115 municipalités participent à la 2ème édition du Livre Blanc de Catalogne Nord


Le « Llibre Blanc de Catalunya Nord » est un outil à destination des municipalités de tous bords politiques, de toutes tailles et de toutes les zones géographiques souhaitant promouvoir une « catalanité » facteur de cohésion sociale. En une année, 115 municipalités ont intégré le projet du livre blanc. Elles étaient 55 à participer à la première édition en juin 2021, déjà réalisée par les Angelets de la Terra.   Ce livre blanc commence par deux éditoriaux de deux personnalités : le député Paul Molac pour sa loi en faveur des langues de France et l'ancien président de la Generalitat de Catalunya Jordi Pujol pour ses projets transfrontaliers. Vous y trouverez aussi 55 propositions concrètes destinées aux élus de Catalogne Nord qui s’engagent à normaliser l’usage du catalan et son apprentissage, tout en valorisant les traditions populaires, ainsi que le développement des liens avec tous les Pays Catalans. Ces propositions aident les municipalités à développer une véritable politique linguistique et culturelle et s’accompagnent d’exemples concrets déjà mis en œuvre dans le département, mais également ailleurs en France. Vous pourrez également y consulter les résultats d'une enquête auprès des mairies, présentant leurs positions vis à vis des 55 propositions des Angelets de la Terra, mais aussi des sujets d'actualité tel que le changement du nom du département et le développement de l'OPLC. De plus, les Angelets y ont intégré les écrits des 115 municipalités participantes, dans lesquels elles précident leurs actions et projets. L'intégralité de ces écrits est consultable, en catalan et en français, sur le site Internet des Angelets (www.angeletsdelaterra.com), où chaque commune a une pagé dédiée. Enfin, de nombreuses informations ressources à destination des élus sont détaillées dans le livre blanc : contacts utiles, liste de groupes chantant en catalan, liste de conférenciers, etc.   Le contenu de cette deuxième édition s'est amplifié car le nombre de municipalités a plus que doublé, mais aussi parce que celles qui participaient déjà ont pu faire un premier bilan après une année. De plus, les Angelets de la Terra ont approfondi leurs 55 propositions grace à l'expérience acquise en collaborant avec les mairies. A l'heure actuelle, 60% des municipalités nord-catalanes affirment dans le Livre Blanc de Catalogne Nord leur engagement en faveur de la « catalanité » dans leurs communes et intercommunalités. Ce projet a dors et déjà généré de nombreux débats et normalisé la question catalane au sein des conseils municipaux, même lorsqu’ils ne participent pas encore au livre blanc. Cela a permis d'approfondir la réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour agir en faveur du catalan et de ses traditions, mais aussi d'affirmer que la préservation et la promotion de la « catalanité » est une problématique transversale qui concerne tous les habitants de Catalogne Nord, catalans d'origine ou d' adoption, parlant le catalan ou pas. C'est la principale richesse de ce territoire et personne n'en a le monopole.   Le Livre Blanc de Catalogne Nord donne un éventail de la situation sociologique, culturelle et linguistique en Catalogne Nord, en s’appuyant aussi sur l'enquête réalisée auprès des municipalités. Cette enquête s’appuie sur les 55 propositions et établie pour la première fois un état des lieux précis des actions, des projets et des besoins de nos municipalités. Les Angelets de la Terra dévoilent les résultats positifs de cette enquête et invitent les institutions supra-municipales (Europe, Etat, Région, Département et Generalitat de Catalunya) à définir les politiques à mettre en place pour soutenir cette volonté municipale. La participation de la majorité des municipalités nord-catalanes et la multiplication des actions en faveur de la catalanité ces derniers mois illustrent à quel point nos élus de proximité sont bel et bien conscient des bénéfices, notamment économiques et sociaux, inhérents à une catalanité moderne, ouverte et vivante.   Durant les trois années à venir, les Angelets de la Terra feront un suivi des actions municipales et de leur évolution. En 2025, en fin de mandats, ils éditeront un troisième Livre Blanc de Catalogne Nord, pour valoriser les actions portées à terme pendant ce mandat par toutes les municipalités nord-catalanes, y compris celle qui n'auront pas souhaité adhérer à ce projet. Le Livre Blanc de Catalogne Nord a pour ambition de participer à l'entrée de la Catalogne Nord, Pays Catalan ou même Pyrénées Catalanes dans le XXIème siècle. - L’association culturelle des Angelets de la Terra : Elle est créée à Perpignan en 2001, est autogérée et autofinancée. Elle fonctionne donc sans subventions, avec des bénévoles passionnés et des mécènes engagés. De 2001 à 2009, les Angelets de la Terra étaient à l'origine un groupe de supporters de l'USAP, puis des Dragons Catalans. Depuis 2010, ils coordonnent un collectif de centaines de musiciens qui chantent à minima un titre en catalan. En 2018, ils organisent quatre festivals, les « Concerts per la Llibertat », pour la liberté et la démocratie, avec la participation de 40 groupes du collectif. - Le Livre Blanc de Catalogne Nord : Il a été élaboré par les Angelets de la Terra avec l'aide de professeurs de l'Université de Perpignan, spécialisés dans la toponymie, l'histoire et l'enseignement du catalan, mais aussi plusieurs acteurs de la vie culturelle, associative et économique de notre département (voir la liste ci-dessous). - L'origine du Livre Blanc de Catalogne Nord : En 2019, une cinquantaine de communes ont accueilli leur exposition collective de photojournalisme « Visca per la Llibertat ». En 2020, 23 listes aux élections municipales ont porté le « Label Cultural » des Angelets de la Terra dont elles ont signé la charte et 14 d'entre elles ont gagné ces élections. C'est de la réflexion autour des trois axes principaux de cette charte du « Label Cultural des Angelets de la Terra » qu'est né le Livre Blanc de Catalogne Nord : langue, culture et pays. - Pourquoi avons-nous choisi le français pour rédiger le Livre blanc ? Ce livre est écrit majoritairement en français car nous voulons toucher le plus de monde possible en Catalogne Nord où de nombreux élus ne comprennent pas bien le catalan. La Catalogne Nord est un territoire où l’intérêt pour le catalan et son enseignement n’ont jamais été aussi élevés, malgré un usage en baisse constante. Cette situation est le résultat de décennies d’étouffement économique et de discriminations qui ont généré une honte de soi, dans cette zone sinistrée. En 2011, 59% des résidents n’étaient pas nés en Catalogne Nord, selon une étude du Département 66, de la Generalitat de Catalunya et de l’Université de Perpignan. L’enjeu est donc d’intégrer ces «nouveaux catalans», de donner la possibilité à la jeunesse de rester vivre ici et de donner un sens à l’engagement de tous en faveur du catalan. Il faut renforcer la cohésion sociale avec la «catalanité» comme outil. - Qui a participé à la réalisation de la deuxième édition du Livre Blanc de Catalogne Nord ? DANAT Delphine, DOMENECH DE CELLÈS Hug, DONAIRE BARBERA Judith, FARRÉ SALVATELLA Rémy, Richard BANTEGNY, FAURA i LABAT Ramon, GUILLEM Sabrina, LABAT Geneviève, LEIBERICH Michel, MARTY Nicolas, PEYTAVÍ i DEIXONA Joan, PINÈDA Thierry, PLANES Joan, POISSON Olivier, RICORD Thierry, ROUS François, SANCHEZ Alain, SUNYER Bérengère, TARRIUS Thierry i elegits de 115 ajuntaments. Mécènes : BRUNSO Francis, CARBONELL Lluís, FAURA i LABAT Ramon, FONT i CASES Ramon, HAVART FALGUERAS Jean-Claude & Maguy, JUNQUÉ Vanessa, MAINSON Marie-ange, MILHAU-BLAY Juan, MULERO David, PARES José, PIQUER i JORDANA Jaume, PUJOL i FERRUSOLA Oriol, PUJOL Ramon, ROSSINYOL Daniel, ROUS-BOIX François, SUNYER Joan Pere, VANDAMME Frederic, XANCHO Maryline, GRAU Daniela.   Mise-en-page / graphisme / illustrations : COMÈS Sabine (Comes Design) et GUBIANAS Jaume (www.auques.cat).
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Les Angelets de la Terra ont mené des actions dans 145 communes depuis 2001

Par ordre alphabetique:
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Perpinyà (ROSSELLÓ)
Perpignan
La mairie ne veut pas collaborer avec les Angelets de la Terra.  Perpignan est la capitale du Roussillon et de la Catalogne Nord. Elle fut la capitale du Royaume de Majorque. La population en 2016 était de 121 875 habitants. L'agglomération de Perpignan Méditerranée comptait une population de 317 155 habitants en 2014. Ces dernières années, la ville a été promue avec le slogan Perpignan la Catalane / Perpinyà la Catalana. En 2008, la ville s'est distinguée comme capitale de la culture catalane et captale de la sardane en 2019. Le 11 juin 2010, le conseil municipal a approuvé à l'unanimité la Charte municipale de la langue catalane, qui établit le catalan comme langue officielle de Perpignan, avec le français. C’est au Moyen Âge, à partir de la fin Xe siècle, que la ville connaît son essor. On y construit le château comtal, une église (consacrée en 1025) et un hôpital, le tout placé sous le patronage de Saint-Jean. De nos jours, l’église est nommé Saint-Jean-le-Vieux, elle se trouve à côté de la cathédrale. Quant au château, il n’en reste que quelques salles enterrées situées actuellement sous le cours Maintenon ; à cette époque-là, la ville n'est pas dotée de remparts. Entre 1276 et 1344, Perpignan connaît son âge d’or ; la ville est alors la capitale continentale du royaume de Majorque. Sa population et sa surface quadruplent en moins d’un siècle. C’est l’époque des grands chantiers, ceux de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste et du palais des rois de Majorque. De plus, durant cette période d'apogée, Perpignan connaît un essor industriel et commercial important grâce notamment à son rôle politique, à sa structure consulaire et corporative et à sa population active, notamment de pareurs de draps, de teinturiers, et de tisserands. En 1463, Louis XI occupe Perpignan en confirmant ses anciens droits mais la ville se soulève contre les Français en 1473. Après un siège terrible, qui se termina le 2 février 1475, le titre de « Fidelíssima vila de Perpinyà » (Très fidèle ville de Perpignan) fut décerné par les rois d’Aragon. Perpignan entre dans une logique militaire, enfermée dans des remparts puissants renforcés à toutes les époques (Vauban notamment), elle n’est plus qu’un enjeu entre la France et l'Espagne. Prise par les armées de Louis XIII en 1642, elle est annexée avec le Roussillon, du Conflent, du Vallespir, du Capcir, Haute-Cerdagne, l'autre partie, la Basse-Cerdagne se trouvant en Catalogne au royaume de France par le traité des Pyrénées de 1659.
Pontellà (ROSSELLÓ)
Ponteilla-Nyls (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
En catalan, le nom de la commune est Pontellà. Le nom du lieu apparaît en 876 sous la forme de Pontelianum. Du xe au xiie siècle, on trouve les noms de Pontiliano, Ponteliano et Pontellianum. En 1793, le lieu est mentionné sous le nom de Pontella, francisé de manière officielle en Ponteilla à partir de 1801. À sa création en 1793, la commune est quant à elle brièvement appelée Pontella et Anils, après que le territoire de Nyls ait été naturellement rattaché à celui de Ponteilla. Le nom renvoie au propriétaire d'un domaine à l'époque romaine, Pontilius (forme rare du nom de Pontus), suivi du suffixe -anum, indiquant la possession.   Histoire Au loin, le village de Ponteilla, duquel on distingue les deux clochers.Ponteilla absorbe le hameau de Nyls lors de la création des communes entre 1790 et 1794.   Manifestations culturelles et festivités Fête patronale : 3 août ;Fête communale : 2e dimanche de mai   Monuments et lieux touristiques Église Saint-Étienne : église romane du xie - xiie siècleNyls (en catalan Nils) est un village de 400 habitants (2007), à trois kilomètres de Ponteilla et neuf kilomètres au sud de Perpignan, rattaché à la commune de Ponteilla. Il possède deux églises : l'une, d'origine romane, placée sous le patronage de saint Martin, est très détériorée. On y effectue actuellement des travaux de restauration. Elle fut remplacée au xviie siècle par une autre église consacrée à la Vierge. Église Saint-Martin de Nyls, en ruines.Église Saint-Nicolas d'Aiguevive.Église Sainte-Marie de Nyls.Jardin exotique de Ponteilla. Personnalités liées à la commune Jordi Barre (1920-2011) : auteur-compositeur-interprète français d'expression catalane, mort à Ponteilla ;Pere Figueres (1950-) : chanteur d'expression catalane né à Ponteilla ;Joan-Daniel Bezsonoff (1963-) : romancier de langue catalane vivant à Nyls.
Pià (ROSSELLÓ)
Pia (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
L'histoire de Pia commence assez tard, on retrouve des traces du village dans des documents du XIIIe siècle. Mais le site est intéressant pour les terrasses de la Llabanère, la rivière qui traverse Pia. Ces terrasses se trouvent entre Pia et Rivesaltes, à quelques mètres de hauteur. (Cette zone est à présent construite) On y a retrouvé des pierres taillées datant de -500 000 ans, soit 50 000 ans avant le plus vieux habitants de la grotte de Tautavel. La présence d'hommes préhistoriques sur le lieu est normale, même à cette époque reculée. Ceci étant il faut reconnaître qu'étymologiquement Pia vient du nom du propriétaire romain Appius ou Appia qui a fait fructifier son domaine ici. Des restes de mosaïques romaines ont d'ailleurs été trouvé, mais l'on n'a pas pu les conserver.   Moyen-âge Par la suite donc, le lieu sera abandonné pour revivre durant le Moyen-Age. Après la fuite des sarrasins en 811 devant les troupes de Charlemagne, la région était fortement dépeuplée. Les religieux sont alors venus bâtir des abbayes, l'évêché d'Elne repris une grande importance et l'on construisit un peu partout des chapelles destinées à fidéliser les pionniers francs venus du Nord repeupler la région. Dans la partie Nord de la plaine, on construisit une chapelle sur le site de Rivesaltes, un autre à Pia et deux autres entre les deux : l'une à Tura (à présent disparue), l'autre à Ortolanes (devenu l'ermitage Notre Dame de la Salut) La première trace écrite du village de Pia se présente sous la forme de "Villa Apiano" (une "villa", c'était déjà un petit bourg), en 901. Le lieu était une possession des anciens vicomtes de Narbonne Leudivicus et de son épouse Arsinde. La raison pour laquelle ils étaient propriétaires du lieu nous échappe, mais il faut probablement voir là une récompense du roi franc envers un loyal combattant des troupes sarrasines (150 ans plus tôt), récompense passée de mains en mains jusqu'à eux. Toujours est-il qu'en 901, ce couple vend Pia à l'évêque d'Elne Pia. (sauf ses bénéfices, c'est à dire la dîme et les devenus divers, qui seront vendus plus tard, en 925, par leurs enfants). Pia commencera à prospérer sous la férules de l'évêque d'Elne, en particulier grâce aux nombreux dons du comte du Roussillon Gausfred 1er envers ce haut ecclésiastique. On retrouve une trace de Pia en 991 à travers son église, qui est construite dans ces années là. St Cyr sera l'église des habitants, et il est bon de noter que bien qu'elle ait été reconstruite à deux reprises, l'église de Pia est toujours consacrée à St Cyr. On retrouve une autre trace de Pia en 1100. Il y est question des habitants du lieu dans des chartes d’affranchissement et des actes de concession d’eau pour l’arrosage des terres. A partir du XIe siècle apparaît la famille de Pia. Comme c'était souvent le cas, les plus riches habitants d'un lieu tentaient de s'en approprier les droits, ce qu'ils parvenaient parfois à faire. Ainsi peut on imaginer que l'évêque d'Elne vendit à un habitant son village, cet habitant devenant le premier seigneur de Pia. La seigneurie passa de père en fils pendant au moins deux siècles, puis fut léguée à l'évêque de Narbonne, qui la possédait déjà en 1359. Cette période de prospérité fut en partie dû à l'organisation du village. Comme souvent, le seigneur fit ériger une enceinte fortifiée et un château fut construit (en 1249), l'ensemble étant appelé communément "cellera". Les matériaux étaient classiques : pierres de rivières, galets et briques rouges étaient alternés, le tout noyé dans un mortier. La Cellera contenait ainsi tout ce dont la population avait besoin, de façon autonome : le château pour s'abriter, l'église (car elle était non seulement un lieu de culte, mais aussi un véritable forum, lieu de réunion), les habitations, et les bâtiments contenant l'alimentation, le "grenier à grains" du village. La cellera de Pia avait un plan rectangulaire aux angles très tronquée, on pourrait dire un cercle déformé. Elle était flanquée de tours circulaires dont certaines ont été transformé en habitations. Pia possède toujours quelques pans de murs de la cellera. Lorsque vous êtes au coeur du village, observez les vieux murs : les plus effrités datent de cette lointaine époque. Passé sous la gouvernance de l'évêque de Narbonne, il est intéressant de constater que Pia était le seul village de tout l'évêché d'Elne à appartenir à ces évêques. On retrouve cette curiosité en 1359 lors du recensement de la population faite par Pierre IV d'Aragon sur les anciennes terres du royaume de Majorque. (Il y avait 155 feux à Pia, soit un peu moins d'un millier d'habitants, ce qui était considérable pour l'époque) A partir du XIVe siècle les documents nous montre le village sous le nom de Apià. Vu l'importance du village, il fut décidé la construction d'une seconde église, au Sud et surtout à l'extérieur de la cellera : St Michel. On a la preuve de son existence en 1338, elle était située approximativement un peu au Nord de l'actuelle poste. D'ailleurs face à la poste, vous pouvez voir une niche dans laquelle se trouve une statue : C'est celle de St Michel. Pour en rester avec les édifices religieux, sachez que Pia possédait également un couvent (d'où le nom de la rue "Carrer Clos del Convent" et une léproserie. Renaissance Le XVe siècle fut marqué par la première reconstruction de l'église St Cyr (1449). Puis aux XVIe puis XVIIe siècle, la guerre franco-espagnole fit de nombreuses victimes, en particulier lors de l'invasion française de la Salanque entre 1642 et 1646. Des villages complets furent vidés de ses habitants (comme Claira), mais ce ne fut pas le cas de Pia. La signature du traité des Pyrénées, qui scinda la Catalogne en deux, rendit Pia dépendant du roi de France. L'évêque de Narbonne vendit le village à un bourgeois de Perpignan, un certain Bertrand Joli, dont la fille Emerentienne épousa Guillaume d'Oms. C'est ainsi que Pia passa au XVIIIe siècle à la famille d’Oms. La seigneurie passera ensuite dans les mains de la famille Delpas qui la conservera jusqu’à la Révolution. En 1858, l'église St Cyr et Ste Julitte refit parler d'elle : trop délabrée, elle dû être détruite, puis reconstruite selon les critères de l'époque : d'abord plus grande, la population de Pia ayant fortement augmentée, et surtout de style baroque, alors en vogue. Elle mit quelques années à être reconstruite, repassant au culte en 1879 seulement. De nos jours elle contient cinq retables remarquables du XVIIIe siècle : Ste Germaine, Ste Catherine, St Joseph, St Pierre et le retable de la passion, plus un sixième du XVIIe siècle, consacrée à St Grégoire.  
Paretstortes (ROSSELLÓ)
Peyrestortes (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
1 527 habitants en 2019 (en augmentation de 10,49 % par rapport à 2013) Peyrestortes dispose d'une école maternelle (45 élèves en 2012) et d'une école primaire (73 élèves en 2012).   ToponymieEn catalan, le nom de la commune est Paretstortes, ce qui peut désigner des parois tordues ou anguleuses ou encore des murs en ruine. Il apparaît pour la première fois sous la forme Paredstortes au xe siècle et a pour origine les mots latins Paries (qui, à l'accusatif devient Parietem et désigne un mur ou une paroi) et Tortu, « tordu, boîteux ». Le nom a été déformé sous l'influence du vieux catalan Pera qui signifie « pierre », puis de l'occitan Peyra, de même sens.   Histoire Il faudra attendre la conquête romaine pour trouver des traces de la première activité humaine dans le village, sous la forme de graffitis daté de cette époque.  La première trace de Peyrestortes date du Xe siècle, on y trouve un château et sa chapelle castrale. Ce château existe toujours, bien qu'il ait été modifié au XIIIe siècle, il a été acquis par la municipalité le 30 novembre 2000. Des fouilles ont permis de trouver de nombreux objets d'art de l'époque pré-romane à l'époque baroque, en particulier une Vierge à l'enfant pré-roman, des angelots ornant autrefois le sommet de la chaire du couvent des Carmes de Perpignan, etc. Au Moyen-âge, Peyrestortes était une seigneurie modeste. On trouve une trace du seigneur Hot de Peyrestortes lors du mariage de sa fille Anne avec François d'Oms, durant le XIVe siècle. Ce mariage engendrera 5 enfants dont l'aîné, Othon, reprendra la lignée des seigneurs de Peyrestortes. Mais nous n'avons pas de traces particulières laissées par cette famille dans l'histoire locale. Au XIIIe siècle l'église castrale fut remplacée par une autre, plus grande : l'église St Jean l'Evangéliste. L'église elle-même sera modifiée au XVIIIe siècle. A partir du XIVe siècle la paroisse suivra l'histoire locale, avec en particulier la guerre franco-espagnole du XVIIe siècle et la récupération du territoire par la France, puis le traité des Pyrénées signé en 1659 fixant la frontière définitive entre la France et l'Espagne. Cette frontière fut mise à mal durant la guerre de 1793 dont le territoire de Peyrestortes se souvient : Il fut le siège de la plus importante bataille de cette guerre. Pour commémorer cette bataille, un monument a été érigé sur place.
Portè (ALTA CERDANYA)
Porté-Puymorens (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
105 habitants. Toponymie Le 15 juin 1954, la commune de Porté change officiellement de nom pour devenir Porté-Puymorens.En catalan, le nom complet de la commune est Portè i Pimorent mais son ancien nom avant 1954 était Portè, l'adjonction étant celle du nom du hameau inclus dans la commune donnant son nom au col de montagne franchissant la frontière franco-espagnole. Histoire La commune de Porté est créée le 22 août 1860 par détachement d'une section de la commune de Porta, elle-même détachée de Latour-de-Carol en 1837.Les 1er et 2 juin 2013, la station de ski a été exceptionnellement ouverte à la suite d'importantes chutes de neige. Quatre pistes ont été ouvertes pour un maximum de 600 personnes sur les pistes. Manifestations culturelles et festivités Fête patronale : 8 septembre;Fête communale : 14 juillet. Monuments et lieux touristiques - Le village est dominé par le château de Puymorens, dit aussi Tour cerdane construite au xie siècle pour défendre l'entrée de la vallée ; elle fut achetée en 1308 par Jacques II de Majorque qui compléta la fortification, avec le château de Carol situé un peu plus bas dans la vallée ;- Église paroissiale de la Nativité-de-Notre-Dame de Porté-Puymorens : retable de la Vierge xviie siècle, deux panneaux sculptés XVIIe, deux Christ XVIIe, deux statues XVIIIe, toile XVIIe de Notre-Dame-de-Montserrat ;- Oratoire Notre-Dame-de-Lourdes ;- On peut observer dans le vallon de Font Vives de nombreux mouflons ainsi que des isards (chamois des Pyrénées) des marmottes. L'ours y fait des passages épisodiques ainsi que les lynx et les loups ;- Station de ski de Porté-Puymorens parmi les plus enneigées des Pyrénées (50 km de pistes, 10 remontées mécaniques) ainsi qu'un domaine de ski de fond de 40 km environ située dans une forêt de pins. La station de ski devrait s'associer dans l'avenir avec la station du Pas de la Case (Andorre) pour former un des plus grands domaines des Pyrénées tout en gardant à Porté son caractère authentique de station village.
Pi de Conflent (CONFLENT)
Py (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
80 habitants. Espaces protégés Deux espaces protégés sont présents sur la commune :- Le parc naturel régional des Pyrénées catalanes, créé en 2004 et d'une superficie de 139 062 ha, qui s'étend sur 66 communes du département. Ce territoire s'étage des fonds maraîchers et fruitiers des vallées de basse altitude aux plus hauts sommets des Pyrénées-Orientales en passant par les grands massifs de garrigue et de forêt méditerranéenne ;- La réserve naturelle nationale de Py, classée en 1984 et d'une superficie de 4 427 ha, s’étage de 950 mètres à 2 465 mètres et correspond au sud du bassin versant de la Rotjà. uLe site présente une grande diversité de la végétation qui couvre quatre étages successifs : collinéen, montagnard, subalpin et alpin. Toponymie Attestations anciennesLe nom de Py apparaît en l'an 950 sous la forme Villa Pino; Pinum au xe et XIe siècles; Pi au XVIIe siècle, francisé en Py au XVIIIe siècle.De nos jours, en catalan, le nom de la commune est Pi de Conflent. ÉtymologieDu latin pinus désignant le pin, qui a donné le catalan pi « pin ». Cette famille toponymique sans article défini est bien attestée, notamment dans le sud-ouest, ex : Pin-L'Emagny (Haute-Saône); Pin-Balma (Haute-Garonne); Pins-Justaret (Haute-Garonne); Pin-Moriès (Lozère, de Pino 1109) et peut-être Pis (Gers), sans compter les très nombreux Le Pin avec l'article défini. L'usage régional emploie plutôt les noms de plantes de manière collective dans les toponymes et aurait donc donné Pineda (« lieu planté de pins » cf. pinède). Pinus est aussi un anthroponyme latin qui procède lui-même du nom commun latin pinus « pin ». C'est pourquoi on peut y voir également le nom du propriétaire d'un domaine de l'époque franque comme pourrait l'attester la forme la plus ancienne Villa Pino, à moins qu'il ne s'agisse d'un « domaine rural caractérisé par un pin (remarquable) ». Histoire Lors de la révolte des Angelets (1661-1674) contre l'instauration de la gabelle du sel, Py est un bastion de résistance aux troupes de Louis XIV. Les angelets sont défaits le 5 mai 1670 au Coll de la Regina, au pied du Pla Guillem. Le village de Py se voit condamné au rasement total, du sel devant être répandu sur ses ruines.  
Palau del Vidre (ROSSELLÓ)
Palau-del-Vidre (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
ToponymieFormes anciennesLe lieu est mentionné pour la première fois au ixe siècle sous la forme de Securinianum sive Palatium Rodegarium. On trouve ensuite au xe siècle Securnianum alio nomine Palatium Rodegarium, puis au xie siècle Palatium Roger ou simplement Palad, aux xiie et XIIIe siècles Villa Palaz et Palacio, au XIVe siècle Palau, en 1442 Palatium Vitri et enfin au xviie siècle Palau del Vidre. Lors de la création de la commune en 1793, durant la Révolution française, celle-ci est désignée sous le nom de Palau de Vileclare, du nom de l'ancien village de Villaclara situé à immédiate proximité au sud-ouest du bourg principal et réuni au territoire de Palau au XIVe siècle. Dès 1801, on retrouve le nom de Palau del Vidre. De nos jours, en catalan, le nom de la commune est Palau del Vidre (comme en français, mais sans les traits d’union).   ÉtymologieLe nom de Palau, relativement courant en Roussillon, désigne la présence d'une ancienne demeure seigneuriale, souvent d'époque carolingienne. Il était fréquemment suivi du nom de son propriétaire ou seigneur, sans doute au IXe siècle un certain Securinius (un nom latin) ou un autre, Rodegario (un nom germanique), l'un ayant peut-être succédé à l'autre, les deux noms étant présents dans les premières mentions. Si ces noms n'avaient pas été abandonnés au XIIe siècle, ils auraient sans doute évolué en Palau Segornyà ou en Palau Roger. Le qualificatif del Vidre, qui signifie du verre en catalan, vient de ce que les Templiers ont installé une verrerie en ce lieu au xiiie siècle39.   HistoireAncien fundus de l'époque wisigothique, on trouve le village mentionné pour la première fois au ixe siècle sous le nom de Palacio Rodegario, ce nom signifie le « Palais de Roger », peut-être le nom de son propriétaire ancien. Au Moyen Âge, Palau fut acquise par les Templiers du Mas Deu (Trouillas) qui en firent l'un de leurs centres dans le Roussillon. À la suite de la dissolution de cet ordre, les Hospitaliers reprirent le village. Dès le XIIIe siècle, l'artisanat verrier fut très présent à Palau, c'est ainsi qu'on joignit à son nom le qualificatif « del Vidre », ce qui en catalan signifie « du Verre ». Cet artisanat, très présent jusqu'au XVIIIe siècle, disparut presque entièrement au début du XIXe siècle. Récemment toutefois une tentative de réimplantation de cet artisanat s'est révélée efficace et porte ses fruits.   Monument Église Saint-Sébastien de Palau-del-Vidre, édifice datant du XIIe siècle, ancienne salle du château de Palau. Elle renferme plusieurs retables d'intérêt. Deux datant du XVe siècle, dont l'un étant l'œuvre d'Arnaud Gassies, peintre perpignanais. À cela s'ajoute une curieuse "Vierge Ouvrante" exemple rare de ce type de sculpture en Roussillon, datant du xve siècle également. L'église possédait autrefois un retable du maître-autel, signé du sculpteur Llàtzer Tremullas, mais qui fut détruit à cause d'un sinistre survenu en 1972.Église Saint-Pierre de Vilaclara.L'ancien centre du village (cellera), autour de l'église, était fermé par une muraille de forme ovoïde dont on voit encore quelques vestiges.Le Château de Villeclare à un kilomètre au sud du village, célèbre pour sa production vinicole, avec son église Saint-Pierre de Vilaclara.
Prunet i Bellpuig (ROSSELLÓ i VALLESPIR)
Prunet-et-Belpuig (Mairie du Llibre Blanc de Catalunya Nord)
ToponymieEn catalan, le nom de la commune est Prunet i Bellpuig35. Le nom de la commune est issu des noms de deux villages : Prunet d'une part, Belpuig de l'autre.Prunet apparaît dans un texte de 869 sous la forme Prunetus. Ce mot est constitué du latin pruna (« prune ») auquel est accolé le suffixe collectif -etum, l'ensemble désignant un lieu où les pruniers sont nombreux36.Le mot Belpuig est une francisation du catalan Bellpuig. Ce lieu apparaît dans les textes dès 959, mais seulement sous la forme d'une référence à son église dédiée à Saint Pierre. Au xiie siècle, un château est construit sur une hauteur dominant l'église. En 1241, il est nommé Pulchro Podio (du latin Podium qui désigne un sommet arrondi, et pulcher, « beau »). Les deux noms cohabitent, mais le « beau sommet » prend peu à peu le pas sur le nom de Saint Pierre, l'église étant renommée en église de la Trinité au cours du xviie siècle. Le nom est traduit en catalan : bell puig puis calqué sous cette forme en français, le double « ll » mouillé catalan étant remplacé par un « l » simple. Monuments - Prunet-et-Belpuig a la particularité de ne pas posséder de monument aux morts sur son territoire.- La chapelle de la Trinité, d'époque romane, qui abrite un splendide Christ roman du XIIe siècle. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1951.Château de Belpuig, construit au tournant du xive siècle par les vicomtes de Castelnou, dont les ruines dominent la chapelle de la Trinité.- Ruines du château de Belpuig.Église Saint-Étienne de Prunet, église romane. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 2004. Une statue de la Vierge à L'Enfant est référencée dans la base Palissy. HistoirePour peupler ces nouvelles terres, Charlemagne fit venir du Nord de la France des colons, qui purent s'installer un peu partout dans les plaines et les vallées de la région, toujours sous la protection temporelle des soldats et spirituelle des moines des grandes abbayes, comme St Michel de Cuxa ou celle d'Arles sur Tech. BelpuigC'est ainsi que se forma un hameau sous la protection d'un château et de son église castrale, dans un lieu nommé Belpuig. Ce château fut le premier siège de la fameuse vicomté de Castelnou, qui régna du Xe au XIIIe siècle sur tout le Vallespir. La population allant croissant, l'église castrale dû être remplacée par une autre église, de style romane, au XIIe siècle : l'église St Pierre de la Serra. Cette église contient un magnifique Christ roman de la même période. Deux siècle plus tard, au XIVe, s'impose dans la chrétienté le culte de la Trinité, et un pèlerinage voit le jour à Belpuig : Ce pèlerinage dure encore, et il existe dans l'église de la Trinité un retable XVIIIe dédié à la Trinité. Il y a également un autre retable, celui du maître-autel, qui sera complètement restauré et réinstallé dans l'église en 2007, sans compter la présence d'un Christ roman en bois polychrome de toute beauté. PrunetLorsque l'on monte au col de Fourtou et que l'on suit l'embranchement qui mène à des mas, on finit par arriver au petit hameau de Prunet. Ce hameau apparaît peu après la reconquête carolingienne, au Xe siècle, sous le nom de Prunedell d'Amunt et d'Avall. Prunedelle d'avall possède une église, autrefois paroissiale, dédiée à St Etienne, datée du Xe et XIe siècle. Actuellement on s'y réunit pour une messe de fête le premier dimanche d'août.La partie amont n'avait qu'une chapelle consacrée à Ste Marie que l'on retrouve au XIIIe siècle sous le nom de Nostra Senyora del Coll et qui est de nos jours sur le territoire de Calmeilles. Cette chapelle est devenue un ermitage au XVIIe siècle.  
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