre les chemins d'Elne à Banyuls-dels-Aspres, de Brouilla à Villemolaque, de Villemolaque à Elne, une autre limite étant le sacellum de Darnac Sant-Génis possède la seigneurie jusqu'à la Révolution, avec cependant une parenthèse de quelques siècles. Le 12 janvier 1339, le roi Jacques III de Majorque confie la haute-justice, civile et criminelle, de cette seigneurie à Dalmau de Banyuls, alors seigneur de Banyuls-dels-Aspres, ainsi qu’à ses descendants11. Une cérémonie de prise de possession a lieu appliquant la Charte Royale durant laquelle il fait planter des fourches patibulaires pour marquer cette prise de droit. En 1461, Francesch de Banyuls, arrière-petit-fils de Dalmau de Banyuls, alors seigneur de Banyuls et de Saint-Jean-Lasseille, se fait confisquer tous ses biens par le Roi de France Louis XI, qui profite de la crise de succession du Royaume d’Aragon pour annexer (temporairement) la Catalogne et la Cerdagne. Dépendant de la paroisse de Villemolaque sous l'ancien régime, Saint-Jean-Lasseille devient toutefois une commune en 1790. Enseignement L'école communale George RIERA de Saint-Jean-Lasseille comporte 7 classes : deux de maternelles et cinq d'élémentaires. Manifestations culturelles et festivités Fête patronale : 27 décembre ; Fête communale : 24 juin.
Sureda (ROSSELLÓ)
Sorède (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
Toponymie En catalan, le nom de la commune est Sureda. Le nom de Sorède vient du latin suber : liège, auquel s'est ajouté le suffixe -eta, donnant subereta : « forêt de chênes-lièges ». On trouve de nombreux toponymes ayant la même origine dans tout le Roussillon. Sorède est mentionnée dès le ixe siècle sous l'appellation Suvereda, laquelle donna Sureta, puis Sureda, francisé en Sorède au xviiie siècle. Histoire Les origines du village sont difficiles à dater. Il semblerait que le site ait été occupé depuis le Néolithique. Le village est mentionné pour la première fois en l'an 898 dans un registre juridique où il est désigné sous le nom de locum Sunvereta. Le château seigneurial fut bâti aux alentours de l'an 950. En 1175 le roi Alphonse II d'Aragon désigne le comte Durban comme seigneur de Sorède, sa lignée se perpétua jusqu'en 1264. Ensuite Jacques Ier d'Aragon donne la seigneurie à Arnaud de Castelnou, à sa mort son épouse Béatrice de Château-Roussillon en hérite, mais en 1344 Pierre IV d'Aragon dépossède Jacques II de Majorque de son royaume et nomme Rocasalva seigneur de Sorède. La seigneurie passe à plusieurs familles jusqu'en 1598, avant de passer à Gaston de Foix et Béarn, damoiseau de Perpignan. Son épouse, Jeanne de Vilaplana, lui succède et est à l'origine de la destruction du vieux château d'Ultrère en 1675. La seigneurie passe ensuite à la famille d'Oms par le mariage de la fille de Jeanne de Vilaplana avec Jean d'Oms. François-Xavier d'Oms sera le dernier seigneur de Sorède à la Révolution française. La commune de Lavail est rattachée à celle de Sorède le 18 décembre 1822. Enseignement Sorède dispose d'une école maternelle publique, avec un effectif de 71 élèves en 2014, ainsi que d'une école élémentaire publique, avec un effectif de 130 élèves en 2014 répartis sur cinq classes. Manifestations culturelles et festivités Fête patronale : 17 novembre ; Fête communale : Pentecôte ; Fête de Saint-Martin de Lavall: 11 novembre ; Fête de Notre-Dame du Château : 16 août. Lieux et monuments L’église Saint-Assiscle et Sainte-Victoire est mentionnée pour la première fois en 1052, et rebâtie au xive siècle dans le style gothique. Cette seconde église disparut à son tour, semble-t-il car elle fut trop petite, il en reste cependant quelques fragments de murs dans le chœur. La troisième église, celle que l'on peut voir aujourd'hui, date des années 1730. Elle renferme notamment un élégant retable du Rosaire du xviiie siècle, de style baroque tardif catalan, et des fragments d'un ancien retable du maître-autel détruit au xixe siècle, également baroque. La majorité des éléments mobiliers sont néogothique, dont les vitraux, de belle facture, issus de l'atelier du Carmel du Mans. Au-dessus de la porte principale, encastré dans le mur, un chapiteau roman, qui provient de l'ancien cloître de l'abbaye Saint-André-de-Sorède. La chapelle Notre-Dame du Château d'Ultrera date xviiie siècle, et les ruines du château d'Ultrère (viiie – xve siècles). Le château d'Ultrera se trouve en fait sur le territoire d'Argelès-sur-Mer mais est lié historiquement à Sorède. L'église Sainte-Marie d'Ultrera, en ruines, est l'ancienne chapelle du château d'Ultrera. L'église Saint-Martin de Lavall est une église romane (ixe et xe siècles). L'église Sainte-Marie-Madeleine de la Veda, autre église romane. La Vallée des Tortues est un parc animalier présentant plus de trente espèces de tortues. La Grotte de la Tortue est un abri sous roche de La Vallée de Lavall. Les silex retrouvés dans cette Grotte sont conservés à la Maison du patrimoine Françoise-Claustre à Céret. Le cadran solaire monumental de l'artiste Marc-André 2 Figueres est un projet monumental de douze mètres de haut et installé en 2013 en hommage au padre Himalaya qui construisit le plus grand four solaire de l'époque, en 1900, à Sorède  
Santa Perpètua de Mogoda (CATALUNYA SUD)
Santa Perpètua de Mogoda
26.033 habitants en 2021. Santa Perpètua de Mogoda est une commune de Catalogne située dans la région du Vallès Occidental. Le toponyme vient de l'église de Santa Perpètua située sur la place de Mogoda, qui pourrait être un anthroponyme germanique ou arabe al-muqata, "les parcelles". Dans les incendies du XVe siècle, il apparaît comme Santa Perpètua de la Mogoda et au XVIe siècle comme Santa Perpètua de Mogoda, de la vegueria de Barcelone. Dans les premiers recensements du XIXe siècle, il a été enregistré comme Santa Perpétua de Moguda. En 1933, il a été changé en Santa Perpètua de la Moguda, modifié en 1937 en Perpètua de Moguda dans le contexte révolutionnaire contre l'hagiotoponymie. Pendant le régime de Franco, il a été renommé jusqu'en 1983. Des restes de colons appartenant à la période néolithique, vieux de 9 000 ans, ont été retrouvés à Can Filuà. Il existe des documents qui mentionnent la ville depuis le Xe siècle, bien que des vestiges de la culture ibérique aient été trouvés, ainsi qu'une ferme romaine. L'institut le plus important du village s'appelle Ins. Estela Ibérica pour cette raison. L'actuelle municipalité de Santa Perpètua de Mogoda est le résultat de l'union des communes de Santa Maria l'Antiga et de Santa Perpètua de Mogoda en 1847, résultat de la réorganisation administrative promue par l'administration centrale de l'État qu'il a ajouté peu villages peuplés à ses voisins plus âgés. Tant à Santa Perpètua qu'à Santa Maria l'antica, d'importants vestiges de villages romains sont conservés.
Sant Miquel de Llotes (ROSSELLÓ)
Saint Michel de Llotes (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
350 habitants en 2019. Il faudra attendre l'arrivée des carolingiens en 811 pour qu'une structure sociale se développe en hameau. Avec l'arrivée du christianisme, à la suite des soldats, ceux sont tout d'abord les grandes abbayes qui s'implantent. Celles-ci essaimèrent rapidement de nombreuses chapelles un peu partout dans la région, concentrant les habitants des collines dans des points plus rapprochés. Ainsi l'église St Michel fut construite durant le XIe siècle. Elle récupèrera la population locale et formera le village que l'on connaît aujourd'hui. Dédiée initialement à Ste Eulalie, elle fut consacrée en 1031. Sa nef unique est flanquée de collatéraux abaissés contrebutés par des contreforts plus tardifs, un des plus anciens exemples du premier art roman du Roussillon. Initialement charpentée, le bois fut remplacé au XIIe siècle par une voûte en pierre en berceau, ce qui obligea les constructeurs à renforcer les murs gouttereaux par des arcs latéraux. Sous l'arase du chevet (surélevé au XIIIe ou XIVe siècle) courait une frise d'arcatures aveugles, difficilement visibles de nos jours. La nef fut doublée au XIVe siècle par le Sud, puis au Nord à l'époque moderne. Elle contient de nombreuses pièces du XIIIe siècle, en particulier une statue de Ste Eulalie et des chandeliers. Un sarcophage date de 1318. Le territoire de St Michel de Llotes comprends également la ferme de la Bolella, un ancien domaine fortifié au XIIIe siècle, et l'église St Jean-Baptiste, de 1198.
Serrallonga (VALLESPIR)
Serralongue (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
Patrimoine, curiosités à voir sur place Serralongue possède un patrimoine riche et varié, très important au vue de la petitesse du village de nos jours. Ceci n'est pas si étonnant que ça au vu de l'histoire locale, importante. Il est constitué tout d'abord du village lui-même, avec ces maisons anciennes, son arbre de la liberté (1848, comme vu plus haut)Militairement, c'est bien sûr le château de Cabrenc qui domine. Lieu de vie des seigneurs de serralongue, ce château fut construit vers 1086. Initialement il s'agissait d'une simple fortification située au sommet d'un pic rocheux dominant le village. Il fut étendu au XIe siècle par un donjon sur le deuxième pic tout proche, puis au XIVe siècle par une enceinte et une tour à signaux. Cette tour était en relation avec le château de Corsavy, la tour de Mir (Prats de Mollo), la tour de Cos (Ste Cécile de Cos) et la tour de Batère (Cortsavy). Ainsi il était facile de communiquer vers la vallée de la Têt ou du Tech, malgré le site fort retiré.Le dispositif complet formait à l'époque un ensemble redoutable, la forteresse étant très haut perchée et en total surplomb de la vallée du Vallespir.Mais Serralongue possède aussi plusieurs édifices religieux remarquables, à commencer par le curieux Conjurador, dont la fonction est d'éloigner les orages des récoltes. C'est aussi l'église paroissiale Ste Marie, d'origine romane (1018). Elle est classée aux Monuments Historiques. Elle se compose d'une nef unique voûtée en berceau brisé et terminée par une abside semi-circulaire. Son portail est particulièrement réussi, il a cinq voussures et est ornés de très belles pentures du XIIIe siècle. L'artisan a d'ailleurs gravé son nom au burin sur le verrou : Bernardus Faber Velim me Fecit. Intérieurement, elle contient le retable du maître-autel (1713), deux statues de Saints (XVIIIe), une cuve baptismale romane, deux sarcophages (1269 et 1312), plusieurs dalles funéraires (1589, 1748, 1766), une roue à clochettes, ce qui est assez rare de nos jours, une croix processionnelle du XVIIe, une autre du XVIIIe, et un ostensoir de 1745.Le territoire de Serralongue possède aussi trois chapelles isolées. La première est consacrée à St Antoine de Padoue. Construite en 1750, elle contient un retable du XVIIIe siècle. La seconde est la chapelle castrale du château de Cabrenc (XIIe siècle, aujourd'hui en ruine), la troisième est consacrée à St Michel de Faig, elle date de 1746. Histoire Le passé de Serralongue est très ancien. Probablement habité dès le néolithique mais sans que l'on en ai la preuve, les celtes aux alentours de 900 av JC y avaient établi un lieu d'habitat. Une nécropole a été découverte au Sud du village, au lieu-dit "El camp de les olles", sous la forme d'un champ d'urnes. Par la suite les romains annexèrent le Roussillon (-121), eux même débordés par les vandales (408) puis les wisigoths (412). Ceux-ci, faisant partie du royaume wisigoths de Toulouse, prospérèrent jusqu'en 720, année de l'invasion sarrasine qui fit s'enfuir les habitants. Le Vallespir fut alors quasiment désertifié jusqu'à la récupération des territoires par Charlemagne en 811, ce qui marqua l'ère carolingienne en Roussillon.Fidèle à son habitude, Charlemagne découpa son territoire en multiples comté, le Vallespir fut incorporé à celui de Besalu. Alors complètement désertée, cette vallée sera peu à peu conquise par des pionniers qui implanteront les premières fermes et développeront la région. L'église du village est construite en 1018, elle sera consacrée l'année d'après par Bérenger III, évêque d'Elne. Ceci marqua le point de départ du village de Serralongue, les habitants venant s'agglutiner autour de l'église.La seigneurie de Serralongue apparaît au XIe siècle sous le nom de seigneurie de Cabrenc, en référence aux chèvres, l'un des seuls animaux à être capable de grimper sur la montagne jusqu'au château. (C'était un véritable "chemin de chèvres") Elle aura un grand pouvoir sur le haut-Vallespir. Son territoire englobait les lieux de Lamanère et Coustouges.Le premier seigneur de Cabrenc était un certain Oriol de Cortsavi. Il fut le patriarche de la dynastie de Serralongue qui régna sur la Cabrenc jusqu'en 1313.A partir de 1313 et jusqu'en 1644, les seigneurs étaient la famille de Rocaberti (10 membres successifs), puis jusqu'en 1792, soit au moment de la création par l'Etat français des communes, c'était la famille Ros. En 1792, Abden Senen de Ros, baron de Cabrenc fuit la France et s'installe en Espagne, il était le dernier seigneur de Cabrenc. Il faut savoir qu'à un certain moment, Cabrenc fut élevé au rang de baronnie.Un saut temporel nous amène en 1848. Cette année là la France connaît des remous importants. Les républicains s'opposent à la bourgeoisie et un peu partout on recense de nombreux heurts. D'ailleurs c'est en 1848 que paraîtra le premier numéro d'un quotidien qui se voudra libre et républicain : l'indépendant des Pyrénées-Orientales. Dans cette euphorie les habitants de Serralongue vont réaliser un acte qui perdurera jusqu'à nos jours : ils plantent un arbre, un micocoulier, sur la place de la liberté. Ce symbole remplira son office puisqu'il est toujours vivant de nos jours.Signalons pour terminer que Serralongue a vu naître Pierre Talrich (1810-1880), poète, auteur de "Recorts del Rosselo", et par ailleurs propriétaire du Conjurador à son époque.
Sant Joan de Vedats (Llenguadoc)
Saint-Jean-de-Védas
La première mention de « Villa de Védatio », qui signifie ferme de Védas, apparaît dans les actes du cartulaire de Maguelone dès le xie siècle. Cela peut expliquer la prononciation actuelle du nom de la commune : en effet le « s » final de « Védas » doit se prononcer. Le territoire actuel de la commune fut administré jusqu'à la Révolution française, par deux juridictions : celle de Saint-Jean-de-Védas et celle du Terral. Le domaine du Terral étant la propriété des évêques de Maguelone depuis le ixe siècle. Jusqu'au xviiie siècle, la vie économique était alors essentiellement tournée vers l'agriculture, puis vers 1500, l'exploitation de carrières de pierres permit une seconde source de revenus non négligeable. La pierre calcaire de Saint-Jean-de-Védas était très réputée et a connu une grande renommée jusqu'à la fin du xixe siècle et servira à bâtir de nombreux immeubles et bâtiments dans le centre de Montpellier. Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, en l’an II. Au cours du xixe siècle, la commune va progressivement s'équiper et se doter de services publics. L'ancienne église d'origine romane, dans un mauvais état général, va bénéficier de travaux d'agrandissements et d'embellissements et sera également dotée d'un nouveau clocher en 1840. Avec l'arrivée du chemin de fer en 1869 et la ligne de Paulhan à Montpellier la commune bénéficie de l'implantation d'une gare (la ligne est fermée au trafic voyageur en 1970). À la fin du xixe siècle, est décidée la construction d'une nouvelle mairie et d'une nouvelle école, le nouveau bâtiment sera inauguré en 1904, c'est toujours le bâtiment de la mairie aujourd'hui. L'école était située auparavant dans l'ancien château de Saint-Jean qui abritait également la mairie. Le bâtiment du château, très dégradé, a été détruit entre 1905 et 1906 pour laisser place au parvis de l'église (c'est l'actuelle place Victor Hugo). L'électricité fait son apparition dans le village dès 1909 et ce n'est qu'en 1934 que toutes les habitations seront reliées au réseau électrique. Les deux guerres mondiales n'épargnent pas Saint-Jean et le tribut payé est de 21 morts pour la première et 9 pour la seconde. Lors de cette dernière, les Allemands occupent la commune et s'installent dans les châteaux du Claud et de la Lauze. Le château de la Lauze fut bombardé par les Allemands à la Libération, les ruines détruites ont été dégagées par la suite. Essentiellement rurale jusqu'à la Seconde Guerre mondiale (environ 1 000 habitants en 1950), la commune commença à se développer fortement dès le début des années 1950, grâce à sa proximité de la ville de Montpellier. L'arrivée des rapatriés d'Algérie en 1962 va entraîner un véritable boom économico-social. L'agriculture va fortement diminuer pour laisser la place à de nouvelles activités de type industriel, artisanal ou tertiaire. Saint-Jean-de-Védas va profiter du développement de Montpellier pour en devenir une des principales banlieues résidentielles et s'urbaniser rapidement. Fin 1967, est inaugurée à Saint-Jean-de-Védas l'arrivée de la nouvelle autoroute A9 dotée d'une sortie sur la commune ainsi que d'une grande barrière de péage ; puis en 1990, l'arrivée de l'hypermarché Carrefour et de la zone commerciale de « La Condamine » va renforcer et dynamiser l'économie locale. Essentiellement pavillonnaire durant les années 1960 à 1980 avec l'expansion et la création des quartiers comme « Saint-Jean-le-Sec », « les Roudères »,« les Près », « Lou Planas », « La Fermaude » ou la « Marquerose », l'habitat nouveau va se diversifier et se densifier dans les années 1990 avec la construction de petits immeubles collectifs dont la création du nouveau quartier de l'« Ortet » et plus récemment avec la création du nouveau quartier de « Roque-Fraïsse ». Fin des années 2010, la densification urbaine de la commune, la poussée démographique s'accompagnent, comme ailleurs, d'un développement de la petite délinquance ; une chambre de culture de cannabis a ainsi été trouvée dans la commune en 2020. Le péage autoroutier situé sur la commune est également un point de passage des go fast : ainsi en 2015, « deux véhicules alimentant un trafic de stupéfiants entre l'Espagne et la France ont été interceptés [...] par la police judiciaire de Toulon ». Toujours sur la commune, deux trafiquants sont arrêtés en 2018. En 2019, la cave coopérative « La Védasienne » est détruite pour laisser la place à des immeubles d'habitation. Cette dernière a été construite en 1948 avec la participation de 30 viticulteurs pour un bâtiment de plus de 1 000 m2 et pouvant contenir 45 000 hl de vin. Une annexe jouxtant la construction principale et pouvant accueillir 5 000 hl est bâtie par la suite.  
Sant Marçal (ROSSELLÓ)
Saint-Marsal (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
66 habitants en 2019. HistoireComme toutes les Hautes Aspres, il semble que St Marsal ait été un lieu d'habitat pour les hommes du néolithique. Trois dolmens se dressent à l'Ouest du village, témoignant de ce lointain passé (-2200). Par la suite la région a été occupé par les ibéro-ligures, puis les celtes et romains. Bien que ceux-ci s'installaient un peu partout, le territoire de St Marsal n'a pas non plus de reste de cette époque. Il faut attendre l'arrivée des carolingiens en 811 pour que soit instauré le système féodal. Au XIe siècle la vicomté de Castelnou prends son essor et étends son pouvoir sur les Hautes Aspres et le Vallespir. St Marsal bascule alors sous sa domination. Le lieu-dit de Saint-Marsal apparaît pour la première fois dans un document de Charles le chauve en 869. Il appartenait à la paroisse de Saint-Pierre de la Serra. Elevé en seigneurie durant le Moyen-âge, on trouve une trace de la famille de St Marsal en 1645 lors du mariage de Ange Delpas, seigneur de St Marsal avec Marie Anne d'Oms, fille d'Antoine, seigneur de Calmeilles. L'église de St Marsal fut construite durant le XIVe siècle. Elle contient un Christ datant du XVIIe ou XVIIIe siècle, ainsi que 7 statues de cette même époque. il s'agit en partie d'une construction récente (1960), car elle s'était effondrée en partie en 1920. A noter que le village possède encore de nos jours un puits à glace, ancêtre de nos réfrigérateurs à l'époque où il fallait conserver la glace de l'hiver dans des trous appropriés pendant tout l'été.
Santa Maria la Mar (ROSSELLÓ)
Sainte-Marie-la-Mer (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
4 821 habitants en 2019. HistoireDernier village avant la côte, Sainte Marie la mer est resté longtemps isolée car c'est à partir de là que commençaient les marécages. En effet, ce n'est qu'au XXe siècle que le littoral a été assaini, mais auparavant c'était une langue de terre que les habitants avaient du mal à traverser. La première mention du village date du XIe siècle sous le nom de Santa Maria de Pabirans. Au XIIe siècle le lieu sera désigné par le nom de son église comme ça l'a souvent été ailleurs, le village se désignera alors Sainte Marie de la mer. Enfin, ce nom là, mais en catalan bien sûr. C'est durant le XIIe siècle que le bourg passe aux mains du seigneur Raymond de Canet. En fait, l'église de Ste Marie était un hameau comme l'étaient certains autres tout autour de Canet. Or, vu qu'à Canet il y avait un châtelain, il était normal que celui-ci prenne le contrôle de tous les hameaux environnants. Passé sous contrôle aragonais, le Roussillon dû subir quelques années les assauts des français jusqu'au Traité de Corbeil (1258) qui fixa à Salses la frontière. Mais pendant ce temps chaque village dû se fortifier et apprendre à se défendre. C'est pourquoi Raymond de Canet sollicita l'autorisation de fortifier Sainte Marie pour le préserver des attaques extérieures, qui ne pouvaient provenir que des terres, pas de la mer, à cause des marécages. Vu que Pierre II le catholique (1196-1213), roi d'Aragon, désirait conserver ces terres il lui accorda cette possibilité, et c'est ainsi que le village fut entouré d'un rempart. Par la suite Sainte-Marie est restée une possession des Seigneurs de Canet. Lorsque la vicomté de Canet fut créée en 1322, le village en devint tout naturellement une dépendance. En 1348 apparu pour la première fois l'épidémie de peste. Elle fit des ravages dans la population de Sainte Marie, beaucoup plus que dans les autres villages, toujours à cause des marécages tout proche. Cette épidémie réapparaîtra régulièrement jusqu'en 1429. Par la suite la Catalogne s'opposa à l'Aragon, si bien qu'en 1462 Jean II d'Aragon tente de conquérir militairement ses propres terres, aidé par la France. Les habitants de Sainte Marie durent alors prêter main-forte aux vicomtes de Canet pour lutter contre les envahisseurs, mais ce ne fut pas suffisant. Pendant 10 ans ils devront subir l'occupant qui revient de 1475 à 1493. Mais en 1493 Charles XII de France rend à Ferdinand II d'Aragon le comté du Roussillon, mais sa politique fut centraliste. Ecartés des grandes décisions, ce bout de terre éloigné de Madrid sera abandonné à son sort, jusqu'aux batailles de 1618 à 1648. A cette époque, Sainte Marie subit une série de batailles contre les français, puis contre les espagnols qui se faisaient aider des Tiercios, des mercenaires sanguinaires faisant régner la terreur sur tout le Roussillon. Passé à la France en 1659 par le traité des Pyrénées, Sainte Marie eu encore à subir les assauts des espagnols lors de la guerre de 1793, mais le village étant à l'écart des axes de conquêtes il eut plus de chance que d'autres. Les remparts restèrent en place jusqu'au XIXe siècle, puis ils furent en partie démolis pour des soucis d'urbanisme. La station balnéaire de Sainte-Marie apparu bien après l'assainissement des marécages, durant les années 50. Son essor fut proportionnel à l'augmentation du tourisme, ce qui l'amène de nos jours à une plage plutôt populaire particulièrement appréciée des familles. EtymologieLe nom chrétien du lieu était initialement "Santa Maria de Pabirans", du moins c'est comme ça qu'on le trouve dans les textes anciens de l'époque où le village appartenait à la vicomté de Canet. Mais j'ignore d'où vient le mot "Pabirans".
Saorra (CONFLENT)
Sahorre (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
Enseignement Il y a une école élémentaire à Sahorre, avec un effectif de 48 élèves en 2013. Manifestations culturelles et festivitésFête patronale : 25 décembre ;Fête communale : 15 août ;Fête du coscoll : début juin depuis 2008.Fête de la pomme : fin octobre, alternativement une année sur deux à Sahorre et Fuilla. Monuments Église Saint-Étienne, romane du xiie siècle (déjà citée en 1163), aux pierres superbement taillées et appareillées. Elle surplombe le bourg à l'ouest.Église Sainte-Croix de Thorrent, église romane.L'église paroissiale Saint-Cyprien de Sahorre, de style moderne, au bourg.La tour de Goa, située au sud-est sur la crête en limite avec Casteil, est inscrite monument historique depuis 1982. HistoireL'apparition des premiers habitats eu lieu dans les collines du Conflent, qui étaient pour eux idéales (boisées, proches de la plaine, douces au climat). Quelques autres communes des environs possèdent, en guise de preuve, des dolmens ou menhirs, bien que l'érection des mégalithes soient apparue assez tardivement (-2200). Par la suite, ni les celtes (-500), ni les romains (-121), ni les wisigoths n'ont laissé de traces sur le territoire de Sahorre. Après l'Invasion sarrasine et le dépeuplement du Roussillon, c'est Charlemagne qui parvient à prendre cette région (811) et qui la pacifie. Commence alors l'ère chrétienne, et avec elle la multiplication des églises rurales. C'est ainsi qu'apparu le village tel que nous le connaissons aujourd'hui.L'église initiale de Sahorre est attestée dès 869 dans un acte indiquant qu'elle appartenait à l'abbaye Ste Marie d'Arles. Cette église initiale fut remplacée par une autre de style roman durant le XIIe siècle. Dédiée à St Etienne, elle suit un plan à nef unique terminée par une abside semi-circulaire. Elle a un clocher de 19m de haut. Extérieurement son chevet est superbement décoré de dents d'engrenage et d'arcatures aveugles, son appareillage est soigné. Intérieurement, St Etienne dispose de deux chapelles latérales creusées dans l'épaisseur des murs, ce qui donne l'impression d'un chœur tréflé.Au Moyen-âge, Sahorre dépendait de la vicomté de Conflent. On trouve une trace importante du village en 1381.En 1355 eu lieu un recensement fait dans le but d'établir la liste des feux royaux des vigueries du Roussillon et du Conflent imposés pour financer de la guerre de Sardaigne. Sahorre y possédait 32 feux. Cette année là l'infant Jean, futur Jean 1er d'Aragon mais encore sous la tutelle de son père Pierre IV le cérémonieux (voir Généalogie des rois d'Aragon) donna à Bérenger III d'Oms la seigneurie de Sahorre en même temps que celle de Fuilla et de Villeneuve en Capcir pour la somme de 1500 florins.La famille Oms conservera la seigneurie de Sahorre jusqu'à Raymond d'Oms, qui sera obligé de rendre au roi de France le 20 août 1682 tous ses biens suite à la perte d'un procès ayant commencé plus de 250 ans plus tôt !En 1822 Thorrent, un hameau de Sahorre sera officiellement englobé dans la commune. Auparavant, il s'agissait d'une commune indépendante. Au XIXe siècle, en 1878 exactement fut consacrée la nouvelle église de Sahorre. C'est à cette occasion qu'elle changea de Saint Patron, passant sous la protection de St Cyprien. Elle a récupéré le mobilier de l'église initiale, en particulier une croix processionnelle du XVe siècle et quelques statues des XVIIe et XVIIIe siècle.
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